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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

La décroissance. Entropie - Écologie - Économie (1979)
Préface à la première édition, 1979


Une édition électronique réalisée à partir du livre de Nicholas Georgescu-Roegen. La décroissance. Entropie - Écologie - Économie (1979). Présentation et traduction de MM. Jacques Grinevald et Ivo Rens. Nouvelle édition, 1995. [Première édition, 1979]. Paris: Éditions Sang de la terre, 1995, 254 pp. [Autorisation accordée par les ayant-droit et les traducteurs, MM. Jacques Grinevald et Ivo Rens, Université de Genève, le 17 février 2004]

Préface à la première édition, 1979


En 1610, le fameux Message céleste de Galilée ne put convaincre les docteurs de l'Église catholique de regarder le ciel avec un télescope. Le premier des trois chapitres qui suivent pourrait s'intituler Message terrestre ; il date de 1970, mais la communauté internationale des économistes d'aujourd'hui n'a pas encore accepté de scruter l'économie terrestre avec le «macroscope» thermodynamique que leur propose Georgescu-Roegen. Paradoxalement ce que ce dernier critique le plus dans la science économique dominante, c'est le dogme mécaniste de la science galiléenne! Néanmoins, «dans un monde où les économistes remplacent les prêtres» (Ivan Illich), il en va de notre auteur comme jadis de Galilée.

Parce que l'affaire nous paraît importante, comme on dit urgente même, nous présentons pour le grand public, et nous en sommes en l'occurrence, trois textes célèbres outre-Atlantique et outre-Manche, mais jusqu'ici curieusement inédits en français. Datés respectivement de 1970, 1972 et 1976, ils constituent une excellente introduction, en un langage volontairement étranger à tout ésotérisme académique, à la perspective radicalement novatrice que le professeur Nicholas Georgescu-Roegen propose de substituer à celle de l'enseignement économique traditionnel. Nous voudrions souligner ici que la bioéconomie de Georgescu-Roegen procède d'une nouvelle vision scientifique du monde, issue de la révolution thermodynamique et de l'essor des sciences du vivant dont l'écologie propose une approche globale.

Sans doute, ce savant n'est-il pas encore connu du grand public. Pourtant parmi les professionnels de l'économie théorique, surtout les plus mathématiciens d'entre eux, sa réputation scientifique n'est plus à faire.

Expert et même pionnier de l'économétrie, cette discipline hybride entre la statistique, l'économie politique et l'analyse mathématique, et dont l'essor ne date que des années 1930, il donne à sa critique du dogme de la croissance et à sa contestation de l'épistémologie mécaniste une portée exceptionnelle, car il les fonde sur une conception de la science radicalement différente.

L'estime de ses collègues, comme en témoigne le volume publié en 1976 aux États-Unis à l'occasion de son 70ème anniversaire et qui rassemble les signatures de quatre Prix Nobel d'économie - Samuelson, Hicks, Kuznets et Tinbergen (1), ne signifie cependant pas que l'establishment des grands économistes et de tous leurs épigones soit prêt à admettre ses thèses. Et s'il obtient un jour le Prix Nobel d'économie, comme il en est question dans certains milieux scientifiques, (2) on peut s'attendre à un beau tollé de ses confrères. En revanche, on ne s'étonnera pas que ses thèses hétérodoxes aient reçu un accueil sympathique dans les milieux écologistes. Ainsi, la revue anglaise The Ecologist a déjà publié intégralement les deux premiers textes du présent recueil (3) malgré certaines répétitions inévitables.(4)

