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Collection « Les auteur(e)s classiques »

LA CRISE DE LA CONSCIENCE EUROPÉENNE 1680-1715 (1935)
Table des matières analytique


Une édition électronique réalisée à partir du texte de Paul HAZARD (1878 - 1944), LA CRISE DE LA CONSCIENCE EUROPÉENNE. Paris: Le livre de Poche, collection références, 1994, 444 pages. 1e édition : Boivin et Cie, Paris, 1935. Une édition numérique réalisée par Pierre Palpant, bénévole, Paris.

Table des matières analytique

PREMIÈRE PARTIE
LES GRANDS CHANGEMENTS PSYCHOLOGIQUES

 

Chapitre I. DE LA STABILITÉ AU MOUVEMENT

L'esprit classique voudrait être la stabilité même. — Mais c'est un rêve que, dès la fin du XVIIe siècle, la réalité commence à démentir. Par le goût et par l'habitude des voyages, on va passer de la stabilité au mouvement. — Les voyages en Europe. — Les voyages lointains, et leur influence sur l'évolution des idées. — Le Bon Sauvage considéré comme supérieur à l'homme civilisé. — Le Sage Égyptien, représentant d'une philosophie non chrétienne. — L'Arabe mahométan ; Mahomet n'est plus un imposteur, mais le fondateur d'une religion cohérente et belle ; l'Orient opposé à l'Occident. — L'Espion turc, critique de la société européenne. — Le Persan. — Le Siamois. — Le Philosophe Chinois, athée et vertueux. — Les voyages imaginaires et les idées révolutionnaires qu'ils expriment. 

Chapitre II. DE L'ANCIEN AU MODERNE

L'âge classique professait le respect de l'Antiquité ; la querelle des Anciens et des Modernes est l'indice reconnu d'une modification des esprits ; encore faudrait-il en trouver la cause profonde. — Elle est peut-être dans la faillite de l'histoire ; on perd confiance dans le passé ; le présent seul est sûr. — Doutes sur l'histoire moderne. — Le pyrrhonisme historique. — Doutes sur l'histoire romaine et sur l'histoire grecque. — Doutes sur la chronologie de la Bible. — Cependant, l'érudition poursuit son travail ; mais l'histoire n'incorpore pas les données qu'elle fournit. — L'histoire n'apparaît plus que comme un amas de fables et d'erreurs. 

Chapitre III. DU MIDI AU NORD

Dans l'Europe, considérée comme achevée et fixée, l'hégémonie intellectuelle avait toujours été exercée par une puissance latine. — La France, par ses œuvres, son langage, son esprit, l'ensemble de civilisation dont elle offre le modèle, recueille cette hégémonie. — A ce moment, apparaît une rivale du Nord :puissance de l'Angleterre. — Son influence commence à s'exercer sur la France. — Sur l'Allemagne. — Le rôle des réfugiés protestants. — Quelques exemples : l'œuvre d'Abel Boyer, de Pierre des Maizeaux, de Pierre Coste. — La France ajoute à son activité créatrice le rôle d'intermédiaire entre l'Angleterre et l'Europe. — Le rôle international de la Hollande. — D'autres changements s'opèrent : avènement de la Prusse et de la Russie. — Mais le fait capital reste celui-ci : l'hégémonie de l'esprit n'est plus exclusivement latine ; l'Angleterre, consciente de sa valeur, demande à partager le pouvoir. — Dans quel sens cet esprit nouveau agira-t-il ? 

Chapitre IV. HÉTÉRODOXIE

A la France catholique, qui tend à représenter l'orthodoxie absolue, s'oppose l'hétérodoxie de l'Angleterre protestante. — La Révocation de l'Édit de Nantes a pour résultat d'indigner et d'exaspérer l'esprit de la Réforme. — Le pasteur Claude et sa protestation contre l'emploi de la violence en matière de foi. — Pierre Jurieu. — Les gazettes internationales de Hollande, à leurs débuts, plus encore qu'elles ne favorisent les échanges littéraires, prennent le parti de l'hétérodoxie. — Jean Le Clerc. — Les libraires de Hollande. — Rôle particulier du calvinisme. — Le déplacement de pouvoir qui s'opère du Midi au Nord correspond à une victoire du non-conformisme dans l'histoire de la pensée européenne. — Ce non-conformisme, hostile par essence à une autorité imposée, aboutit à l'émiettement des sectes. — Les sociniens. — Du non-conformisme à la liberté illimitée de l'esprit d'examen. 

