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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Marcel Rioux, DESCRIPTION DE LA CULTURE DE L’ÎLE VERTE. (1965)
Données historiques


Une édition électronique réalisée à partir de livre de Marcel Rioux, DESCRIPTION DE LA CULTURE DE L’ÎLE VERTE. Ottawa: Secrétariat d’État, 1965, 98 pp. Musée national du Canada. Bulletin no 133, No 35 de la série anthropologique. Une édition numérique réalisée par mon épouse, Diane Brunet, bénévole, guide de musée retraitée du Musée de la Pulperie de Chicoutimi.

[2]

DESCRIPTION DE LA CULTURE
DE L’ÎLE VERTE.

Données historiques

Notre but premier en étudiant l'île Verte n'étant pas historique, nous n'avons pas cherché à remonter aussi loin dans le passé que nous l'aurions pu si nous avions eu le loisir et les moyens de consulter les documents d'archives ; c'est une étude de la situation contemporaine de l'île Verte que nous avons entreprise et, à ce titre, l'histoire de l'île, telle que racontée par les habitants eux-mêmes, nous intéressait au premier chef. Non que nous croyons que la tradition orale puisse se suppléer à l'histoire ; le caractère fabulateur des récits transmis de bouche à bouche est trop évident pour qu'il nous faille insister longuement sur ce point. Ce qui frappe d'abord quand on interroge les habitants actuels de l'île Verte sur l'histoire de leur habitat, ce sont l'ignorance et le désintéressement presque complets dont ils font montre ; à part le passé immédiat, deux ou trois générations tout au plus, on reste très vague. La plupart des gens s'accordent toutefois à désigner l'un des leurs comme étant le plus apte à nous renseigner sur ces questions du passé. Cet homme qui devait devenir par la suite mon informateur le plus important est aussi le "défricheur de parenté" de la communauté. Il semble que les gens s'en sont remis à lui du soin de se souvenir des liens de parenté qui les unissent les uns aux autres ainsi que d'engranger les faits de l'histoire de l'île.

Nous avons toutefois eu la bonne fortune de mettre la main sur une chronique de l'ancien député de Kamouraska, le notaire Charles Gauvreau qui prouve que le nom de l'île Verte est parmi les plus anciens de l'histoire du Canada. M. Gauvreau, dans un article du Saint-Laurent du 2 mars 19 ??, veut corriger une erreur historique et il se demande si au lieu de parler du massacre de l'Îlet-du-Bic, il ne vaudrait pas mieux parler du massacre de l'Île Verte. Au chapitre IX de la Seconde navigation de Jacques Cartier, on lit : "Et fut par le dit Donnacona montré au dit capitaine les peaux de cinq têtes d'hommes estendues sur des bois, comme peaux de parchemins ; et nous dit que c'étaient des Toudamens (Iroquois) de devers le Su qui leur menaient continuellement la guerre. Outre nous fut dit, qu'il y a deux ans passés que les dits Toudamens les vinrent assaillir jusque dedans le dit fleuve à une "Isle qui est le travers du Saguenay, où ils étaient à passer la nuit, tendans à aller à Honguedo (Gaspé) leur mener guerre avec environ deux cents personnes, tant hommes, femmes qu'enfants lesquels furent surpris en dormant dedans un fort qu'ils avaient fait, ou mirent les dits Toudamens le feu tout à l'entour et comme ils sortaient les tirèrent tous, réserve cinq qui échappèrent. De laquelle destrousse se plaignent encore fort, nous montrant qu'ils en auraient vengeance." Après avoir cité ce passage de Jacques Cartier, Gauvreau ajoute : "Quelle peut bien être cette île en travers du Saguenay, si ce n'est la grande et luxuriante Île Verte dont j'ai déjà raconté l'histoire en 1887-88 ?" L'auteur de cet article est convaincu que c'est bien de l'île Verte et non de l'Ilet-du-Bic que Jacques Cartier [3] voulait parler. Il poursuit : "L'Île-Verte a été de tout temps un poste d'observation, un endroit recherché ; espèce de rendez-vous de pirates ou de guerriers à l'affût. Admirablement située près de la côte du Sud, ayant vue sur tout le fleuve où rien ne pouvait arriver d'un peu inaccoutumé sans que cela paraisse aussitôt aux regards, ayant en face Tadoussac et le Saguenay où les Français commençaient à avoir un pied à terre important, l'Île-Verte était appelée à jouer un rôle dans l'histoire des premiers temps de la colonie.

