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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Une édition électronique réalisée à partir du texte de Laurent Potvin, Jean-Paul Desbiens. Carrière et rayonnement. Sélection de citations. Château-Richer, Québec, 26 septembre 2011, 42 pp. Texte inédit. [Autorisation accordée par l'auteur le le 22 décembre 2008 de publier ce texte dans Les Classiques des sciences sociales.]

Laurent Potvin (2011)

Jean-Paul Desbiens.
Carrière et rayonnement.
Sélection de citations
.

Une présentation et une sélection de Laurent Potvin, frère mariste, Château-Richer, Qc. Une oeuvre inédite publiée par Les Classiques des sciences sociales, 26 septembre 2011.


Présentation de Laurent Potvin, frère mariste, 26 septembre 2011.

Sélection de citations. (2011)

Jean-Paul Desbiens 1927-2006


Jean-Paul Desbiens, fms
1927-2006



PRÉSENTATION

Jean-Paul Desbiens

Carrière et rayonnement.

Par Laurent Potvin, frère mariste.
Château-Richer, 26 septembre 2011.

La lecture des divers journaux personnels de Jean-Paul Desbiens  m’a permis de bien identifier  ses auteurs fétiches. En effet,  les listes onomastiques qui paraissent dans la plupart de ses journaux nous impressionnent par leur longueur et par la qualité des personnages qui y figurent.  Nous y faisons connaissance de ses amis les plus proches, de ses visiteurs. Nous notons surtout les noms des auteurs qu’il fréquente depuis longtemps mais aussi ceux  des auteurs nouveaux dont il a appris l’existence par leurs œuvres qui venaient de paraître ou par les renseignements que ses amis lui avaient fournis.

Jean-Paul Desbiens  nous présente aussi, dans ses journaux, et sans nous en prévenir, sa propre sélection de citations d’auteurs que les circonstances lui ont fait  connaître et apprécier. On sait que Jean-Paul Desbiens, encore adolescent, était déjà un grand lecteur. Les années de réclusion forcée à l’Hôpital Laval  lui ont donné une occasion en or de se livrer à la lecture de plusieurs écrivains qui devaient fortement influencer sa pensée et même son style. Il demeura, par la suite, à l’affut de la pensée de certains écrivains dont on lui avait parlé ou dont il avait appris l’existence parfois grâce à des traductions récentes.

Il serait dès lors très intéressant d’établir une sélection de citations puisées dans ses lectures personnelles et que ses journaux nous présentent en  abondance.

L’idée d’une toute nouvelle sélection de citations s’est présentée à moi récemment. Cette sélection-là pourrait répondre à des questions qu’on   se pose forcément après la longue carrière de Jean-Paul Desbiens, une carrière  qui a débuté abruptement en 1960. Voici quelques-unes de ces questions qui demandent des réponses : « Que dit-on de Jean Paul Desbiens, de sa carrière, de ses ouvrages, de ses études, etc. ? Quelles sont les caractéristiques, les particularités de cet homme,  celles  qui ont frappé les journalistes, les écrivains, ses amis, les lecteurs de ses ouvrages et vous-même peut-être ? En peu de mots, que dit-on à propos de cet auteur prolifique qui a abordé tant de sujets, qui les a traités avec une telle maîtrise ?  Et, surtout, que s’est-il écrit à son sujet  durant toutes les  années qui se déploient de 1960 à nos jours ?  Comment fournir une réponse satisfaisante à  toutes ces questions ?

J’ai cru bon  de faire appel à tous…comme cela se pratique lors de  certaines émissions. On fait alors appel à tous afin de venir en aide à celui qui est questionné! En réponse à cette question : qui est pour vous Jean-Paul Desbiens?  on peut récolter une masse de documents susceptibles de mettre en lumière les traits les plus caractéristiques de cet homme, de  ses ouvrages, des jugements qui ont été formulés à son sujet par les moyens modernes ou traditionnels de communication : radio, télévision, Internet, revues, journaux, correspondance…

La masse de données ainsi récoltées vient d’abord nous étonner. Grâce à ce procédé, nous avons   la possibilité d’obtenir et de mettre en lumière les caractéristiques majeures de sa personnalité.  Nous n’en serons ensuite que plus éclairés sur   son rayonnement et les causes de cette même influence.  Voilà autant de données pertinentes qui offriraient aux sociologues, patentés ou amateurs, d’établir  l’influence que la carrière d’un éducateur de cette trempe a pu exercer sur notre société durant près d’un demi-siècle, une influence qui se poursuit encore.

L’emploi d’une telle sélection de propos provenant de plusieurs personnes issues de divers horizons peut grandement faciliter la composition   d’une sorte de portrait de Jean-Paul Desbiens résultant d’une multitude de coups de pinceaux.

Voilà les vrais motifs qui me permettent maintenant d’offrir  à votre lecture et à votre connaissance quelques éléments de cette sélection.  Toutes ces données ont été  puisées dans  journaux, revues, blogues, communiqués… La présente sélection s’étend  sur plus de cinquante ans.

Laurent Potvin

Château-Richer, Québec.
26 septembre 2011.

SÉLECTION DE CITATIONS

Jean-Paul Desbiens
Carrière et rayonnement

QUI EST JEAN-PAUL DESBIENS ?



« Ce Frère enseignant, de la communauté des Frères Maristes, a joué un rôle de premier plan dans l'histoire du Québec au XXe siècle. Le livre qui le rendit célèbre, Les Insolences du Frère Untel, (1960), vendu à plus de cent mille exemplaires, fut l'un des événements déclencheurs de la Révolution tranquille au Québec.

Le Frère Untel, sous son vrai nom, Jean-Paul Desbiens, était appelé à devenir l'un des principaux artisans de la réforme de l'éducation... et l'un des critiques les plus sévères de cette Révolution tranquille à laquelle son nom reste pourtant attaché. »

Jacques Dufresne,
Encyclopédie l’Agora


« Sous le pseudonyme du frère Untel, Jean-Paul Desbiens se livre à une critique mordante de la société québécoise, attaquant la pauvreté de la pensée, dénonçant la religion marquée par la peur et pourfendant le système d'enseignement qu'il juge archaïque. Desbiens propose également des pistes de réforme dans cet ouvrage qui sera précurseur des bouleversements de la Révolution tranquille. »

Bilan,
Université de Sherbrooke


« Jean-Paul Desbiens, pourfendeur du joual, aura été un précurseur des bouleversements de la Révolution tranquille. »

Paul-François Sylvestre


« C’est le Frère Untel (ainsi on a surnommé M. Desbiens) qui développe le projet des Cégeps pour le niveau collégial post-secondaire au Québec. Ensuite, il devient l’éditorialiste en chef du quotidien La Presse et il continue de travailler dans le domaine de l’éducation. Il publie d’autres œuvres philosophiques. »

GrandQuébec.com
Le Québec dévoile ses mystères.


