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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Autour de la spécificité.” (1983)
Table des matières


Une édition électronique réalisée à partir de l'article de M. Marcel Fournier, ?Autour de la spécificité.” Un article publié dans la revue Possibles, vol. 8, no 1, 1983, pp. 85-112. [Autorisation accordée par l'auteur le 12 décembre 2002 pour cette oeuvre et toutes celles publiées au Québec]
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La publication d'un article d'une éditorialiste du Devoir [1] Lise Bissonnette, a réouvert un « vieux » débat, celui de la spécificité culturelle du Québec : en réaction à une déclaration du sociologue Fernand. Dumont, professeur à l'Université Laval et président de l'Institut québécois de recherche sur la culture, qui affirmait que la défense de la langue (française) n'avait de sens qu'en autant qu'elle corresponde au maintien d'une culture, l'éditorialiste s'était amusée à rappeler à l'ordre l'éminent professeur et à pourfendre « tous ceux qui s'efforcent à définir notre indicible spécificité culturelle, les uns se perdant en discussions byzantines (le sexe de la spécificité) ou oiseuses (le style des bungalows de banlieue), les autres s'en tenant à des descriptions contradictoires (l'esprit sédentaire et le sens de l'aventure), des bredouillements informes ou des points de suspension [2] ». Hors quelques symboles caricaturaux - la huche de pain, l'armoire en pin, les catalognes, etc. - qu'y a-t-il, peut-on se demander à la suite de Lise Gauvin, qui puisse identifier avec certitude le profil culturel québécois ? Évidemment la langue ... Mais tout le reste n'est-il que littérature ou bavardage savant ?

Ce débat n'est pas nouveau et aujourd'hui comme hier, les sciences humaines et sociales sont partie prenante de ce débat : le relativisme culturel - à chaque société, sa culture - qu'elles ont promu les ont amenées à participer à ce que l'anthropologue français Marcel Mauss appelait la « formation consciente des caractères nationaux ». Sans reconstituer une histoire des sciences humaines et sociales au Québec, il convient de prendre un certain recul et de présenter diverses représentations que la collectivité canadienne-française s'est donnée d'elle-même depuis la fin du XIXe siècle.

Au risque de simplifier, l'on peut diviser les études portant sur la culture canadienne-française en deux grandes catégories selon la perspective qu'elles adoptent : la première, celle du Québec vu de l'extérieur (en particulier d'Ottawa), perçoit la différence culturelle comme un handicap ou un stigmate ; la seconde, celle du Québec vu de l'intérieur (en particulier du mouvement nationaliste) constitue la québécitude comme élément de fierté et aussi comme projet politique. D'un côté, les Canadiens-français comme groupe ethnique (minoritaire), de l'autre, le Québec comme nation-État.


[1]     Bissonnette, Lise, « De notre agonie », Le Devoir, 11 septembre 1982, p. 14.

[2]     Gauvin, Lise, « Au juste, de quoi parle-t-on ? », Possibles, vol. 7, no 1, 1982, pp. 2002-206.


Retour au texte de l'auteur: Marcel Fournier, sociologue, Université de Montréal Dernière mise à jour de cette page le samedi 20 janvier 2007 10:25
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur au Cégep de Chicoutimi.
 
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