Colloque Ouvrir la science pour mieux la partager, du Nord au Sud de la Francophonie, organisé par l'Association science et bien commun, au Musée de la civilisation, Québec, vendredi, le 11 septembre 2015


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Album photos des Classiques des sciences sociales

Colloque
Ouvrir la science pour mieux la partager,
du Nord au Sud de la Francophonie
.
organisé par l'Association science et bien commun,
au Musée de la civilisation
, Québec, vendredi, le 11 septembre 2015.


Résumé

La science contemporaine aspire à l'universalité, mais, d'une part, les données scientométriques montrent plutôt une science concentrée dans les universités des pays anglo-saxons et, d'autre part, de nombreuses publications scientifiques restent inaccessibles aux chercheurs des pays du Sud et aux citoyens non chercheurs du monde entier. Peut-on ouvrir la science pour mieux la partager et la rendre véritablement universelle? Ce questionnement est au coeur de ce qu'on appelle le mouvement de la science ouverte, qui se propose comme cadre normatif alternatif à celui de la science conventionnelle. Ce colloque réunit des chercheurs du Nord et du Sud de la Francophonie qui partageront leurs réflexions sur ce que pourrait être cette science ouverte, inclusive, aspirant à un véritable universalisme.

Thème

Selon l'éthos de la science moderne décrit dans le célèbre article de Robert Merton (1942), la science a pour vocation l'universalité. Pourtant, les classements des revues scientifiques et les palmarès des universités montrent constamment une immense prépondérance de la science en anglais, produite et publiée dans les universités anglophones des pays du Nord sur des thèmes qui intéressent les scientifiques et les décideurs de ces pays. D'autre part, les articles scientifiques qui servent à communiquer, diffuser et évaluer cette science anglo-saxonne sont souvent inaccessibles aux personnes qui ne sont pas rattachées à ces universités, notamment les citoyens et citoyennes qui ne font pas de recherche (même s'ils la financent par leurs impôts) et les membres des universités des pays du Sud qui n'ont pas les moyens de s'abonner à ces revues. Les jeunes chercheurs et chercheuses du monde entier se persuadent qu'il faut publier en anglais dans des revues appartenant à des éditeurs commerciaux pour améliorer leur cv. La science contemporaine est-elle vraiment universelle ? On peut en douter.

Peut-on ouvrir cette science fermée à ceux et celles qui ne sont pas dans son orbite pour mieux la partager et la rendre véritablement universelle ? Ce questionnement est au coeur de ce qu'on appelle le mouvement de la science ouverte, qui se propose comme cadre normatif alternatif à celui de la science conventionnelle. Bien qu'hétérogène dans ses pratiques et ses valeurs, la science ouverte propose l'idéal du libre partage des connaissances. Dans sa forme "engagée", elle cherche à valoriser le droit de publier dans sa langue, le travail collaboratif, la justice cognitive, le rapprochement entre la science et la société; en bref, elle voit la science comme un « bien commun ». Le mouvement du libre accès aux publications scientifiques (par le biais des revues ou des dépôts institutionnels) fait partie de la science ouverte, mais aussi la création de lieux alternatifs de recherche (tels les laboratoires ouverts, les laboratoires vivants et les boutiques de sciences), l'ouverture et le partage des données de recherche et bibliographiques, l'écriture scientifique collaborative, le recours au web 2.0 et aux réseaux sociaux pour valoriser les recherches, l'intérêt pour les savoirs locaux, les sciences citoyennes et participatives, la critique des pratiques conventionnelles d'évaluation par les pairs et la priorité accordée aux logiciels libres et aux licences ouvertes.

À quoi pourrait ressembler cette science ouverte, inclusive, aspirant à un véritable universalisme? Quels sont les obstacles à dépasser et les potentialités à explorer? Ce colloque réunit des chercheurs et des chercheuses du Nord au Sud de la Francophonie qui proposeront leurs réflexions et témoignages sur, entre autres, le libre accès et ses différentes modalités au Québec et en Afrique francophone, la science ouverte comme outil de développement durable, les obstacles aux pratiques scientifiques ouvertes, les rapports entre science et démocratie au nord et au sud de la Francophonie.

Photo 1. Colloque Ouvrir la science pour mieux la partager, du Nord au Sud de la Francophonie organisé par l'Association science et bien commun, le 11 septembre 2015 au Musée de la civilisation de Québec. De gauche à droite, Mélanie Lanouette, responsable du Service de la recherche au Musée de la civilisation, et à droite, Florence Piron, professeure titulaire en communications à l'Université Laval et présidente de l'ASBC.
Photo 2. Colloque Ouvrir la science pour mieux la partager, du Nord au Sud de la Francophonie organisé par l'Association science et bien commun, le 11 septembre 2015 au Musée de la civilisation de Québec. Florence Piron (prés. de l'ASBC). Conférence d'ouverture du colloque: “La science ouverte et les universités du Nord et du Sud de la Francophonie.”

