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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Les sciences humaines et la pensée occidentale.
Tome XII: Le savoir romantique de la nature. (1985)
Quatrième de couverture


Une édition électronique réalisée à partir du livre de Georges GUSDORF, Les sciences humaines et la pensée occidentale. Tome XII: Le savoir romantique de la nature. Paris: Les Éditions Payot, 1985, 345 pp. Collection: bibliothèque scientifique. Une édition numérique réalisée par Pierre Patenaude, bénévole, professeur de français à la retraite et écrivain, Chambord, Lac—St-Jean. [Autorisation des ayant-droit le 2 février 2013 de diffuser l'oeuvre de l'auteur dans Les Classiques des sciences sociales.]

Tome XII. Le savoir romantique de la nature.

Quatrième de couverture

Instituée par Galilée et Newton, la science positive classique célèbre le triomphe de la connaissance physico-mathématique. La vérité habiterait dans le monde extérieur et non en nous, vérité sans sujet, selon des axiomatiques abstraites, vérité sans objet, réduite à des échappées de vue sur des lambeaux de réalité, prélevés sur l'ensemble de l'univers.

La science romantique tente de retrouver l'unité du sens, fondée sur l'alliance première entre l'homme et la totalité au sein de laquelle il fait résidence. Le vivant humain n'intervient pas en témoin objectif et désintéressé face à un monde auquel il serait étranger, agrégat de particules obéissant à des déterminismes matériels.

Le savoir romantique de la nature affirme que l'homme et le monde font cause commune dans l'expansion graduelle d'une seule et unique réalité. Ce que l'homme a sous les yeux est l'expression d'une vérité qui l'anime aussi du dedans. Nous ne pouvons connaître que ce dont nous portons en nous le germe (Novalis). Le grand organisme de l'univers parvient dans l'homme à la conscience de soi, émergeant des profondeurs de la vie inconsciente que travaille au-dedans le projet créateur de Dieu. Biologistes, physiciens et chimistes, naturalistes, anthropologistes, psychologues, médecins, les savants romantiques mettent en oeuvre l'intuition divinatrice de l'univers unanime, dont Schelling avait été le prophète.

De cette science, presque rien ne subsiste aujourd'hui, mais peu de chose subsiste des sciences positives du XIXe siècle. Reste l'essentiel : une philosophie de la nature est indispensable, parce qu'une nature sans philosophie est une réalité morte. « L'univers de Newton est le vide du cœur », disait Scheler. L'homme est au monde par sa sensibilité, son imagination, ses facultés divinatrices. Etre au monde, c'est être du monde, participer de toute son âme à la légende des êtres, à ce cantique des degrés qui justifie la promotion de l'histoire naturelle en une histoire culturelle de l'univers, expansion spontanée et progressive de l'Esprit créateur.

Couverture : Albert Durer – La grande touffe d'herbe (1503). Musée Albertina, Vienne.

© Éditions Albin Michel / Fonds Mercator.

PAYOT, Paris.



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le vendredi 31 octobre 2014 12:45
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur associé, Université du Québec à Chicoutimi.
 
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