« Mieux connu autrefois sous son pseudonyme de Frère Untel, Jean-Paul Desbiens, écrivain, éditorialiste et enseignant, se livre depuis plus de 20 ans à un projet "diaristique" dont on compte peu d'exemples semblables au Québec. Huitième volume publié de son journal, Comme un veilleur est consacré aux années 2002 et 2003. L'auteur y relève avec une fidélité surprenante les événements marquants de sa propre existence et note les réflexions personnelles que lui inspire une actualité qu'il observe à distance: du mariage gai aux fêtes de la Saint-Jean, en passant par les élections provinciales de 2003. Le tout avec un parti pris religieux catholique omniprésent et de (très) nombreuses références aux Évangiles qui pourraient déconcerter certains lecteurs. »

Éditions du Septentrion


« Les insolences est une véritable charge contre le milieu de l’éducation de l’époque et ce même parler, « cette absence de langue qu’est le joual [,] un cas de notre inexistence, à nous, les Canadiens français. » Son auteur, Jean-Paul Desbiens, jeune frère mariste de 33 ans appelé frère Pierre-Jérôme, professeur de philosophie à l’Académie commerciale des frères maristes de Chicoutimi, est depuis devenu l’une des figures incontournables de la Révolution tranquille. Desbiens, avec son ton d’une «férocité joyeuse», avait su pointer avec saveur le malaise qui habitait ceux qui ne s’appelaient  Québécois. »

David Murray


« Dans la préface qui ouvre le petit opus — le petit «obus» pourrait-on presque écrire tant l'ouvrage se révélera, au final, d'une redoutable inflammabilité —, André Laurendeau écrira pourtant, pour dissiper tout malentendu: «Je puis rassurer les douteux: il s'agit d'un Frère en chair et en os, membre d'une communauté précise, chargé d'une fonction régulière dans une ville de province. [...] [Un] enseignant qui met jour après jour la main à la pâte, qui garde la fraîcheur de ses intentions, mais qui avoue que c'est dur et que la pâte résiste.»

Luc Dupont, journaliste scientifique


 « Né à Métabetchouan, Lac-Saint-Jean, le 7 mars 1927.  Jean-Paul Desbiens, essayiste, étudie à Saint-Hyacinthe où il prend la soutane en 1944. En 1946, il obtient le brevet supplémentaire, en 1953 le brevet supérieur d'École normale et, en 1958, une licence en philosophie de l'Université Laval. Il enseigne à Chicoutimi et à Alma de 1958 à 1961. De 1962 à 1964, il fait son doctorat sur un spécialiste de la psychologie du développement, Jean Piaget, à l'Université de Fribourg.... Jean-Paul Desbiens est ensuite appelé au ministère de l'Éducation pour diriger les programmes du niveau collégial de 1964 à 1970, date à laquelle il devient éditorialiste au journal La Presse. Il est directeur du campus Notre-Dame-de-Foy à Saint-Augustin-de-Desmaures à partir de 1972. Il est ensuite élu provincial des Frères maristes en 1978.

Jean-Paul Desbiens a collaboré à différents périodiques dont Les Cahiers de Cap-Rouge, Le Devoir et La Presse, où il tient une chronique à partir de 1982. En 1961, il a reçu le Prix Liberté pour Les Insolences du frère Untel, ouvrage qui a connu un grand succès. »

Katia Stockman.
L’ÎLE. L’infocentre littéraire des écrivains québécois

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« Il est toujours très difficile, parfois inutile, de lutter contre les tendances lourdes d’une société libre, fussent-elles, ces tendances, des plus regrettables. Jean-Paul Desbiens devait le savoir. Trois domaines majeurs : la langue, la religion et la culture retenaient particulièrement son attention et pour l’amélioration desquels il aura engagé un combat qui devait durer jusqu’à sa mort. Il aura perdu son combat contre les deux premiers et connu un succès mitigé au troisième. »

Claude Lalande


« Il fut l'un des premiers à secouer le Québec de ses vieilles puces en dénonçant l'indigence culturelle et intellectuelle du peuple né pour un petit pain. Précurseur de la Révolution tranquille, Jean-Paul Desbiens, mieux connu comme le frère Untel, est décédé dimanche soir  à l'âge vénérable de 79 ans. »

Frédérique Doyon,
LE DEVOIR


« Originaire de Métabetchouan au Lac-Saint-Jean, il fait des études chez les Frères maristes et prend la soutane. Il obtient un baccalauréat ès arts à l'Université de Montréal en 1956 et reçoit un diplôme en philosophie de l'Université Laval en 1958. Dans le pamphlet «Les insolences du frère Untel», qu'il publie en 1961, à l'aube de la Révolution tranquille, il dénonce la piètre qualité du système scolaire québécois. Il fait par la suite un doctorat à l'Université de Fribourg, de 1962 à 1964, avant de revenir au Québec et d'œuvrer au ministère de l'Éducation où il dirige les programmes du niveau collégial de 1964 à 1970. Éditorialiste au journal «La Presse» au début des années 1970, il devient directeur du campus Notre-Dame-de-Foy à Cap-Rouge de 1972 à 1978  puis est nommé provincial des Frères maristes. »

Bilan du siècle.
Université de Sherbrooke



« Avide de lecture, intéressé par l’actualité, Jean-Paul Desbiens suit de près les grands débats qui agitent la société québécoise de la fin des années 1950. Il fait siennes les préoccupations de certains penseurs de l’époque, dont André Laurendeau, rédacteur en chef du Devoir, qui dénonce, dans ses éditoriaux, l’état lamentable de notre système d’enseignement et la dégradation du français parlé et écrit qu’il stigmatise sous le nom de «joual». »

100 Québécois qui ont fait le XXe siècle


« Il y a un demi-siècle, le frère mariste Pierre-Jérôme, né Jean-Paul Desbiens (1927-2006), publiait dans Le Devoir une série de lettres anonymes signées «frère Untel», dénonçant vertement le joual, «une langue désossée parlée par une race servile». Il en faisait le symptôme d'un abrutissement systématiquement soutenu par le «département de l'Instruction publique». Le détonateur a eu son effet et est considéré comme un des éléments déclencheurs de la Révolution tranquille. »    

Stéphane Baillargeon,
Le Devoir


 « Partant du constat qu'on parle ici une langue «désossée» — le joual —, le frère vociférateur en vient, de lettre en lettre, tel le canari dans la mine, à prédire l'irréparable, c'est-à-dire la fin de ce peuple parlant français enraciné ici depuis quatre siècles ou presque, la fin d'une aventure francophone en Amérique. À moins que nous ne nous ressaisissions. Et comment? En commençant par parler notre langue comme du monde! »

Luc Dupont, journaliste scientifique


« C’est dans les pages du Devoir du 3 novembre 1959 qu’apparaît une première correspondance du « Frère Un Tel ». Ce texte, « La langue est un bien commun », qu’on lira dans la page Idées ci-contre, est le premier coup de butoir de Jean-Paul Desbiens, qui se cache sous ce pseudonyme. L’homme, qui est de la race des libres-penseurs, ose s’attaquer aux colonnes du temple avec une virulence qui le fait vite remarquer. Le temps, notera-t-il, n’est pas aux nuances. »

Bernard Descôteaux,
Le Devoir


« Jean-Paul Desbiens était avant tout un fils du Québec et c’est à ce titre qu’il a su mettre avec la dernière énergie chaque jour à profit ses propres connaissances pour mieux les transmettre aux fils et aux filles de cette province si particulière qu’est le Québec. Ce fut un homme gai, drôle, profondément humaniste qui a mis ses qualités au service des hommes. »

