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Collection « La désintégration du Québec et des régions »

L'économie du Québec et de ses régions. Analyse des tendances. Édition 2003
Introduction


Une édition électronique réalisée à partir du texte de Développement économique Canada pour les régions du Québec, L'économie du Québec et de ses régions. Analyse des tendances. Édition 2003. Un document réalisé par la Direction générale Planification et Orientations stratégiques avec la collaboration de Développement économique Canada. Ottawa: Direction des ressources humaines Canada, Juin 2003, 85 pp. [Les données qui se trouvent dans cette étude confirment les travaux de Charles Côté et Daniel Larouche en plus de donner raison à l'économiste Sergieh Moussally.]
Introduction
Sommaire
La situation financière
La démographie
Les indicateurs économiques

Introduction

La mondialisation n’est pas un phénomène nouveau. Ce qui diffère toutefois est la vitesse à laquelle le contexte économique mondial évolue. Le Québec, comme l’ensemble des pays industrialisés, doit composer avec une transformation profonde des facteurs qui influencent le développement économique. L’ouverture des marchés et l’intensification de la concurrence réduisent la marge de manœuvre des régions et des entreprises, tout en offrant d’autre part de nouvelles occasions d’affaires. À l’avenir, la croissance économique et l’amélioration de la richesse collective dépendront d’une économie de plus en plus axée sur le savoir. Cet enjeu s’articule de façon différente selon les régions. Il s’agit là d’un beau défi auquel l’agence désire s’associer avec l’aide de ses partenaires.

Sommaire

Le Québec enregistre, depuis quelques années, une bonne performance sur le plan économique. Le marché du travail est en croissance, le commerce extérieur croît de façon soutenue et se diversifie alors que le nombre d’entreprises actives en recherche et développement (R-D) augmente. Toutefois, malgré ces bons résultats, l’économie québécoise continue d’afficher des retards importants par rapport à celles du Canada et de l’Ontario. De plus, l’avenir de certaines régions éloignées1, qui éprouvent des difficultés structurelles importantes et peinent à s’insérer dans le courant de la nouvelle économie, demeure source d’inquiétude.

La situation financière

Une gestion financière prudente, allant de pair avec la bonne performance économique des quatre derniers exercices financiers, a permis au gouvernement du Québec de dégager une certaine marge de manœuvre financière qui demeure toutefois limitée par le fardeau de la dette provinciale. Dans les années qui viennent, l’essentiel des fonds disponibles devra être consacré aux secteurs de la santé, de l’éducation et des services sociaux, dont les besoins iront s’accroissant. La situation financière du Québec demeure donc fragile.

La démographie

Les perspectives démographiques du Québec sont inquiétantes. Le taux de fécondité de 1,44 enfant par femme, parmi les plus faibles des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) avec le Japon, est insuffisant pour assurer la croissance de la population de la province à moyen et à long termes. Selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), la croissance de la population du Québec pourrait être négative à partir de 2025. Même une augmentation substantielle du niveau de l’immigration ne permettrait pas de renverser la tendance. La croissance démographique est inégale sur l’ensemble du territoire; elle est concentrée dans la grande région métropolitaine de Montréal. Dans la plupart des régions éloignées, le déclin démographique est déjà une réalité. On assiste également, depuis plusieurs années, à une migration intraprovinciale soutenue qui vient accentuer le dépeuplement et la dévitalisation des régions éloignées au profit des régions plus urbaines. La population autochtone affiche, quant à elle, un taux de fécondité fortement supérieur à la moyenne provinciale, et ce phénomène pourrait amener des changements dans le poids démographique de certaines régions comme la Côte-Nord. Les appels de notes renvoient le lecteur aux pages 75 à 77.

Les indicateurs économiques

Le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) du Québec pour la période 1981-2001 accuse un retard persistant, par rapport aux taux des États-Unis, du Canada et de l’Ontario. Conséquemment, le poids du Québec au sein de l’économie canadienne diminue de façon constante. L’économie québécoise est très ouverte. Depuis le début des années 1990, le commerce extérieur du Québec a connu une forte progression. Les États-Unis sont de loin le principal partenaire commercial du Québec puisque la province y expédie 85 % de ses exportations et que près de la moitié de ses importations proviennent de ce pays. Les régions éloignées qui exportent une grande partie de leur production de matières premières vers le marché américain demeurent tributaires du taux de change mais aussi des politiques commerciales américaines, comme l’atteste le conflit du bois d’œuvre. Même si, dans l’ensemble, les PME québécoises exportent peu, un nombre croissant d’entre elles rayonnent de plus en plus au-delà des marchés locaux et régionaux. On estime qu’une portion non négligeable d’emplois dans les PME québécoises dépendent du marché de l’exportation. Entre 1997 et 2001, le Québec a connu une croissance de la productivité du travail supérieure aux moyennes canadienne et ontarienne. Malgré cela, l’économie du Québec continue d’afficher un retard de productivité important. Le revenu disponible des Québécois ne s’est pas accru depuis le début des années 1990 et accuse un écart significatif par rapport à la moyenne nationale et encore plus par rapport à l’Ontario. Les régions éloignées

La mondialisation et la nouvelle économie posent des défis particuliers pour les régions éloignées qui appellent, dans certains cas, à une restructuration importante de leur tissu économique et social. La crise que connaît la Gaspésie depuis quelques années est révélatrice de transitions économiques plus fondamentales et plus larges liées à la pérennité des ressources et au passage nécessaire vers une économie plus diversifiée. L’Abitibi-Témiscamingue et la Côte-Nord, fortement dépendantes du secteur minier, et le Saguenay — Lac-Saint-Jean, tributaire de ceux de l’aluminium et de la forêt, pourraient éventuellement être confrontés au même type de défis d’ajustement et de restructuration.

Revenir à l'étude L'économie du Québec et de ses régions. Analyse des tendances. Édition 2003. Dernière mise à jour de cette page le Lundi 11 août 2003 14:36
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue.
 
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