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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Les immigrants dans la cité : les sciences sociales et la question de l'autre au Québec” (1995)
Avant-propos


Une édition électronique réalisée à partir du livre sous la direction de Mikhaël ELBAZ, Andrée Fortin et Guy Laforest, LES FRONTIÈRES DE L'IDENTITÉ. Modernité et postmodernité au Québec. Québec: Les Presses de l’Université Laval; Paris: L'Harmattan, 1996, 384 pp. Une édition numérique réalisée par Marcelle Bergeron, bénévole, professeure retraitée de l'École polyvalente Dominique-Racine, Chicoutimi, Québec. [Autorisation accordée par la direction des Presses de l'Université Laval, via M. Denis Dion, directeur général, le 2 novembre 2010, de diffuser ce livre dans Les Classiques des sciences sociales.]

Avant-propos

MIKHAËL ELBAZ, ANDRÉE FORTIN et GUY LAFOREST


Un livre, ça commence toujours par une idée. Dans le cas de celui-ci, elle s'est métamorphosée en projet, puis en colloque, et, enfin, en un patient travail de reformulation et de révision.

L’idée fut d'abord celle de Jean-Paul Montminy, alors doyen de la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval. Elle fut reprise par Lise Darveau-Fournier, qui lui succéda en 1993 à la tête de la Faculté. Il s'agissait d'organiser un grand colloque sur une problématique contemporaine, celle de l'identité et de la modernité au Québec, pour compléter le travail plus rétrospectif qui avait été accompli en 1988 à l'occasion du cinquantième anniversaire de la Faculté. L'idée s'est transformée en projet, celui d'un colloque qui s'imposerait non seulement dans la vie universitaire, mais aussi dans toute la sphère publique au Québec. C'est à ce projet qu'ont œuvré, à compter de janvier 1993, les trois organisateurs du colloque, Mikhaël Elbaz, Andrée Fortin et Guy Laforest.

Nous ambitionnions de susciter un événement à la hauteur du colloque de 1952 sur l'industrialisation et l'urbanisation, lequel avait procuré un souffle de lucidité à nos disciplines, mais également, grâce aux relais intellectuels, médiatiques et politiques, à toute la société québécoise. Nous saluons la mémoire du sociologue Jean-Charles Falardeau, qui avait été la cheville ouvrière de cette grande manifestation. Les traditions authentiques sont celles que l'on se réapproprie. Cela reste possible, même dans une société occidentale fragmentée comme la nôtre.

Notre projet de colloque s'est concrétisé les 20-22 octobre 1993, au Musée de la civilisation qui a eu l'amabilité de nous accueillir à Québec. Plus de 300 personnes y assistèrent ou y participèrent à divers titres. Pour inaugurer le colloque et pour le clôturer, nous avons eu la chance de compter sur deux conférenciers exceptionnels, au faîte de leur carrière, Alain Touraine et Charles Taylor. Le sociologue français venait de publier un grand livre, Critique de la modernité, et la parution d'une synthèse sur la démocratie était imminente. Quant à Taylor, il venait de commencer une recherche sur la philosophie du langage après avoir complété des études sur le fédéralisme et le nationalisme au Canada, le malaise de la modernité, le multiculturalisme et la politique de [2] la reconnaissance. Leur présence conjointe à Québec n'était pas fortuite. Alain Touraine fréquente notre société et ses intellectuels depuis plus d'un quart de siècle. Dans les pages introductives de son dernier livre, il fait du thème de la reconnaissance de l'Autre le problème fondamental de la démocratie à notre époque et il note toute l'importance des travaux de Taylor dans ce champ de la réflexion.

Nous creusons davantage en introduction les différents aspects de la thématique générale du colloque de 1993 et de ce livre. Toutefois, nous souhaitons prendre acte immédiatement d'une remarque de Florence Piron dans un compte rendu du colloque préparé pour le bulletin de l'Acsalf :

Dans le contexte intellectuel contemporain que ce soit à la suite des réflexions de Foucault sur les rapports entre pouvoir et savoir, ou dans la lignée de ceux de Giddens sur la réflexivité institutionnelle, il me semble qu'on ne peut pas discourir sur le Québec sans réfléchir à l'appropriation possible de ces discours et de ces revendications et à leurs conséquences sur le « dialogue » identitaire qui prévaut dans la société québécoise.

