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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Raymond Lemieux, “Histoires de vie et postmodernité religieuse” (1992)
Bibliographie


Une édition électronique réalisée à partir de l'article de Raymond Lemieux, Histoire de vie et postmodernité religieuse”. Un article publié dans l'ouvrage sous la direction de Raymond Lemieux et Micheline Milot, Les croyances des Québécois. Esquisses pour une approche sociologique, pp. 187-234. Québec : Université Laval, Groupe de recherches en sciences de la religion, 1992, 383 pp. Collection : Les Cahiers de recherches en sciences de la religion, vol. 11. [Autorisation formelle accordée par l’auteur le 26 février 2004.]

Introduction

L'expression postmodernité a presse facile. Elle s'affiche volontiers comme slogan à la mode. En littérature, en musique, en architecture, en science, on la trouve associée à un supposé nouvel âge de l'humanité. Mais si le terme fournit une bannière utile aux promoteurs d'industries culturelles, le concept est loin de faire l'unanimité parmi les analystes de la culture : il est en effet difficile de discerner des traits communs ce qui se rallie sous cette bannière. Finit par devenir postmoderne tout ce qui se réclame de quelque originalité, de la cuisine jusqu'à l'épistémologie. 

La seule communauté d'intérêt de ceux pour qui l'expression semble faire sens pourrait bien n'être qu'une volonté, assez mal définie, de signifier le dépassement des situations acquises, celles-ci étant référées à une certaine idée de la modernité devenue vieux jeu. Mais encore faudrait-il, pour savoir ce qu'on dépasse ainsi, que cette idée présente un minimum de cohérence. Qu'est-ce que la « modernité » ? Désignant à la fois un modèle sociologique et une large période historique, ce concept est, lui aussi, loin d'être univoque. 

La discussion est d'autant plus ouverte en ce qui concerne la modernité qu'on cherche à comprendre les statuts et les rôles qu'y tient le religieux. On comprendra donc que nous hésitions à qualifier les croyances des Québécois que nous avons interrogés. L'assujettissement des biens de salut au marché de l'imaginaire représente-t-il un dépassement ou une consolidation de la modernité ? Ce qu'on appelle la postmodernité est-il autre chose que l'extension des lois de la modernité à des champs qui leur avaient jusque-là échappé ? Peut-on vraiment commencer à parler aujourd'hui de postmodernité religieuse ? Et en quoi ? 

Même si nous voulons ici commencer à répondre à ces questions, nous n'entreprendrons pas de discussion fondamentale sur la modernité et la postmodernité, mais nous nous attacherons à certains traits de l'évolution des croyances des Québécois, de façon à questionner cette évolution en fonction du dynamisme socio-culturel contemporain et, en fin de course, à questionner ce dynamisme lui-même avec plus de nuances. 

Nous chercherons alors si les systèmes de croyances que nous avons repérés peuvent représenter un certain dépassement de la modernité telle que celle-ci s'est affirmée au Québec dans les années soixante et soixante-dix, et si oui, comment ils suggèrent ce dépassement. Pour cela, dans un premier temps, nous tenterons de repérer les étapes-type du développement et de l'évolution des croyances de nos répondants, telles qu'elles sont évoquées dans les récits de certains événements de leur vie. Dans un deuxième temps, nous tenterons d'analyser quelques-unes des « raisons » qu'ils ont données pour justifier leurs choix de croyances. Nous serons amenés à dessiner, a partir de là, une certaine structure du croyable, telle qu'elle se présente dans la portion de société québécoise qu'ils représentent. Enfin, dans un troisième temps, nous nous demanderons jusqu'à quel point ces données permettent d'énoncer certaines hypothèses concernant l'évolution socio-culturelle contemporaine, esquissant certains traits de ce qui pourrait être qualifié de postmodernité.


Revenir au texte des auteurs: Raymond Lemieux, sociologue Dernière mise à jour de cette page le dimanche 21 janvier 2007 18:25
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur au Cégep de Chicoutimi.
 
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