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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Georges GUSDORF, Les sciences humaines et la pensée occidentale. III:
La révolution galiléenne. Tome II.
(1969)
Table des matières


Une édition électronique réalisée à partir du livre de Georges GUSDORF, Les sciences humaines et la pensée occidentale. III: La révolution galiléenne. Tome II. Paris: Les Éditions Payot, 1969, 485 pp. Collection: bibliothèque scientifique. Une édition numérique réalisée par mon épouse, Diane Brunet, guide de musée retraitée du Musée de la Pulperie à Chicoutimi. [Autorisation des ayant-droit le 2 février 2013 de diffuser l'oeuvre de l'auteur dans Les Classiques des sciences sociales.]

[7]

Table des matières

Quatrième de couverture

TROISIÈME PARTIE

LE RAPPORT À DIEU [15]

Chapitre I. Religion et irréligion au XVIIe siècle. [17]

Dégradation de l'énergie religieuse ? La statistique de l'athéisme. L'intégrisme abusif des historiens. Le cas du socinianisme. Le prétendu libertinage de Bayle. Le siècle est un grand siècle religieux. Catholiques et réformés à travers l'Europe. Religion et culture. Perte de l'unité et recherche de l'unité. Le retrait catholique de la théologie post-tridentine. L'institution des séminaires stérilise les facultés de théologie catholiques. Les facultés protestantes demeurent le cœur des universités et contribuent au développement de la culture. La motivation religieuse chez Newton et Locke.

Chapitre II. Le défi du libre examen [34]

L'évidence de la dissociation chrétienne : l'histoire défie la théologie de l'histoire. De la contradiction au dialogue, de Bossuet à Leibniz. Illusion de la catholicité monolithique. La protestation de Bayle. Nécessité du pluralisme. Climat spirituel réformé et climat catholique. Méfaits de l'esprit d'orthodoxie. La querelle de la prédestination et la répression du jansénisme. L'arminianisme et le synode de Dordrecht (1618-1619). Le triomphe de l'orthodoxie en France aura pour conséquence l'anticléricalisme et l'irréligion du XVIIIe siècle. Le défi du libre examen, extérieur au catholicisme, est intérieur au protes-tantisme. Le concept de libertin. Déisme et déiste. Ne pas confondre hétéro-doxie et incrédulité. Importance des sociniens et unitariens dans la culture européenne. L'internationale antitrinitaire du libre examen : Grotius, Locke, Newton. Non pas la possession de la vérité, mais la recherche de la vérité religieuse. Mécanisme et libre examen, la critique. Bossuet menacé. L'intégrisme engendre l'athéisme.

Chapitre III. Le défi de la science [59]

La catastrophe culturelle du procès de Galilée. Raison d'Église contre raison scientifique. Orthodoxie religieuse et orthodoxie aristotélicienne. La science mécaniste distinguée de l'averroïsme padouan. La mutation scientifique commande une mutation religieuse. Nécessité d'un nouveau concordat [8] entre la science et la foi, entrevue par Mersenne dès 1623. L'apologétique scientifique de Mersenne : la Bible a dit vrai. Pascal savant et croyant. La position de Descartes. Malebranche conjure la menace mécaniste en niant la causalité naturelle. L'immatérialisme de Berkeley. Mais la révolution mécaniste dissocie connaissance scientifique et connaissance religieuse. La solution britannique bénéficie du climat de pluralisme religieux. La libre entreprise scientifique des baconiens anglais. Un christianisme qui n'a pas peur de la science. L'autorité de la Bible ne vaut pas en matière de science. Wilkins, Sprat. Les virtuosi s'adonnent à la recherche scientifique avec un zèle religieux. La science alliée de la foi : science de la nature et religion naturelle. Cosmologia sacra et christianisme raisonnable. Révélation naturelle et révélation surnaturelle. Locke, Newton. Sensibilité cosmologique et sensibilité religieuse.