Il est piquant de relever que le récent livre de Georgescu-Roegen, Energy and Economic Myths: institutional and analytical economic essays (1976), comporte une dédicace à Paul A. Samuelson, auteur d'un livre très savant intitulé Les Fondements de l'Analyse économique, dans lequel on reconnaît le style de la physique mathématique classique, et du manuel Economics universellement diffusé et perpétuellement réédité. En 1966 parut à Harvard University Press un recueil rétrospectif des principaux travaux de Georgescu-Roegen intitulé Analytical Economics: issues and problems dont l'essentiel a été publié en français en 1970 chez Dunod, sous le titre La Science économique: ses problèmes et ses difficultés, à l'instigation du professeur Henri Guitton (5). L'ouvrage contenait une longue introduction qui était un livre en soi et qui retraçait l'évolution philosophique et scientifique de l'auteur. Dans cette introduction datée de 1964, on peut retrouver aujourd'hui l'esquisse des thèses que Georgescu-Roegen devait magistralement développer dans son magnum opus, The Entropy Law and the Economic Process, publié en 1971, également par Harvard University Press et qui devra bien un jour être traduit en français.

Dans sa préface à Analytical Economics, Samuelson présentait l'auteur comme un pionnier de l'économie mathématique aux orientations parfois déconcertantes. Le célèbre professeur du Massachusetts Institute of Technology (MIT) confessait alors: «Je défie tout économiste informé de rester satisfait de soi après avoir médité sur cet essai.»

La position résolument prise par Georgescu-Roegen dès le début des années soixante, et très clairement exposée au Congrès de l'Association Économique Internationale tenu à Rome en 1965 (6), constituait l'amorce d'une dissidence. Dix ans plus tard d'ailleurs, la rupture semble avouée par Samuelson lui-même, comme on peut le constater dans le chapitre intitulé La pauvreté et l'inégalité, l'écologie et la croissance, l'amour et la justice de la 10ième édition de cette bible de l'enseignement qu'est l'Economics. On y trouve en effet six lignes à la fois dérisoires et péremptoires sur la dissidence de Georgescu-Roegen, assimilée en l'occurrence à la contestation écologiste d'un Barry Commoner (7).

Sans doute, l'approche nouvelle que Georgescu-Roegen propose pour aborder les problèmes économiques apporte-t-elle un cadre théorique précieux pour ceux qui prennent conscience de la contradiction fondamentale entre l’économie actuelle et l'enseignement relativement récent des sciences biologiques, si l'on prend du moins cet enseignement dans la perspective globale qu'offre l'écologie. Mais il serait inexact d'assimiler Georgescu-Roegen au mouvement écologiste sans autre forme de procès.

Alors qu'une nouvelle doctrine est en train de faire renaître l'idée de l'état stationnaire, ou si l'on préfère de la «croissance zéro», et cela souvent avec des arguments apparentés à la pensée de Georgescu-Roegen, il faut prêter attention au chapitre VIII du deuxième texte et surtout à la démonstration du troisième texte ci-après. Là, notre auteur se démarque clairement: l'antithèse de la croissance n'est pas l'état stationnaire. Celui-ci suppose des conditions bien trop restrictives pour être applicable à l'économie humaine. A terme, la décroissance est inéluctable et la sagesse serait de maîtriser la décroissance des pays industriels plutôt que de tenter la «relance» du moteur de la croissance par des moyens qui conduisent au chômage, à l'aggravation du fossé entre les riches et les pauvres de la planète, aux risques incalculables de l'utilisation de l'énergie nucléaire, en somme à une sorte de normalisation de la crise confinant en raison même de la réussite du progrès technologique, au désastre irrémédiable. La conception évolutionniste de Georgescu-Roegen, insistant sur l'irréversibilité, indique une voie qui ne ressemble nullement à un retour en arrière - il n'y a pas d'inversion du temps entropique - mais à une désescalade sur l'échelle de la puissance, rejoignant les thèmes des partisans de la technologie douce, de l'énergie solaire, de l'agriculture biologique et du désarmement généralisé.