 Nous avons, en effet, de façon incontestable, voulu contribuer au dialogue identitaire qui représente à l'heure actuelle l'un des principaux débats animant la sphère publique québécoise. Nous l'avons fait sans préjuger des décisions que les citoyens du Québec, en tant que communauté de délibération et d'action, pourraient prendre quant à leur avenir collectif. En tant que citoyens, celles et ceux qui ont contribué à ce livre ont, par ailleurs, toute la liberté de participer aux affaires publiques. Nous avons cherché, dans ce livre, à procurer aux lecteurs une pluralité de points de vue et de démarches, sur fond de rigueur et de civilité. Si le résultat peut être également instructif pour mieux circonscrire le climat qui prévaut en fin de vingtième siècle dans la société québécoise, nous ne nous en plaindrons pas. Car cela nous permettrait de nous réclamer de la mémoire de notre prédécesseur, Jean-Charles Falardeau, lequel avait écrit, dans sa propre introduction au livre faisant suite au colloque de la Faculté en 1952, que l'Université Laval avait la responsabilité d'interpréter, d'éclairer et d'orienter la société canadienne-française [1].

Ce livre, ainsi que le colloque qui l'a précédé, n'aurait pas été possible sans les efforts, la compétence et les ressources, d'un bon nombre de gens et d'organismes. Nous voulons remercier la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval, le Musée de la civilisation, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la science du gouvernement du Québec ainsi que le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada pour leur appui tant financier que matériel. Nous exprimons notre gratitude envers nos doyens Jean-Paul Montminy et Lise Darveau-Fournier, qui ont vaillamment appuyé les projets de colloque et de livre de leur conception à leur réalisation. Parmi le personnel de la Faculté, nous voulons souligner en particulier les contributions de Monique Brideau et de Micheline Gravel, qui ont respectivement préparé la maquette [3] du programme du colloque et supervisé la logistique de l'événement. Nous ne voudrions pas oublier le travail de Sabine Anctil, qui a révisé les textes, et celui de Florence Piron, qui a traduit en français celui de Kenneth McRoberts.

En faisant le bilan du colloque de 1952, Jean-Charles Falardeau nota que les participants avaient pu discuter de façon sereine, franche et pénétrante. Si nous pouvons en dire autant à propos du colloque de 1993, cela tient dans une large mesure à la compétence et au jugement de nos collègues de la Faculté qui ont accepté de présider les séances. Nous souhaitons donc remercier bien sincèrement Ginette Dussault (relations industrielles), Marguerite Lavallée (psychologie), Bernard Fortin (économique), Gregor Murray (relations industrielles) ainsi que Réjean Tessier (psychologie).

Nous sommes bien placés pour apprécier le travail d'approfondissement et de révision qui a été accompli par les conférenciers entre le colloque et ce livre que nous présentons au public lecteur. Ces améliorations ont été immensément facilitées par le sérieux des gens qui ont accepté de livrer, oralement et par écrit, leurs commentaires des différents textes et exposés. Nous désirons ainsi remercier nos collègues Claude Bariteau (anthropologie, Laval), Bernard Bernier (anthropologie, Université de Montréal), Serge Bouchard, Gilles Breton (science politique, Laval), Gilles Bourque (sociologie, UQAM), Olivier Clain (sociologie, Laval), Marcel Fournier (sociologie, Université de Montréal), Jocelyne Lamoureux (sociologie, UQAM), Jocelyn Létourneau (histoire, Laval) et Pierre Maranda (anthropologie, Laval).



[1] Falardeau, Jean-Charles (dir.) (1953), Essais sur le Québec contemporain, Québec : Les Presses de l'Université Laval.



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le mercredi 5 janvier 2011 15:11
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur de sociologie retraité du Cégep de Chicoutimi.
 
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