"Comme on le voit dans le récit de Cartier, l'Île-Verte fut le théâtre d'une boucherie sanglante qui nous donne une idée des massacres dont les Iroquois étaient capables, massacres qui devaient les rendre si redoutables dans la suite.

"Du temps de Champlain, les Basques et les Rochellois y avaient leur poste d'observation afin de surveiller les mouvements de la flotte française qui les empêchait de trafiquer avec les sauvages de Tadoussac. On voit qu'en 1621, MM. de Caien et de Monts se mettent à leur poursuite. Arrivés à l'Île Verte, ils n'y trouvèrent qu'un fort ou retranchement de palissades ; les oiseaux avaient déserté le nid. Ils s'étaient sans doute réfugiés sur l'île aux Basques, à une lieue en bas de l'Île-Verte vis-à-vis Trois-Pistoles.

"Du temps du pilote Alphonse, l'Île-Verte portait le nom d'île de la guerre et les Relations des Jésuites nous apprennent qu'en 1663, le Père Henri Nouvel fit naufrage sur l'Île-Verte où il rencontra dans un fort de pieux 68 sauvages, tant papinachois que d'autres nations. Ils s'étaient ainsi enfermés dans ce fort ensuite de la découverte qu'ils avaient faite d'un grand cabanage d'Iroquois sur le bord de la grande rivière, le Saguenay sans doute.

"Plus tard le père Albanel, ce hardi pionnier de la civilisation, le découvreur généreux que rien ne rebutait, fut obligé de se rendre en plein mois de janvier à l’Île-Verte où se mouraient de misère et de faim une partie des sauvages échoués là je ne sais par quelle aventure."

Il est évident qu'il y eut des Indiens sur l'île non seulement dans les premiers temps de la colonie et auparavant, mais jusqu'à une époque assez avancée. Les plus vieux habitants actuels de l'île se souviennent encore du temps où il y avait des sauvages au nord de l'île. Un beau jour, ils partirent en canot sans laisser d'adresse ; leur chef, Michel Laporte, selon la tradition orale, laissa l'empreinte de son pied sur le roc.

La tradition orale veut, d'autre part, que l'Île n'ait été habitée par des Blancs qu'après la Conquête. Dans les archives du presbytère de l'île Verte, j'ai trouvé un document que je transcris : "Feu Pierre Fraser, écossais d'origine, fut le premier homme qui habita l'Isle Verte. Il s'y installa en 1764 ; il était âgé de 25 ans à peu près. Issu d'une famille noble, il vint au Canada revêtu du titre d'officier, sous le commandant anglais Wolfe. Après s'être distingué dans la mémorable bataille des plaines d'Abraham (1759), bataille qui décida du sort de la colonie, il reçut pour récompense de ses exploits l'Isle-Verte et quelques autres îles avoisinantes. Ces îles étaient alors la propriété du gouverneur.  Le susdit P. Fraser [4] n'était pas marié lors de son arrivée à l'Isle, mais il se maria peu d'années après. Ses enfants sont Mack, Malcolm, Pierre, Simon, Alexandre, J.-Étienne et Dame Geneviève (les deux derniers vivent seulement). Il mourut à l'âge de 75 ans (1814) dans sa demeure et il fut inhumé ici sur l'Isle. Les premiers défrichements ont été faits par lui, ou pour mieux dire par ses ordres. Je ne puis vous certifier absolument la vérité des faits ci-dessus énoncés vu que je les ai puisés pour la plupart dans les souvenirs de ma grand'mère dont la mémoire peut être plus ou moins fidèle ; néanmoins, je me crois très rapproché de la vérité." Signé : Thomas Côté, Instituteur. D'après les renseignements que j'ai pu obtenir, ce document aurait été écrit vers 1885 ; les deux enfants du premier Fraser dont il est question dans ce document et qui vivaient encore au moment où il fut rédigé sont morts tous deux à un âge très avancé.

