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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Continuité et rupture. Les sciences sociales au Québec. TOME II. (1984)
Notices biographiques


Une édition électronique réalisée à partir du livre Continuité et rupture. Les sciences sociales au Québec. TOME II. Textes réunis par Georges-Henri Lévesque, Guy Rocher, Jacques Henripin, Richard Salisbury, Marc-Adélard Tremblay, Denis Szabo, Jean-Pierre Wallot, Paul Bernard et Claire-Emmanuelle Depocas. Montréal: Les Presses de l’Université de Montréal, 1984, pp. 311-672. (362  pp.) Une édition numérique réalisée par Diane Brunet, guide de musée, retraitée du Musée de La Pulperie à Chicoutimi. [Livre diffusé avec l'autorisation de la direction des Presses de l'Université de Montréal accordée le 18 janvier 2016.]

[625]

CONTINUITÉ ET RUPTURE.
Les sciences sociales au Québec.
TOME II

Notices biographiques

François-Albert ANGERS

Il est né le 21 mai 1909 à Québec. Il a fréquenté le Collège du Sacré-Cœur de Montmagny et, en 1934, c'est à l'École des hautes études commerciales de Montréal qu'il obtenait une maîtrise en commerce. Diplômé de l'École Libre des sciences politiques de Paris en 1937, il fera carrière à l'École des hautes études commerciales de Montréal, où il deviendra professeur titulaire. Il a dirigé, de 1938 à 1948, la revue L'Actualité économique et de 1948 à 1969, il fut directeur de l'Institut d'économie appliquée. Il sera, en outre, président de la Société St-Jean-Baptiste, de 1969 à 1973 et aura participé à diverses commissions, notamment la Commission royale d'enquête sur les problèmes constitutionnels, qui donna lieu à d'importants rapports tels « La sécurité sociale et les relations fédérales-provinciales », publié en deux volumes et paru en 1955, « La centralisation et les relations fédérales-provinciales », de même que « Le problème fiscal et les relations fédérales-provinciales », parus en 1956. On lui doit en outre, « Initiation à l'économie politique » paru dans une première édition en 1948 et une cinquième publiée en deux volumes en 1971-1972. Également, un « Essai sur la centralisation » paru en 1960 et « La coopération (de la réalité à la théorie économique) » publié en deux volumes en 1974-1976.

Paul BERNARD

Né à St-Joseph de Sorel le 1er mars 1945, il obtient en 1966 un baccalauréat en sociologie à l'Université de Montréal ainsi qu'une maîtrise, en 1968. Il fréquente par la suite l'Université Harvard où il obtient un doctorat en sociologie, en 1974. Stagiaire de recherche au Département de sociologie de l'Université de Montréal, de 1967 à 1969, il devient chargé d'enseignement à ce même Département en 1973, professeur adjoint en 1974 et est professeur agrégé depuis 1980. Il a été co-président du Comité des sondages de l'Association canadienne des sociologues et anthropologues de langue française (il en est le vice-président depuis 1983), et de la Société québécoise des sciences politiques, de 1977 à 1980. Il a publié, en collaboration, « L'évolution de la situation linguistique et socio-économique des francophones et des non-francophones au Québec, 1971-1978 » paru en 1979, ainsi que de nombreux articles publiés dans des revues spécialisées, notamment « Éducation et revenu au premier emploi : une relation inflationniste »et « L'insignifiance des données. Bref essai contre la stigmatisation positiviste », tous deux parus en 1982.

Marie-Andrée BERTRAND

Originaire de Montréal, elle a fait des études en musique à l'École Vincent-d'Indy, en sciences humaines et sociales, service social, psychologie sociale et criminologie, à l'Université de Montréal, au National Training Laboratory de Bethel, 1972, et à l'Université de Californie, Berkeley, 1967. Depuis 1963, elle est professeur de criminologie [626] à l'Université de Montréal. Outre ses activités académiques, elle assume, de 1980 à 1984, la présidence de la Fédération des associations de professeurs d'universités du Québec. En 1982, elle participait à la Conférence des ministres de l'Éducation du Canada qui a publié sa communication sur « L'accessibilité à l'enseignement post-secondaire ». Elle poursuit actuellement des travaux dans ce domaine, comme chercheur senior, pour le compte de Statistique Canada, dans une étude sur les professions au Canada, leur évolution depuis cent ans. Elle a publié de nombreux articles dans des revues spécialisées dont « Les femmes, la folie et au-delà », 1979, « Réflexions critiques sur le droit à intervenir », 1981, « Femmes et justice : problèmes de l'intervention », 1983, et en 1979, paraissait un livre, « La femme et le crime ».

Émile BOUVIER, s.j.

Né à Montréal le 29 mars 1906, il fréquente le Collège Sainte-Marie où il obtient un baccalauréat en 1929 et se voit également décerner, en 1931, une maîtrise en sciences économiques par le Boston College, pour ensuite obtenir en 1932 un doctorat à l'Université de Georgetown. Il enseigne alors les relations industrielles à l'Université de Montréal, puis fonde et dirige la Section des relations industrielles de cette même Université, de 1945 à 1951. De 1952 à 1954, il fait un séjour au Mexique et dirige le Département des relations industrielles de l'Universitad Hibero-Americana de Mexico puis, de 1954 à 1959, il dirige le Département d'économique de l'Université de Georgetown. De retour au pays, il assume le rectorat de l'Université Laurentienne de Sudbury, de 1959 à 1960 et en devient le premier président, de 1960 à 1962. À partir de 1964, il dirige le Département d'économique de l'Université de Sherbrooke et depuis 1979, est professeur émérite. Outre de nombreux articles qu'il publia, tant au Canada qu'à l'étranger, il fit paraître notamment, en 1972, « Les rouages de l'économie », en 1976, « L'économique » et en 1981, « Les relations du travail au Québec ».