Chapitre IV. Une nouvelle épistémologie religieuse. [86]

Les axiomatiques scientifiques indépendantes du présupposé religieux. Empirisme et positivisme. Le séparatisme intellectualiste disjoint vérité et réalité. Démultiplication de la vérité. Les ordres de connaissance. La réserve ontologique et le discrédit de la métaphysique selon la philosophie expérimentale. Recherche de la vérité, vérité d'une recherche : Claude Perrault. Épistémologie fractionnée : l'opinion, la science et la foi et le problème de leur conciliation. Galilée : la Bible et la science. La doctrine averroïste de la double vérité. Spinoza : l'obéissance religieuse est le plus bas degré du savoir. Anthropologie religieuse de Hobbes. La nouvelle critique relativise les textes sacrés. Nécessité d'un renouvellement de la philosophie. L'impasse cartésienne. Bacon et Pascal: spécificité de la science et de la foi. Fidéisme de Gassendi. Mersenne. Le choc en retour de l'intelligibilité mécaniste. Le passage obligé par la critique et le rationalisme religieux: Herbert de Cherbury. La religion naturelle. Les platoniciens de Cambridge et l'aggiornamento mécaniste. Henry More. Cudworth. Locke, virtuoso d'Oxford et chrétien libéral : religion, raison et tolérance.

QUATRIÈME PARTIE

LE RAPPORT DE L'HOMME AVEC LUI-MÊME :
LES SCIENCES HUMAINES [121]

Introduction [123]

La connaissance du monde comme connaissance de soi. La révolution mécaniste appelle une anthropologie unitaire selon les normes de la pensée rigoureuse. Expérience et méthode. Bacon et l'épistémologie inductive, analytique. La voie déductive ou la raison triomphante. Bacon: la fourmi, l'araignée et l'abeille.

I. LES SCIENCES BIOLOGIQUES [129]

Chapitre I. Conditions de la connaissance biologique. [129]

Biologie et sciences de l'homme : unité d'explication. Au XVIIe siècle, la physique englobe l'ordre de la vie. Persistance [9] de l'âme immanente. Esprit et âme selon Descartes ; persistance de l'équivoque. Mécanisme et vitalisme ne sont pas incompatibles. Retard de la spéculation sur l'observation. Réserve spéculative de la philosophie expérimentale: Claude Perrault, Boyle. Mécanisme et biologie dans le programme de l'Académie des Sciences. L'œil et l'esprit.

Chapitre II. Harvey et la fonction circulatoire [139]

Harvey, le Galilée de la biologie ou le Christophe Colomb. Le schéma traditionnel de la circulation. La petite circulation avant Harvey. Harvey : grande circulation et rôle du cœur. Observation et expérimentation comparatives. Animal-machine et hydraulique appliquée à l'organisme. Embryologie de Harvey. Insuffisances de Harvey. Lente diffusion de la doctrine circulatoire. L'Arrêt Burlesque de 1671.

Chapitre III. Le modèle épistémologique de l’ANIMAL-MACHINE [148]

La biologie galiléenne de Santorio. Extrapolation du schéma circulatoire. Les erreurs de Descartes. La parabole de l'animal machine. Le Traité de l'Homme et la vulgarisation du mécanisme biologique. L'homme robot de Bossuet. Bon et mauvais usage du schéma mécaniste. La botanique mécaniste. Dynamique musculaire et mouvements des animaux. Borelli : De motu animalium.


II. LES SCIENCES D'OBSERVATION [159]

Chapitre I. Le nouveau monde microscopique [159]

Les progrès de l'observation positive et systématique. La révolution baconienne de l'observation. Les faits en avance sur les théories. Démultiplication des échelles de lecture. L'univers microscopique : Malpighi, Hooke, Leeuwenhoek.

