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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Une édition numérique réalisée à partir du texte de madame Renée B.-Dandurand, anthropologue, chercheure, INRS urbanisation-culture-société, “ Un univers familial en changement ” Un article publié dans la revue Cahiers de recherche sociologique, no 14, printemps 1990 (pp. 117 à 124). Montréal: Département de sociologie, UQAM. [Autorisation accordée le 4 juillet 2003].

Texte intégral de l'article
Un univers familial en changement
de madame Renée B.-Dandurand, anthropologue

Introduction
1. Quelles transformations familiales ?
2. Quelle lecture sociologique ?
3. Quelle approche privilégier ?
Résumé

Introduction

La vie familiale a connu depuis un quart de siècle des transformations considérables, au Québec comme dans l'ensemble du monde occidental. Comment la sociologie peut-elle appréhender le phénomène? Quelle lecture faut-il privilégier pour bien en saisir la signification? Ce sont les questions auxquelles cet article essaiera brièvement de répondre.


1. Quelles transformations familiales?

Les transformations les plus évidentes concernent la généralisation des petites familles et la désaffection à l'égard du mariage (autant l'instabilité conjugale que la prolifération des unions libres). Un ensemble de conditions sociales a favorisé un meilleur contrôle de la fécondité et un accès plus fréquent au divorce, ce qui a touché les éléments centraux du fait familial, la parentalité et la conjugalité: tous deux sont devenus de plus en plus délibérés, de moins en moins laissés au destin, à la fatalité. En même temps, le couple a cessé d'être essentiel à la définition de la famille: ainsi est-ce maintenant moins le mariage que les enfants qui marquent la fondation d'une famille et, d'autre part, une portion significative des familles est monoparentale. (1) Selon l'expression de Braudel, il s'agit là de changements de longue durée.

D'autres transformations sont peut-être plus conjoncturelles, liées à la transition vers une société postindustrielle: par exemple, on découvre qu'avec les unions libres et les reconstitutions familiales la famille ne repose plus seulement sur la consanguinité et l'alliance mais aussi sur les affinités, ou encore que les conflits familiaux sont largement institutionnalisés (règlement judiciaire des divorces et séparations, protection de l'enfance et interventions à propos des violences et agressions sexuelles dans la vie domestique) et placés entre les mains de spécialistes du domaine juridique et socio-sanitaire. Par ailleurs, I'ingérence de ces mêmes spécialistes dans la vie familiale ainsi que la fragmentation des fonctions de socialisation des enfants en diverses instances (écoles, garderies, loisirs, médias) apparaissent comme des phénomènes lourds et peut-être irréversibles.

Enfin, avec la fréquentation scolaire prolongée des jeunes et la disparition de leurs fonctions dites instrumentales (main-d’oeuvre familiale, soutien des parents âgés), le coût des enfants apparaît de plus en plus élevé, justifiant le choix de la "petite famille" à un ou deux enfants.

Ces changements ne doivent pas faire oublier les continuités. Rappelons-en quelques-unes: les rapports sont encore inégalitaires entre les sexes dans la sphère domestique; I'accès aux ressources et responsabilités de la sphère publique est toujours relativement limité pour les femmes et différé pour les jeunes, ce qui se répercute nettement sur les conditions de vie privée. Ainsi les disparités entre les sexes et les âges demeurent un élément particulièrement présent dans la vie familiale, qui en accentue les contraintes et en intensifie les problèmes.


2. Quelle lecture sociologique?


La sociologie de la famille a été longtemps dominée par les théories parsoniennes d'après-guerre, époque de stabilité remarquable de la famille occidentale. Le baby-boom, qui s'est caractérisé par des taux élevés de nuptialité et de fécondité, a suscité dans l'imaginaire de nos contemporains une vision assez idyllique de la famille. (2)

On a donc élaboré une conception étroite de la famille des sociétés industrielles. Un premier modèle en fait plus que jamais une famille conjugale: mariage et famille sont indissolublement liés et rarement différenciés; plusieurs spécialistes qualifient cette unité d'intacte et toutes les formes familiales qui s'en écartent sont tenues pour anormales ou déviantes. (3)