Michel BRUNET

Né à Montréal le 24 juillet 1917, il a obtenu, en 1939, un baccalauréat à l'Université de Montréal ainsi qu'une licence en sciences sociales, économiques et politiques en 1946, puis en 1947, il prépara une maîtrise en histoire à l'Université Clark, Massachussetts, où il obtint, en 1949, un doctorat. De retour au Québec cette même année, il enseigne au Département d'histoire de l'Université de Montréal et est, depuis 1959, professeur titulaire. Il fut, en outre, directeur de ce même Département, de 1959 à 1967 et occupa au cours de ces mêmes années, le poste de secrétaire de la Faculté des lettres, puis de 1966 à 1967, en fut le vice-doyen. Depuis 1983, il est professeur émérite et s'est vu décerner le Prix Léon-Gérin pour l'ensemble de son œuvre, alors qu'en 1970, c'était le Prix Duvernay qu'il recevait. Nous énumérons ici quelques titres : « Histoire du Canada par les textes, 1855-1960 » paru en 1963 et réédité à plusieurs reprises, « Les Canadiens après la conquête, 1759-1775 », paru en 1960 et qui s'est mérité les prix littéraires France-Québec et du Gouverneur général en 1970, et « Notre passé, le présent et nous », paru en 1976.

[627]

Léon COURVILLE

Né à Montréal le 12 septembre 1945, il obtint une licence en sciences commerciales de l'École des hautes études commerciales de l'Université de Montréal en 1967, et l'année suivante, un diplôme d'études supérieures en économie appliquée. Un doctorat en économique lui était décerné par l'Université Carnegie-Mellon en 1974. Après avoir été professeur-adjoint, de 1972 à 1974, à l'Université de Rochester, il enseigna à l'École des hautes études commerciales de l'Université de Montréal et fut, de 1976 à 1980, directeur de l'Institut d'économie appliquée. Depuis 1979, il détient un Senior Fellow de l'Institut CD. Howe et est professeur titulaire depuis 1981. Il a été nommé vice-président et chef économiste à la Banque Nationale du Canada en 1984. Mentionnons quelques titres parmi de nombreux articles qu'il a publiés : « On New Approaches to the Regulation of Bell Canada » paru en 1976 puis, en 1980, « Rationalisation de la réglementation : règles ou incitations ». En 1982, paraissait « L'Économie démystifiée » et, en collaboration, « Economie Analysis of Telecommunication : Theory and Application » paru en 1983.

Gérard DION, ptre

C'est à Ste-Cécile de Frontenac au Québec qu'il est né, le 5 décembre 1912. Il fait ses études secondaires au Collège de Lévis, puis fréquente l'Université Laval où il obtient un baccalauréat en 1935, de même qu'une licence en théologie en 1939, une licence en philosophie en 1942 et une maîtrise en sciences sociales en 1943. Il s'est ensuite spécialisé en relations industrielles à l'Université Queen's. M. Dion a été professeur de relations industrielles à la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval de 1944 à 1980 et dirigea le Département de relations industrielles de cette même Université pendant plusieurs années.

Parmi ses nombreuses activités, signalons la direction de la revue Relations industrielles depuis sa fondation en 1945, ainsi que la direction de la revue Perspectives sociales, de 1950 à 1970. En outre, il a été membre de plusieurs organismes, notamment de la Commission sacerdotale d'études sociales, de 1947 à 1960 et de 1966 à 1967, membre de la Commission Woods et président du Comité syndical-patronal de l'industrie canadienne des textiles. Il a été également membre du Conseil économique du Canada, de 1976 à 1979, ainsi que du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada, de 1978 à 1981. Il est, depuis 1962, membre de la Société Royale du Canada. Il est détenteur de nombreux doctorats honorifiques, notamment des universités McGill, British Columbia, Toronto et Concordia. Il a publié le « Vocabulaire français-anglais des relations professionnelles » paru en 1972 et le « Dictionnaire canadien des relations du travail » paru en 1976, ainsi que de nombreux articles dans des revues spécialisées, tant au Canada qu'à l'étranger.

Jacques DUFRESNE

Il est né le 1er août 1941, à Sainte-Élizabeth de Joliette. En 1960, il obtient un baccalauréat à l'Université de Montréal et en 1963, une licence es lettres à l'Université Laval. C'est en 1965 qu'il obtient un doctorat de 3e cycle en philosophie à l'Université de Dijon. Il enseigna la philosophie au Collège Saint-Ignace, de 1965 à 1967, puis au Cégep d'Ahuntsic, de 1967 à 1980, tout en y dirigeant le Département de philosophie, [628] ainsi que le Secteur arts et lettres, de 1968 à 1974. En 1970, il fonda la revue Critère et en fut le directeur de 1970 à 1980. De 1978 à 1981, il a collaboré régulièrement au journal le Devoir et depuis janvier 1984, il collabore au journal la Presse. Depuis 1980, il est directeur du projet « Traité d'anthropologie médicale » à l'Institut québécois de recherche sur la culture. Il a publié, en outre, « Le cent-millième exemplaire ; essai sur la magie du nombre » paru en 1975 et, en collaboration, « Crise et leadership » paru en 1983.