Chapitre II. L'histoire naturelle au siècle mécaniste. [166]

Sous-équipement conceptuel de ce secteur épistémologique. La notion d'espèce. Stagnation de la systématique. La méthode monographique : de l'insecte à l'orang outang. Tyson et l'anatomie comparée appliquée à l'échelle des êtres. La systématique de John Ray tente de constituer la classification comme une langue bien faite. La méthode en botanique. Le Jardin du Roi (1671) et l'œuvre de Tournefort. Les vélins du Muséum.

Chapitre III. Les débuts de l'anthropologie [178]

L'homme comme espèce naturelle depuis Aristote. Le thème de la chaîne des êtres justifie une biologie comparée. Platonisme, néoplatonisme et christianisme détournés de l'anthropologie positive par leur dualisme. L'histoire du salut n'est pas une histoire naturelle. L'anthropologie moderne fille du zurück auf Aristoteles. La nature de l'homme : Vésale, Montaigne. Origines du mot anthropologie. Obstacle du dualisme cartésien qui disjoint le corps-machine et l'automate spirituel. La désincarnation spiritualiste : Pascal, Malebranche. La voie empiriste : Charron, De la Sagesse. Programme anthropologique de Bacon. L'homme des naturalistes et des voyageurs. L'homme sauvage. Les singes anthropoïdes. Tyson : Orang outang sive homo sylvestris (1699). Le missing link. Indécision de l'idée d'homme selon Locke. Première classification des races. La littérature des voyages et les débuts d'une anthropologie culturelle. Collections et musées. Le problème des origines humaines et le peuplement de la terre. Difficultés suscitées par le mythe de la Genèse. Le P. Acosta. La Peyrère : les Préadamites. Herméneutique biblique et anthropologie génétique. Monogénisme et polygénisme.

Chapitre IV. La médecine au XVIIe siècle [202]

La médecine comme anthropologie concrète. Retard de l'enseignement sur le progrès de la connaissance. Pratique et enseignement de la médecine au XVIIe siècle. Rémanences archaïques et magiques. Théorie des humeurs et médecine astrale. La révolte de Paracelse et ses limites. La médecine occulte des Rose-Croix. Van Helmont et la médecine paracelsienne ; les archées et la chimiatrie. Le mécanisme médical et la médecine sous influence galiléenne. Santorio fondateur du iatro-mécanisme. Dynamique et hydraulique appliquées à la physiologie. L'œuvre de Baglivi ; la médecine pratique contre l'esprit de système ; l'esprit baconien et les medicinae experimentales. Les préoccupations médicales à la Royal Society. La médecine inductive de Locke et de Sydenham. L'histoire des maladies et le rejet des hypothèses ; la méthode en médecine, rationalité militante. L'Hippocrate anglais. Pour une organisation de la recherche médicale : Leibniz.

III. LES DÉBUTS DE LA PSYCHOLOGIE [227]

Origines du mot psychologia ; il est fréquemment utilisé au XVIIe siècle. Aristote inaugure l'investigation de la réalité mentale. L'introversion chrétienne invite à l'attention à soi-même. L'humanisme réhabilite la vie personnelle. Machiavel et l'analyse des motivations. Vives. Montaigne et les données immédiates de la conscience : la finitude, le corps. Programme d'une psychologie chez Bacon, fondateur de la psychologie britannique. La science mécaniste de la réalité humaine chez Hobbes, axiomatisation de la dynamique mentale ; tous les phénomènes humains s'analysent en combinaisons de mouvements. La psychophysiologie de Descartes et les difficultés de l'union entre l'âme et le corps. Malebranche : le phénomène humain est inintelligible. Le géométrisme psychologique de Spinoza, et la dévalorisation de l'ordre psychique. La psychologie moderne est née de la pensée empiriste et non des ontologies. Gassendi critique de l'innéisme cartésien. La représentation part de la sensation et des tendances affectives. Phénoménisme de Gassendi. Locke cherche à constituer un tableau clinique de l'esprit humain. La critique de la connaissance aboutit à un inventaire de la finitude, délié de toute ontologie. Genèse des idées et critique du langage. Locke est l'initiateur d'un nouveau cours de la connaissance. Mais la psychologie n'est pas encore une discipline autonome. L'intellectualisme demeure fasciné par l'intelligibilité physique. La psychologie redouble l'épistémologie du monde extérieur. Méconnaissance de la réalité humaine en sa spécificité ; échec de la révolution galiléenne dans l'ordre du psychique.