Vincent Sosthène Fouda, Cameroun


« Si nous avons demandé à Jean-Paul Desbiens une entrevue sur la fierté, c’est qu’il est lui-même un homme fier, un « homme farouche», pour reprendre le titre du deuxième tome de son journal. Le premier chapitre de son livre Sous le soleil de la pitié est un hymne à la fierté de la génération fondatrice du Lac-Saint-Jean. »

La revue RND, avril 1999


« Jean-Paul Desbiens était un homme du terroir, un homme profondément enraciné, configuré par sa foi catholique poussée jusqu’au témoignage indéfectible de son état religieux, cimenté par une réflexion philosophique et une sagesse pédagogique reçue de ses maîtres maristes. Un homme rocher! »

Cardinal Marc Ouellet


« Pendant les années 1960, Jean-Paul Desbiens obtient son doctorat en philosophie à Fribourg et séjourne à Rome. Lors de son retour au Québec en 1964, Paul Gérin-Lajoie, nouveau ministre, désire qu'il devienne son conseiller. Deux ans plus tard, il lui confie la tâche de préparer la mission des CÉGEPs pour le niveau collégial post-secondaire. »

Wikipédia, Encyclopédie libre,
Biographie


« Jean-Paul Desbiens fait partie de notre galerie de héros collectifs, irréprochables. À sa mort, en 2006, jusse des louanges – souvent méritées, faut dire. Mais jusse des louanges pareil. Ses Insolences du frère Untel, c’est un texte fondateur du Québec moderne, une étape décisive dans notre prise de conscience collective. En tout cas, c’est ce qu’on nous apprend à l’école. Pourtant, y’a des passages de c’livre-là qui vont jusqu’à questionner le degré d’humanité des gens qui parlent joual. »

Michel Usereau
Dans Défense du français québécois.
Paru dans Une dernière chance au Canada, no 290, juin 2010.


« Jean-Paul Desbiens est plus connu sous le nom de frère Untel, du nom de plume qu’il utilisa pour publier en 1960 son pamphlet « Les insolences de frère Untel », reconnu comme l’un des ouvrages déclencheurs du phénomène de la Révolution tranquille au Québec, est à l’honneur à l’occasion du cinquantenaire de la publication de son fameux ouvrage. »

Claude Hauser


« J’ai découvert comme cet homme, Jean-Paul Desbiens, s’est pour ainsi dire fabriqué à travers plusieurs épreuves et comme il est devenu une sorte de prophète pour notre peuple. Cet homme aimait véritablement la personne humaine et le peuple canadien-français.

Sa lutte pour un français écrit correctement n’est que la pointe de l’iceberg de sa lutte pour la découverte du sens de la vie des personnes et d’un peuple, pour l’éducation et la compétence.

Ce qu’il a écrit il y a plus de quarante ans révèle chez lui des qualités de visionnaire peu commun. »

Jules Beaulac


«C'est à la hache que je travaille.» Ainsi va l'incipit des Insolences du frère Untel, texte marquant de l'histoire de l'éducation au Québec. Ce livre d'un «enseignant de la base», paru en 1960 aux éditions de l'Homme, réédité plusieurs fois, est considéré comme un des premiers best-sellers québécois, même si les chiffres de vente ont été un peu gonflés par la légende ou l'éditeur. »

Stéphane Baillargeon,
Le Devoir


« Ce monde à l'envers, Jean-Paul Desbiens s'est toujours efforcé de le redresser. La continuité dans la rupture est la marque de sa vie. C'est au nom de ce que le Québec traditionnel et sa religion avaient de meilleur qu'il les a critiqués. C'est par reconnaissance qu'il a été insolent. C'est par fidélité qu'il a été novateur. Les mêmes sentiments l'animent aujourd'hui dans un contexte inversé. C'est par fidélité à ses idées novatrices qu'il assume l'autorité dans une maison d'enseignement. »

  « Vingt-trois ans après les Insolences, le célèbre Frère Untel accepte enfin de s'expliquer, de se livrer plus qu'il ne l'avait jamais fait, de se raconter amicalement à une jeune équipe venue l'interviewer et le filmer à la demande expresse de Radio-Québec. L'entrevue se déroule près du lac Saint-Jean, dans les villages de Desbiens et de Métabetchouan, pays natal du frère mariste.

Il n'écrit pas... il parle. «Ces magiciens de l'image et du son nous livrent donc sur papier quelques écrits, mais surtout les paroles et presque les gestes, de celui qui fut à l'origine de la Révolution tranquille au Québec.»

Un beau dialogue frais comme l'automne au Saguenay–Lac-Saint-Jean.  En quatre jours, lors du tournage, il a remonté le fil de sa vie. Il est redevenu éducateur et maître. Patient et impitoyable. Il a beaucoup ri, mais, surtout et malgré le fait qu'il demeurait en alerte, il s'est peigné l'âme et s'est généreusement découvert.»

Louise Bouchard-Accolas


« La qualité de notre langue, l’éducation, l’enseignement, le syndicalisme, la politique, le nationalisme, la foi, notamment, figuraient parmi vos principaux sujets de prédilection. Limpides et directes, vos prises de position suscitaient l’adhésion ou l’opposition ; elles avaient le mérite de ne laisser personne indifférent. Comme tous les pionniers, vous avez été plus " actuel " que nombre de vos contemporains. En le demeurant jusqu’à la limite de vos forces, vous avez fait œuvre utile. »

Michel Corbeil,

« Un phare s’éteint. »
Lors du décès de J-P Desbiens


 

« Entre 1959 et 1960, onze lettres ont créé une onde de choc sans précédent dans la communauté politique québécoise. Un jeune frère enseignant, intelligent et cultivé, répond à l’éditorial d’un journaliste lucide et critique.
 
Jean-Paul Desbiens réagit aux propos d’André Laurendeau, éditeur du journal Le Devoir. Nous sommes le 30 avril 1960. Laurendeau interroge les éducateurs francophones : « DE QUOI ONT-ILS PEUR, ET POURQUOI ? » demande-t-il. La réponse est assez simple, rétorque l’enseignant : « Nous avons peur de l’autorité. Nous vivons dans un climat magique où il s’agit, sous peine de mort, au moins, de n’enfreindre aucun tabou, de respecter toutes les formules, tous les formalismes. » Les propos du jeune frère ont résonné dans notre espace public. Mais ne devraient-ils pas résonner encore ? Les formalismes ont changé, mais peut-être en avons-nous créé de nouveaux ? »