René DUROCHER

Né à Montréal le 28 juin 1938, c'est à l'Université de Montréal qu'il prépare un baccalauréat en pédagogie, puis une licence es lettres en 1960. Il obtenait en 1968 un diplôme d'études supérieures. Professeur au Département d'histoire de l'Université de Montréal depuis 1967, et directeur depuis 1984, il enseigna également au Département d'histoire de l'Université York, de 1971 à 1974, ainsi qu'à l'Institut d'études politiques de l'Université de Bordeaux, de 1975 à 1976. Il est membre du Conseil de la science et de la technologie du Québec depuis 1981. Outre plusieurs articles publiés dans des revues spécialisées, il a publié, en collaboration, « Histoire du Québec : bibliographie sélective », « Le retard du Québec et l'infériorité économique des Canadiens français » et « Histoire du Québec contemporain. De la Confédération à la Crise ».

Gérald FORTIN

Né à Saint-Luc de Matane le 9 décembre 1929, il est détenteur d'un baccalauréat ainsi que d'une maîtrise es sciences sociales de l'Université Laval depuis 1954. En 1956, il obtenait un doctorat en sociologie de l'Université Cornell. Tout d'abord professeur au Département de sociologie de l'Université Laval de 1956 à 1971, il en est aussi le directeur de 1962 à 1965. Depuis 1971, il est professeur et chercheur à l'Institut national de la recherche scientifique (section urbanisation) de l'Université du Québec, dont il fut également directeur, de 1971 à 1974. Au nombre de ses publications, on compte notamment « La fin d'un règne » parue en 1971 et pour laquelle il s'est vu décerner le prix du Gouverneur général, en 1971 ; et en collaboration, « Les comportements économiques des familles salariées du Québec » parue en 1964, ainsi que de nombreux articles publiés dans diverses revues spécialisées, tant en France qu'au Québec.

Pierre FORTIN

Il est né à Lévis le 18 août 1944, et sera diplômé en sciences mathématiques de l'Université Laval en 1966. En 1967, il obtient une maîtrise à cette même Université et fait des études en sciences économiques à l'Université McGill et à l'Université de Californie (Berkeley) où il obtient un Ph. D. en 1975. Professeur en économie à l'Université de Montréal, de 1974 à 1976, il est actuellement attaché à l'Université Laval et est professeur titulaire depuis 1982. Il a été rédacteur associé à la Revue  [629] canadienne d'économique, de 1974 à 1977 et est présentement directeur adjoint de la revue l'Actualité économique. Il est également membre du Comité des conseillers économiques du ministre des Finances du Canada. Il a publié notamment « Chômage, inflation et régulation de la conjoncture au Québec » en 1980, « Labour Market Tightness and Wage Inflation in Canada » en 1982, ainsi qu'un article récemment paru « L'aggravation et la concentration du chômage des jeunes au Québec : les faits et les politiques ».

Nicole GAGNON

Elle est née à Mont-Joli le 27 juillet 1938. En 1957, elle termine son baccalauréat au Collège des Ursulines de Québec et obtient successivement, en 1961 et en 1962, une maîtrise en philosophie et une maîtrise en sociologie à l'Université Laval. Au cours de son séjour à Paris, de 1964 à 1967, elle a suivi des cours en sémiologie à l'École pratique des hautes études et fait un diplôme d'études supérieures en psychologie sociale à la Sorbonne. Elle enseigne au Département de sociologie de l'Université Laval depuis 1967 et est professeur titulaire depuis 1982. Elle occupe, en outre, le poste de rédacteur de la revue Recherches sociographiques depuis 1969 et est membre du Bureau de direction de l'Association internationale des sociologues de langue française depuis 1982. Elle a publié notamment, en 1979, « L'homme historien » (en collaboration), et un article « Données autobiographiques et praxis culturelle », paru en 1980, dans les Cahiers internationaux de sociologie. Elle est aussi coauteur avec Jean Hamelin du premier tome de « Histoire du catholicisme québécois. Le XXe siècle » (1984).

Gerald L. GOLD

Né le 27 août 1945, à Montréal, il fit un baccalauréat en anthropologie à l'Université McGill, en 1966. Il fréquenta l'Université du Minnesota où il obtint une maîtrise en 1968, et en 1972, un doctorat en anthropologie. Il a été successivement, depuis 1966, assistant de recherche à l'Université du Minnesota, professeur auxiliaire à l'Université de Guelph, à l'Université Laval et à l'Université York, puis agrégé à ces deux dernières. Entre 1976 et 1981, il fut l'un des directeurs du « Projet Louisiane » (Université Laval et Université York). Il a publié plusieurs articles et monographies sur la situation socio-culturelle de la minorité francophone et a fait paraître, sous sa direction, « Communities and Cultures in French Canada » paru en 1973, et en collaboration, « Communautés et cultures : éléments pour une ethnologie du Canada français » paru également en 1973. En 1975, paraissait « Saint-Pascal. Changing Leadership and Social Organization in a Quebec Town » et depuis 1981, il travaille à une étude sur les relations interethniques dans une ville minière au nord-est de l'Ontario.