Chapitre V. PIERRE BAYLE

Les étapes de la pensée de Pierre Bayle. — Les Nouvelles de la République des Lettres. — La France toute catholique sous le règne de Louis le Grand et l'opposition au catholicisme. — L'opposition à toute attitude dogmatique, même protestante. — Le Dictionnaire historique et critique. — La Réponse aux ques-tions d'un provincial. — Le scepticisme de Bayle. — La résistance de sa volonté au pyrrhonisme envahissant. — L'influence de ses idées. — De multiples façons, la trêve que le classicisme avait proposée aux hommes se trouve dénoncée. 

Nous venons de voir les grands changements psychologiques qui préparent ou qui accompagnent la lutte contre les croyances traditionnelles ; c'est à cette lutte même que nous devons assister maintenant. 

DEUXIÈME  PARTIE
CONTRE LES CROYANCES TRADITIONNELLES

 

Chapitre I. LES RATIONAUX

Le mot Raison change de sens ; la raison devient essentiellement une faculté critique — Les rationaux ; et d'abord les libertins — Saint-Évremond — Les cartésiens — Malebranche — Spinoza — John Toland — Siamo nel secolo dei censuristi. 

Chapitre II. LA NÉGATION DU MIRACLE. LES COMÈTES, LES ORACLES ET LES SORCIERS

Il est impossible d'attaquer ouvertement le miracle ; on l'attaque de biais. — Les Comètes ; les arguments de Pierre Bayle. — Ni la tradition ni le consentement universel ne prévalent contre la raison. — Les superstitions païennes se sont prolongées dans le Christianisme. — Glorification de l'athéisme. — La réponse d'Élie Benoist : qu'il arrive un moment où il faut cesser de douter si on veut continuer à vivre. — Une autre forme de la même dispute : les Oracles des Sibylles. — Van Dale. — Fontenelle et l'histoire des Oracles. — Contre le surnaturel. — La croyance à la sorcellerie était plus profondément enracinée dans les âmes : les rationaux attaquent cette troisième superstition. — Le monde enchanté de Balthasar Bekker. — Christian Thomasius. — A la réaction du bon sens contre les pratiques superstitieuses s'ajoutent les effets de la philosophie des lumières. 

Chapitre III. RICHARD SIMON ET L'EXÉGÈSE BIBLIQUE

L'esprit d'examen devant l'Écriture Sainte. — Avec Richard Simon et son Histoire critique du Vieux Testament, la critique des textes prend conscience de son pouvoir. — L'œuvre de Richard Simon. — Sa psychologie. — Son action. 

Chapitre IV. BOSSUET ET SES COMBATS

Il y a eu un Bossuet humilié et douloureux. — Certes, le caractère de sa foi est demeuré immuable, mais sensible aux attaques qui lui venaient de toute part, ses années vieillissantes ont été un long combat. — Pour réfuter Spinoza et Richard Simon, il est obligé d'entrer dans leurs discussions critiques. — Ellies Du Pin. — Les livres non terminés, les projets abandon­nés. — Bossuet injurié par Pierre Jurieu. — Les sociniens et les libertins. — Les chronologistes ; ils obligent Bossuet à changer certains passages du Discours sur l'Histoire Universelle. — Bossuet distingue les principes rationalistes qui menacent la foi, tels qu'ils se présentent chez Spinoza, chez Malebranche, chez Descartes. — Tous ennemis à combattre : Marie d'Agreda ; le Père Caffaro, défenseur du théâtre ; les ultramontains et les gallicans. — Bossuet, réprouvant tout ce qui appartient au monde,         n'aspire plus qu'au divin. 

Chapitre V. LEIBNIZ ET LA FAILLITE DE L'UNION DES ÉGLISES

Leibniz : son appétit de tout connaître, et son désir de tout réduire à l'unité. — Considérant l'Europe divisée en catholiques et protestants, il veut tenter de réunir les Églises. — Les débuts de la conciliation. — Elle ne peut réussir sans le concours de Bossuet, le plus illustre représentant de l'Église romaine. — La correspondance entre Leibniz et Bossuet et les diverses phases de la discussion. — L'union impossible. — Leibniz et Bossuet apparaissent tous les deux comme des vaincus ; le temps n'est plus à la conciliation. — Les consciences chrétiennes restent désunies, devant l'assaut mené contre les croyances traditionnelles. 

Cependant les rationaux ne s'en tiennent pas aux résultats négatifs qu'ils ont obtenus. L'Europe n'aime pas les ruines ; ils vont se livrer à un travail de reconstruction. 