Bernard Descôteaux,
Le Devoir


« À l’origine, le mot joual /ʒwal/ renvoie à une prononciation particulière du mot cheval /∫val/, héritée des parlers de France et attestée au Canada depuis 1894 dans les glossaires. Mais le joual, dont les premières mentions écrites datent des années 1930, n’accède à la notoriété que le 21 octobre 1959, quand André Laurendeau, rédacteur en chef du quotidien Le Devoir, publie un article sur le fait de  « parler joual » chez les adolescents, véritable charge contre la piètre maîtrise du français par les jeunes. Le texte suscite de vives réactions, dont les lettres de Jean-Paul Desbiens, frère mariste enseignant, qui, sous le pseudonyme de Frère Untel, dénonce une situation linguistique qui, selon lui, relève d’un « problème de civilisation ».  « Nos élèves parlent joual parce qu’ils pensent joual, écrit-il, et ils pensent joual parce qu’ils vivent joual, comme tout le monde par ici. Vivre joual, c’est rock’n’roll et hot-dog, party et balade en auto, etc. C’est toute notre civilisation qui est jouale. » Ces lettres, publiées sous forme de recueil en 1960 (Les insolences du frère Untel, vendues au fil des ans à plus de 100 000 exemplaires), déclenchent une polémique qui va mobiliser pendant deux décennies journalistes, hommes politiques, pédagogues et citoyens du Québec tout entier. Cette fameuse « querelle du joual », marquera à jamais tout débat sur la langue au Québec. »

Elke Laur, linguiste


« Un homme de conviction, le Frère Untel nous a quittés, mais il restera de lui un héritage considérable dont les Québécoises et les Québécois se rappelleront. Essayiste, penseur et philosophe, Jean-Paul Desbiens a provoqué, grâce à ses écrits et à son formidable sens critique, une véritable prise de conscience chez de nombreux Québécois. »

André Boisclair,
chef du Parti québécois


« Né en 1927, fils d'un bûcheron du Lac Saint-Jean, Jean-Paul Desbiens est issu d'un milieu modeste. Au tournant des années 60, il se fait alors connaître par ses écrits critiques qui, rédigés sous le pseudonyme de «Frère Untel», préconisent une réforme en profondeur de notre système d'éducation et provoquent une prise de conscience chez de nombreux Québécois. Son ouvrage, Les Insolences du Frère Untel devient rapidement le premier best-seller de l'édition québécoise moderne, son tirage dépassant en quelques mois les 100 000 exemplaires. Il préparera l'opinion publique au grand vent de réformes qui souffle sur le système d'éducation du Québec au cours des années 60 et 70. »

Lors de la remise d’un Doctorat honorifique
par l’UQÀM



« Jean-Paul Desbiens* (1927-2006) Homme d’Église, enseignant et haut fonctionnaire.

Enseignant de la communauté des Frères Maristes, il obtient sa licence de philosophie de l’Université Laval en 1958. À la suggestion d’André Laurendeau, directeur du quotidien Le Devoir, il écrit le livre Les insolences du frère Untel, publié aux Éditions de l’Homme en 1960, où il dénonce la piètre qualité du système scolaire québécois. Exilé en Suisse, il revient au Québec en 1964, titulaire d’un doctorat de philosophie de l’Université de Fribourg et entre au ministère de l'Éducation où il dirige les programmes de l’enseignement secondaire puis de l’enseignement collégial jusqu’en 1970.

 (Mozart Desbiens reçut cette décoration au nom de son frère Jean-Paul.)

Remise de la Médaille de la Révolution tranquille,
23 septembre 2010



Le Révérend Frère Jean-Paul Desbiens, O.C., C.Q. (décédé)
Château-Richer (Québec)
Officier de l’Ordre du Canada


L’insigne décerné au Révérend Frère Desbiens sera remis au Révérend Frère Paul-André Lavoie



« En tant qu’écrivain, enseignant, administrateur et éditorialiste, Jean-Paul Desbiens a contribué de façon marquante aux réformes sociales du Québec. En 1960, il a publié Les insolences du Frère Untel, premier best-seller de l’édition québécoise contemporaine qui a suscité des débats polémiques et d’importantes prises de conscience. Cet ouvrage a notamment préconisé de profonds changements au système d’éducation. Homme d’action, il a également travaillé, en tant que directeur au ministère de l’Éducation, à la mise en place des cégeps et à la réforme des programmes d’enseignement au secondaire. Prisé pour ses connaissances et son discernement, il a occupé le poste d’éditorialiste en chef au quotidien La Presse et a été membre du conseil d’administration des chaînes d’information de la Société Radio-Canada. »

Décoration octroyée en février 2006,
décernée à titre posthume le 15 décembre 2006


DE L’UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE.

Le Président et les Conseillers, à tous ceux qui ces lettres verront, salut dans le Seigneur. Puisque les diplômes visent à ce que soient décorés des titres appropriés ceux qui s’imposent par le caractère et par la science, il est résolu et décrété, à Notre Université, de ne donner ces titres à personne qui ne soit réputé pour ses bonnes moeurs et qui n’ait, de sa science, donné un témoignage suffisamment remarquable.

Or, comme JEAN-PAUL DESBIENS s’est démontré à tous comme un homme excellent, remarquable par la munificence de ses facultés et bien méritant de l’enseignement supérieur, de par l’autorité à nous remise, et avec l’appui des responsables de la Faculté compétente, par les présentes lettres, nous le faisons et déclarons DOCTEUR DES SCIENCES DE L’ÉDUCATION honoris causa muni de tous les droits, honneurs et privilèges qui reviennent à ceux qui se sont acquis un tel grade.

En foi de quoi, ont souscrit en notre nom à ces lettres, cachetées du grand sceau de Notre Université, le chancelier, le recteur, le secrétaire général et le doyen de la Faculté des Sciences de l’Éducation.

À Sherbrooke, le dix-septième jour du mois d’octobre, l’an de la réparation du salut 1987.

Mgr Jean-Marie Fortier
Chancelier de l'université et évêque de Sherbrooke


« L'ouvrage Le Grand Mensonge de l'éducation (Lanctôt Éd.) est dédié à Jean-Paul Desbiens,  et si, différence de contexte oblige, il ne deviendra sans doute pas un livre culte, il a quand même le mérite, à la manière du frère Untel, d'exposer crûment des lacunes qu'une foule de professeurs constatent. »

Josée Boileau,
Le Devoir


« Le Frère Untel, dans ses historiques Insolences, se posa une question existentielle: «Le "professeur" est-il un professionnel?» Par professeur, le mythique personnage désignait non pas l'universitaire tel que, soucieux de notre langue, nous l'entendrions aujourd'hui, mais bien le précepteur laïque des niveaux inférieurs et supérieurs. La mince formation des maîtres à l'époque duplessiste, formation non comparable à celle que recevaient médecins, ingénieurs et avocats, avait fait douter le Frère Untel de la pertinence de ranger les enseignants parmi les professionnels. »

 Richard Biron,
La Presse


«En quel sens Jean-Paul Desbiens a-t-il été « visionnaire »? Sûrement pas comme une personne qui a ou croit avoir des révélations surnaturelles. (Petit Robert). Son sens de l’humour l’en aurait amusé. Car sa foi robuste et ses racines paysannes ne le prédisposaient guère aux envolées mystiques! Comme un esprit lucide, «qui a une intuition juste de l’avenir» (id)? Sûrement. Et ce par une analyse pénétrante de ce que vivait le Québec au seuil de sa Révolution tranquille. »