Louis-Edmond HAMELIN

Né à Saint-Didace au Québec, le 21 mars 1923, il a obtenu un baccalauréat à l'Université de Montréal, en 1945, et une maîtrise en science économique à l'Université Laval,  [630] en 1948. Il poursuivit des études en géographie à l'Université de Grenoble où il obtint un doctorat, en 1951. Depuis 1975, il est détenteur d'un doctorat d'État de l'Université de Paris. Il fut professeur de géographie à l'Université Laval, de 1951 à 1978, et a été le premier directeur de l'Institut de géographie. En 1961, il fonda le Centre d'études nordiques et a été membre de l'Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest. De 1978 à 1983, il fut recteur de l'Université du Québec à Trois-Rivières. De 1979 à 1980, il occupa le poste de président de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences. Il a publié notamment un « Atlas du monde » en 1967, ainsi qu'un ouvrage sur le Canada intitulé « Le Canada » en 1969, lequel est traduit en anglais et s'est mérité le prix Concours littéraires. En 1975, paraissait « La nordicité canadienne » également traduit en anglais et qui s'est mérité le prix du Gouverneur général et « Le Nord et son langage » paru en 2 tomes en 1979.

Jacques HENRIPIN

Né le 31 août 1926 à Lachine, au Québec, il obtint une licence à l'Université de Montréal et poursuivit ses études à l'Université de Paris où il fit un doctorat en science économique, de 1951 à 1953. C'est au cours de ces années qu'il fut stagiaire à l'Institut national d'études démographiques de Paris, et de 1953 à 1954, chargé de recherches. De 1954 à 1956, il fut professeur-assistant et chargé de recherche à la Faculté des sciences sociales de l'Université de Montréal à l'École des hautes études commerciales, et de 1956 à 1967, il enseigna au Département des sciences économiques de l'Université de Montréal. Professeur titulaire depuis 1967, il a fondé, en 1964, le Département de démographie et l'a dirigé jusqu'en 1973. Il s'est mérité en 1971 la Médaille Innis-Gérin décernée par la Société royale du Canada et, en 1982, le Prix Léon-Gérin pour l'ensemble de son œuvre, attribué par le Gouvernement du Québec. Il a participé, à divers titres, à des organismes, institutions et comités dans le domaine des sciences sociales. Soulignons qu'il a été vice-président de l'Association internationale des démographes de langue française, entre 1977 et 1984, et qu'il a présidé, de 1978 à 1982, la Fédération canadienne de démographie. Outre de nombreux articles, il a publié, notamment « La population canadienne au début du XVIIIe siècle » en 1954, « Tendances et facteurs de la fécondité au Canada » en 1968 et, en collaboration, « La situation démolinguistique au Canada : évolution passée et prospective » en 1980.

Otto KLINEBERG

Né à Québec le 2 novembre 1899, il termine un baccalauréat en 1919 à l'Université McGill puis, en 1920, fait une maîtrise à l'Université Harvard, et de retour à McGill en 1925, il obtient un doctorat en médecine et enfin, en 1927, il obtient un doctorat de l'Université Columbia. Depuis 1927, il s'est consacré à la recherche et à l'étude des différences psychologiques entre les races et les groupes ethniques. Il fut notamment professeur invité dans de nombreuses universités à travers le monde, mais c'est à l'Université Columbia qu'il s'établit tout d'abord à titre de professeur, de 1931 à 1962. Il occupa ensuite divers postes au Département de psychologie de cette Université. Depuis 1962, il est professeur émérite en psychologie sociale. Il fut membre, et président, de plusieurs associations et fédérations internationales [631] et fut directeur du « International Center for Intergroup Relations » et directeur d'études à l'École pratique des hautes études à Paris, de 1962 à 1980, et également codirecteur du « Sperry Center for Intergroup Education » et directeur d'études à l'Université Internazionale degli Studi Sociali Pro Deo à Rome, de 1963 à 1969. Il est détenteur de nombreux prix et médailles, ainsi que de nombreux doctorats honorifiques. Parmi ses publications, notons « Race Differences », parue en 1935, « Social Psychology », parue en 1940 et 1954, et dans sa version française en 1967, « The Human Dimension in International Relations », parue en 1964 ainsi qu'une version française, en 1974.

Daniel LATOUCHE

Né le 28 octobre 1945 à Montréal, il obtient en 1966 un baccalauréat à l'Université de Montréal et fréquente, de 1966 à 1969, l'Université de Colombie britannique où il obtient, en 1973, un Ph. D. en science politique. Il fait également des études postdoctorales à l'Université de Chicago, de 1969 à 1970. Depuis lors, il enseigne les sciences politiques à l'Université McGill et, au cours des années 1976-1980, il collabora au journal Montréal-Matin, à titre d'éditorialiste. Il fut, en outre, conseiller constitutionnel du Premier ministre du Québec, de 1978 à 1980. Il a publié notamment « Québec 2 001 : une société refroidie » paru en 1976, et en 1979, deux ouvrages : « Société de l'ambiguïté » et « Manuel de la parole ».

Nicole LAURIN-FRENETTE

Elle est née le 29 janvier 1943 à Montréal et c'est à l'Université de Montréal qu'elle obtint, en 1965, un baccalauréat en sociologie puis, en 1966, une maîtrise dans la même discipline à l'Université de Californie à Berkeley. En 1972, elle obtenait un doctorat de 3e cycle de l'Université de Paris (Vincennes). De 1969 à 1980, elle enseigna au Département de sociologie de l'Université du Québec à Montréal et est, depuis 1980, professeur agrégée au Département de sociologie de l'Université de Montréal. Auteur de nombreux articles publiés dans des revues militantes et spécialisées, elle a fait paraître notamment, en 1978, « Classes et pouvoir : les théories fonctionnalistes », ainsi que « Production de l'État et formes de la nation ». Sous sa direction, en 1980, paraissait « L'Impasse : Enjeux et perspectives de l'après-référendum ».