TROISIÈME PARTIE
ESSAI DE RECONSTRUCTION

 

Chapitre I. L'EMPIRISME DE LOCKE

Pour reconstruire, Locke fournit à la pensée, que menace le pyrrhonisme, un type de certitude : le fait psychologique. — Sa philosophie répond à la demande de ses contemporains. — An Essay concerning human understanding. — Renonçant à la métaphysique, il propose à la recherche le monde borné que nos sens peuvent atteindre. — L'empirisme de Locke. — Son influence. — Comment elle ne s'est pas toujours exercée dans le sens souhaité par Locke ; son action profonde. 

Chapitre II. LE DÉISME ET LA RELIGION NATURELLE

Les origines italiennes du déisme ; il passe en France ; il pros-père particulièrement en Angleterre. — Ses caractères négatifs. — Ses caractères positifs. Des diverses définitions qu'on en donne, résulte la volonté de conserver l'idée d'un Dieu imprécis, mais réel. — Les déistes préservent, en second lieu, l'idée d'adhésion à une loi : la loi naturelle. — Robert Boyle dénonce l'embarras où l'on se trouve quand on veut définir le concept de nature. — Pierre Bayle se refuse à admettre la bonté naturelle de l'homme. — Les déistes n'en croient pas moins qu'ils agissent librement dans le sens de l'ordre qui assure la conservation de l'univers. — La libre-pensée. — Anthony Collins définit sa valeur positive dans son Discourse of free thinking. — John Toland institue une communauté laïque de pensée ; sa société socratique. 

Chapitre III. LE DROIT NATUREL

Le droit divin, tel qu'il s'exprime dans la Politique tirée des propres paroles de l'Écriture sainte. — Louis XIV, représentant glorieux du droit divin. — Par une théorie toute différente, Hobbes soutient, de même, la nécessité du pouvoir absolu ; le Leviathan. — Le droit naturel, et les divers éléments qui en constituent l'idée. — Entre les partisans du droit divin et les partisans du droit naturel s'engage une lutte qui deviendra de plus en plus consciente. — La série des grands livres qui, durant trois quarts de siècle, vont préciser la doctrine du droit naturel : Hughes de Groot, De Jure belli et pacis. Le Tractatus theologico-politicus et l'Éthique de Spinoza. — Samuel Pufendorf, De jure naturæ et gentium libri octo, 1672 ; De officio hominis et civis juxta legem naturalem libri duo, 1673. — Richard Cum­berland, De legibus naturæ disquisitio philosophica. — Deux événements capitaux viennent mettre à l'épreuve ces théories :la révocation de l'Édit de Nantes et ses effets. — La Révolution d'Angleterre et ses effets. — John Locke, dans ses Deux traités de gouvernement, exprime la philosophie politique de la Révolution d'Angleterre. — Les Aventures de Télémaque (1699), et l'action de Fénelon. Ce n'est pas que celui-ci conteste la légitimité du droit divin ; mais il représente une hostilité profonde contre l'absolutisme et en particulier contre Louis XIV. Il exprime aussi l'idée de la valeur du peuple. — Les propositions de Boisguilbert et de Vauban. — Mais Fénelon est plus hardi ; il défend les droits de l'humanité ; — 1705, Thomasius, Fundamenta juris naturæ ; 1708, Gravina, Origines juris civilis. — Ce mouvement d'idées aboutit à la sécularisation du droit. 

Chapitre IV. LA MORALE SOCIALE

Pierre Bayle, plus que tout autre, affirme que morale et reli-gion sont des valeurs indépendantes. — Ses idées : que les principes religieux sont sans influence sur la pratique ; qu'on peut concevoir une république d'athées qui serait vertueuse ; qu'une morale sans récompenses et sans peines est moins intéressée que la morale religieuse. — Après cela, reste la difficulté de cons-truire une morale purement humaine. — Recours à l'antiquité ; Cicéron. — La morale des honnêtes gens. — La constatation de la relativité des mœurs et des coutumes embarrasse les consciences. — La morale sociale. — Mandeville et la Fable des abeilles

Chapitre V. LE BONHEUR SUR LA TERRE

On souhaite désormais un bonheur immédiatement réalisable, et qui n'attend plus rien de l'au-delà. — Fontenelle et la théorie des petits bonheurs. — Shaftesbury et la théorie du good humour. — Comment, selon lui, il faut abolir le sentiment du tragique de la vie, par une heureuse disposition d'esprit, par l'emploi de la raillerie. — Shaftesbury contre Pascal. — Le beau et le bien. — L'apparition d'une vertu nouvelle. — L'avènement de la tolérance est le résultat d'une double crise, l'une politique et l'autre religieuse. — L'Epistola de Tolerantia, de John Locke. 