Mgr Maurice Couture


« Il est toujours difficile de voir partir quelqu’un que l’on admire. La disparition de Jean-Paul Desbiens  ne me laisse pas indifférente. Je suis déçue de n’avoir pas su lui dire combien il a été important dans ma vie. Pourtant, j’en ai eu la chance. En mars dernier, en réponse à des félicitations que je lui avais faites pour souligner sa nomination à l’Ordre du Canada, il m’apprenait qu’il avait un cancer des poumons. C’est pourquoi aujourd’hui, à travers cette tribune, je me permets de lui rendre cet hommage sachant qu’étant très croyant, il aura certes l’occasion de lire ce dernier message. »

 Françoise Dulac


« Il a été, tour à tour, éducateur, écrivain, journaliste, administrateur, conférencier. Je retiens surtout qu’il a reçu beaucoup : des gens venaient lui demander conseil, lui exposer leurs problèmes, parler de leur avenir ou d’un projet en chantier, etc. Sa porte était toujours ouverte. Et dans la mesure de ses moyens, il cherchait avec eux une réponse à leurs questions : il professait peu, mais questionnait beaucoup. Et, à tous ceux qui s’adressaient à lui par écrit, il tentait de répondre à chacun avec à propos. »

Jean-Noël Tremblay,
lors des funérailles le 29 juillet 2006


« Jean-Paul m'a dit un jour: un ami c'est un frère que l'on choisit. J'ai été doublement choyé; Jean-Paul était mon frère de sang et mon ami. J'ose espérer qu'il en fut de même pour lui.

Je lui dis au revoir, mon frère, mon ami. Repose en paix et merci pour tout ce que tu m'as apporté. »

Mozart Desbiens,
aux funérailles, le 29 juillet 2006.


« Les choses que disait Jean-Paul Desbiens, quelques audacieux les disaient déjà. Toutefois, personne n’écrivait comme lui.  Non seulement était-il particulièrement incisif (J’écris à la hache…) mais il maniait brillamment la caricature et l’autodérision. 

« On sent un homme qui parle, et c’est ce qui nous rejoint, avança André Laurendeau pour expliquer le succès phénoménal du livre (Les insolences). Des propos plus académiques et mieux surveillés laisseraient le lecteur indifférent. Lui nous devient vite très proche : c’et un don.  Il éveille la sympathie. On l’aime. »

André Pratte,
La Presse


« Les intellectuels, qui  n’aiment guère Jean-Paul Desbiens, devraient au moins lui faire l'honneur de le juger sur son pari fondamental, qui se résume à trois mots déjà évoqués: l'élémentaire, le transcendant et la liberté. Desbiens a un solide appétit et il nous autoriserait sans doute à employer ce mot au pluriel. Pour ce qui est de ses racines, il suffit, pour s'en faire une idée, de l'entendre dire qu'il est un homme d'ici au point d'être fier de l'hiver. Il est le plus élémentaire de nos penseurs. C'est pourquoi d'ailleurs il a des mots terreux et colorés qui ne laissent personne indifférent »

Jacques Dufresne,
Encyclopédie l’Agora


 « Merci au Devoir de rappeler le rôle capital qu'a joué le Frère Jean-Paul Desbiens dans l'établissement de la programmation des Cégeps. Il a fait partie d'une équipe remarquable de gens engagés, désintéressés qui ont fait faire des pas de géants à notre société. Desbiens a insisté pour que des éléments de philosophie soient enseignés à tous les cégépiens. »

Jacques Faucher


« Ce qui frappe dans les milliers de mots alors écrits par le frère Untel, outre la justesse du propos, c'est le ton unique, la verdeur, l'humour, voire la férocité joyeuse avec laquelle sont assénées ces «quatre vérités» — étonnant mélange de Bernanos, de Léon Bloy et de Céline, tous auteurs tutélaires que le frère a pratiqués au cours des années 1950, terrassé qu'il était par une longue tuberculose. Vérités, oui, car dans ces onze autres lettres, le frère Untel ne se contentera pas d'évoquer de simples accrocs à la langue, mais poussera l'audace — ou le courage, ou la lucidité! — jusqu'à poser lui-même des diagnostics crus et forts sur le malaise qui habite le peuple canadien-français. »

Luc Dupont,
journaliste scientifique


« Si je me permettais de résumer, de façon excessive sinon insolente, le destin de Jean-Paul Desbiens, je dirais qu’il a été créé et mis au monde pour l’École. En effet, après l’avoir fréquentée aussi utilement qu’il est possible, il l’a fit. D’abord dans le sens qu’on donnait naguère à l’expression « faire l’école », c’est-à-dire enseigner. C’était tout dire de la fonction essentielle de l’école. En effet, « La maison d’école » d’alors se nomme maintenant maison d’enseignement. »

François caron,
dédicace de la Bibliothèque Jean-Paul Desbiens,
janvier2005


« Rendre  hommage. Pour le reste, le Desbiens des Insolences, qui écrit dans Sous le soleil de la pitié (1965) des pages chrétiennes admirables parmi les peu nombreuses écrites dans ce pays dit catholique, pages aussi peu citées que les admirables Croquis laurentiens de Marie-Victorin alors très proche de Pascal (dans Anticosti, par exemple), ce fonceur, cet homme un peu carré a-t-il mal tourné comme éditorialiste, antisyndicaliste?... C'est là une tout autre question. »

André Gaulin


« Plus de 40,000 lecteurs ont déjà jugé et compris que cette émouvante autobiographie de Jean-Paul Desbiens est une profonde réflexion sur l'homme québécois, un appel à la fraternité et à l'espoir. »

4e de couverture de SOUS LE SOLEIL DE LA PITIÉ


"Je veux parler au monde", a dit le  frère Desbiens lors de son entrée en fonction à La Presse. Ce "monde", il a certainement été interpellé à plus d'une reprise par ses écrits. "René Lévesque s'est déjà mis à genoux devant lui pour qu'il se présente pour le Parti québécois", estime son ami Jean O'Neil, qui a entretenu une relation épistolaire avec lui pendant sept ans. La correspondance des deux hommes a été publiée sous le titre Entre-Jean. »

Richard Biron,
La Presse


Jean-Paul Desbiens, Chevalier de l’Ordre national du Québec (1988) « Jean-Paul Desbiens a prononcé un grand nombre de conférences et publié des centaines d'articles dans divers journaux ou revues, sur des sujets touchant principalement l'éducation, la politique, la religion. Il a également publié plusieurs volumes. »

Court extrait de l’hommage prononcé à cette occasion.


