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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Yves Brillon, Ethnocriminologie de l'Afrique noire. (1980)
Avant-propos


Une édition électronique réalisée à partir du livre de Yves Brillon, Ethnocriminologie de l'Afrique noire. Paris: Librairie Philosophique J. VRIN; Montréal: Les Presses de l'Université de Montréal, 1980, 368 pp. Collection: Bibliothèque criminologique. Une édition numérique réalisée par Diane Brunet, bénévole, guide de musée retraitée du Musée de la Pulperie de Chicoutimi. [Livre diffusé dans Les Classiques des sciences sociales avec l'autorisation de l'auteur accordée le 8 mars 2016.]

[7]


Avant-propos

Au Professeur Denis Szabo,
En témoignage de reconnaissance et d'amitié.

Le phénomène criminel et la réaction sociale au crime, en Afrique Noire, commencent à retenir l'attention des chercheurs depuis que ces réalités sont perçues comme inhérentes au développement économique, politique et culturel des peuples africains. Toutefois, dans ce contexte de changement, l'étude de la criminalité et des réponses qu'elle provoque, tant de la part des gouvernements que de celle des citoyens, est rendue difficile et complexe par le fait que des conceptions traditionnelles du droit et de la justice se voient en continuelle confrontation avec des codes pénaux, des procédures judiciaires, des politiques de défense sociale qui tirent leur inspiration beaucoup plus des « modèles » occidentaux que des pratiques indigènes ancestrales.

Les problèmes que nous nous sommes proposé d'examiner ont, par leur nature même, rendu notre travail périlleux puisqu'il nous semblait impossible de concevoir, au risque de fausser la perspective globale de la réalité, l'élaboration de recherches criminologiques [8] qui ne tiendraient pas compte de la culture, des valeurs, des normes et des traditions négro-africaines. Ce faisant, il a fallu forcément insérer notre démarche à la fois sur le plan de l'anthropologie et sur celui de la criminologie. De là, le titre de l'ouvrage : « Ethno-criminologie de l'Afrique Noire ».

Au niveau de la conceptualisation, l'axiomatique utilisée est largement redevable, entre autres, aux paramètres qu'à développé Georges Balandier pour ausculter les dynamismes du développement en Afrique, à la pensée criminologique et comparatiste de Denis Szabo de même qu'aux concepts qu'ont affinés Philippe Robert et Claude Faugeron pour appréhender, de façon critique, le système de justice criminelle et son fonctionnement.

En ce qui concerne le terrain d'observation, c'est à partir de la Côte d'Ivoire, où nous avons séjourné pendant trois ans, que nous avons pu recenser les principales études faites, sur le continent, par des criminologues et par des anthropologues juridiques et que nous avons nous-mêmes procédé à des explorations scientifiques complémentaires. Nous tenons, en conséquence, à témoigner notre gratitude au gouvernement ivoirien qui nous a accueilli chaleureusement et qui a tout fait pour faciliter notre tâche en nous autorisant à consulter, sans restriction aucune, toutes les sources de données qui s'avéraient pertinentes à nos préoccupations. Nous sommes aussi reconnaissant envers l'Agence Canadienne de Développement International qui a subventionné, pendant quatre ans, un programme de coopération et d'échange entre les universités d'Abidjan et de Montréal ; programme qui a rendu possible l'organisation de plusieurs colloques interafricains et la réalisation des recherches dont nous ferons état.

L'étude ethnocriminologique de l'Afrique noire, que nous avions entreprise, aurait pu être une tâche fastidieuse si nous n'avions pu compter sur les encouragements précieux de Monsieur Maurice Cusson, Professeur agrégé à l'Ecole de Criminologie de l'Université de Montréal. Tout au cours de la rédaction de cet ouvrage il a su, par ses commentaires et ses conseils, nous stimuler et nous guider. Nous lui en sommes des plus reconnaissant. Nous tenons à remercier également les anthropologues [9] Jean Claude Muller, de l'Université de Montréal, et Richard F. Salisbury, de l'Université Me Gill, qui ont bien voulu nous faire part de leurs remarques en ce qui a trait, plus particulièrement, aux parties ethnologiques de notre travail. Ce que nous en avons retenu n'engage évidemment en rien leur responsabilité.

Enfin, en démaquillant le « nous » stylistique, ce pluriel dit « de modestie », pour retrouver le « je » personnel (qui ne me permet de parler qu'à visage découvert) je dois reconnaître, en toute sincérité, que si je suis en mesure, aujourd'hui, de publier ce livre, c'est grâce à la collaboration continue et combien efficace de mon épouse, Brigitte Wachsmuth Brillon. Dans les moments les plus difficiles, pour les tâches les plus ingrates, elle fut toujours présente, prête à m'encourager et à m'aider dans la compilation des statistiques, dans la vérification des tableaux et autres données ainsi que dans la correction du manuscrit et des épreuves. Qu'elle reçoive ici ce modeste gage de ma reconnaissance et de ma profonde affection.

Montréal, novembre 1978.

[10]



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le jeudi 14 avril 2016 19:45
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur associé, Université du Québec à Chicoutimi.
 
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