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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Une édition électronique réalisée à partir de l'article d'Andrée Fortin, Denys Delâge et Jean-Didier Dufour, “Nouvelles familles, nouveaux réseaux (note de recherche)”. Un article publié dans la revue Anthropologie et Sociétés, vol. 9, no 3, 1985, pp. 219-223. Numéro intitulé: “Parentés au Québec.” Québec: Département d'anthropologie, Université Laval. [Autorisation accordée par Mme Fortin le 15 mars 2004]

Texte de l'article

Andrée Fortin, Denys Delâge et Jean-Didier Dufour 

Nouvelles familles, nouveaux réseaux
(note de recherche)
”. 

Un article publié dans la revue Anthropologie et Sociétés, vol. 9, no 3, 1985, pp. 219-223. Numéro intitulé : “Parentés au Québec.” Québec : Département d'anthropologie, Université Laval.

Dénatalité, augmentation rapide du nombre de divorces, mobilité géographique accrue ; tout cela s'accélère depuis une vingtaine d'années. Ces changements structurels dont les effets se superposent et se renforcent ne sont pas sans affecter la vie quotidienne et en particulier la vie familiale. 

On a décrit la société québécoise traditionnelle comme basée essentiellement sur la famille : c'est dans la parenté et la parenté élargie qu'on trouvait ses relations privilégiées, ses « meilleurs amis », ses confidents ; c'est dans cette parenté que circulent biens et services de toutes sortes, des vêtements d'enfant à l'assistance mutuelle en cas de maladie ou aux conseils financiers. L'entraide, l'échange et l'assistance c'est d'abord et avant tout dans la famille et la parenté qu'on les trouve. 

Nous avons eu la curiosité d'aller interroger des familles de l'agglomération urbaine de Québec pour voir ce qu'il en était aujourd'hui de cette vie de famille : est-elle toujours aussi importante ? Y a-t-il d'autres personnes susceptibles de remplacer la famille comme pivot des relations de sociabilité et d'entraide ? Ce qui nous intéresse, ce n'est donc pas la famille dans sa dynamique interne, mais plutôt la sociabilité des familles, c'est-à-dire les échanges de toute nature entre les familles prises comme unités domestiques et le reste de la société : parenté élargie, voisinage, groupes et associations, amis. 

Été 1983 : pré-enquête. Nous avons alors rencontré 47 familles dans quatre quartiers-paroisses de Québec : St-Jean-Baptiste, St-Sauveur, Ste-Odile et St-Louis de France, ce qui nous permettait de prendre le pouls du centre-ville et de la banlieue, de différentes classes sociales et de différents types de famille. En effet, dans les années 80, comme l'ont bien montré les consultations autour du Livre Vert sur la famille, il devient impossible de définir la famille autrement que comme « un ou des adultes vivant avec un ou des enfants ». Pour les fins de la recherche, nous nous sommes limités aux familles avec enfants en âge d'aller à l'école primaire. Nous avons demandé à ces familles qui elles fréquentent, à quelle occasion, pour faire quelle activité, si elles appartiennent à des groupes ou des associations, quelles sont leurs relations avec le voisinage, à qui elles s'adressent en cas de pépin et qui fait appel à elles dans les mêmes circonstances ? Procédant par entrevues dirigées, nous avons recueilli des informations comparables - éventuellement informatisables - et des données qualitatives. 

Cette pré-enquête a permis de confirmer nos intentions de départ. La parenté est encore très présente dans la vie sociale et quotidienne des familles, mais cette sociabilité repose en grande partie sur la fécondité des grands-mères : on voit beaucoup surtout ses frères et sœurs... mais les gens interrogés viennent de familles d'en moyenne 5.6 enfants alors qu'ils n'en ont eux-mêmes que 2.1. Le modèle de sociabilité actuel ne pourra pas se reproduire. 

Cela nous a donc portés à examiner attentivement trois types de familles : les familles monoparentales qui sont plus ou moins coupées de « la moitié » de la parenté ; les familles où les parents soit sont coupés géographiquement de leur famille d'origine, soit ont au plus deux frères ou sœurs. En l'absence de famille à proximité ou en l'absence de famille tout court, qui voit-on, sur qui compte-t-on ? Notre échantillon comptait peu de familles monoparentales (six) mais il était remarquable que la moitié d'entre elles s'appuyait davantage sur le voisinage que sur la parenté. Il est apparu à l'analyse que ces trois types de famille (catégories non exclusives les unes des autres) ne voient pas moins de gens, ne sont pas moins démunies que les autres dont la parenté est plus nombreuse ou plus proche ; mais il leur a fallu développer de nouveaux réseaux d'échange et de sociabilité. 