Vincent LEMIEUX

Il est né le 13 juillet 1933 à Lévis où il fréquenta le Collège de Lévis, puis il obtint un baccalauréat et une maîtrise en sciences politiques à l'Université Laval, respectivement en 1953 et en 1957. Il détient, depuis 1969, un doctorat en études politiques de l'Université de Paris. Depuis 1960, il est professeur au Département de science politique de l'Université Laval et en fut le directeur, de 1967 à 1970. Outre l'enseignement, il a œuvré dans le domaine de la recherche en sciences humaines et s'est mérité, en 1978, la Médaille Pariseau pour ses travaux. Parmi ses publications, on [632] lui doit « Parenté et politique » publiée en 1971, « Le patronage politique » publiée en 1977, « Cheminements de l'influence » et « Réseaux et appareils » respectivement publiées en 1979 et en 1982.

Georges-Henri LÉVESQUE, o.p.

Il est né à Roberval, le 16 février 1903. Ses études classiques terminées au Collège de Chicoutimi, il reçut un baccalauréat de l'Université Laval en 1923 (c'est au cours de cette même année qu'il fit son entrée dans l'Ordre des Dominicains) et en 1930, il recevait le grade de Lecteur en théologie au Collège des Dominicains d'Ottawa. Il s'inscrit à l'Université Catholique de Lille où il se vit décerner un diplôme supérieur en sciences sociales. Il a joué un rôle prépondérant dans la vie universitaire et dans le domaine des sciences sociales. En effet, le R.P. Lévesque fut fondateur et premier doyen de la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval, de 1938 à 1955 ; fondateur et premier directeur du centre culturel et social « La Maison Montmorency », de 1955 à 1963 ; fondateur et premier recteur de l'Université Nationale du Rwanda, de 1963 à 1972. Nombreuses furent ses activités culturelles, sociales et universitaires, tant au niveau national qu'international ; aussi mentionnerons-nous sa participation, de 1949 à 1951, à la Commission royale Massey-Lévesque sur l'avancement des arts, des sciences et des lettres au Canada, d'où fut issu le Conseil des arts du Canada et dont il fut le vice-président, de 1957 à 1962. Il a reçu, en 1983, le Prix de la Banque Royale du Canada pour couronner l'ensemble de son œuvre. Il est Chevalier de la Légion d'Honneur, Compagnon de l'Ordre du Canada et Commandeur de l'Ordre National des Milles Collines (Rwanda). Au cours de sa longue carrière, il publia de nombreux articles, tant ici qu'à l'étranger, notamment « Prélude à la Révolution tranquille : notes nouvelles sur d'anciens instruments » paru en 1976, « Le chevauchement des cultures », publié en 1955, « Humanisme et sciences sociales » paru en 1952 et le premier volume d'un ouvrage biographique, « Souvenances », paru en 1983.

Pierre MACKAY

Né à Montréal le 17 décembre 1945, il fit ses études de droit à l'Université de Montréal où il obtint une licence et une maîtrise en droit, respectivement en 1969 et en 1972. Professeur depuis, au Département des sciences juridiques à l'Université du Québec à Montréal, il en fut le directeur, de 1979 à 1980, ainsi que directeur du Module des sciences juridiques, de 1974 à 1977. À la fin de cette même année, il séjourna à l'Université de Californie, Berkeley, en qualité de « visiting scholar » à la Faculté de droit. Professeur de droit public et administratif, il est également professeur invité à la maîtrise en droit de la santé à l'Université de Sherbrooke depuis 1982. Il est membre du Conseil d'administration de la Société québécoise d'information juridique et siège au Comité de rédaction de la revue Criminologie. Il publia notamment « L'université, la politique et le droit » en 1973 et collabora à plusieurs revues spécialisées où il fit paraître les articles suivants : « La réforme de l'enseignement universitaire du droit » et « La souveraineté parlementaire et la loi constitutionnelle de 1981 ».

[633]

Louis MAHEU

Né à Noranda au Québec, le 18 mars 1941, il fait un baccalauréat au Collège de Montréal en 1962 et détient, depuis 1967, une maîtrise en sociologie de l'Université de Montréal. C'est en 1974 qu'il obtint un doctorat en sociologie de l'École pratique des hautes études de Paris. Il fut attaché, à titre de chercheur, au Centre d'étude des mouvements sociaux du CNRS à Paris, de 1967 à 1969. Il est professeur au Département de sociologie de l'Université de Montréal depuis 1970 et est professeur titulaire depuis 1982. Il en fut le directeur de 1981 à 1984. Il a publié notamment « Rapports de classes et problèmes de transformation : la thèse de la société postindustrielle » paru en 1978 dans la revue Sociologie et sociétés, et « Luttes nationales et mouvement social au Québec », publié dans un ouvrage édité par A. Touraine, Mouvements sociaux d'aujourd'hui, acteurs et analystes, paru à Paris en 1982, puis en 1983, « Crise sociale, mouvements sociaux et pratiques du changement social » publié dans un ouvrage édité par G. Bernier et G. Boismenu, Crise économique, transformations politiques et changements idéologiques, aux Éditions de l'A.CF.A.S.

Noël MAILLOUX, o.p.

