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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Raymond Robert Tremblay, VERS UNE ÉCOLOGIE HUMAINE. (1990)
Introduction


Une édition électronique réalisée à partir de l'article de Raymond Robert Tremblay, VERS UNE ÉCOLOGIE HUMAINE. (1990). Montréal: McGraw-Hill Éditeur, 1990, 172 pp. Collection: Savoir plus. Une édition numérique réalisée conjointement par Jean-Marie Tremblay et Marcelle Bergeron, bénévoles. [Autorisation formelle accordée par l'auteur le 20 février 2008 de diffuser ce livre dans Les Classiques des sciences sociales.]

Introduction

Cet ouvrage a pour objectif de montrer la fécondité de l'approche systémiste à propos de la thématique des interactions entre l'être humain et son milieu de vie. Nous soutiendrons qu'une telle approche mène à la constitution d'une écologie humaine. Nous avancerons réciproquement que l'écologie humaine est susceptible de jouer un rôle intégrateur essentiel dans le processus de développement des sciences humaines. 

Ce livre est divisé en quatre parties comprenant en tout douze chapitres. D'abord, il faut évidemment poser la problématique qui nous occupe et ainsi décrire les premiers concepts autour desquels notre recherche est construite : système, milieu, environnement, interaction, intrant, extrant, boucle de rétroaction. Nous exposerons ici notre conception des quatre environnements constitutifs du milieu humain : les environnements naturel, interpersonnel, social et culturel. 

Dans la deuxième partie, nous étudierons tour à tour chacun des sous-systèmes qui forment le milieu, dans la perspective d'explorer les interactions entre l'être humain, considéré aussi bien en tant qu'individu qu'en tant que collectivité, et chaque environnement en particulier. Au chapitre 2, il sera question de l'environnement naturel, et donc d'écologie au sens maintenant traditionnel du terme. Au chapitre 3, nous chercherons à définir ce que l'humain doit à sa nature animale, ce qu'il hérite de sa biologie, en nous inspirant aussi bien de la sociobiologie que de la théorie du rôle du système nerveux dans le comportement. Le chapitre 4 montrera l'importance du cercle des relations interpersonnelles et de ses différentes formes culturelles. Les chapitres 5 et 6 s'attarderont à l'étude de l'environnement social : nous évoquerons d'abord ses différentes composantes –
économie, politique, droit et classes sociales – ; ensuite, par une étude plus détaillée des processus institutionnels, et plus particulièrement de la socialisation considérée comme un mécanisme fondamental de tout système social, nous commencerons à dégager la spécificité des systèmes humains. Aux chapitres 7 et 8, nous étudierons l'environnement culturel. Premièrement, nous envisagerons la culture comme un environnement physique, une forme de gestion de l'espace, et donc comme un cadre matériel de vie. Puis nous verrons dans la culture un univers de significations socialement constituées. Ce sera l'occasion de nous interroger sur la fonction symbolique, sur ses produits, les formes symboliques, et enfin sur le langage. Cela terminera notre premier tour d'horizon.
 

Dans la troisième partie, la réflexion portera sur la constitution de nos représentations du monde, considérées ici comme des produits symboliques particulièrement importants pour la compréhension de la spécificité des rapports entre l'être humain et son milieu. Le chapitre 9 approfondira notre compréhension des idéologies. Un bref historique des théories de l'idéologie nous mènera à la compréhension des formes politiques du discours. Le chapitre 10 portera sur le savoir, la connaissance et la science. Idéologies et connaissances seront analysées comme des modes de construction de la réalité. La connaissance rationnelle apparaîtra comme une forme supérieure de savoir, mais les formes mythique et analogique de la pensée seront aussi considérées et leurs fonctions spécifiques et irremplaçables seront reconnues. Tout en accomplissant plus avant le programme esquissé dans le chapitre sur la culture comme sphère du symbolique, la troisième partie ira plus loin vers une interrogation sur le besoin de croire qui semble habiter tout humain, quel qu'il soit. 

Dans la quatrième et dernière partie, nous conclurons de deux manières. Dans un premier temps, au chapitre 11, nous reprendrons en quelque sorte la matière du premier chapitre à la lumière des deuxième et troisième parties. Nous définirons alors le systémisme de manière plus précise et tenterons de dégager la spécificité des systèmes humains. Il sera alors question d'équifinalité, d'homéostasie, d'auto-organisation et d'autonomie. Dans un deuxième temps, au douzième chapitre, nous ferons une conclusion plus générale, incluant les leçons du onzième chapitre, d'abord en retraçant comme il se doit le parcours emprunté, puis en avançant dans deux directions distinctes. En premier lieu, nous apporterons quelques arguments importants contre le déterminisme, arguments qui, sans être complets ni définitifs, ont l'avantage de découler directement de notre approche écologique. En second lieu, nous nous interrogerons sur le statut de l'écologie humaine, que nous présenterons comme un nouveau paradigme pour les sciences humaines. 

De l'ensemble, nous croyons qu'une position philosophique devrait se dégager en faveur d'une compréhension des mécanismes d'équilibration des rapports entre l'humain et son milieu (ses quatre environnements) et contre toute forme de réductionnisme par rapport à la complexité des interactions. L'ensemble se présente plutôt comme le tremplin d'une réflexion à poursuivre que comme un catalogue de réponses toutes faites. Les interrogations qu'il comporte devraient intéresser aussi bien ceux et celles qui ont l'esprit tourné vers les lettres que ceux et celles qui étudient en sciences humaines ou en philosophie. Elles devraient intéresser toute personne qui s'interroge encore sur l'aventure humaine.



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le mercredi 21 mai 2008 17:53
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi.
 
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