Voilà donc ce que nous avons entrepris d'explorer plus systématiquement à l'été 1984. Nous avons cherché cette fois à cerner les patterns de réseaux, leur composition, leur formation chez les trois types de familles ainsi que chez les familles « ordinaires » i.e. à deux parents et dont la parenté, nombreuse, est implantée dans la région de Québec. D'autre part, nous voulions saisir l'effet du tissu urbain sur le mode de sociabilité, prenant pour hypothèse que les réseaux non traditionnels s'observeraient davantage dans le centre-ville, à l'habitat plus diversifié, et/ou dans les coopératives d'habitation et dans les copropriétés. 

Nous sommes donc repartis dans la ville de Québec, magnétophones en mains, avec une grille d'entrevue plus élaborée. Cette fois c'est dans une dizaine de quartiers-paroisses (onze en fait : St-Jean-Baptiste, Montcalm, St-Sacrement, St-Sauveur, St-Roch, St-François d'Assise (Limoilou), St-Jérôme et Maria-Goretti à Charlesbourg, Le Domaine St-Charles àDuberger ainsi que le secteur Duberger ouest, Notre-Dame des Neiges à Neufchatel) que nous avons rencontré 362 familles en tout. Pour donner plus de cohérence à notre échantillonnage, nous sommes partis des listes d'élèves inscrits aux écoles primaires de ces paroisses-quartiers : nous avons non seulement rencontré des familles ayant des enfants d'âge semblable, mais nous avons en même temps tâté la vie de quartier. Dans presque tous les cas nous avons aussi pu repérer des réseaux précis de sœurs, belles-sœurs, amis ou voisins, ce qui permettait non seulement, par le recoupement, de vérifier relativement la véracité des informations recueillies, mais aussi d'approfondir l'analyse des réseaux, puisque deux personnes en relation l'une avec l'autre ne vivent généralement pas cette relation de façon symétrique. 

L'analyse nous a permis de mettre à jour un noyau de base de relations présent chez l'immense majorité des répondants constitué de la parenté immédiate : parents, frères et sœurs des répondants, d'une « amie de femme » à qui on peut tout dire et que l'on voit en moyenne une fois par semaine, et d'un-e voisin-e « sur qui on peut compter en tout temps ». Sur ce noyau de base peuvent se greffer un réseau traditionnel ou un réseau non traditionnel ; parfois bien sûr, le réseau peut se réduire au noyau. 

Si on veut caractériser ces réseaux, on peut dire que le réseau de type traditionnel est essentiellement basé sur la parenté qui souvent réside dans le voisinage ; c'est elle que l'on voisine, ignorant à peu près les autres voisins ; l'amie de femme sera souvent une sœur ou une belle-sœur « préférée ». Dans sa version plus populaire, c'est-à-dire chez les moins fortunés, le réseau est géré par les femmes : souvent même ce sont elles qui entretiennent la relation avec la famille de leur mari. Les loisirs sont pratiqués en groupe et sont une occasion de voir la parenté (exemple : quilles, balle-molle). À mesure que le revenu augmente, la place des hommes dans la gestion du réseau augmente également : ceux-ci introduisent graduellement amis de travail et confrères d'étude. L'autre type de réseau fait bien sûr encore place à la famille, mais sur le mode de l'amitié bien plus que de l'obligation. Les amis sont très présents, le voisinage et surtout le voisinage immédiat prennent une importance primordiale. On n'est pas dans un univers de couple ; les gens ne sont pas considérés automatiquement comme des moitiés de couples - réels ou potentiels - ; il y a beaucoup de gens séparés ; on observe des amitiés entre des hommes et des femmes - ne débouchant pas sur des relations amoureuses. Une rupture amoureuse ne signifie pas nécessairement la fin de la relation - d'échange, d'amitié - avec l'ex-conjoint(e) ni surtout avec l'ex-belle-famille. Par exemple la solidarité féminine entre ex-belles-sœurs résiste très souvent à une séparation... Dans les deux types de réseaux l'échange des services est très intense. 

Comme on peut s'y attendre, les familles monoparentales en arrivent presque toutes à s'insérer dans un réseau non traditionnel, souvent par la force des choses plus que par un choix conscient et délibéré. Ce qui est peut-être plus surprenant c'est l'importance du voisinage et du voisinage immédiat dans les banlieues. On y rencontre souvent ce que nous avons appelé des « talles de voisines », des femmes qui ont des enfants à peu près du même âge, qui s'échangent une foule de services et qui en arrivent souvent à sortir ensemble et à entraîner leurs maris dans ces sorties. 