Né le 25 décembre 1909 à Napierville, au Québec, il obtint en 1930, un baccalauréat à l'Université de Montréal, et l'Université di San Tommaso de Rome lui décerna un doctorat en philosophie ainsi qu'une licence en théologie, respectivement en 1934 et en 1938. Après avoir enseigné la psychologie au Collège Dominicain d'Ottawa, de 1938 à 1942, ce fut au cours de cette dernière année qu'il fonda l'Institut de psychologie de l'Université de Montréal dont il fut le professeur et directeur à deux reprises, de 1942 à 1959 puis, de 1969 à 1973. Depuis 1952, il est président-fondateur du Centre de Recherche en relations humaines et, depuis 1975, professeur émérite de l'Université de Montréal. Mentionnons qu'il a été éditeur de deux collections : « Les méthodes scientifiques en éducation » et « Contributions à l'étude des sciences de l'homme ». Il a fait paraître plus de 150 articles dans diverses revues scientifiques, notamment « Psychologie pastorale et problèmes de la direction de conscience » publié en 1959, « Le criminel, triste méconnu de la psychologie contemporaine », paru en 1983 et en 1971, un livre « Jeunes sans dialogue ».

Louise MARCIL-LACOSTE

Originaire de Montréal, elle obtient un baccalauréat à l'Université de Montréal en 1967. Poursuivant ses études à l'Université McGill, elle prépare une maîtrise en philosophie et en 1974, on lui décerne un doctorat dans cette même discipline. Assistante de recherche de 1972 à 1973 à l'Université de Paris-Sorbonne, puis, de 1974 à 1977, à l'Université McGill, elle fait également des stages de recherche aux universités Harvard et Edinburgh, respectivement de 1974 à 1975 et de 1975 à 1976. Elle participa à des missions de recherche prospective en éducation dans plusieurs pays d'Europe et aux États-Unis au cours des années 1971 à 1974, ainsi qu'en 1978. Professeur-adjoint au Département de philosophie de l'Université de Montréal de 1977 à 1980, elle est, depuis 1980, professeur agrégée. Elle a publié, outre de nombreux articles et ouvrages en collaboration, « Claude Buffier and Thomas Reid : Two Commonsense Philosophers » paru en 1982, « Sens commun et philosophie québécoise : [634] trois exemples » paru en 1976 dans un ouvrage collectif sur l'histoire de la philosophie au Québec, et sous sa direction, « Égalité, justice et différence » paru en 1984 dans la revue Philosophiques et au cours de la même année, « La thématique contemporaine de l'égalité. Répertoire, Résumés, Typologies ».

Jorge NIOSI

Il est né à Buenos Aires, le 8 décembre 1945. Il a préparé en 1967 une licence en sociologie à l'Université Nationale de Buenos Aires. En 1970, il obtient un diplôme de 3e cycle en économie de l'Institut d'études du développement économique et social de Paris et, en 1973, un doctorat de 3e cycle de l'École pratique des hautes études de Paris. Au cours de son séjour à Paris, il a été chargé de cours et conférencier à cette même École, de 1969 à 1970. Il est actuellement professeur au Département de sociologie à l'Université du Québec à Montréal. En 1983, il reçut le prix annuel de l'Association canadienne de sociologie et d'anthropologie pour l'ensemble de ses publications dont voici quelques titres : « Les entrepreneurs dans la politique argentine » parue en 1976 et traduite en espagnol, « Le contrôle financier du capitalisme canadien », parue en 1978, « La bourgeoisie canadienne » parue en 1980, toutes deux traduites en anglais, et en 1982, il publia « Les multinationales canadiennes ».

André NORMANDEAU

Né à Verdun, au Québec, le 4 mai 1942, il fit tout d'abord un baccalauréat en sociologie à l'Université de Montréal en 1964 et détient de l'Université de Pennsylvanie, Philadelphie, une maîtrise en criminologie ainsi qu'un doctorat en sociologie, obtenus successivement en 1966 et en 1968. Depuis lors, il est professeur à l'École de criminologie de l'Université de Montréal et, depuis 1976, professeur titulaire. Il en fut le directeur de 1970 à 1980 et occupa également le poste de secrétaire général de la Société de criminologie du Québec, de 1968 à 1978. De 1970 à 1972, il assuma la présidence de l'Association professionnelle des criminologues du Québec. Il est l'auteur notamment de « Opinion publique et justice criminelle » paru en 1968, « Les Québécois s'interrogent sur l'administration de la justice pénale » paru en 1970 et « Vol à main armée au Québec » paru en 1980.

Louis-Philippe PIGEON

Il est né le 8 février 1905 à Henryville, au Québec. Il fréquenta le Petit Séminaire de Québec et il obtint, en 1928, une licence en droit à l'Université Laval. Tout en exerçant la profession d'avocat, il a enseigné le droit aux facultés de droit et de sciences sociales de cette même Université. Il fut conseiller juridique auprès du Premier ministre du Québec, de 1940 à 1944 puis, de 1960 à 1966. En outre, il siégea à la Cour suprême du Canada, de 1967 à 1980. Il est actuellement directeur du Programme d'études supérieures en rédaction législative de l'Université d'Ottawa. Il publia notamment, chez l'Éditeur officiel du Québec, « Rédaction et interprétation des lois » paru en 1965 et en 1978, ainsi que de nombreux articles dans diverses [635] revues spécialisées, dont « La légalité des clauses de sécurité syndicale » paru en 1949 et « Le sens de la formule Fulton-Favreau » paru en 1967.