Le second modèle qui a dominé l'approche sociologique de la famille occidentale de l'époque est celui de son découpage comme famille nucléaire . Dans cette optique, famille et ménage (ou résidence) se confondent et définissent justement les rapports à étudier ceux entre les époux et ceux entre les parents et leurs enfants. Les grands-parents, les fratries, les oncles, tantes ou cousins font très rarement partie du portrait et seuls quelques originaux (des anthropologues en général) s'intéressent à la parenté, conçue par la plupart comme une survivance des sociétés traditionnelles, destinée à être balayée par le progrès. Quand cette famille nucléaire est analysée dans ses rapports avec d'autres institutions (ce qui n'est pas fréquent), elle apparaît comme une instance sans dynamisme qui ne peut qu'être bousculée par les instances "fortes" de la société, I'économique, le politique, le culturel.

Cette vision étroite, normative et essentialiste de la famille allait être doublement mise à l'épreuve. Par les faits d'abord: après 1965, les changements de la vie familiale ont multiplié les exceptions et les exemples de "déviations" au modèle familial soi-disant "normal". Dans le champ du savoir, cette vision étriquée de la famille sera surtout ébranlée par les recherches et réflexions de secteurs connexes à la sociologie: I'anthropologie, I'histoire et la pensée féministe.

À partir des années 1930, les anthropologues ont publié de plus en plus d'ouvrages sur la famille occidentale, rurale mais aussi urbaine. C'est en général de famille élargie, de parenté ou même de réseau qu'il s'agit, et les anthropologues prennent en considération les rapports entre les sexes et surtout entre les générations. Au Québec, les anthropologues ont été plus nombreux que les sociologues à aborder l'étude de la famille: Horace Miner, Philippe Garigue, Marcel Rioux, Michel Verdon, Marc-Adélard Tremblay, notamment. Il faut également noter que ce sont les anthropologues qui, à travers des données sur les sociétés contemporaines en voie de développement, ont attiré l'attention sur des modèles différents de la famille nucléaire intacte: familles matrifocales d'Amérique latine et des Caraubes, monoparentales en Afrique, etc.

Les historiens de la "nouvelle histoire" des "silencieux" et des "anonymes" ont largement enrichi notre connaissance de la famille. Après Philippe Ariès, qui a relativisé nos conceptions de l'enfance, Peter Lasslett et Jean-Louis Flandrin vont démontrer que la famille restreinte (et non élargie) était l'unité dominante dans plusieurs sociétés d'Ancien Régime. À l'inverse, d'autres vont documenter la variabilité des formes familiales du passé et ébranler largement le mythe que la famille conjugale ou intacte soit universelle. L'historienne Élise Boulding le rappelle clairement (4)

la forme familiale et particulière qui comprend le père, la mère et les enfants, et que nous avons tendance à tenir pour "le modèle familial" de notre époque n'est que l'une de ces formes familiales (...) il y a toujours eu des foyers monoparentaux, des familles élargies, des foyers groupant des personnes non apparentées unies pour des raisons de commodité économique, politique et sociale.

Enfin une importante remise en question de la vision étroite et essentialiste de la famille viendra des réflexions fondamentales de la pensée féministe. On peut résumer cette influence par deux formules. La première, de Simone de Beauvoir, "on ne naît pas femme, on le devient", allait inspirer largement le mouvement des femmes des années 1960 et 1970. On allait dénoncer le "discours de nature" qui, en attribuant aux femmes des qualités dites "naturelles" (5) (passivité, douceur, soumission, faiblesse physique, instinct maternel) avait, selon les féministes, un double effet: légitimer leur infériorité sociale et justifier leur assignation primordiale aux seuls rôles familiaux et matrimoniaux. C'est dans cette même foulée que la famille sera présentée comme "la principale institution du patriarcat". (6) La seconde formule résume toutes les remises en question de la famille, du mariage et du rapport amoureux par la pensée féministe: "le privé (ou le personnel) est politique". On voulait par là signifier deux choses. D'une part, que les relations basées sur l'affectivité étaient loin d'être exemptes de domination, d'autre part que les rapports entre les sexes dans la sphère privée étaient intimement reliés à ceux de la sphère publique. Désigner ces deux sphères de la vie et en souligner les relations (7) devait éclairer de façon tout à fait essentielle la famille et le mariage en imposant un nouveau découpage de l'objet.

