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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Maria LOS, Les femmes, le pouvoir et le crime en Pologne (1983)
Introduction


Une édition électronique réalisée à partir de l'article de Maria LOS, Les femmes, le pouvoir et le crime en Pologne”. Un article publié dans la revue Criminologie, vol. 16, no 2, 1983, pp. 47-66. Montréal: Les Presses de l'Université de Montréal. Numéro intitulé: Les femmes et la justice pénale. [Autorisation accordée par l'auteure le 29 mars 2007 de diffuser cet article dans Les Classiques des sciences sociales.]

Introduction

En Pologne, comme ailleurs, les hommes semblent plus attirés par le crime que les femmes, ou, tout au moins, s'arrangent-ils pour figurer officiellement plus souvent dans les statistiques. 

Un nombre de plus en plus grand d'ouvrages criminologiques s'intéressent à l'importance du sexe dans la criminalité et le système de justice pénale. Cela implique généralement l'analyse des différences culturelles et structurelles dans les rôles sexuels aussi bien que les pratiques sexistes des agences de justice pénale œuvrant dans une société construite d'après les intérêts des hommes (Smart, 1977a, b; Hagan et al., 1979 ; Bertrand, 1979). La Pologne offre un cas intéressant aux étudiants de la criminalité des femmes, car la femme et l'homme polonais ont tous deux des niveaux d'instruction et une implication à l'extérieur de la maison très semblables. De plus, le système de justice pénale emploie un très grand nombre de femmes. 

Ceci dit, la situation polonaise informera-t-elle les théories prédisant l'augmentation significative de la délinquance des femmes en fonction du processus de libération de la femme et de son intégration au sein des structures officielles et organisées de la société ? Des théories superficielles peuvent être facilement corroborées ou contredites par une généralisation superficielle des faits. 

De tels exercices, cependant, ne contribuent pas tellement àla compréhension d'une réalité sociale complexe. Deux articles (Adler, 1977 ; Plenska, 1980) qui tentent d'expliquer pourquoi l'émancipation de la femme en Pologne n'a pas provoqué un accroissement significatif de la criminalité féminine, touchent à certains aspects et facteurs importants reliés à cette question niais en négligent d'autres. Le présent article constitue une contribution à la discussion qu'ils ont déjà engagée. Nous tenterons d'aborder le problème sous l'angle phénoménologique, en reconstruisant quelques-uns des aspects subjectifs des changements objectifs de l'organisation sociale. Il ne s'agit donc ni d'une rigoureuse analyse empirique ni d'une synthèse des études criminologiques dans le domaine puisque ni l'une ni les autres n'ont jamais été entreprises [1]. Nous nous référons aux statistiques officielles (Plenska, 1980, 468-470) comme à un point de départ nécessaire pour discuter des changements dans l'étendue et la nature des condamnations féminines.


[1] Avant d'écrire cet article, j'ai parcouru chaque numéro de la revue féminine kobieta i Zycie (femme et vie) parue entre avril 81 et janvier 83. La criminalité féminine n'était pas mentionnée une seule fois. Seul un court article s'intéressait à l'alcoolisme chez la femme et un rapport traitait en termes très idéalistes la situation dans un centre de détention pour filles délinquantes. Cependant il y avait plusieurs articles qui présentaient les femmes comme victimes des hommes, soit qu'elles subissent une exploitation économique, qu'elles soient battues ou abandonnées comme épouses d'alcooliques ou tourmentées et accablées par leurs fils drogués ou alcooliques. Les problèmes du crime économique, de la prostitution, des abus de drogues ou d'alcool ou de toute autre forme de délinquance commise par les femme,,, n'ont jamais été jugés dignes d'attention.



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le lundi 4 juin 2007 7:31
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi.
 
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