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Infolettre, Portail du réseau collégial du Québec.
édition du 25 février 2013, no 33, pp. 3-4.

Le professeur qui sème à tout vent.

Entrevue avec M. Jean-Marie Tremblay,
directeur général du site
Les Classiques des sciences sociales
Au début des années 2000, l’Université du Québec à Chicoutimi devient un partenaire important de la bibliothèque numérique fondée par Jean-Marie Tremblay en hébergeant son site au sein d’un portail disponible dans Internet.


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Alain Lallier

http://www.lescegeps.com/images/show_image.php?id=6635&format=largeÀ l'instar du dictionnaire Larousse, sa devise pourrait être : « Je sème à tout vent ». Vingt-sept millions de téléchargements. Un million à un million et demi de pages consultées chaque mois. Trois à quatre millions d’œuvres téléchargées chaque année. De 7 000 à 10 000 visiteurs par jour : voilà quelques chiffres qui témoignent du succès extraordinaire du site internet « Les Classiques des sciences sociales » créé il y a 20 ans par un professeur de sociologie du Cégep de Chicoutimi, monsieur Jean-Marie Tremblay. Il a accepté de partager avec nous l’histoire de cette réussite et sa passion de diffuseur culturel.

Le contexte de la naissance des Classiques des sciences sociales

Au début des années 90, Jean-Marie Tremblay, alors enseignant en sociologie, obtient qu’un laboratoire d’informatique soit mis à sa disposition pour son enseignement. Il nous explique comment Les Classiques des sciences sociales sont nés.

« À la maison, je disposais de milliers de fiches de lecture écrites manuellement, mais que je ne pouvais pas utiliser avec mes étudiants. Ce fut pour moi l’occasion de faire deux choses avec eux : leur permettre de faire du traitement statistique, d’avoir accès à des données et leur donner l’opportunité d’avoir accès à des textes d’auteurs leur permettant de découvrir les humanités, c’est-à-dire la philosophie et les sciences sociales. C’est ainsi que les Classiques des sciences sociales sont nés en 1993. C’est à partir du désir de mes étudiants de découvrir la perspective anthropologique, le point de vue psychologique, l’approche historique, toujours à travers des textes d’auteurs, de chercheurs dans les disciplines qui leur étaient accessibles et qui leur permettraient de voir le regard de chacune de ces disciplines.

Mes élèves en ont profité pendant des années. On était vraiment heureux. À l’époque, ce n’était pas offert sur internet, seulement en intranet sur le serveur du collège. J’avais commencé en 1988 à numériser des textes. Le premier Macintosh est arrivé en 84, et le premier logiciel de reconnaissance de caractères est disponible en 88. Je l’ai acheté. Pour moi, c’était une révolution : les montages que je faisais pour mes étudiants, c’était avant avec des ciseaux et de la colle. Et aussitôt que je voulais modifier quelque chose, je devais tout refaire. Dès que les ordinateurs, les scanneurs et les logiciels de reconnaissance ont été disponibles, j’ai tout de suite vu ce que ça nous permettait de faire.

Pas seulement la sociologie, mais aussi la philosophie

« Je ne voulais pas me restreindre à la sociologie. Quand j’ai commencé mon cours classique, j’ai adoré la philosophie. En étudiant la sociologie, j’ai toujours été intéressé par l’épistémologie. J’ai toujours voulu que mes étudiants découvrent l’importance de la philosophie, et pas seulement à partir des grands classiques comme Platon, mais aussi avec des penseurs contemporains. Le regard qu’ils pouvaient porter sur la sexualité, sur l’éducation, sur la famille, sur la vie contemporaine. Ça leur permettait d’avoir un regard plus près d’eux, qui les touche. Je voulais leur montrer la pertinence pour qu’ils n’abandonnent pas le regard de ces disciplines. Michel Seymour, professeur de philosophie à l’Université de Montréal nous a autorisés récemment à publier tous ses livres.