IV. LES ORIGINES DE LA PÉDAGOGIE MODERNE [263]

Utopie et réalité de la pédagogie. Retard des institutions sur la pensée. La pédagogie mécaniste comme systématisation rationnelle. Méconnaissance de l'enfance au Moyen Age. Le renouveau pédagogique : les Frères de la Vie com-mune. Jean Sturm et le Gymnase de Strasbourg (1538). Les Jésuites et l'organisa-tion des Collèges. Le collège Léviathan ou automate spirituel pour la production en masse de personnalités standardisées. Origines de la culture générale. La pédagogie raisonnée des Jansénistes. Artificialisme pédagogique et reconstruction mécaniste de l'être humain. Le type idéal de l'honnête homme. Sociétés littéraires et éducation mondaine. Les théoriciens : Ratichius et le programme d'une réforme unitaire de la pédagogie. La pédagogie totale de Comenius, reflet des malheurs d'un peuple et des tribulations d'un homme. La réforme de l'éducation au service de l'unité de l'humanité et de l'unité de la foi. Méthodologie mécaniste de Comenius ; la machine à enseigner. Leibniz continuateur de Comenius.

V. PHILOLOGIE ET LINGUISTIQUE [291]

Chapitre I. La constitution de la philologie classique [291]

Persistance du paradis artificiel des humanités classiques constitué par l'humanisme renaissant et perpétué par les collèges. De la passion philologique à la science. Philologie, religion et universités. Déclin des études en Italie et en France. Leyde : Juste Lipse et Joseph Juste Scaliger. Les savants allemands et les recueils d'antiquités. Le classicisme de révérence fait place à une intelligibilité positive. Constitution d'une méthodologie et d'un équipement technologique. Le sens nouveau de la philologie comme science de la culture et des antiquités ; inventaires des espace-temps, de caractère encyclopédique. Apparition de l'archéologie : Jacob Spon.

Chapitre II. La linguistique préscientifique [303]

L'affirmation des langues modernes en dépit du prestige pédagogique du latin. Retard de la linguistique sur la philologie, dû au prestige des humaniores litterae. Le temps de la linguistique positive n'est pas encore venu.

A.  Les langues nationales [306]
Les sociétés de langues et la défense et illustration des idiomes nationaux. Académie française et dirigisme linguistique. Les idées de Nicolas Le Gras. Langue et conscience nationale en Allemagne : Schottel. Leibniz apologiste de la langue allemande. Pour une académie anglaise.

B.  Les problèmes linguistiques [313]
Multiplicité et unité des langues. Vers le champ unitaire de la linguistique. L'inventaire des langues du monde. Les Mithridate. Débuts du comparatisme : l'harmonie des langues. Leibniz : les langues sont les archives de l'humanité. Le programme leibnizien de recherches linguistiques. Linguistique historique. Linguistique et ethnologie. La question des origines du langage. Le mythe de Babel et l'antériorité de l'hébreu. La langue adamique primitive. Idée d'une communauté linguistique universelle.

[12]

C.  La grammaire générale [323]
La grammaire comme système d'intelligibilité. L'esprit mécaniste et la recherche de la rationalité cachée dans l'usage de la parole. La tradition grammaticale en Occident. La multiplication des grammaires particulières et l'idée de grammaire générale. Bacon et la grammaire philosophique. Grammaire et Logique selon Port-Royal. Persistance des schémas aristotéliciens. La grammaire demeure une logique appliquée. La réforme de l'orthographe et les débuts de la phonétique, attachée à ramener les sons à la raison.