Photo 3. Colloque Ouvrir la science pour mieux la partager, du Nord au Sud de la Francophonie organisé par l'Association science et bien commun, le 11 septembre 2015 au Musée de la civilisation de Québec. Marie-Claude Bernard (Québec) est psychopédagogue et titulaire d’un doctorat obtenu en cotutelle à l’Université Paris Descartes et à l’Université Laval. Sujet de l'intervention: Les compétences interculturelles interpellées en contexte universitaire, au Nord et au Sud.
Photo 4. Colloque Ouvrir la science pour mieux la partager, du Nord au Sud de la Francophonie organisé par l'Association science et bien commun, le 11 septembre 2015 au Musée de la civilisation de Québec. Les conférenciers et les participant au colloque.
Photo 5. Colloque Ouvrir la science pour mieux la partager, du Nord au Sud de la Francophonie organisé par l'Association science et bien commun, le 11 septembre 2015 au Musée de la civilisation de Québec. De gauche à droite, Christian Djoko Kamgain (Cameroun) et Boris N'nde (Cameroun). Le titre de leur intervention: “Les compétences interculturelles interpellées en contexte universitaire, au Nord et au Sud.”
Photo 6. Colloque Ouvrir la science pour mieux la partager, du Nord au Sud de la Francophonie organisé par l'Association science et bien commun, le 11 septembre 2015 au Musée de la civilisation de Québec. Thomas Mboa Nkoudou (Cameroun). Le titre de son intervention: “Échange et partage des savoirs chez les Beti, une inspiration pour la science africaine ?
Photo 7. Colloque Ouvrir la science pour mieux la partager, du Nord au Sud de la Francophonie organisé par l'Association science et bien commun, le 11 septembre 2015 au Musée de la civilisation de Québec. Jéruscha Vastie Michel (Haïti). Le titre de son intervention: “La science ouverte en Haïti: possibilités et obstacles.”
Photo 8. Colloque Ouvrir la science pour mieux la partager, du Nord au Sud de la Francophonie organisé par l'Association science et bien commun, le 11 septembre 2015 au Musée de la civilisation de Québec. De gauche à droite, Émilie Tremblay (l'UQAM), portant sa petite fille, Stella, t mois, et Diéyi Diouf (Sénégal).
Photo 9. Colloque Ouvrir la science pour mieux la partager, du Nord au Sud de la Francophonie organisé par l'Association science et bien commun, le 11 septembre 2015 au Musée de la civilisation de Québec. Une photo de groupe à la fin de la journée. De gauche à droite, dans la première rangée, Jéruscha Vastie Michel (Haïti), Thomas Mboa Nkoudou (Cameroun), Diéyi Diouf (Sénégal), Émilie Tremblay (doctorante en sociologie à l'UQAM. Dans ses bras, sa fille Stella, 6 mois.) Mélissa Lieutenant-Gosselin, (doctorante en communication publique à l’Université Laval), Marie-Claude Bernard (Québec), ???, Florence Piron (prés. de l'ASBC). Dans la rangée arrière, de gauche à droite, Boris N'nde (Cameroun), Christian Djoko Kamgain (Cameroun), ???, ???.
Photo 10. Colloque Ouvrir la science pour mieux la partager, du Nord au Sud de la Francophonie organisé par l'Association science et bien commun, le 11 septembre 2015 au Musée de la civilisation de Québec. Une photo de groupe à la fin de la journée. De gauche à droite, dans la première rangée, Jéruscha Vastie Michel (Haïti), Thomas Mboa Nkoudou (Cameroun), Diéyi Diouf (Sénégal), Émilie Tremblay (doctorante en sociologie à l'UQAM. Dans ses bras, sa fille Stella, 6 mois.) Mélissa Lieutenant-Gosselin, (doctorante en communication publique à l’Université Laval), Marie-Claude Bernard (Québec), ???, Florence Piron (prés. de l'ASBC). Dans la rangée arrière, de gauche à droite, Boris N'nde (Cameroun), Christian Djoko Kamgain (Cameroun), ???, ???.