« Les Insolences du Frère Untel  sont bien d'abord une posture, provocatrice qui donne voix " aux classes sociales les moins culturellement valorisées " (Marie-Andrée Beaudet, p. 55), mais sa véritable valeur d'essai, telle que la met en évidence Marie-Andrée Beaudet réside dans cette mise en scène de la naissance d'un écrivain qui s'affiche dans le dédoublement énonciatif des apartés et des parenthèses (Marie-Andrée Beaudet, p. 53). De même la posture du " vigile " est celle d'une modalisation généralisée qui prend sens de la nécessité pour les hommes de " réfléchir sur le sens et la portée de leurs pratiques " (Serge Cantin, p. 227) »

Dominique Vaugeois


« Jean-Paul Desbiens s'est fait connaître dans les années soixante sous le pseudonyme de Frère Un Tel pour un livre, "Les Insolences" où il a pris la liberté de dire sa pensée. Cependant, cette liberté lui a coûté un exil temporaire, prix d'après lui, qu'il fallait payer pour "un service de libération de la parole, de la prise de parole". Frère Mariste, il est demeuré fidèle à sa communauté malgré les épreuves par reconnaissance pour la collaboration apportée à la construction de son être depuis son enfance. Auteur, il l'est toujours puisqu'il vient de publier son journal 2002, "Je te cherche dès l'aube". »

Entretien télévisé avec Roland Leclerc


« Le frère Untel qui a inspiré et nourri intellectuellement les gens de ma génération en osant défier dans ses «insolences», mais toutefois dans le respect des institutions, tous ceux et celles qui s'opposaient à la liberté et à la qualité de la langue, mérite notre profonde gratitude. »

Georges Lalande,
Président du Conseil des aînés du Québec.


« On peut louer, et on louera beaucoup l’homme, l'éducateur, le penseur, l'écrivain, l’administrateur, mais on ne louera jamais assez le chrétien, le religieux que Jean-Paul Desbiens était fier d’être, et son obéissance, son humilité. Car obéir… quand on sait qu’on a raison est héroïque. Saint Benoît a écrit au chapitre V de sa Règle : « Le premier degré d’humilité est l’obéissance sans délai. Et elle convient à ceux qui n’ont rien de plus cher que le Christ. » Ailleurs, saint Benoît écrit : « Obéir par amour en mettant sa confiance dans l’aide de Dieu. » (c. 68). Des Jean-Paul Desbiens, il n’y en a qu’un par siècle, et encore, pas à tous. Heureux sommes-nous de l’avoir connu ! »

Paul Lavallée, Ph.D.


« De la graine de blogueur ce Frère Untel ! »

« J’ai rencontré M. Desbiens à trois reprises et j’ai toujours été frappé par ce mélange d’assurance et de timidité qui trahissait son franc-parler et son jugement. Homme intelligent, il en imposait beaucoup par sa prestance, mais son ton de voix rassurait par son grand respect des autres. On m’a raconté plusieurs anecdotes à son sujet, mais je retiens qu’il a été celui qui a brassé le Québec au bon moment de la bonne façon! C’est ceci : « C’est à la hache que je travaille. Le temps n’est pas aux nuances au pays du Québec. Quand tout le monde parle joual, ce n’est pas le moment de surveiller ses ne… pas et ses ne… que. Si un homme est en train de dormir dans sa maison en feu, on ne le réveille pas au son de la petite sérénade nocturne de Mozart. On lui hurle de se réveiller. »

Mario Asselin


 « La première fois que j'ai entendu parler du Frère Untel ça doit bien être au Cégep. C'est justement Jean-Paul Desbiens qui a participé à la création de ces derniers, en plus de réformer le système d'éducation. Dommage que je n'ai pas eu l'occasion de le connaître avant. À cette époque, on s'intéressait au langage utilisé par les Québécois. Un débat qui persiste encore après 46 ans de la publication du livre Les Insolences du Frère Untel, en 1960. » 

Espace à louer. Blogue


« L'anonymat constituait une exception dans les lettres d'opinion publiées dans Le Devoir, ou tout autre journal - à cette époque, comme encore aujourd'hui. Il faut une raison sérieuse aux responsables d'un journal pour accepter de publier une telle lettre. Il faut que l'auteur d'une observation ait le courage de ses convictions et s'identifie. Mais à toute règle, il peut y avoir des exceptions. Dans le cas de Jean-Paul Desbiens, les autorités du Devoir connaissaient l'identité de l'auteur. Je répète que Laurendeau a probablement écrit un mot pour cautionner une telle publication anonyme. Il y allait d'un intérêt supérieur: le sérieux des propos de l'auteur dans un domaine où l'avenir de la nation se joue, c.a.d. l'éducation de la jeunesse. »

Jacques Faucher


« Le Québec est aujourd’hui en deuil de l’un de ses grands bâtisseurs. Bien connu pour son franc-parler et son style pamphlétaire, Jean-Paul Desbiens a été l’un des précurseurs de la Révolution tranquille. Les insolences du Frère Untel ont contribué de manière significative à une importante prise de conscience collective quant à la nécessité de pallier certaines déficiences du système éducatif québécois et de rehausser le niveau de ce dernier, notamment en ce qui a trait à l’enseignement du français », a déclaré le ministre Jean-Marc Fournier.

« Dans les années 1960, M. Desbiens  a œuvré à la réforme du système scolaire. En effet, il a aidé le Québec à se doter d’un réseau d’éducation moderne de qualité et accessible à tous. Il a notamment été directeur de l'enseignement primaire et secondaire au tout nouveau ministère de l'Éducation du Québec. Il a aussi collaboré à la mise en place des cégeps », a conclu le ministre.

Marie-Claude Lavigne,

Attachée de presse
du ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport.


« Jean-Paul Desbiens : un esprit lucide parce que libre, lumineux parce que simple, clair parce que s'exprimant avec justesse. Ceux qui écrivent l'histoire sans documents d'archives pourront au moins puiser dans « Dossier Untel » une vue des choses qui en vaut bien d'autres. La religion, l'indépendance, la jeunesse, l'éducation, la langue, octobre 70, et "les intemporels" moins intemporels qu'ils en ont l'air rappellent les préoccupations d'un éditorialiste qui fut bien de son temps. »

P.S. Revue d’histoire de l’Amérique française


« Vingt-trois ans après les Insolences, le célèbre Frère Untel accepte enfin de s'expliquer, de se livrer plus qu'il ne l'avait jamais fait, de se raconter amicalement à une jeune équipe venue l'interviewer et le filmer à la demande expresse de Radio-Québec. L'entrevue se déroule près du lac Saint-Jean, dans les villages de Desbiens et de Métabetchouan, pays natal du frère mariste.

Il n'écrit pas... il parle.

« Ces magiciens de l'image et du son nous livrent donc sur papier quelques écrits, mais surtout les paroles et presque les gestes, de celui qui fut à l'origine de la Révolution tranquille au Québec. »

Un beau dialogue frais comme l'automne au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

« En quatre jours, lors du tournage, il a remonté le fil de sa vie. Il est redevenu éducateur et maître. Patient et impitoyable. Il a beaucoup ri, mais, surtout et malgré le fait qu'il demeurait en alerte, il s'est peigné l'âme et s'est généreusement découvert. »

Louise Bouchard-Accolas
dans  Appartenance et liberté

« Pour une nation tout entière secouée et sortie d’une torpeur certaine par la franchise du verbe, la rigueur de la pensée et la force de l’argumentation qui étaient votre " marque de commerce ", un phare qui s’éteint définitivement s’avère une tragédie. Surtout lorsqu’il fut, et ce jusqu’à l’ultime bout de sa longue et remarquable route, une intarissable source de réflexions et, conséquemment, de changements et de liberté. Autrement dit, un " empêcheur de penser en cons ", comme l’instinct grégaire pousse si bien à le faire. »

Michel Corbeil.
Paru dans La Presse au décès de J-P Desbiens


« L'œil incisif à 73 ans, Jean-Paul Desbiens interroge autant qu'il répond. Le farouche et orgueilleux homme, libre penseur au franc-parler, lance un mot, voit l'étincelle dans le regard de son interlocuteur, le reprend au vol et, souriant, le note lui aussi. Le mot «symbiose» convient parfaitement selon lui à décrire la révolution québécoise des années 1960, cette «aventure collective énorme et largement positive» dite tranquille à défaut de mieux. »

Mario Cloutier


“Jean-Paul Desbiens, member of the Marist order of brothers, teacher, philosopher, writer, journalist (born at Métabetchouan, Québec, 7 March 1927). His book describing the failure of the Québec educational system, Les Insolences du Frère Untel (published in English as The Insolences of Brother Anonymous), had unprecedented success.”