L'opposition exemplaire que nous venons d'établir entre Samuelson et Georgescu-Roegen n'est pas du tout une querelle de personnes. Ce que nous pouvons et sans doute devons y voir, au moment où certains historiens de la pensée économique moderne constatent, en s'inspirant de Thomas Kuhn (8), que «la science économique da jamais connu de révolution majeure, [que] son modèle général de base [son paradigme] n'a jamais été remplacé» (9), c'est que précisément la bioéconomie de Georgescu-Roegen représente un autre paradigme.

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Comme son nom l'indique, Nicholas Georgescu-Roegen est d'origine roumaine. Il est né à Constanza en 1906. Sa formation initiale, à l'Université de Bucarest fut celle des mathématiques. De 1927 à 1930, c'est à Paris qu'il poursuit ses études de mathématicien, présentant en Sorbonne une thèse de statistique. Dès cette époque, où les idées d’Einstein et de Bergson étaient passionnément discutées, il s'intéresse à la philosophie des sciences. Élève notamment d'Émile Borel, il se familiarise avec les difficultés du calcul des probabilités, qui tient une place centrale dans l'interprétation du concept d'entropie depuis Ludwig Boltzmann.

Après Paris, c'est à Londres qu'il travaille, sous la direction du vénérable Karl Pearson, l'un des plus éminents statisticiens et philosophes des sciences de l'époque.

En 1932, retour au pays natal, à l'Université de Bucarest où il enseigne, jusqu'en 1946, la statistique. Il faudrait tout un livre pour- retracer la phase européenne de sa vie et de son œuvre. Notre auteur ne manque jamais de, le rappeler: c'est dans son pays, dans cette Roumanie de l'entre-deux-guerres, dont l'économie agraire surpeuplée traversait une crise particulièrement dramatique pour les paysans, qu'il découvre les problèmes économiques. Sans jamais abandonner son intérêt intellectuel pour les sciences, il se préoccupe de plus en plus des réalités plus concrètes de la vie économique.

En marge de ses activités académiques, il assume de nombreuses responsabilités dans les affaires publiques de son pays. De 1932 à 1938, il est associé à la direction de l'Institut central de statistique de Bucarest ; en 1938, il est nommé conseiller économique au Département des finances; de 1939 a 1944, il occupe le poste de directeur au Ministère du commerce. En 1944-45, il assume la redoutable charge de secrétaire général de la Commission roumaine d'armistice avec l'URSS, faisant alors l'amère expérience du régime stalinien. Après la victoire définitive du Parti communiste roumain, il quitte son pays et émigre avec sa femme aux États-Unis. De cette période roumaine de son existence date sa constante préoccupation de la question agraire - il était membre du Parti national paysan - et plus généralement des rapports de l'homme avec la nature, qui évoque les physiocrates. On en trouve l'écho dans une importante étude publiée en 1960, dans laquelle il dressait le constat de faillite de la science économique, tant marxiste que libérale, face aux réalités économiques et institutionnelles des sociétés agraires (10).

En 1948, il est accueilli par l'Université de Harvard où il avait déjà été boursier de la Fondation Rockefeller en 1934-36, collaborant notamment avec le grand économiste joseph Schumpeter. Il devient professeur américain. De 1949 à 1976, il enseigne l'économie théorique à l'Université Vanderbilt à Nashville dans l'État du Tennessee. Sa carrière académique est jalonnée d'invitations à l'étranger: Japon, Inde, Brésil, Ghana, Italie, Canada, etc. Après un passage à l'Université de Virginie-Occidentale comme professeur d'économie de l'énergie en 1976, il a enseigné une année à la Faculté des sciences économiques de l'Université Louis-Pasteur de Strasbourg, où il a commencé la rédaction d'un nouvel ouvrage intitulé Bioeconomics, que doit publier prochainement Princeton University Press. Actuellement il enseigne à nouveau aux États-Unis.