En fait, comme l'expression du parler populaire « voisiner » le laisse entendre, le voisinage est un lieu très intense de relations aussi bien affectives qu'intéressées. Cette expression s'emploie souvent pour désigner les relations avec la famille quelle que soit la distance réelle à laquelle elle se trouve : la parenté se conçoit non seulement sous le mode de la proximité affective mais géographique immédiate. Le voisinage peut suppléer à l'absence de famille et des liens peuvent se créer entre voisins qui survivront à un déménagement. 

Au moment où nous écrivons ces lignes, nous terminons l'analyse de ces trois cent quelque entrevues qui se sont révélées plus riches encore que nous l'espérions, révélant des aspects non seulement de la sociabilité et de la vie de famille, mais aussi des loisirs et de la vie de quartier. Nos résultats s'organisent autour de trois pôles : 1) systématisation des différents types de réseaux, influence du cycle de vie et des cycles saisonniers sur eux ; 2) stratégies de sociabilité : comment se fait-on des amis, comment les garde-t-on ? Rôle des loisirs, du bénévolat, du voisinage... ; 3) des monographies sur la vie de quartier de chacun des quartiers sur lesquels notre enquête a porté. Dans chaque quartier nous avons fait entre 20 et 45 entrevues selon la présence de coopératives d'habitation ou de familles monoparentales... En effet chaque quartier, de par sa distance au centre-ville, son type d'habitation, etc., attire une population bien particulière en termes de revenus ou de type de famille ; ainsi les familles monoparentales sont beaucoup plus nombreuses au centre-ville ; en banlieue, on les trouve surtout dans des coopératives d'habitation... Cet exercice de géographie urbaine et sociale permet de cerner l'influence du cycle de vie, de la proximité de la famille et du revenu - sans oublier celle de l'espace urbain - sur la sociabilité. 

Nous mettons à jour différentes pratiques, différents types de réseaux. La question de fond est : tout cela est-il vraiment nouveau ? Cela n'a-t-il pas toujours existé en ville ? Par moments, on a l'impression que les pratiques les plus nouvelles ne font que répéter, reprendre, le modèle traditionnel en l'appliquant à des voisins plutôt qu'à la famille... En ce sens, la littérature existante sur la famille urbaine et banlieusarde au Québec ne nous est pas d'un grand secours, étant rare, et encore plus rare celle qui s'intéresse à la sociabilité en général et pas seulement à la dynamique intra-familiale. 

Mais la grande famille sociologique est pleine de ressources et nous avons reçu deux héritages nous permettant de voir plus clair en la matière. Nicole Gagnon, au début des années 60, avait effectué une centaine d'entrevues auprès de familles ouvrières de Montréal à partir d'une grille d'entrevue assez semblable à la nôtre. Ces entrevues, qui n'avaient été analysées que sommairement, nous ont généreusement été transmises afin que nous en reprenions l'analyse dans notre perspective. De même, Colette Carisse au début des années 70 avait entrepris une vaste enquête auprès de familles montréalaises de différentes classes sociales ; il s'agissait de questionnaires très détaillés qui ont été compilés, mais non analysés. Cette fois l'héritage consistait en une botte de cartes perforées et un ruban magnétique. La structure du questionnaire employé en 1974 permet de nombreux recoupements avec les questions qui nous intéressent et particulièrement au sujet des réseaux. 

Automne 1985 : l'analyse de nos propres données s'achève. Un rapport préliminaire est déposé depuis peu au Laboratoire de recherche sociologique du département de sociologie de l'Université Laval. Nous entamons déjà l'étude des entrevues de Nicole Gagnon et de Colette Carisse, avec l'espoir d'en arriver d'ici un an ou deux à une « histoire de la famille et des réseaux de sociabilité depuis la révolution tranquille » ... 

Andrée Fortin, Denys Delâge et Jean-Didier Dufour
Département de sociologie
Université Laval
Québec (Québec)
Canada G1K 7P4 

 

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* Ce guide a été préparé par Chantal Collard, qui s'est également inspirée de bibliographies prêtées par Brigitte Garneau et Andrée Roberge. Il est représentatif des deux courants de l'anthropologie sociale et biologique au Québec. Il comprend aussi des ouvrages majeurs d'autres disciplines qui ont semblé d'intérêt pour une réflexion anthropologique.


Retour au texte de l'auteure: Mme Andrée Fortin, sociologue, Université Laval Dernière mise à jour de cette page le mercredi 22 août 2007 16:02
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur au Cegep de Chicoutimi.
 
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