Chapitre VI. LA SCIENCE ET LE PROGRÈS

Les Entretiens sur la pluralité des mondes marquent un effort pour rendre la science accessible à tous les esprits. — La science par excellence semble être la mathématique. — Mais le souci de la méthode expérimentale se manifeste dans toute l'Europe. — Les différentes équipes de chercheurs. — L'effort scientifique contre le goût du prodige. — L'invention du calcul infinitésimal facilite l'étude du continu dans les phénomènes de la nature. — Newton ; les Principes mathématiques de la philosophie naturelle. — La méthode newtonienne ; le parallèle institué par Fontenelle entre Descartes et Newton : « l'un part de ce qu'il entend nettement pour trouver la cause de ce qu'il voit ; l'autre part de ce qu'il voit pour en trouver la cause ». — Ainsi le pyrrhonis­mus physicus est vaincu. — Le rôle éminent attribué au savant. — La croyance au progrès qui amènera le bonheur. — Déjà s'élève une protestation contre le mythe de la science. 

Chapitre VII VERS UN NOUVEAU MODÈLE D'HUMANITÉ

Raisons pour lesquelles le type de l'honnête homme se désa-grège à la fin du XVIIe siècle. — Il faut un autre modèle pour diriger la vie. — L'Espagne en propose un : le Héros de Baltasar Gracian. — Sa faveur ne saurait être durable. — A la recherche d'un nouveau type humain : on le voudrait bourgeois plutôt qu'aristocratique. — Le Bourgeois. — Le rôle des moralistes anglais, Addison et Steele, dans sa formation. — Diffusion du modèle anglais qui s'élabore ainsi. — La France cherche de son côté. — Le Philosophe. — Les éléments constitutifs de ce nou-veau modèle d'humanité. — Quels sont, en résumé, les éléments positifs que l'on propose aux hommes, au lieu des croyances traditionnelles. 

QUATRIÈME PARTIE
LES VALEURS IMAGINATIVES ET SENSIBLES

 

Chapitre I. UNE ÉPOQUE SANS POÉSIE

On va passer maintenant à la recherche des valeurs imaginati­ves et sensibles qui, persistantes, préparent Richardson, Rous­seau, le Sturm und Drang. — Si nous allons d'abord du côté de la poésie, nous sommes déçus ; cet âge est celui de la prose. — Comment il perd jusqu'au sens de la poésie. — Houdar de La Motte pris comme exemple. — Jean le Clerc professant que les poètes ne sont que des menteurs. — Jean-Baptiste Rousseau. — Certes, une certaine poésie, relative au temps, arrive encore à s'exprimer ; on en cite des exemples. — Mais ce ne sont que des exceptions : pour la poésie s'ouvre une ère de stérilité. — Le triomphe de la critique. — Le pseudo-classicisme. — Les règles ; la moralité ; l'académisme. — Alexander Pope et l'Essay on Criticism. — Les grands genres ; la poésie épique ; un concours général de tragédie s'organise à travers l'Europe. — Le poids mort que la littérature va traîner après elle. La poésie entre en léthargie. 

Chapitre II. LE PITTORESQUE DE LA VIE

En dehors de la poésie, l'imagination se fait jour de plusieurs manières ; en Angleterre ; en Italie ; en France. Les contes de fées. — Les voyages qui n'intéressent pas encore la sensibilité, nourrissent du moins l'imagination des lecteurs. — Divers exemples. — Les boucaniers et les flibustiers. — Les Mille et Une Nuits. — D'autre part, de joyeux gaillards, ne se souciant que du concret, opposent aux rationalistes le pittoresque savou­reux de leur vie. — Le picaro ; l'English rogue ; le Diable boiteux. — Les gentilshommes aventureux ; les héros de Gatien de Courtilz ; Hamilton et les Mémoires de la vie du comte de Gra­mont. — Recherche non pas de la moralité, mais du caractère ; l'énergie vitale. 

Chapitre III. LE RIRE ET LES LARMES. LE TRIOMPHE DE L'OPÉRA

On peut suivre, à travers la littérature européenne, un courant burlesque ; ses divers aspects. — Le rire au théâtre : la comédie de Regnard. — Ainsi les rieurs persistent, dans cette époque qui fut grave et sévère. — De son côté, la sensibilité commence à se manifester ouvertement. On a moins honte de pleurer au théâ­tre. — Pierre Bayle, le sceptique, devant la douleur. — Une héroïne pré-romantique : la présidente Ferrand. — Il est vrai qu'au dire des témoins la société va se transformant ; que les femmes sortent de leur caractère traditionnel : mais telle ou telle passion individuelle, se manifestant avec éclat, n'en fait pas moins pressentir une époque prochaine où dominera la passion. — La comédie sentimentale en Angleterre.