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Dans les textes qu'on va lire, on trouvera l'essentiel du contenu des nombreuses conférences prononcées par l'auteur depuis la publication en 1971 de The Entropy Law and the Economic Process. Cet ouvrage capital place les thèses de Georgescu-Roegen au cœur du débat sur la crise de l'énergie qui fut ouvert, dans les milieux scientifiques, bien avant les événements de l'hiver 1973-74. On relèvera que 1971 est également l'année de parution de deux ouvrages qui marquent l'essor d'une vision écologique de l'économie, à savoir Environment, Power and Society de Howard T. Odum et The Closing Circle (L'encerclement) de Barry Commoner. La convergence de ces travaux explique l'audience grandissante des thèses de Georgescu-Roegen dans les milieux sensibles aux aspects bioéconomiques de la problématique de l'évolution. Il est sans doute prématuré de tenter d'évaluer la place actuellement occupée par Georgescu-Roegen tant dans la communauté internationale des économistes que dans celle des physiciens. L'avenir seul nous dira. son influence. D'ores et déjà, il est clair que sa pensée n'est pas un phénomène isolé, mais se situe au contraire dans cette renaissance intellectuelle qui rejette progressivement les dogmes du XIXe siècle et nous introduit de plain-pied dans la culture scientifique du XXe siècle, si mal connue de nos contemporains. En outre, par son anticonformisme, Nicholas Georgescu-Roegen nous semble appartenir à cette diaspora intellectuelle roumaine qui a déjà donné au XXe siècle des figures aussi peu cartésiennes que Tristan Tzara, Eugen Ionesco, Mircea Eliade, Virgil Gheorghiu, Stéphane Lupasco ou encore Emil Cioran, ces iconoclastes de la mythologie moderne de l’Occident. C'est aussi à nos mythes que s'en prennent les analyses de Georgescu-Roegen: la figure du cercle et sa cosmologie ne sont-elles pas caractéristiques de la pensée mythique? Or, la naissance de la science économique est contemporaine de «la découverte du processus circulaire de la vie économique» (11). En démontrant la pertinence de la thermodynamique bien comprise pour l'intelligence de l'activité économique, l'auteur de La Loi de l'Entropie et le Processus économique intègre le «temps irrévocable» de l'irréversible dégradation physique de notre monde et il dévoile l'historicité entropique commune aux processus biologiques et économiques qui constituent le support matériel de la vie des hommes.

Le temps de l'économie n'est plus alors celui, réversible, de la mécanique céleste, mais celui, irréversible, de la science de la chaleur... et de la vie. La révolution thermodynamique, contemporaine de la révolution industrielle, achève ainsi de détruire le mythe du mouvement perpétuel que l'on retrouve dans la plupart des grandes civilisations sous la forme de l'éternel retour.

Prendre acte de la « révolution carnotienne » et de ses conséquences bioéconomiques, c'est sans doute prendre conscience de l'une des transformations scientifiques les plus importantes de notre temps. Issu des Réflexions sur la puissance motrice du feu et sur les machines propres à développer cette puissance que Sadi Carnot (12) publia en 1824, ce bouleversement du système du monde, longtemps occulté par le paradigme mécaniste, réclame une refonte de notre cosmologie et de notre éthique à la mesure du bouleversement que notre puissance militaro-industrielle a infligé à la planète.

Quant aux exigences concrètes de cette conversion, on imagine mal comment elles s'imposeront à l’humanité, voire, pour commencer, aux nations industrielles, en l'absence d'un état de nécessité que l'auteur annonce, mais dont il ne prédit ni la date ni les circonstances qui l'établiront. Devant l'ampleur sans précédent de la tâche, on peut avoir la tentation de se laisser aller au fil du temps plutôt que de ramer a contre-courant mais ce serait oublier que, selon Georgescu-Roegen c'est notre civilisation thermo-industrielle qui fonce à contre-courant ce en quoi elle est, sur cette Terre, à nulle autre pareille. Aussi bien, ce livre nous indique-t-il le sens dans lequel doit s'appliquer notre effort pour que l'humanité puisse survivre et nous laisse-t-il, pour ce faire, comme disait le poète, « le roseau vert entre les dents ».