Dans les cégeps, beaucoup de professeurs de philosophie utilisent notre bibliothèque numérique. C’est extraordinaire, parce qu’il n’y a pas de contraintes matérielles, il n’y a pas de contraintes de lieu, l’œuvre est disponible. Les professeurs ont des outils pédagogiques extraordinaires. Quand je vois cela, ça me plaît vraiment, que ce soit ici, en Afrique ou en Europe.

Les avantages pour ses étudiants

Jean-Marie Tremblay nous explique les avantages pour ses étudiants : « Jamais en bibliothèque on ne pourra avoir deux exemplaires des règles de la méthode sociologique, un livre de Ruth Bénédict ou un livre de Mme Josiane Boulad-Ayoub de l’UQAM. Les ouvrages n’étaient pas disponibles et, s’ils l’étaient, il n’y en avait qu’un exemplaire. Qu’est-ce que l’on fait avec 150 à 160 étudiants ? Et souvent, l’exemplaire est disponible seulement à la bibliothèque de l’université. Ça nous facilitait la vie, à moi et à mes étudiants, que les fichiers soient disponibles sur le serveur du collège où ils pouvaient avoir accès aux textes n’importe quand à partir de n’importe quel poste.

« Le numérique m’a redonné le goût de vivre, le goût d’enseigner et de faire des choses pour mes étudiants. »

La banque de textes a été montée à partir de 1993. Cela fait maintenant 20 ans et plus de 5075 titres numérisés. Jean-Marie Tremblay y a consacré 2500 heures par année. « Quand j’ai commencé à enseigner au collège, explique-t-il, j’ai monté un centre de documentation à partir d’articles de revues et de journaux. Nous n’en avions qu’un exemplaire. Nous étions alors à la fin des années 70. Le numérique m’a redonné le goût de vivre, le goût d’enseigner et de faire des choses pour mes étudiants. De leur rendre accessibles tous ces savoirs-là.

« Quand j’étais jeune, je voulais devenir missionnaire. C’est le vœu d’obéissance qui me posait problème. »

Il faut imaginer ce professeur dans son sous-sol, avec des équipements qu’il a acquis personnellement, et qui commence à numériser des textes un à un. Aucune subvention au départ. « Quand j’étais jeune, je voulais devenir missionnaire. C’est le vœu d’obéissance qui me posait problème. Pas le vœu de chasteté : on peut sublimer et canaliser notre énergie vers autre chose. J’avais une affection particulière pour le Curé d’Ars. J’ai été mis à la porte du collège classique à Jonquière. Mon père adoptif m’avait envoyé en Nouvelle-Écosse. Lors de mon premier cours de sociologie, j’ai réalisé ce que je voulais comprendre quand j’étais petit à l’âge de 10 ans. Le raisonnement que je voulais faire à cet âge, je le retrouvais dans la sociologie. C’est ainsi que cette discipline a été une passion pour moi toute ma vie. J’ai voulu que mes étudiants, qui n’allaient pas nécessairement en philosophie ou en sociologie, soient sensibles aux humanités, que ce regard ne leur soit pas rébarbatif. C’est ainsi qu’au fil des ans, j’ai monté des bases de données en santé physique et en santé mentale, pour que mes étudiants apprennent à découvrir des liens. Avant de se lancer dans la recherche avec les bases de données, il y avait la recherche documentaire dans les classiques des sciences sociales. Des auteurs m’avaient permis de rendre accessibles leurs recherches. »