André RAYNAULD

Originaire de La Pocatière, au Québec, il est né le 20 octobre 1927. Il obtint un baccalauréat en 1948 et une maîtrise en relations industrielles, en 1951, à l'Université de Montréal. En 1954, il fit un doctorat en sciences économiques à l'Université de Paris. De retour à Montréal, il est professeur au Département de sciences économiques à l'Université de Montréal et, depuis 1966, professeur titulaire. Il dirigea successivement ce Département, de 1958 à 1963 et de 1965 à 1967, puis fonda et dirigea de 1970 à 1972 le Centre de recherche en développement économique affilié à cette même Université. De 1972 à 1976, il fut président du Conseil économique du Canada et, de 1976 à 1980, membre de l'Assemblée Nationale du Québec. En 1983-1984, il a été élu à la présidence de l'Association canadienne d'économique. Il a publié notamment « Croissance et structure économiques de la Province de Québec » paru en 1961, « La propriété des entreprises au Québec, les années 60 » paru en 1974 et en 1983, en collaboration, « L'Aide publique au financement des exportations ». Mentionnons qu'il fit également paraître plus de cinquante articles dans des revues spécialisées.

Guy ROCHER

Né le 20 avril 1924 à Berthierville au Québec, il prépara un baccalauréat à l'Université de Montréal en 1943 et, en 1950, il obtenait une maîtrise en sociologie à l'Université Laval. Poursuivant ses études à l'Université Harvard, il obtint en 1958 un doctorat en sociologie. Professeur dans cette discipline à l'Université Laval de 1952 à 1960, il est, depuis 1960, professeur titulaire au Département de sociologie de l'Université de Montréal, qu'il dirigea de 1960 à 1965. Il a été successivement professeur-chercheur au Centre de recherches en droit public (Université de Montréal), de 1979 à 1981 et de 1983 à ce jour. Il participa à de nombreuses commissions d'enquête dont la Commission Parent sur l'enseignement au Québec et ce, de 1961 à 1966, et occupa tour à tour le poste de sous-ministre au Développement culturel et au Développement social au gouvernement du Québec, respectivement de 1977 à 1979 et de 1981 à 1983. De 1969 à 1974, il fut vice-président du Conseil des arts du Canada et de 1979 à 1981, président du Conseil d'administration de la Société Radio-Québec. On lui doit d'importants ouvrages et de nombreux articles, notamment une « Introduction à la sociologie générale », parue en 1968 et traduite en plusieurs langues, « Talcott Parsons et la sociologie américaine », paru en 1972, également traduit en plusieurs langues et « Le Québec en mutation », paru en 1973.

Jean ROUTIER

Né le 10 novembre 1944 à Québec, il obtint en 1971 une maîtrise et engagea une scolarité doctorale en sociologie à l'Université Laval. Il a reçu une formation en [636] psychosociologie à l'Université Columbia et avec l'ANDSHA et l'IPSICA de Paris, de même qu'en psychanalyse à Québec. Au nombre de ses activités, mentionnons qu'il a dirigé le Bureau de recherche et d'intervention clinique Inc. et que depuis 1977, il dirige Jean Routier Consultation, une firme de consultants intervenant dans plusieurs pays. Il a fait paraître plusieurs articles et ouvrages sur la gestion et les communications, notamment en 1971, « La psychiatrisation de la maladie mentale au Québec ». Il complète présentement un ouvrage sur la « nouvelle épistémologie ».

Richard F. SALISBURY

Né à Londres le 8 décembre 1926, il fréquenta l'Université Cambridge où il fit un baccalauréat en langues modernes, en 1949, et en anthropologie en 1951. Il recevait en 1955 une maîtrise dans cette discipline de l'Université Harvard et, en 1957, un doctorat lui était décerné par l'Université Nationale d'Australie. De 1955 à 1956, il a été associé de recherche à l'Université Harvard, puis de 1956 à 1957, professeur assistant à l'Université Tufts, ainsi qu'à l'Université de Californie à Berkeley, de 1957 à 1962. Nommé professeur agrégé à l'Université McGill de Montréal en 1962, il y est professeur titulaire depuis 1966. Il fut également professeur invité à l'Université de Papoua Nouvelle Guinée en 1967. De 1966 à 1970, il dirigea le Département de sociologie et d'anthropologie de l'Université McGill et dirige, depuis 1969, le Programme d'anthropologie du développement à cette même Université. De 1975 à 1978, il a également dirigé le Centre d'études des pays en voie de développement. Il a été membre d'associations et comités divers et a participé à de nombreuses recherches tant au Canada qu'à l'étranger. Parmi ses publications, mentionnons « From Stone to Steel », parue en 1962, « Vunamami : Economic Transformation in a Traditional Society », parue en 1969 et plus récemment, « A House Divided... ? The Anthropological Study of Factionalism », publiée en 1978.

Jean-Jacques SIMARD

Né à Chicoutimi, au Québec, le 15 novembre 1945, il fut élève de l'École des Beaux-Arts de Montréal de 1964 à 1967 ; c'est à l'Université Laval qu'il a obtenu un baccalauréat en 1971, puis une maîtrise en 1975 et un doctorat en sociologie en 1982. Agent du gouvernement québécois à Wemindji, à la Baie James, de 1967 à 1969, il fut successivement chef du Bureau de développement et adjoint au directeur général du Nouveau-Québec, de 1969 à 1971. Depuis 1972, il a travaillé à l'Université Laval, tout d'abord dans le secteur de la recherche, puis dans l'enseignement. Il est actuellement professeur agrégé au Département de sociologie. Il a publié notamment « La longue marche des technocrates » en 1979, et divers articles dans des revues spécialisées telles que Recherches sociographiques, Sociologie et sociétés, Recherches amérindiennes au Québec. Sa thèse de doctorat s'intitule « La révolution congelée : coopération et développement au Nouveau-Québec Inuit ».