La tradition orale qui prévaut actuellement à l'Île Verte s'accorde sur les faits que M. Thomas Côté rapporte. J'ai soumis ce document que je viens de citer à M. Antoine Roy, archiviste de la Province, et voici ce qu'il m'a répondu en date du 13 octobre 1949.

"1°—Dans son Aveu et dénombrement du 15 février 1723, J.-Bte Côté, seigneur de l'Îsle-Verte, déclare qu'une seule terre est occupée, celle de Jacques Guéret dit Dumont—6 arpents sur 40. Il n'est établi que depuis un an. Pas d'autres censitaires.

"Fraser n'est donc pas le premier colon de l'Isle-Verte. Il n'est pas du tout probable qu'il y eut un Fraser à l'Île-Verte avant la Conquête.

"2° Il est faux de dire que l'Île Verte et les autres isles environnantes étaient alors la propriété du gouverneur. Celui-ci possédait en 1764 la seigneurie de la Rivière-du-Loup, laquelle ne contenait pas l'Île-Verte, celle-ci dépendant de la seigneurie du même nom ;

"3° Il n'y a pas de documents dans nos archives qui démontrent (a) que le gouverneur Murray ait été le propriétaire de l'Île Verte ; (b) qu'il en ait fait don à Peter Fraser. Murray a possédé la seigneurie de la Rivière-du-Loup, mais non celle de l'Île Verte. Comment aurait-il pu donner l'île puisqu'elle n'était pas à lui, dans sa seigneurie, et qu'elle était alors la propriété des héritiers de J.-Bte Côté ?"

Après avoir reçu la lettre de l'archiviste de la Province, j'en communiquai la teneur à mon principal informateur de l'île, monsieur Joseph Fraser qui, en 1949, était maire de cette municipalité. Voici ce qu'il me répond en date du 29 octobre 1949. "D'après les ancêtres, Premier Peter Fraser aurait d'abord obtenu un lopin de terre dans le sud de Lé vis ; après, il l'aurait vendu pour acheter l'Isle des premiers seigneurs Côté de l'Isle-Verte qui comprenait Illet, Illot et Isle-Verte". Voilà donc la tradition orale et les archives d'accord.

Pour conclure ces quelques notes sur l'histoire de l'Île, voici quelques renseignements tirés du livre de Damase Potvin Le Saint-Laurent et ses Îles.

"Du premier missionnaire qui visita l'Île Verte, on sait peu de choses sinon que dans une tournée de missions qu'il fit dans le bas Saint-Laurent, [5] vers 1650, il vint sur l'Île Verte où il savait qu'étaient cabanes des Maléchites, des Micmacs et quelques Papinachois. Il s'arrêta à l'île et ne fut pas sur la terre ferme. Cette courte mission toutefois semble avoir porté des fruits puisque plus tard, quand le Père Henri Nouvel, qui fut l'apôtre de cette partie de la Nouvelle-France, arriva dans l'Île Verte, il trouva une fille sauvage qui avait été baptisée par le Père Gabriel et qui mourait le jour même de l'arrivée du Père Nouvel dans l'île. Le Père Henri Nouvel rapporte aussi qu'il rencontra un capitaine Papinachois qui savait sa prière et qu'il baptisa.

"C'est donc vers 1663, dans une misérable chapelle de fortune édifiée sur la pointe nord de l'île que fut commencée la conversion des Maléchites par le Père Nouvel."

