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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

L'aigle et le castor: étude de la distribution spatiale de la criminalité
aux États-Unis et au Canada
(1993)
Introduction


Une édition électronique réalisée à partir de l'article de Marc OUIMET, “L'aigle et le castor: étude de la distribution spatiale de la criminalité aux États-Unis et au Canada”. Un article publié dans la revue Criminologie, vol. XXVI, no 2, 1993, pp. 85-102. Montréal: École de Criminologie, Université de Montréal. [Autorisation accordée par l'auteur le 11 septembre 2006]

Introduction

Au cours des trois dernières décennies, bon nombre de travaux de recherche ont comparé les taux de criminalité entre les États-Unis et le Canada. La plupart des études disponibles visent d'abord à expliquer des différences apparentes entre les taux d'homicides des deux pays. Cette approche limitée du problème comporte deux faiblesses. En premier lieu, l'homicide n'est pas nécessairement représentatif de l'ensemble de la criminalité. En second lieu, l'empressement à expliquer les différences observables n'a pas permis une analyse détaillée des différences etiou des ressemblances entre les deux pays. La présente étude, exploratoire, vise donc à étayer les connaissances comparatives sur la criminalité aux États-Unis et au Canada. Son objectif est de circonscrire les différences et les ressemblances de manière à orienter les modèles explicatifs qui peuvent en rendre compte. 

L'étude des comparaisons internationales a une longue histoire en criminologie. Cependant, ce type d'analyse est confronté à de nombreux problèmes, notamment à ceux liés à la disponibilité et à la validité des données empiriques. Killias (1991) présente les principaux dangers liés aux comparaisons internationales reposant sur les indicateurs officiels de la criminalité. Il préconise une approche de comparaison en profondeur, entre deux ou trois pays à la fois. Avant d'entreprendre une comparaison internationale, il faut pouvoir compter sur des indicateurs statistiques comparables. Les crimes d'homicide, de vol qualifié, de vol par effraction et de vol de véhicule à moteur sont les plus souvent utilisés à des fins de comparaison. Ces crimes ont l'avantage principal d'être souvent rapportés à la police par leurs victimes (Cusson, 1990). 

Le chiffre noir de la criminalité ne constitue pas un problème pour l'analyse comparative dans le cas où le taux de reportabilité est constant à travers les différents territoires considérés. Même si des données précises à cet égard ne sont actuellement disponibles qu'à l'état parcellaire, il n'y a pas a priori de raison de croire que les taux de reportabilité soient très différents entre le Canada et les États‑Unis, d'autant que les taux de reportabilité entre les différents états américains varient peu (Hindelang et al., 1981). Cette question mériterait toutefois d'être abordée plus à fond, en particulier à partir du sondage canadien de victimisation de 1993. En ce qui a trait à la définition légale et opérationnelle des quatre crimes mentionnés, il n'y a pas de différence majeure entre les définitions adoptées aux ÉtatsUnis et au Canada qui puisse expliquer la plus ou moins grande prévalence dans l'un d'eux.


Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le mardi 19 décembre 2006 10:11
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur au Cégep de Chicoutimi.
 
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