D.  La langue universelle [333]
L'usage contre la raison. De la critique du langage établi au projet d'une langue rationnelle dans le milieu des virtuosi. De l'art de Lulle à la combinatoire des modernes. La thèse de l'institution arbitraire des signes linguistiques selon Mersenne. L'utopie linguistique dans le mécanisme : la langue matrice. Descartes et la langue universelle. Comenius : langue universelle et unité du monde. Les tentatives anglaises : Urquhart, Dalgarno, Wilkins. Logicisme et physicalisme. Leibniz : la combinatoire, la langue philosophique, la caractéristique universelle. L'échec de Leibniz et la per-manence de l'utopie.

VI. L'HERMÉNEUTIQUE BIBLIQUE [347]

Chapitre I. La position des problèmes [347]

L'herméneutique est fondamentale pour les religions du livre. L'érosion du sens des Écritures : dégradation de la lettre, oubli du contexte culturel. Philologie biblique et philologie classique. Texte hébraïque et versions anciennes. L'histoire des textes. Le problème du canon des Écritures. Le canon du Nouveau Testament. Les difficultés de l'interprétation. La méthode allégorique chez Clément et Origène. L'Église maîtresse du sens. L'autorité de la tradition.

Chapitre II. L'humanisme et la philologie biblique [357]

La Bible rentre dans le droit commun des écritures anciennes. Les Bibles polyglottes. La primauté du texte. L'incidence de la Réformation. Les traductions protestantes. La réaction catholique et l'exégèse réformée. Les premiers éléments d'une philologie biblique. Les débuts de la critique biblique : Bodin. La querelle du style du Nouveau Testament. La question des points vocaliques : Louis Gappel.

Chapitre III. Hobbes, La Peyrère, Spinoza [367]

Les problèmes bibliques entrent dans le domaine public. Hobbes défend, par loyalisme monarchique, un césaropapisme anglican. Il appartient au souverain de fixer la norme de l'interprétation pour maintenir l'ordre public. Une lecture désacralisée des textes sacrés selon la méthodologie positive ; Pentateuque, prophétie, miracles. La Peyrère : le rappel des Juifs ; la complexité du texte biblique et les deux récits de la création. Spinoza, le Tractatus theologico politicus (1670), plaidoyer pour la liberté de conscience. Spinoza négocie les rapports de l'Écriture avec la raison. Herméneutique rationnelle et herméneutique historique ; démystification psychopathologique et désacralisation philologique. Rejet de la transcendance [13] et constitution d'une épistémologie cohérente. Méthode exégétique et interprétation scientifique de la nature. Histoire critique et relativisation des Écritures.

Chapitre IV. Richard Simon [382]

Simon met en lumière l'historicité de la Bible afin de mieux fonder l'autorité du magistère ecclésiastique. Formation de Simon. L'Histoire critique du Vieux Testament (1678). L'inspiration des écrivains sacrés et la formation du texte. La corruption du texte. La condamnation de Simon : Bossuet et la Défense de la Tradition. La critique du Nouveau Testament et la réponse de Simon à Bossuet. Stérilisation des études bibliques dans la sphère d'influence catholique. L'affaire Simon et l'affaire Galilée.

VII. LA CONNAISSANCE HISTORIQUE [395]

Chapitre I. La mythistoire [395]

Mythe religieux, mythe royal, mythe civique dans l'historiographie médiévale et renaissante. Les Grandes chroniques de France et la tradition de la mythistoire royale jusqu'à nos jours. Histoire et roman. L'histoire comme genre littéraire et décor culturel de la monarchie absolue. Colbert organise l'historiographie comme un service public. La petite Académie et l'histoire du présent. Mézeray, historien courtisan. Le problème des origines ethniques de la France : Gaulois, Romains et Germains. La mythistoire catholique dans le Discours sur l'histoire universelle, de Bossuet. Triomphalisme et exclusivisme judéo-chrétien. L'échec de la théologie de l'histoire.