Un travail de moine…

C’est encore lui qui numérise les textes pour tous les bénévoles. Ses scanneurs ne sont pas récents et modernes. Il utilise des scanneurs (plus d’une quinzaine) qu’il a achetés sur E-Bay à 15 ou 20 $. « Mes scanneurs datent de 12 ans passés, mais ils travaillent bien encore. Je travaille avec des outils modestes comme un bon père de famille. On prend une photo page par page et avec le logiciel de reconnaissance de caractères, la photo est interprétée comme étant du texte. Comme il y a des erreurs de reconnaissance, à cause du papier vieilli, le texte est plus ou moins bien imprimé. Même avec des textes plus récents, il y beaucoup d’erreurs de reconnaissance. Il faut parfois calibrer le scanneur chapitre par chapitre. Quand j’ai mis en ligne le texte de Gustave LeBon du 19e siècle sur les civilisations arabes, ça nous a pris 500 heures de travail pour faire l’édition électronique de cet ouvrage. Il y avait plus de 500 illustrations. Trois photos pour la même illustration : une miniature, une moyenne et une en haute définition complète. Je numérise tous les textes des bénévoles. Avec les fichiers que je leur envoie, ils peuvent comparer le texte avec le document d’origine. Une fois la copie corrigée, je me charge personnellement de la mise en page et de la mise en ligne de tous les textes. Ma plus grande qualité, c’est mon hyperactivité que je canalise en travaillant ainsi. Je ne le vois pas comme du travail, parce que je peux le faire chez moi. Si je devais aller à l’université pour le faire, je ne pourrais pas ; j’aurais l’impression de travailler tout le temps. »

« Dans cette bibliothèque, ce n’est pas nous qui sommes importants. C’est vraiment les œuvres et les travaux des auteurs que nous diffusons ».

Avec des moyens aussi modestes, arriver à 27 millions de téléchargements, c’est tout un succès. « En étant une bibliothèque des humanités, nous ouvrons les portes à plusieurs formations, en psychoéducation, en histoire, en anthropologie, en psychologie, en philosophie, en économie. Je le vois par les demandes qui me sont adressées par les professeurs de ces différentes disciplines. J’ai voulu donner plusieurs portes d’entrée dans cette bibliothèque. Il y a sept collections. À l’intérieur de deux collections, il y a des sous-collections. Pour quelqu’un qui est intéressé par la criminologie, j’ai répertorié tous les textes sur cette discipline qui sont dans la bibliothèque. Si les gens s’intéressent à la sociologie de la famille, ils vont retrouver les œuvres de Mme Andrée Fortin de l’Université Laval, celles de Mme Laurin-Frenette de l’Université de Montréal. Si quelqu’un s’intéresse aux sociétés créoles, nous avons M. Jean Benoist, un des fondateurs du département d’anthropologie à l’Université de Montréal, qui m’a proposé il y a quelques années de créer une collection sur les sociétés créoles. Il est allé chercher au moins 75 chercheurs dont on diffuse maintenant les travaux. Ce sont des collaborations extraordinaires entre nous et les chercheurs. Il y a deux ans, Dorval Brunelle, directeur du département de sociologie à l’UQAM, responsable d’un centre de recherche sur la gouvernance, avait publié un ouvrage à 100 exemplaires sur la gouvernance dans les sociétés contemporaines. La moitié seulement avait été vendue. Déçu, il m’envoie l’ouvrage et je l’ai mis en ligne. Une année plus tard, il demande si l’ouvrage avait été consulté. Il avait été téléchargé près de 10 000 fois en une année.

Dans cette bibliothèque, ce n’est pas nous qui sommes importants. C’est vraiment les œuvres et les travaux des auteurs que nous diffusons.

Autre exemple : Martin Blais de l’Université Laval, ses ouvrages ont été téléchargés 150 000 fois. Il est connu en Afrique, en Europe. Toute sa pensée est diffusée à travers le monde. Nous avons là un corpus intégré accessible aux chercheurs. Sur chaque page d’auteur, il y a aussi des liens avec d’autres œuvres. Autre exemple, un collègue du collège, Marcel J. Mélançon, professeur en bioéthique à l’Université du Québec à Chicoutimi, a publié une thèse de doctorat sur Albert Camus. Son livre avait été édité en Suisse à petit tirage. Nous avons édité des œuvres d’Albert Camus et, sur chacune de ces pages, nous avons signalé le travail de Marcel J. Mélançon. Le texte a été téléchargé près de 40 000 fois depuis trois ans. Nous contribuons à faire connaître les chercheurs québécois à partir d’auteurs étrangers ou classiques. »