Robert Brisebois


« Conférence de Jean-Paul Desbiens, le Frère Untel,  intitulée "L'enseignement du français, un drame oui ou non ?"

Un exposé de ce qui a changé depuis l'époque des "Insolences du Frère Untel ". Le procès de la société québécoise et du gouvernement actuel. La dénonciation des excès du syndicalisme. La situation de l'enseignement du français et de la civilisation du joual. La souveraineté culturelle à la Bourassa et le prix de l'identité nationale. Ses réflexions sur la réforme pédagogique, l'irresponsabilité du ministère de l'Éducation et de certains enseignants face à l'avenir de l'école au Québec. Son credo personnel et sa foi dans les ressources du peuple québécois. »

Benoit Michel, animateur;
Guillet Michel, réalisateur;
Lagüe Jules, journaliste.


“A self-described Quebec nationalist, Desbiens's politics were hard to pin down. He was, he said, neither left nor right, Conservative nor Liberal, federalist nor separatist, but rather "a Christian realist.''

"It is one thing to dream of Quebec independence, another to sow hatred and lies to achieve that dream," he said.

"You cannot live in a collective society if you don't recognize certain moral values. This is more a metaphysical position than a political position. I support Quebec independence, but not at all costs or under any conditions."

ALAN HUSTAK,
The Gazette


« Homme de mesure, Jean-Paul Desbiens serait sans doute le premier à sourire de pareils excès, d'une célébration qui confine au dithyrambe. Il serait davantage enclin à dénoncer la stagnation, voire le recul en matière de qualité de la langue. On lui doit notamment l'expression colorée de «joual», qui fait fortune, cette immense misère de notre langue écrite et parlée qu'il s'était donné pour mission première de dénoncer et de combattre. On est fondé à supposer qu'il entrerait dans une grande colère en constatant que sa croisade (car c'en était une) aura eu des effets éphémères. On ne parle plus guère de «joual», mais l'état global de la langue écrite et parlée, après un certain progrès, grâce notamment à la loi 101 et aux organismes créés pour sa mise en œuvre, est redevenu hautement préoccupant. L'école à tous les niveaux contribue généralement à cette nouvelle dégradation et les médias ne font qu'accélérer la déchéance.

Il est assez savoureux de relever les éloges et les hommages à l'endroit de Jean-Paul Desbiens dans des médias qui contribuent à rendre tous les jours un peu plus actuelle, douloureusement actuelle, la croisade des années soixante du frère Untel.

Jean-Marc Léger,
Le Devoir


Jean-Paul Desbiens, connu aussi sous le nom de Frère Untel, est une des grandes figures du Québec moderne. Il a publié, au début des années 60, «Les Insolences du Frère Untel» qui allait être un jalon dans ce qu'on appellerait plus tard «La Révolution tranquille». Cette histoire de cas retrace les grandes étapes de cette carrière consacrée au journalisme et à l'enseignement. »

Jean-Noël Tremblay,
Sylvain St-Jean, Laurent Lapierre


« Penser que l’on peut passer d’un français hyperfamilier à un français standard au quart de tour, comme s’il suffisait d’appuyer sur un commutateur, est un mythe. Que faut-il en conclure ? Qu’il y a eu des progrès dont il faut se réjouir. Mais que le chemin à parcourir reste énorme. Le joual du Frère Untel est moins fringant, mais il n’est toujours pas retourné à l’écurie. »

Paul Roux


« Ne finissons pas ce rapport sans relever les petites notes d’humour que le Fr. Desbiens a su glisser par ci par là dans son texte.  C’est fait avec une telle discrétion, un tel bon goût, de façon si finement spirituelle, que cela ne dépare pas du tout un travail de recherche austère. Au contraire.

Je crois pouvoir conclure ce rapport en redisant l’impression très favorable que m’a faite la présente thèse (de doctorat) et en proposant son acceptation par la Faculté, avec la  Note I :  Summa cum laude. »

Professeur Norbert Luyten,
Fribourg, le 25 juin 1964


« Cette thèse, (Introduction à un examen philosophique de la psychologie de  l’intelligence chez Jean Piaget) dont la valeur est nettement au-dessus de la moyenne, est l’œuvre d’un candidat intelligent et mûr.  Nous pensons que nous pouvons en recommander l’acceptation à la Faculté des Lettres, et pour autant que le premier rapporteur est d’accord, en lui attribuant la note   I :  Summa cum laude. »

Laure Dupraz,
Fribourg, 26 juin 1964


« Jean-Paul Desbiens fait  partie du projet Philosophie, qui a pour but d'enrichir le contenu de Wikipédia sur les sujets liés à la Philosophie.

Si vous voulez participer, vous pouvez modifier cet article ou visiter la page du projet, où vous pourrez vous joindre au projet et consulter la liste des tâches et des objectifs. Le portail Philosophie pourrait aussi vous intéresser. »

WIKIPEDIA sur Internet


« La série ARTISANS DE NOTRE HISTOIRE présente une histoire du Québec contemporain racontée par ceux qui en furent des artisans incontournables, des acteurs de premier plan. Chacun des documentaires est composé d'un montage d'archives qui permettent de placer l'action de l'invité dans son contexte politique, social et culturel à travers une entrevue de fond réalisée par l'historien québécois Jacques Lacoursière.

Jean-Paul Desbiens fait partie de ceux-là. »

Voir Internet 
 LES ARTISANS DE  NOTRE HISTOIRE



« Homme de conviction et d'engagement, Jean-Paul Desbiens nous laisse en héritage le témoignage d'une vie guidée par des principes choisis. Puisse-t-il continuer à nous inspirer dans la conduite de nos propres vies. »

Jacques Boisvert,
professeur et chercheur


« À l’époque, mon rêve était de devenir un grand professeur d’université, d’écrire des livres savants, de donner des conférences prestigieuses (orgueil, orgueil).  Quand on m’a offert le job au collège sur un plateau d’argent, j’ai donc hésité, c’est Jean-Paul Desbiens, le Frère Untel, (un de mes mentors de l’époque), qui m’a finalement convaincu de faire le saut dans la réalité : « Vous rêvez d’être un grand écrivain, plongez dans le réel, dans la vraie vie. Ça va vous faire du bien! »  C’est donc au Frère Untel que je dois ma carrière d’éducateur et d’enseignant (dans cet ordre). »

lucphaneuf@gmail.com


« À cause peut-être du fait que c'est la dernière tranche, ce journal – Dernière escale - revêt un caractère particulier. Il nous révèle encore plus l'homme honnête, droit, franc, intelligent, réfléchi, aimant suffisamment l'humanité pour la questionner et la critiquer à l'occasion. Il nous révèle également le religieux à la foi profonde, à l'espérance solide et à l'amour de son Dieu et des autres sans équivoque. À cet égard, ses commentaires d'Écriture sont toujours savoureux et à point.