Chapitre II. Les philosophes contre l'histoire [407]

Le discrédit de la mémoire à l'âge mécaniste. Théologie et histoire, sciences d'autorité selon Hobbes, Pascal et Spinoza. Le procès de l'histoire chez Descartes ; l'histoire est une antiscience, elle est ontologiquement déficiente. Pascal sans histoire. Malebranche : le procès de l'érudition et du pédantisme. Bonne et mauvaise érudition selon le P. Lamy et le P. Thomassin.

Chapitre III. L'essor de l'historiographie catholique [418]

Le défi de la Réformation oblige l'église catholique à vérifier ses titres et traditions. La révision du folklore hagiographique. Bolland et les Acta Sanctorum des Bollandistes. La critique contre la crédulité. Jean de Launoy, le dénicheur de saints. Adrien Baillet hagiographe. La Congrégation de Saint Maur. Mabillon et l'historiographie bénédictine. Le De re diplomatica et le dévelop-pement des sciences auxiliaires de l'histoire. Le Traité des Études monastiques, justification de l'histoire comme science. Tillemont et l'histoire de l'Église de style janséniste. Une historiographie sans historicité.

Chapitre IV. Le mécanisme et la formation de l'esprit historique  [433]

Bacon et l'histoire. Curiosité historique et goût de l'érudition au XVIIe siècle. Les principes de Naudé. L'esprit historique de Mersenne. La logique du possible selon la Logique de Port-Royal. [14] Critique des témoignages et degrés de probabilité: Locke. Le concept de critique et sa généralisation au XVIIe siècle. Critique, Érudition, Polymathie. Le Polyhistor de Morhof. L'histoire est la révélation de l'humanité à elle-même. Pierre Bayle : le Dictionnaire historique et critique, discours sur le non-sens de l'histoire universelle. La critique de la raison historique. La procédure historique, analogue de la raison expérimentale. L'évangile de la raison naturelle et universelle. Leibniz historien et penseur de l'histoire. Vérités historiques et vérités éternelles : il y a une intelligibilité de l'histoire universelle. Vers une logique de l'histoire fondée sur l'idée de probabilité. Ordre, continuité, progrès. Leibniz historien du présent et de l'avenir.

VIII. LES SCIENCES POLITIQUES ET JURIDIQUES [461]

Chapitre I. L'arithmétique politique et la statistique [461]

La formation de l'État moderne commande une prise de conscience des réalités sociales et administratives. État civil et enquêtes. Les origines de la démographie en Angleterre: Graunt, Petty et l'Arithmétique politique où la méthode mécaniste appliquée à la vie économique et sociale. Vauban. Les origines de la statistique en tant que géographie humaine et géographie économique. La science politique jusqu'à Conring. Le retard de la pensée économique par rapport aux autres formes de connaissance.

Chapitre II. L'État et la société internationale [472]

La théorie juridique, schème régulateur de l'organisation sociale. La désacralisation de l'univers juridique à partir de Machiavel. La monarchie patriarcale de Bossuet et le roi mécaniste, soleil du microcosme. Triomphe des États sur les Empires. L'État moderne, rationalité militante. Balance des pouvoirs et équilibre européen. La raison d'État. La machine de l'État selon Hobbes. La société civile fondée sur le contrat : Hobbes, Spinoza, Locke. Rationalisme et naturalisme: la doctrine du droit naturel. La synthèse cosmopolitique: le droit de la nature et des gens ; Althusius,] Grotius, Pufendorf. Leibniz et le droit.

CONCLUSION [485]



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le samedi 14 juin 2014 19:25
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur associé, Université du Québec à Chicoutimi.
 
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