Une couleur québécoise et régionale affirmée

Cette bibliothèque numérique assume à part entière son appartenance québécoise. Le pourcentage d’écrits québécois y est important. « Quand j’ai commencé, raconte M. Tremblay, je voulais que mes étudiants puissent découvrir la pensée d’Émile Durkheim, de Marcel Mauss, mais aussi voir comment cette pensée était utilisée aujourd’hui dans les recherches qui étaient faites. Le regard de nos premiers sociologues est un regard macrosociologique. Parfois on a tendance aujourd’hui à s’intéresser seulement au micro. Il ne faut pas oublier l’enseignement des fondateurs de nos disciplines. Je voulais que mes étudiants puissent faire le lien entre les deux. »

Jean-Marie Tremblay a aussi voulu donner une couleur régionale à cette grande bibliothèque.

Deux collections matérialisent ce choix éditorial : celle sur la désintégration des régions avec les travaux de Daniel Larouche et de Charles Côté ; celle sur le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il explique : « Cette région, c’est notre point d’ancrage. Personnellement, je n’avais pas beaucoup de préoccupations régionales au départ. Mais ce sont des historiens du milieu qui ont proposé de mettre en place cette nouvelle collection. Ce ne sont pas les collections les plus consultées, mais les études sont importantes dans la dynamique actuelle au Québec. »

Les partenaires du projet

Au fil des ans, Jean-Marie Tremblay a su aller chercher des partenaires pour faire avancer son projet. Le Cégep de Chicoutimi lui prête un ordinateur, un lecteur et les livres dont il a besoin. La contribution de l’Université, c’est toute la logistique informatique, le serveur internet, les techniciens qui assurent la logistique. « Comme la bande passante du site est de 50 à 100 gigaoctets, ça dérangeait l’ensemble des activités de l’université. Ils ont donc décidé d’acheter un nouveau serveur dédié exclusivement à la bibliothèque numérique. Les techniciens de l’UQAC ont modifié les 65 000 pages HTML sur le site pour les rendre compatibles avec le nouveau serveur. Trois mois de travail. L’université offre aussi le service de catalogage de chacune des œuvres que nous diffusons. Chaque œuvre est cataloguée. Ces fiches de catalogage sont distribuées gratuitement à toutes les bibliothèques qui le souhaitent. Le fichier est disponible sur le site des Classiques de sciences sociales. Dans une centaine d’universités, on retrouve les œuvres cataloguées dans les fichiers des catalogues. J’ai reçu plusieurs propositions de fusionner ou de coopérer avec d’autres organisations. Mais, j’ai toujours refusé ces offres qui auraient eu pour effet de facturer les services. J’ai toujours voulu que l’accès à ces trésors soit gratuit. En 2006, nous nous sommes incorporés en organisme à but non lucratif, ce qui nous permettait de recevoir des dons. La Municipalité nous donne cette année une subvention de 7500 $. Je suis content que ce soit trois institutions publiques qui nous soutiennent. Le fait d’être en région a été un avantage. Le fait de travailler avec un collège et une petite université nous donnait plus de marge de manœuvre. Quand j’ai présenté mon projet à l’Université, l’accord s’est fait en cinq minutes. Deux jours plus tard, je pouvais fonctionner. »

Le problème des droits d’auteur s’est présenté à plusieurs occasions.