Ivo Rens et Jacques Grinevald.
Université de Genève.

Notes :

1 Anthony M. Tang, Fred M. Westfield, and James S. Worley, eds., Evolution,Welfare, and Time in Economics : essays in honor of Nicholas Georgescu-Roegen, Lexington, Mass., Lexington Books, D.C. Heath, 1976.

2. Voir notamment Nicholas Wade, «Nicholas Georgescu-Roegen: entropy the measure of economic man», Science, 1975, 190, pp. 447-450; André Gorz/Michel Bosquet, Écologie et Politique, Le Seuil, Paris, «Points/ Politique», 1978, p. 240.

3. N. Georgescu-Roegeri, «Economics and entropy», The Ecologist, juillet 1972, 2 (7), pp. 13-18; «Energy and economic myths», The Ecologist, juin 1974, 5 (5), pp. 164-174, et août-septembre 1975, 5 (7), pp. 242-255.

4. Pour faciliter la lecture, nous avons décidé dans la première édition de simplifier le système des notes. Dans cette seconde édition, nous suivons intégralement les éditions originales.

5. Cette traduction française (La Science économique : ses problèmes et ses difficultés, Paris, Dunod, 1970) est préfacée par Henri Guitton [1904-1992] qui, par ailleurs, a repris certains thèmes de Georgescu-Roegen dans son ouvrage Entropie et Gaspillage (Paris, Cujas, 1975).

6. Voir N. Georgescu-Roegen, «Process in farming versus process in manufacturing: a problem of balanced development», in U. Papi and C. Nunn, eds., Economic Problems of Agriculture in Industriel Societies, Proceedings of a Conference of the International Economic Association, Rome, September 1965, London, Macmillan, New York, St. Martin's Press, 1969, pp. 497-528. Republié in Energy and Economic Myths.

7. P.A. Samuelson, Economics, loth ed., Tokyo, New York, Mc GrawHill, Kogakush, Ltd, 1976, p. 816. [Note de la 2e éd.: ce paragraphe sur Georgescu-Roegen est supprimé dans les éditions plus récentes!]

8. Thomas S. Kuhn, La Structure des Révolutions scientifiques, traduit de l'américain, 2e éd. augmentée de 1970, Paris, Flammarion, 1972. (La l'édition date de 1962.) [Note de la 2e éd.: nouvelle édition révisée de la traduction française: coll. «Champs» 1983.

9. Donald F. Gordon, «The role of the history of economic thought in the understanding of modern economic theory», American Economic Review, 1965, 55 (2) pp. 119-127, cit. p. 124.

10. N. Georgescu-Roegen, «Economic theory and agrarian economics», Oxford Economic Papers, février 1960, 12, pp.1-40. Reproduit in Analytical Economics et Energy and Economic Myths. Traduit en français in Économie rurale, janvier-mars 1967, et in La Science économique.

11. Voir Joseph Schumpeter, Esquisse d'une histoire de la science économique, des origines jusqu'au début du XXe, siècle, traduit de l'allemand par G.-H. Bousquet Paris, Dalloz, 2e éd., 1972 «l'édition originale date de 1914).

12. Voir Sadi Carnot et l'Essor de la Thermodynamique (table ronde organisée à l'occasion du 150e anniversaire de la publication des Réflexions sur la Puissance motrice du Feu de Sadi Carnot, École Polytechnique, Paris, 11-13 juin 1974), Paris, Éditions du CNRS, 1976. La partie «Thermodynamique et économie», introduite par Thierry de Montbrial, contient une contribution de Georgescu-Roegen critiquant vigoureusement les analogies et métaphores thermodynamiques de certains économistes orthodoxes.

Retour au texte de Dernière mise à jour de cette page le lundi 12 octobre 2015 16:06
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur associé, Université du Québec à Chicoutimi.
 
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