Ainsi, par des voies différentes, la réflexion féministe rejoignait les vues de la nouvelle histoire et de l'anthropologie de la famille. Pas plus qu'une "nature" féminine (ou masculine) "immuable", il n'y avait une institution familiale "universelle" ni même "éternelle". Par rapport à l'opposition culture/nature, on prenait véritablement conscience que la catégorie du sexe (et d'âge aussi d'ailleurs) autant que les formes familiales et matrimoniales étaient largement tributaires de la culture des sociétés humaines: elles étaient donc diverses, variables et soumises largement à l'évolution historique, au moins autant qu'aux données de la biologie humaine et de la psychologie des sexes. (8) L'étude sociologique des phénomènes familiaux contemporains dans les sociétés complexes allait en recevoir un nouveau souffle.


3. Quelle approche privilégier?

Je ne reprendrai pas ici l'ensemble des recherches nouvelles sur la question. Je me contenterai d'exposer brièvement l'approche que j'ai cherché à développer des phénomènes liés à la vie matrimoniale et familiale. Et, à l'occasion, je ferai état des travaux de collègues québécois sur la question. Cette approche, qui comporte des facettes épistémologiques et méthodologiques, se situe dans la ligne des influences qui viennent d'être exposées.

1) Les transformations rapides de la famille, son caractère familier (chacun a une famille, au moins d'origine, et pense bien la connaître par expérience) de même que les pièges évidents, déjà signalés, de l'essentialisme et de la normativité obligent à favoriser, le plus possible, la distance entre l'observant et l'observé . À mon avis, cette distance peut être obtenue en introduisant constamment, comme préalable à l'examen d'une situation ou d'un problème du champ familial, des comparaisons. Ici, I'histoire et l'anthropologie sont une sorte de détour obligé par la variabilité des formes familiales, un arrière-plan indispensable à l'étude de la famille contemporaine des sociétés complexes, car elles introduisent l'essentiel regard distancié sur un objet trop familier. (9) Il importe de compléter ce regard par l'étude comparative des formes familiales contemporaines, qui commence à se développer. (10)

2) Le caractère caché de l'objet famille, lié au caractère privé de ce domaine pour nos sociétés, oblige souvent à son traitement par informateur privilégié: méthode bien connue des anthropologues, préférable à une observation participante, quasi impossible dans nos sociétés, et à une enquête par questionnaire, beaucoup plus superficielle. Cette approche oblige, en somme, à la centration sur un sujet, ce qui s'est fait ces dernières années par la redécouverte du récit autobiographique. (11) Cette méthode, à son tour, oblige à ne pas découper le sujet. C'est un sujet "entier" qui est devant nous, et pas un rôle: ce n'est donc pas qu'une épouse, une mère ou une fille qui parle et est interrogée, mais un individu dans des réseaux informels et formels plus larges, amie, belle-sœur, voisine tout autant que travailleuse, bénéficiaire ou citoyenne. Ainsi, paradoxalement, le biais du sujet impose-t-il une approche globale de la famille, localisée sur le lieu familial, bien sûr, mais aussi, forcément, sur la société ambiante. Car la référence au social est constante dans le type de questionnement et d'analyse du récit autobiographique appliqué aux études sociologiques.

3) Le découpage de l'objet doit de toute évidence s'écarter des modèles "famille conjugale" et "famille nucléaire". C'est la prise en compte des changements familiaux récents et la connaissance de la variabilité des formes familiales qui commandent ce nouveau découpage. Par exemple, il devient essentiel d'analyser séparément les domaines reliés au mariage ou à la conjugalité et ceux reliés à la famille restreinte ou à la parentalité (12); il devient essentiel, également, de ne pas concevoir la famille que par la triade père-mère-enfants mais de l'élargir à la parenté, encore présente dans la vie familiale contemporaine de presque tous les milieux sociaux. (13)