Les Classiques publient deux types d’œuvres : celles relevant du domaine public au Canada et celles des auteurs. Les auteurs donnent leur autorisation quand leur œuvre n’est plus en circulation commerciale. Si l’éditeur n’a pas réédité ou s’il n’a plus d’ouvrages, l’auteur reprend ses droits. « Si, pour toutes sortes de raisons, on remet en question la publication d’un ouvrage, nous le retirons ou nous en empêchons l’accès pour un pays en particulier. Les auteurs et chercheurs que nous publions ne vivent pas de leurs droits d’auteur. Ce qu’ils recherchent, c’est l’influence intellectuelle, c’est d’avoir des lecteurs. Le numérique ne nuit pas à l’imprimé. Beaucoup de gens m’écrivent pour me demander si l’ouvrage diffusé est disponible en version papier. Ceux qui le peuvent vont le commander, si l’édition papier est disponible. »

D’où proviennent les lecteurs ?

40 % d’Europe, 15 % des États-Unis, 15 % du Canada, 12 % d’Afrique, les autres de l’île de la Réunion, de Madagascar, d’Amérique du Sud. Des universitaires québécois travaillant en Afrique ont confirmé que plusieurs cours ne se seraient pas donnés sans les Classiques. Des Africains font des thèses sur des auteurs québécois comme Guy Rocher ou Martin Blais parce que les œuvres sont disponibles là-bas. Les Classiques font connaître des gens de chez nous à des gens de l’extérieur

Quels sont les auteurs les plus consultés ?

En tête de liste : Robert Fossaert, sociologue-économiste français, sur la théorie de la société : 300 000 téléchargements à ce jour. Le 2e : Marc-Adélard Tremblay, anthropologue à l’Université Laval. Le 3e : Martin Blais, professeur retraité, département de philosophie, Université Laval.

Maintenant à la retraite, Jean-Marie Tremblay dit travailler moins fort qu’auparavant. Tout de même : sans enseignement, corrections et laboratoires à préparer, il dit travailler 50 heures par semaine aux Classiques.

Et avoue qu’il y a encore beaucoup de travail à accomplir. « Nous poursuivons les contacts avec des auteurs ou leur succession. Mais les chercheurs ont de bons réseaux de relations ; ils encouragent leurs collègues à diffuser leurs travaux dans les Classiques. De plus en plus de chercheurs m’écrivent pour proposer leurs ouvrages. »

« Beaucoup de chercheurs avec qui je travaille ont 95 ans et plus. Ils ont toute leur intelligence. La seule différence : ils se couchent un peu plus tôt, parce qu’ils sont fatigués. »

Quand on lui demande combien d’années il entend consacrer à ce projet d’une vie, il nous parle du frère Laurent Potvin, âgé de 93 ans, qui a enseigné au Frère Untel. « Chaque matin, il est à son ordi et continue à faire de l’historiographie, à mettre des textes en ligne. Beaucoup de chercheurs avec qui je travaille ont 95 ans et plus. Ils ont toute leur intelligence. La seule différence : ils se couchent un peu plus tôt, parce qu’ils sont fatigués. Ce sont pour moi des modèles de vie, de continuer à se soucier de la collectivité, de vouloir participer à la vie et d’être encore actif et de vouloir donner. En restant en contact avec ces chercheurs, je me suis ouvert à leur univers de pensée, mais j’ai aussi découvert des personnes dont les valeurs sont exemplaires. »

« Comme on n’est pas riche, on a notre capacité de travail, notre volonté de participer à la culture et de la diffuser. »

La grande réalisation de cette bibliothèque numérique des sciences humaines, c’est plus que numériser, diffuser et rendre des œuvres accessibles à la planète, c’est aussi établir un réseau autour des auteurs et des gens intéressés à leurs travaux. « Je ne voulais pas que la bibliothèque soit centrée sur moi ; nous sommes nombreux à travailler à ce projet de construction d’un bien public. Comme on n’est pas riche, on a notre capacité de travail, notre volonté de participer à la culture et de la diffuser. »

Pour découvrir les trésors des Classiques des sciences sociales :
cliquez classiques.uqac.ca/inter/a-propos.php

Entrevue réalisée par Alain Lallier, décembre 2012.


Retour à la liste des commentaires Dernière mise à jour de cette page le lundi 9 décembre 2013 19:50
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur de sociologie retraité du Cégep de Chicoutimi.
 
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