Photo 11. Colloque Ouvrir la science pour mieux la partager, du Nord au Sud de la Francophonie organisé par l'Association science et bien commun, le 11 septembre 2015 au Musée de la civilisation de Québec. Une photo de groupe à la fin de la journée. De gauche à droite, dans la première rangée, Jéruscha Vastie Michel (Haïti), Thomas Mboa Nkoudou (Cameroun), Diéyi Diouf (Sénégal), Émilie Tremblay (doctorante en sociologie à l'UQAM. Dans ses bras, sa fille Stella, 6 mois.) Mélissa Lieutenant-Gosselin, (doctorante en communication publique à l’Université Laval), Marie-Claude Bernard (Québec), Jean-Marie Tremblay (Les Classiques des sciences sociales) et Florence Piron (prés. de l'ASBC). Dans la rangée arrière, de gauche à droite, Boris N'nde (Cameroun), Christian Djoko Kamgain (Cameroun), ???, ???.
Photo 12. Colloque Ouvrir la science pour mieux la partager, du Nord au Sud de la Francophonie organisé par l'Association science et bien commun, le 11 septembre 2015 au Musée de la civilisation de Québec. Une photo de groupe à la fin de la journée. De gauche à droite, dans la première rangée, Jéruscha Vastie Michel (Haïti), Thomas Mboa Nkoudou (Cameroun), Diéyi Diouf (Sénégal), Émilie Tremblay (doctorante en sociologie à l'UQAM. Dans ses bras, sa fille Stella, 6 mois.) Mélissa Lieutenant-Gosselin, (doctorante en communication publique à l’Université Laval), Marie-Claude Bernard (Québec), Jean-Marie Tremblay (Les Classiques des sciences sociales) et Florence Piron (prés. de l'ASBC). Dans la rangée arrière, de gauche à droite, Boris N'nde (Cameroun), Christian Djoko Kamgain (Cameroun), ???, ???.
Photo 13. Colloque Ouvrir la science pour mieux la partager, du Nord au Sud de la Francophonie organisé par l'Association science et bien commun, le 11 septembre 2015 au Musée de la civilisation de Québec. De gauche à droite, Boris N'ndé, Christian Djoko Kamgain et ???.
Photo 14. Colloque Ouvrir la science pour mieux la partager, du Nord au Sud de la Francophonie organisé par l'Association science et bien commun, le 11 septembre 2015 au Musée de la civilisation de Québec. De gauche à droite, Boris N'ndé, Christian Djoko Kamgain et ???
Photo 15. Colloque Ouvrir la science pour mieux la partager, du Nord au Sud de la Francophonie organisé par l'Association science et bien commun, le 11 septembre 2015 au Musée de la civilisation de Québec. De gauche à droite, Mélissa Lieutenant-Gosselin (Québec), doctorante en communication publique à l’Université Laval, avec, dans es bras, sa petite fille), Florence Piron (prés. de l'ASBC) et Mélanie Lanouette, responsable du Service de la recherche au Musée de la civilisation.
Photo 16. Colloque Ouvrir la science pour mieux la partager, du Nord au Sud de la Francophonie organisé par l'Association science et bien commun, le 11 septembre 2015 au Musée de la civilisation de Québec. Florence Piron (prés. de l'ASBC), Thomas Mboa Nkoudou et Mélanie Lanouette, responsable du Service de la recherche au Musée de la civilisation.
Photo 17. Colloque Ouvrir la science pour mieux la partager, du Nord au Sud de la Francophonie organisé par l'Association science et bien commun, le 11 septembre 2015 au Musée de la civilisation de Québec. De gauche à droite, Diéyi Diouf (Sénégal), Florence Piron (prés. de l'ASBC) et Mélanie Lanouette, responsable du Service de la recherche au Musée de la civilisation.
Photo 18. Colloque Ouvrir la science pour mieux la partager, du Nord au Sud de la Francophonie
organisé par l'Association science et bien commun, le 11 septembre 2015 au Musée de la civilisation de Québec.
UNE COMMUNICATION INTERGÉNÉRATIONNELLE (le grand-père,
Jean-Marie, sa fille, Émilie, et sa petite-fille, Stella)
De gauche à droite,
Émilie Tremblay (doctorante en sociologie à l'UQAM) et Jean-Marie Tremblay, sociologue,
fondateur des Classiques des sciences sociales, avec, dans ses bras, sa petite fille,
Stella, la fille d'Émilie.

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préparé par Émilie Tremblay, membre du CA des Classiques, pour cette occasion. Un fichier de 4,8 Mo à télécharger.


Retour à la page des bénévoles Dernière mise à jour de cette page: le mardi 27 octobre 2015 11:40
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur associé, Université du Québec à Chicoutimi.
 
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