Le triomphe de l'Opéra. Les rationaux protestent contre les absurdités que le genre implique ; il ne s'en répand pas moins dans toute l'Eu­rope. — Raisons de ce succès. — L'Opéra italien jouit d'une faveur particulière. — Cela tient au caractère même de la musi­que italienne, plus sensuelle qu'aucune autre. — Perchè fa buon sentire

Chapitre IV. — LES ÉLÉMENTS NATIONAUX, POPULAIRES, INSTINCTIFS

Les éléments nationaux : le sentiment des différences nationales persiste, même sous le règne d'un classicisme à tendances universelles. — L'originalité substantielle de l'Angleterre ; de l'Italie. — Les revendications de l'Allemagne.

Les éléments populaires : la poésie. — Addison prône les vieilles ballades anglaises. — Le concept du pouvoir populaire.

L'instinct : valeur irréductible à la raison. — La discussion sur l'âme des bêtes. — L'aspiration à la nature primitive. — L'histoire de Inkle et de Yarico, tendant à montrer la supériorité de l'instinct primitif sur la civilisation corrompue. — Fontenelle et l'instinct. — « L'instinct divin qui est peut-être tout ce qui nous reste du premier état de l'homme ». 

Chapitre V. — LA PSYCHOLOGIE DE L'INQUIÉTUDE, L'ESTHÉTIQUE DU SENTIMENT, LA MÉTAPHYSIQUE DE LA SUBSTANCE, ET LA SCIENCE NOUVELLE

La psychologie de l'inquiétude : John Locke, proclamant que la sensation est le fait primitif de l'âme, bouleverse la hiérarchie traditionnelle. En outre, il fait de l'uneasiness le principe de notre vie mentale ; conséquences de sa doctrine. — Le traité de John Locke sur l'éducation ; il défend la spontanéité de l'enfant. — John Locke précurseur de Jean-Jacques Rousseau.

L’esthétique du sentiment : Les Réflexions critiques sur la poésie et la peinture, de l'abbé Dubos. — Ses idées novatrices, qui s'opposent à l'académisme régnant dans les beaux-arts, sont préparées par l'attitude des « amateurs ». — La personne et l'œuvre de l'abbé Dubos. — La valeur du pathétique. — Art égale passion. — L'influence des causes physiques sur la pro­duction des œuvres d'art.

La métaphysique de la substance : Leibniz. — Sa protestation contre le cartésianisme — Les per­ceptions obscures. — La Monade.

La Science nouvelle : Vico. — Son originalité. — Rôle de l'imagination créatrice dans son œuvre. — Sa conception de l'histoire. — Comment ses idées, allant à l'encontre de celles qui régnaient de son temps, sont trop nouvelles pour être immédiatement assimilées. 

Chapitre VI. — FERVEURS

L'exigence religieuse défend son éternité. — Aux attaques des incrédules répond une apologétique nouvelle qui fait appel au sentiment. — L'existence de Dieu démontrée par les merveilles de la nature.

Dans le cercle des âmes ardentes : Gottfried Arnold et son Histoire impartiale des Églises et des hérésies. — Le Jansénisme et sa diffusion en Europe. — Les Camisards des Cévennes. — Abraham Mazel. — Élie Marion. — Les Mystiques : un mysticisme naît de l'Éthique. — Le piétisme ; Philippe Jacob Spener. — Le quiétisme.

Psychologie de Fénelon ; comment il aspire à un état de perfection qu'il sent loin de lui. — C'est le secret de l'influence de Mme Guyon, qui fond au feu mystique les chaînes qui lui pèsent. — La doctrine du pur amour. — La quiétude de Fénelon.

Les Enthousiastes de toute espèce. — On constate, à travers l'Europe, une fermentation immense et continue. — Antoinette Bourignon disant aux philosophes « que leur maladie venait de ce qu'ils voulaient tout comprendre par l'activité de la raison humaine, sans donner place à l'illumination de la foi divine ». 

CONCLUSION

Retour au livre de l'auteur: Paul Hazard (1878-1944) Dernière mise à jour de cette page le Lundi 15 août 2005 17:56
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue.
 
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