4) Outre la nécessité de considérer l'unité familiale dans ses liens avec la parenté, d'autres raisons militent en faveur d'une approche du phénomène familial qui aille au-delà du lieu même de la famille restreinte, le domestique ou le privé. S'il est vrai que "le privé est politique", on ne peut comprendre ce qui s'observe dans la sphère domestique, par exemple la division des rôles du couple en société industrielle (la ménagère et le pourvoyeur), sans faire référence à la sphère publique, c'est-à-dire à l'organisation du travail dans la société, aux lois et coutumes juridiques, aux normes et rituels des religions établies, aux politiques sociales qui soutiennent et entérinent de tels arrangements. J'ai donc, pour ma part, privilégié un regard qui combine l'approche "micro" et l'approche "macro" du phénomène familial en une dialectique constante: c'est cette préoccupation qui a présidé à la construction d'un ouvrage collectif sur les changements récents de la vie familiale au Québec. (14) C'est également ce traitement de la réalité famille qui, dans la recherche menée à l'IQRC sur la famille monoparentale au Québec, m'a convaincue d'en présenter deux volets: d'une part, à travers le récit autobiographique de mères qui avaient connu la désunion, I'histoire matrimoniale de ces femmes entre 1960 et les années 1980 (15); d'autre part, le décor socio-historique qui a entouré ces personnages, en particulier l'évolution du mariage entre 1960 et 1985. (16) Ainsi étaient abordées et conjuguées deux sortes de temps, pour reprendre les expressions de Braudel (17), le "temps court" du quotidien, et le "temps de la conjoncture", propice à présenter l'histoire d'une institution, tel le mariage.

L'imbrication de ces deux temps dans "le temps long" de la société industrielle et postindustrielle rejoint dans une perspective historique ce que Braudel a appelé la structure et ce que les sciences sociales ont appelé la théorie. Cette dernière en reçoit une portée, non sans frontière de temps ou de lieu, mais limitée aux sociétés qui ont connu ou qui connaissent la révolution industrielle. Comme les poupées gigognes, les temps de Braudel nous guident, par étapes, du quotidien à la structure. C'est, pour l'instant, une voie intéressante et sûre pour aborder l'étude du familial et de ses transformations, dans la société québécoise ou ailleurs.

Renée B.-DANDURAND
Institut québécois de recherche sur la culture


Résumé

À partir du constat que la vie familiale a connu des transformations importantes depuis un quart de siècle, cet article cherche à répondre à deux questions: comment l'approche sociologique peut-elle appréhender de tels phénomènes? Quelle lecture faut-il privilégier pour bien en saisir la signification?

Notes:

(1) Ces transformations étant, bien sûr, tracées à grands traits, il importe de rappeler qu'aucun de ces deux aspects n'est entièrement nouveau en Occident: par exemple, le divorce existe depuis quelques siècles dans les pays non catholiques mais il était surtout accessible aux milieux aisés; d'autre part, les naissances hors mariage ont toujours existé dans les franges défavorisées de la population et dans le prolétariat des débuts de l'industrialisation. Ce qui est un changement, c'est que ces phénomènes apparaissent aujourd'hui de façon plus massive dans plusieurs couches sociales. Au Ouébec, jusqu'aux années 1970, les "déviances", touchant les normes prescrites en matière de mariage et de naissance, ont été fortement réprimées, comme en plusieurs sociétés catholiques (Italie, Espagne et, encore aujourd'hui, en Irlande).

(2) Sur les changements familiaux récents, et notamment en comparaison avec les comportements matrimoniaux et familiaux de l'après-guerre, voir R. B.-Dandurand, "
Le couple: les transformations de la conjugalité", conférence dans le cadre du colloque sur la famille contemporaine, mai 1989; et "Peut-on encore définir la famille?", conférence dans le cadre du colloque sur la société québécoise après 30 ans de changements, octobre 1989 (à paraître dans les actes de ces deux colloques).
(3) Deux exemples pour le Québec et le Canada: dans leur étude sur
Le comportement économique de la famille salariée, M. A. Tremblay et G. Fortin écartent les familles monoparentales de leur échantillon parce qu'elles ont des "comportements déviants" (Québec, PUL, 1964, p. 325); dans La Famille au Canada, Fred Elkin consacre un chapitre à la famille monoparentale et l'intitule "La famille non normale" (Ottawa, Congrès canadien de la famille, 1964, p. 149-188).