Voici ce que dit des Seigneurs de l'Île Verte M. le notaire Gauvreau : (Le Saint-Laurent et ses îles. Damase Potvin, pp. 248-252.)

"Il y eut d'abord une première concession faite par MM. de LaBarre, gouverneur, et Demeule, Intendant au Canada, le 17 avril, 1684, par laquelle "ils accordent aux Sieurs de la Cordonnière et d'Artigny une étendue de deux lieues de terre, prés et bois, de front sur le fleuve Saint-Laurent, sur deux lieues de profondeur dans les terres à prendre depuis une rivière qui est vis-à-vis l'Isle-Verte du côté du sud de la dite isle, cette rivière comprise jusqu'aux deux lieues en descendant le dit fleuve, ensemble les battures, Isles et Islets qui se rencontrent vis-à-vis les dites deux lieues jusqu'à la dite Isle-Verte icelle même comprise, pour en jouir, par eux, leurs hoirs et ayant cause à toujours, en toute propriété à titre de fief et Seigneurie, de faire tenir feu et lieu sur les concessions ; de conserver les bois de chêne et de donner avis au Roi des mines ou minéraux si aucun s'y trouvent."

"Cette seigneurie s'étendait à l'est de la Rivière-Verte "en descendant le fleuve", comme dit le titre de concession, et gagnant Trois-Pistoles. Elle comprend deux lieues d'étendue.

"Les premiers seigneurs de l'Isle-Verte furent donc Messieurs de La Cordonnière et d'Artigny, deux nobles dont nous ne connaissons pas l'histoire. Benjamin Sulte, ce chercheur infatigable que rien ne décourage ni ne rebute, serait peut-être le seul capable de nous en divulguer quelque chose.

"Il restait le côté sud-ouest de la Rivière-Verte qui n'était pas encore concédé. Il y avait là une vaste lisière de terrain qui s'étendait depuis la Rivière-Verte jusqu'à la ligne limite des concessions faites à M. de la Chesnaie, deuxième seigneur de la Rivière-du-Loup et second possesseur de la Seigneurie Le Parc ou Du Parc.

"Les deux seigneuries de la Rivière-du-Loup et Le Parc concédées à l'origine à MM. Dionis et Le Parc en 1673, étaient rentrées dans le Domaine de l'État et concédées de nouveau en 1675 à Aubert de la Chesnaie. Ce dernier était donc propriétaire de l'étendue de terrain qui s'étend depuis la Rivière-du-Loup jusqu'aux dernières terres de Cacouna près de l'Isle Verte. Il restait alors tout le terrain à partir de la limite des concessions La Chesnaie à venir jusqu'à la Rivière-Verte.

"Aussi en 1689, le 5 avril, les sieurs de Denonville, Gouverneur général, et de Champigny, Intendant, accordaient aux Sieurs d'Artigny (déjà propriétaires de deux lieues de terrain à l'est de la Rivière-Verte) et Lachesnaie— [6] "l'étendue de terre qui peut se rencontrer entre leurs concessions sur le dit fleuve—avec deux lieues de profondeur, de laquelle étendue ils jouiront par moitié—savoir—le dit Sieur d'Artigny de celle qui joint la Rivière Verte et les îles et battures qui peuvent se rencontrer vis-à-vis, comme aussi le dit Sieur La Chesnaye de l'autre moitié, avec les islets et battures qui se peuvent rencontrer vis-à-vis la dite moitié."

"C'est-à-dire que le roi leur concédait moitié par moitié la lisière de terrain qui se trouvait à séparer leurs concessions respectives. Le Sieur d'Artigny se trouvait donc Seigneur de trois lieues de seigneurie—deux lieues à l'est de la Rivière-Verte et une lieue à l'ouest. —C'est cette étendue de terrain qui forme la Seigneurie de l'Isle-Verte.
"Plus tard un brevet de Sa Majesté signé "LOUIS" et plus bas "COLBERT" ratifiait et confirmait les concessions faites aux Sieurs de la Cordonnière et d'Artigny en leur donnant droit de haute et basse justice dans leur domaine et les exemptant de toute indemnité ni au Roi Louis XIV, ni à aucun de ses successeurs. Donc les Sieurs de la Cordonnière et d'Artigny sont les premiers du fief de l'Isle-Verte comme nous venons de le voir d'après les titres de concession.

