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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Facteurs sociaux de la santé, de la maladie et de la mort (1994)
Introduction


Une édition électronique réalisée à partir de l'article de Ginette Paquet, Facteurs sociaux de la santé, de la maladie et de la mort”. Un article publié dans l’ouvrage sous la direction de in ouvrage sous le direc-tion de Fernand Dumont, Simon Langlois et Yves Martin, Traité des problèmes sociaux. Chapitre 11, pages 223 à 244. Québec: Institut québécois de recherche sur la culture, 1994, 1164 pages.

Introduction

L'accès universel à des soins de santé de qualité constitue l'un des principes fondamentaux de notre société. Nous y consacrons d'ailleurs beaucoup d'argent. Les services de santé représentent au Canada un secteur d'activité économique considérable, l'un des plus importants parmi les pays modernes. Au Québec, ce secteur monopolise à lui seul près de 9% de la richesse collective (11% aux États-Unis), c'est-à-dire plus de 10 milliards de dollars, comparativement à 4% il y a trois décennies. Les services médicaux, les soins hospitaliers, les tests en laboratoire et les médicaments vendus sur ordonnance accaparent la plus grande partie de notre argent et de notre attention lorsqu'il est question des problèmes de santé. L'idée que l'état de santé dépend du nombre de médecins et d'hôpi­taux disponibles n'est-elle pas très répandue? 

S'il était démontré que le système de soins contribue avantageusement à la richesse collective d'une nation et qu'il constitue le principal déterminant de l'amélioration de la santé de la population, légitimement, la croissance de ce secteur ne devrait plus susciter de débat. Mais de telles démonstrations n'existent pas [1]. Selon plusieurs économistes: 

Des investissements dans les secteurs plus compétitifs de l'économie seraient, disent-ils, préférables, même pour l’amélioration de la santé. Ces secteurs produisent en effet plus de richesse et de bien-être que le secteur des soins, bref des conditions dont l'histoire nous a démontré l'extrême importance pour la santé de la population [2]. 

Alors comprendre pourquoi les citoyens de certains pays, qui dépensent moins que nous pour les soins de santé, sont en meilleure santé et aussi pourquoi l'augmentation des sommes consacrées aux services de santé conventionnels dans les pays développés n'a pas forcément d'effet positif sur l'état de santé et de bien-être collectif nous semble essentiel. 

Il n'est pas, de toute évidence, dans notre intention de traiter ici de l'ensemble des explications. Notre réflexion sera plus modeste; nous tenterons de cerner sommairement l'influence contemporaine des facteurs sociaux sur la santé, la maladie et la mort dans les sociétés industrialisées. Dans un premier temps, nous ferons le point sur la définition de quelques concepts, puis nous dresserons un bilan de l'inégalité sociale devant la maladie et la mort afin de faire ressortir le rôle des facteurs sociaux. Enfin, de ce bref tour d'horizon des connaissances disponibles sur la relation entre le social et la santé collective émaneront les avenues prioritaires de recherche.


[1] Marc Renaud, «Santé: le sociologue au pays des merveilles», Cahiers de recherche sociologique, 14, printemps 1990, p. 171-179.

[2] Ibid., p. 177.



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le samedi 31 mai 2008 11:32
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi.
 
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