(4)
Où se situe la famille à une époque de transition sociale?, conférence à l'Université de Colombie-Britannique, Vancouver, le 19 mars 1981, p. 8.
(5) C. Guillaumin, "
Pratiques de pouvoir et idée de nature: le discours de la nature", Questions féministes, mai 1978, p. 5-28.
(6) K. Millett, La politique du mâle, Paris, Stock, 1971, p. 47.
(7) D. Smith, "
Le parti pris des femmes", Femmes et politique, Montréal, Le Jour, p. 139-144.

(8) Encore aujourd'hui, un secteur comme le soin et l'éducation des enfants commence à peine à avoir un "statut d'objet sociologique", car ce domaine reste fortement marqué par les approches biologiques et psychologiques et demeure le plus souvent réduit à une question d'ordre individuel, constate A.-M. Devreux ("
La parentalité dans le travail. Rôles de sexes et rapports sociaux", dans M.-A. Barrère-Maurisson et al., Le sexe du travail, Grenoble, PUG, 1984, p. 113). À cet égard, j'ai tenté il y a quelques années de présenter, sous l'expression de "production des êtres humains», cette "fonction" essentielle que doit assumer toute société humaine pour se renouveler, pour mettre au monde (procréation) et assister l'enfant jusqu’à l’âge adulte, aux plans matériel (soins et entretien), culturel (socialisation ou "élevage") et affectif. Le terme "production", appliqué à ces processus biologiques, matériels et culturels, en a fait sourciller plusieurs et ce scepticisme est lié, à mon avis, à la réticence qu'ont encore les sociologues à considérer ces objets sous l’angle socioculturel. Voir "Famille du capitalisme et production des êtres humains”, Sociologie et sociétés, vol. XIII, no 2, p. 95-111.

(9) À l'Institut québécois de recherche sur la culture par exemple, mes collègues Denise Lemieux et Lucie Mercier ont publié un ouvrage historique qui aide à saisir la réalité familiale contemporaine du Québec: Les femmes au tournant du siècle 18801940. Ages de la vie, maternité et quotidien, Québec, IQRC, 1989. Autre exemple d'interrelation entre l'histoire et l'anthropologie, qui éclaire les formes familiales actuelles, I'ouvrage de l'africaniste Jack Goody,
L'évolution de la famille et du mariage en Europe, Paris, Colin, 1985.

(10) Voir le numéro spécial (automne 1988) du
Journal of Family Issues, préparé par G. Spanier et F. Furstenberg. Voir également l’article d'Agnès Pitrou et Anne-Marie Gaillard, "Familles de France et de Suède: à la recherche de nouveaux modèles" (à paraître).
(11) Présentement, deux recherches en cours de rédaction à l'Institut québécois de recherche sur la culture (équipe familles, sexes, générations) ont utilisé cette approche: celle de Léon Bernier sur la fugue chez les adolescents, et celle de Denise Lemieux et Lucie Mercier sur les cycles de vie des femmes. Voir également notre étude Des mères sans alliance (avec Lise Saint-Jean).
(12) C'est ce qui permet de voir que ce n'est pas tant la famille que le mariage qui a été "en crise" et en transformation ces dernières années. Voir R. B.-Dandurand,
Le mariage en question, Québec, IQRC, 1988.

(13) Différentes études le montrent: celles d'Andrée Fonin pour la ville de Québec (
Histoires de familles et de réseaux, Montréal, Saint-Martin, 1987), et d'Andrée Roberge pour une municipalité semi-rurale ("Réseaux d'échange et parenté inconsciente", Anthropologie et sociétés, vol. 9, no 3, p. 5-31); il en est de même de la recherche que j’effectue en ce moment à Montréal avec Françoise-Romaine Ouellette.
(14) R. B.-Dandurand (dir.),
Couples et parents des années quatre-vingt. Un aperçu des nouvelles tendances familiales, Québec, IQRC, 1987.

(15) R. B.-Dandurand et Lise Saint-Jean Des mères sans alliance.
Monoparentalité et désunions conjugales, Québec, IQRC, 1988.
(16) R. B.-Dandurand,
Le mariage en question. Essai socio-historique, Québec, IQRC, 1988.
(17) Voir son article "
La longue durée". Annales. no 13. 1958. p. 725-753.

Revenir au texte de l'auteure: Renée B.-Dandurand, anthropologue Dernière mise à jour de cette page le dimanche 21 janvier 2007 18:09
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi.
 
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