"Le premier mai 1701, Monsieur d'Artigny vendit à Sieur Pierre Deniort Lanoraie, tous les droits qu'il pouvait avoir dans les trois lieues de la Seigneurie de l'Isle-Verte et ce, par acte notarié devant Mtre Chambalon, notaire, de Québec. Monsieur Lanoraie se trouve, par là même, à être le second Seigneur de l'Isle-Verte. Il ne garda pas longtemps ses droits, car en 1711, il bailla la seigneurie à Sr Champigny, puis l'échangea ensuite, dans le cours de la même année, avec J.-Baptiste Côté, pour deux terres que ce dernier avait dans l'île d'Orléans.

"À proprement parler J.-B. Côté se trouve le troisième seigneur de l'Isle-Verte. Plus heureuse que Fraserville qui tomba entre les mains de seigneurs protestants, la seigneurie de l'Isle-Verte ne désertait des mains françaises que pour tomber au pouvoir d'un des nôtres, Canadien français sans préjugé, ni haine de sectaire...
"Mais la providence veillait sur ce petit peuple qui commençait à asseoir les bases de l'édifice magnifique que l'avenir glorieux est venu couronner dans la suite. Elle ne permit pas que son existence et sa vitalité s'arrêtassent en chemin. S'il parut à certaine heure des obstacles sérieux c'était pour fortifier les courages en ne leur laissant pas le temps de s'énerver et de s'amoindrir dans un repos fatal. Jean Côté succéda à son père qui était le premier seigneur résidant à l'Isle-Verte au manoir seigneurial bâti près de la rivière, et en 1773, Jean Côté abandonna à ses frères et sœurs, la partie ouest de la Seigneurie de l'Isle-Verte, connue sous le nom de "Villeraie".

"Régis Garon au moyen de titres multiples de ventes, baux ou échanges, devint, à son tour, seigneur pour cette partie seigneuriale de l'Isle-Verte et rendait "foi et hommage au Roi" en 1818 à Québec. Deux ans plus tard, François Blanchet, Docteur en médecine de la Cité de Québec, faisait vendre les droits de Régis Garon par le Shérif qui était alors [7] M. Philippe Aubert de Gaspé, dont le nom était bien connu. —Le fief, mis aux enchères, fut acheté par Louis Gauvreau, ex-député et marchand de Québec, pour la somme de quatorze cent dix piastres, ($1,410).

"En 1882, Louis Gauvreau mourait au faubourg Saint-Jean à Québec, laissant à Louis et Olivier Gauvreau, ses deux enfants, le fief à l'ouest de la rivière, comprenant une étendue de terre de plus d'une lieue. Aujourd'hui, Louis-Narcisse Gauvreau, ex-membre du conseil d'agriculture et greffier de la Cour de Circuit de l'Isle-Verte, se trouve à être seigneur pour la partie achetée par son père en 1820.

"Quant aux deux lieues à l'est de la rivière, la partie la plus importante, elles devinrent la propriété de Barthélémy Côté, succédant à Jean Côté, l'héritier du seigneur primitif résidant au manoir. Louis Bertrand, ex-député, bailla la seigneurie de Barthélémy Côté, et aujourd'hui Charles Bertrand, de la société commerciale "Charles Bertrand & Cie", se trouve seigneur, par succession, de la seigneurie propre à l'Isle-Verte, c'est-à-dire des deux lieues à l'est de la Rivière-Verte."

Voilà l'histoire, passablement confuse de la "tenure seigneuriale" en la paroisse de l'Isle-Verte.



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le mardi 29 décembre 2015 16:06
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur associé, Université du Québec à Chicoutimi.
 
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