Le bateau est rentré au port. Paix à son âme. Et merci infiniment! »

Jules Beaulac


« On a dit que le Frère Untel n’apportait pas de réponse solide aux problèmes qu’il posait. On a dit qu’on ne pouvait pas élaborer une politique concrète à partir de son volume. Mais c’est de toute l’attitude du frère Pierre-Jérôme que se dégage une politique : la politique de la conscience des événements qui se passent autour de nous, la politique de la charité qui consiste à porter l’inquiétude de ceux qui souffrent de ne pas pouvoir être totalement eux-mêmes, mais aussi la politique de l’énergie, de la force et de l’audace pour pouvoir malgré tout se donner. »

Marcel Brisebois


 “Alla fine del 1960, appare un libro intitolato Les insolences du frère Untel, scritto da Un Tel, ironicamente: venduto in centomila esemplari, il testo costituisce un po’ il simbolo della rivoluzione tranquilla. Padre Untel, insegnante in una scuola della provincia del Québec, denuncia il décalage tra lingua della scuola e lingua della strada: le Joual. Questo termine joual, già negli anni 30, indicava in modo derisorio il locutore che, o per mancanza di scolarizzazione o per tradizione o per gusto, utilizzava joual al posto di cheval. Dunque questa espressione serviva a designare, denunciare e fare la caricatura di un linguaggiio storpiato: le nom est fort bien choisi. Il y a proportion entre la chose et le nom qui la désigne.”

Gabriella Fabbricino


« Les écrivains JEAN-PAUL DESBIENS et JEAN O'NEIL nous font entrer dans l'intimité de leurs échanges épistolaires. Le célèbre auteur des Insolences du frère Untel écrivait une première lettre à JEAN O'NEIL en février 1993 après avoir lu son ouvrage Promenades et Tombeaux. Ils n'ont pas cessé de correspondre depuis.

Délectable, cette correspondance possède l'âpreté que permet l'intimité, la sincérité que requièrent l'amitié et le respect. Remarques sur l'actualité et ses personnages, commentaires de lectures, discussions sur les auteurs aimés ou détestés, ces propos échangés « entre Jean » invitent à un savoureux partage. »

4e de couverture de
Entre Jean.


« Pour des raisons que nous devons respecter absolument, le Frère Untel a préféré sa vocation religieuse à sa vocation nationale et, à l'ombre du clocher, Jean-Paul Desbiens a fait une carrière très honorable. On le lit avec ravissement chaque mercredi dans La Presse, où il pratique une prose dilettante et parnassienne. Lorsqu'on lui demande de se prononcer sur le Frère Untel, il y consent avec discrétion et dignité; on sent qu'il aimerait mieux n'en rien faire et que le Frère Untel est pour lui tout aussi bien que pour nous tous un personnage historique qu'il faut d'ores et déjà abandonner aux historiens. En marge du temps. À rebrousse-poil, dans le souvenir attendrissant. Alors que le temps, lui, marche vers demain, inéluctablement. »

Essais.
Par Agnès Whitfield


«  En 1965, Jean-Paul Desbiens publie Sous le soleil de la pitié, un très beau livre de souvenirs sur son enfance et son adolescence dont la manière est originale et inattendue. La Révolution tranquille finit par s’essouffler, bien des attentes sont déçues, de sorte qu’à la fin des années 1960, on assiste à une véritable crise de société. Il décide alors de s’engager dans le débat. »

100 Québécois qui ont fait le XXe siècle
VOIR. Euréka Productions.


« Ce livre (Les insolences) est également intéressant pour la dimension internationale qu’il prend : de 1962 à 1964, envoyé par sa communauté à Fribourg (Suisse), Jean-Paul Desbiens y soutient une thèse sur Jean Piaget. Il s’intéresse cependant toujours pour l’évolution de la situation politique au Québec : dénonçant le terrorisme, il donne son avis pour les questions de l’éducation. Dans sa correspondance depuis Fribourg, transparaît alors sa perception d’une Suisse multilingue mais où les communautés linguistiques se parlent peu. »

 Claude Hauser


 « La gloire, c’est d’être porté dans le cœur d’un inconnu ", avez-vous écrit dans Sous le soleil de la pitié, chef-d’œuvre dont l’école, cette " trame de la société " qui vous tenait tant à cœur, devrait assurer la plus large fréquentation possible. Au-delà de la place immense que vous occupez dans le cœur d’une multitude d’inconnus, vous léguez à une société qui en a grand besoin un héritage qui laissera une empreinte pérenne. Puisse-t-elle s’en montrer digne, non pas tant en l’acceptant aveuglément qu’en la questionnant intelligemment, comme le libre penseur que vous étiez l’eût toujours souhaité. »

Michel Corbeil,
dans La Presse, lors du décès de Jean-Paul Desbiens


« En février 2004, on me demanda de couvrir une journée de réflexion sur l’enseignement des sciences, alimentée par le témoignage et les commentaires de Jean-Paul Desbiens, alias le frère Untel. Ce personnage quasi-mythique existe donc vraiment ! Droit comme un piquet, les cheveux en brosse et la démarche un  peu raide, il use d’une langue directe et sans fard, amoureusement fidèle à la grammaire de son enfance.  Soumis au supplice de l’éloge, il se gausse de lui-même en se qualifiant d’ « institution », esquissant ce sourire ironique qu’il économise au maximum. »

André Lemelin


« Si au fond la langue a intéressé Jean-Paul Desbiens, c’est d’ailleurs en partie – mais pas seulement - parce que c’est d’elle que naît le Réel ou, a contrario, une déformation de ce Réel : le mensonge.

Et tout au long de ces années, assoiffé de justice humaine, il aura pris sur lui d’ébruiter le silence des Petits, et sur lui aussi d’humilier l’effronterie des Sourds, en prenant bien soin d’abord de la virer en bourrique.

La survie culturelle d’un peuple exige l’existence, en sa génétique même, de ce genre d’hommes. Toutes les cultures en ont toujours secrétés et en secrètent encore au grand jour. Ces êtres sont les derniers remparts avant l’assaut final; ces hommes sont notre dernière immunité. »

Luc Dupont, 19 novembre 2010


« À Jean-Paul Desbiens, courageux responsable, contre vents et marées, de ce programme de l’enseignement collégial, qui accorda une si large place à la formation générale, écrivain prolifique et éditeur, quand il fut directeur général du collège Notre-Dame de Foy, d’une revue intitulée Les cahiers de Cap-Rouge. »

Jacques Dufresne.
Dédicace d’un article :
Panorama de la vie intellectuelle dans les collèges du Québec.
Voir l'Encyclopédie de l'Agora, 2005.



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le mardi 11 octobre 2011 13:56
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur de sociologie retraité du Cégep de Chicoutimi.
 
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