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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Micheline Labelle, Idéologie de couleur et classes sociales en Haïti. (1987)
Avertissement


Une édition électronique réalisée à partir du livre de Micheline Labelle, Idéologie de couleur et classes sociales en Haïti. Les Éditions du CIDIHCA. Le Centre International de Documentation et d'Information Haïtienne Caraïbéenne et Afro-Canadienne. Montréal: Les Presses de l'Université de Montréal, 1987, 393 pp. Une édition numérique réalisée par mon amie, Marcelle Bergeron, professeure retraitée de l'École polyvalente Dominique-Racine, Chicoutimi, Saguenay, Québec. [Autorisation reconfirmée le 2 mars 2010 de diffuser ce livre dans Les Classiques des sciences sociales.]

Avertissement [1]


Les problèmes orthographiques du créole sont actuellement fort débattus en Haïti et à l'extérieur. Sans prendre partie et pour des raisons strictement pratiques, le système de transcription adopté dans ce livre est à base phonétique mais utilise l'alphabet romain.

Phonème créole

Exemple

a

abité

(habiter)

an (an, en, am, em)

anbétan

(embêtant)

à

fâm

(femme)

[2]

moune

(personne)

è (ais, è, et, ei)

ti trè

(petits traits)

ê (laisse, ê)

pouês

(épais)

i

pi

(plus)

in (ain, in, im)

byin

(bien)

o (eau, o, au)

po, chodé

(peau, échaudé)

ò

jòne, chòdyè

(jaune, chaudière)

ô

djôl

(bouche)

on

avyon

(avion)

[p. 10]

u

du

(dur)

ou (ou, w)

noua, ouè

(noir, voir)

où (ou) [3]

oùngan

(houngan)

eu (oeu, eu) [4]

deu

(deux)

kouleù, keù

(couleur, cœur)

b

blan

(blanc)

ch

chévé

(cheveux)

d

dan

(dans)

f (f, ph)

fin

(fin)

g (gue, ga, go, gui)

gagèr

(lieu pour les combats de coqs)

j (j, ge, gen, gea, geo, gi)

roui

(rouge)

k (c, k, qu)

krasé, kanèl

(écrasé, cannelle)

1

lopital, lontan

(l'hôpital, longtemps)

m

manba

(beurre d'arachide)

n

nasyon

(nation)

gn

pangnin

(panier)

r

ròb

(robe)

s (s,c)

(c'est)

t

toujou

(toujours)

v

voyé

(envoyer)

y (il, ille, y, ie)

vyé, fiy

(vieux, fille)

z

zorèy

(oreilles)

Ce mode de transcription ne renvoie pas à une norme linguistique mais veut être fidèle aux sons entendus. Ainsi il ne faudra pas s'étonner de retrouver dans une même phrase créole des phonèmes ou des séquences françaises ou vice versa, étant donné que les deux codes linguistiques sont employés concurremment ; dans ce cas, les séquences en créole seront en italiques.

Les mots ou locutions qui sont le produit de transformations phonétiques, ou à la fois sémantiques et syntaxiques, spécifiques à la langue créole, seront en italique. Ex. : noua têt grèn (noir à cheveux crépus). Toutefois ne seront pas en italique les phrases entières en créole, de même que les mots ou locutions :

[p. 11]

1) Qui se retrouvent dans le français, ancien ou moderne, même si leur valeur référentielle est différente. Ex. : marabout, qui existe en français où il désigne alors un personnage religieux islamique, ou encore une ancienne tribu d'Afrique du Nord (Faine, 1974 : 290), et non un type physique comme en créole.

2) Qui n'ont subi qu'une transformation syntaxique mineure. Ex. : brun bon cheveu.

Seront également en italique les mots ou locutions d'expression anglaise et espagnole qui ne font pas partie de citations.

Les citations en créole seront mises en retrait et suivies d'une note se référant à la traduction française.

Les noms propres de localités (ex. : Casale) et de personnages historiques (ex. : Dessalines) ne seront pas transcrits phonétiquement, même au sein de citations créoles.



[1] Je tiens à remercier particulièrement Madame Suzanne Laberge dont la contribution a été essentielle dans la conception et la correction du système de transcription du créole au français, de même que Monsieur Nathan Ménard qui, à plus d'une reprise, a vérifié la justesse de la traduction.

[2] Le e muet évite l'ambiguïté avec les voyelles nasales (an, in, on, un) lorsqu'elles sont placées en fin de mot. Ex. : banane, fine, jàne, moune.

[3] Dans tous les cas où cette voyelle est suivie d'un n et n'est pas en fin de mot (voir note 1), l'accent sur le ù démontre qu'il ne s'agit pas de la voyelle nasale un mais de la voyelle ou suivie de la consomme nasale.

[4] Ce phonème est généralement peu employé en créole.



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le samedi 27 novembre 2010 10:46
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi.
 
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