[637]

Denis SZABO

Né à Budapest, Hongrie, le 4 juin 1929. Il a obtenu un doctorat en sciences politiques et sociales à l'Université de Louvain, en 1956, et est diplômé de l'École pratique des hautes études de Paris, en 1958. Au cours de ces années en France, il est chargé de cours aux universités Catholique de Lyon et de Paris. Il fut fondateur et premier directeur du Département de criminologie — aujourd'hui École de criminologie de l'Université de Montréal — de 1960 à 1970, et est professeur titulaire depuis 1966. En 1969, il fonda le Centre international de criminologie comparée (Université de Montréal) et le dirige depuis. Il assume également la direction de la revue « Criminologie » depuis 1967, et la direction scientifique de la « Revue internationale de criminologie et de police technique » (Genève) depuis 1979. Président de la Société internationale de criminologie depuis 1978, il est également membre des Conseils de direction de la Société internationale de défense sociale et de l'Association internationale de droit pénal, respectivement depuis 1980 et 1979. Récipiendaire de la médaille d'or Beccaria (Allemagne, 1970), de la médaille Lorne-Dawson-Chauveau décernée par la Société royale du Canada en 1981, et en 1968, du prix Sutherland, décerné par la Société américaine de criminologie. Auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles, publiés tant au Canada qu'à l'étranger, on lui doit notamment « Crime et ville » en i960, « Criminologie » en 1967 et « Criminologie et politique criminelle » en 1978.

Marc-Adélard TREMBLAY

Né le 24 avril 1922, aux Éboulements, comté de Charlevoix, c'est à Montréal qu'il termine ses études classiques, pour ensuite obtenir une licence en sciences agricoles à l'Université de Montréal, en 1948. Il obtiendra deux ans plus tard, une maîtrise en sociologie à l'Université Laval et en 1954, Cornell University lui décerne un doctorat en anthropologie. Professeur de cette discipline à l'Université Laval depuis 1956, il est professeur titulaire depuis 1963. En 1970, il fonde le Département d'anthropologie de l'Université Laval. Outre les postes académiques qu'il a occupés et ses nombreuses recherches sur le terrain, il a été, à divers titres, membre de différents comités, conseils et commissions et a présidé plusieurs associations et sociétés dont la Société canadienne de sociologie et d'anthropologie (à titre de président fondateur), la Société canadienne d'ethnologie et la Société Royale du Canada dont il fut le président, de 1981 à 1984. Auteur d'un grand nombre d'articles publiés dans des revues spécialisées, il a fait paraître, notamment « Les comportements économiques de la famille salariée du Québec » en 1964, « Initiation à la recherche dans les sciences humaines » en 1968, « Famille et parenté en Acadie » en 1971 et en 1983, « L'identité québécoise en péril ».

Edward-A. TIRYAKIAN

Né à Bronxville (New York), le 6 août 1929, il obtient un baccalauréat en 1952 à l'Université de Princeton ainsi qu'une maîtrise et un doctorat en sociologie à l'Université Harvard, en 1954 et en 1956. Il a enseigné la sociologie aux universités de Princeton et Harvard, de 1956 à 1965, et est actuellement attaché à l'Université Duke où il est professeur titulaire depuis 1967. Président de l'American Society for the Study of Religion, de 1981 à 1984, il est également membre de l'Association internationale [638] des sociologues de langue française. Il collabore régulièrement aux Cahiers internationaux de sociologie et a fait paraître notamment « Sociologism and Existentialism » en 1962, et sous sa direction, le premier volume de quatre : « Theoretical Sociology », dont deux à venir, « New Nationalisms of the Developed West » et « The Global Crisis : Sociological Analyses and Responses ».

Jean-Pierre WALLOT

Né le 22 mai 1935 à Salaberry-de-Valleyfield, au Québec, il obtient en 1954 un baccalauréat au Séminaire de Valleyfield affilié à l'Université de Montréal, pour ensuite faire une licence en lettres en 1957, puis une maîtrise et un Ph.D. en histoire à l'Université de Montréal, respectivement en 1957 et en 1965. Il est professeur au Département d'histoire de cette même Université, de 1961 à 1969 et en fut le directeur, de 1973 à 1975. Vice-doyen aux études à la Faculté des arts et des sciences de l'Université de Montréal, de 1975 à 1978, il fut aussi vice-doyen à la recherche de cette même Faculté, de 1979 à 1982. Depuis 1982, il est vice-recteur aux études. Il a été, en outre, président de la Société historique du Canada en 1982-1983 et président de l'Institut d'histoire de l'Amérique française, de 1973 à 1976. Il a publié notamment « Un Québec qui bougeait. Trame socio-politique du Québec au tournant du XIXe siècle » paru en 1973, et en collaboration, « Les imprimés dans le Bas-Canada (1801-1840) » paru en 1967, ouvrage qui s'est mérité la Médaille Marie-Tremaine de la Société bibliographique du Canada en 1973, ainsi que « Patronage et pouvoir dans le Bas-Canada (1794-1812) » paru en 1973.



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le dimanche 2 avril 2017 10:56
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur associé, Université du Québec à Chicoutimi.
 
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