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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

1970 La solution: 2010 Un bilan.
Notes d’accompagnement pour le réveil du Canadien français trompé et trahi
. (2012)
Introduction


Une édition numérique réalisée à partir du livre de Mario Tremblay, 1970 La solution: 2010 Un bilan. Notes d’accompagnement pour le réveil du Canadien français trompé et trahi. Chicoutimi, décembre 2011, 79 pp. [Autorisation formelle accordée par l’auteur le 8 février 2012 de diffuser ce texte dans Les Classiques des sciences sociales.]

[8]

1970 La solution : 2010 Un bilan.

Introduction


Fruit d’un cheminement citoyen désobéissant, solidaire et respectueux de la démarche scientifique, ce document fait gravir une marche de plus pour la compréhension de l’incurie entourant cette pièce maîtresse de la gouverne d’une société qu’est la politique de vie en société ou la  politique sociale.

Dans un premier temps, il sera donné au lecteur des outils de base afin qu’il soit sensibilisé au fait que  la constitution d’une société  implique la mise en place d’une politique de vie en société. Une telle politique dite sociale, repose sur ces gestes nécessaires des pouvoirs publics et de nature à la rendre gouvernable. Cela nécessite : - une marche articulée autour de l’égalité des communautés entre elles ; conséquemment des hommes entre eux ; - le respect de la règle d’égalité des chances sociales et économiques de toutes les communautés et de leurs régions d’appartenance ; - la soumission de la collectivité la plus forte et naturellement individualiste à cette règle ; - ainsi que la répartition adéquate entre toutes les communautés, de la richesse collective disponible et des emplois.

Dans un second temps, le lecteur aura le privilège de connaître de la part d’un autre désobéissant hautement compétent, les principaux résultats commentés de l’absence d’une politique sociale vraie.

Une société gouvernée en est donc une dans laquelle il est constamment évité : - la désagrégation des liens sociaux ; - par voie de conséquence la désintégration des communautés territoriales ; - et, par effet organique, la désintégration de  l’ensemble de la société. 

Conséquemment, la politique sociale doit être constituée des interventions nécessaires, exigibles, requises, des pouvoirs publics, afin que soient atteints certains résultats. À ce titre, notons : - la stabilisation des populations (communautés) dans leurs milieux d’appartenance ; - des niveaux de développement comparables entre toutes les communautés et régions ; - des  niveaux de santé des populations comparables et des soins de santé de qualité comparables ; - la pérennité de la cellule de base qu’est la famille et une fonction de reproduction adéquate ; - ainsi que des mesures concernant la vieillesse, le travail, les protections et sécurités diverses. De tels résultats proviennent des agissements de chefs politiques assez connaissants de l’ABC du sain fonctionnement d’une société, assez compétents et assez libérés des groupes d’intérêts les plus forts. Se trouvent ainsi jetées les bases afin que soit  évité le tri social.

Au Québec, il n’en va cependant pas de même. Loin d’éviter le tri social, on l’a fabriqué et on maintient la démocratie dans l’ignorance de son illégalité constitutionnelle, de ses résultats démographiques, sociaux et économiques désastreux. Plutôt et lorsque nécessaire, on évoque de fumeuses explications liées à un quelconque contexte mondial. L’observateur non complaisant verra qu’un tel acharnement à combattre tant bien que mal tout apport de connaissances visant à [9] dévoiler les éléments principaux de la marche et des résultats, a largement justifié la mise en place du modèle québécois. Seuls des personnages qui, dans la gouverne d’une société ne sont nullement à leur place, ont le culot d’induire la démocratie en erreur et cela par exemple, en matérialisant la politique sociale par une panoplie de prestations reliées à la grossesse, l’accident, la criminalité, la vieillesse, l’invalidité, etc. Alors que l’arbre québécois à déjà donné ses fruits avariés, ils vont même jusqu’à donner en sous-traitance à des organismes parasites asservi$ et complaisant$,  des fonctions d’État réservées au gouvernement. À ce titre, pensons aux organismes reliés à la migration interrégionale des populations (hypocritement soumises à l’exode).

Plutôt, une politique sociale vraie est à ce point incontournable que sans qu’on se le dise, elle doit être au cœur de chaque décision gouvernementale et administrative. À titre d’expression de la marche de ce qui doit être qualifié d’anti politique sociale (une politique qui sévit depuis les années 1960, le constat qui suit est éloquent :

À titre d’indicateur, sachons par exemple que dès 1981, 41% de la population du Québec (2 749 840 personnes)  habitait dans une communauté (paroisses, villages, villes) sciemment sous-développée et en voie de désintégration. [1]


D’autre part, nous savons maintenant que ces communautés et régions sous-développées, sont largement des régions berceaux des races Canadienne Française et Métisse.

Cela étant dit et pour conclure, clarifions que ma contribution à la connaissance citoyenne repose sur des principes qui sont opposés à ceux qui, au Québec et jusqu’à présent, ont été sournoisement mis de l’avant. Le principe premier fait l’objet du préambule de la Constitution canadienne (sa Charte des droits) et il édicte que la vie quotidienne des citoyens ainsi que l’action des chefs politiques et administratifs, doivent être « fondés sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit. » [2]

Deuxièmement, il y a cette règle qui exige des gouvernants, qu’ils respectent et appliquent enfin cet engagement écrit auquel ils sont constitutionnellement liés. Elle édicte que : « Le Parlement et les législatures, ainsi que les gouvernements fédéral et provinciaux, s'engagent à : - Promouvoir l'égalité des chances de tous les Canadiens dans la recherche de leur bien-être ; - favoriser le développement économique pour réduire l'inégalité des chances ; - fournir à tous les Canadiens, à un niveau de qualité acceptable, les services publics essentiels. » [3]


[1] Constat tiré d’un document inédit dont l’auteur est Charles Côté et qui plus de  22 ans après sa conception, sera rendu disponible au public. La parenthèse est de l’auteur).

[2] Ce Dieu étant toute force suprême douce, juste et bonne

[3] Ce texte est celui de la clause 36 de la Constitution canadienne : Une clause hautement honnie par les gouvernants québécois.



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le mardi 23 octobre 2012 6:35
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur de sociologie retraité du Cégep de Chicoutimi.
 
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