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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

QUESTIONS DE CULTURE, no 4, “Architectures : la culture dans l’espace. (1983)
Sommaire


Une édition électronique réalisée à partir du texte de la revue QUESTIONS DE CULTURE, no 4, “Architectures : la culture dans l’espace. Un numéro sous la direction de Fernand Dumont. Québec: Institut québécois de recherche sur la culture, 1983, 210 pp.

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Questions de culture
No 4

Sommaire

RETROUVER NOTRE MAISON DES HOMMES

La condition de l'habitation au Québec depuis 1608

André Robitaille

À partir d'un modèle provenant de l'Ouest de la France, nos ancêtres ont découvert rapidement des solutions adéquates pour se défendre contre les forts vents, la neige, le froid et le gel du sol; ils ont utilisé les matériaux trouvés sur place. À la recherche d'un habitat permanent et confortable, par la conquête de moyens de chauffage de plus en plus améliorés, de modifications constantes aux techniques de construction, s'est établie une architecture bien québécoise qui a peu évolué pendant deux cents ans et qui s'est éteinte avec l'ère industrielle. L'influence des styles étrangers et l'apparition de matériaux importés changent, de 1840 à 1900, notre système de vie et aussi le modèle de nos bâtiments. Les années 1930 à 1950 sont vouées à des réactions diverses, puis à une volonté politique qui provoque l'éclatement de nos villes. Les techniques et les matériaux de ces dernières années permettront-ils de retrouver de nouveau «notre» maison des hommes, à notre mesure et à celle du monde?

LA MAISON TRADITIONNELLE DANS L'ART DE CHARLEVOIX

Andrée Gendreau

Territoire où s'articulent un paysage exceptionnel et une culture paysanne locale bien enracinée, Charlevoix attire depuis le début du siècle touristes, artistes et intellectuels qui viennent, selon leurs intérêts, s'imprégner d'exotisme ou de culture nationale. Clarence Gagnon et A.W. Jackson furent sans doute parmi les premiers peintres à puiser dans Charlevoix ce dernier type d'inspiration. Quelle est leur perception de ce territoire et plus particulièrement de son habitat? Comment les différences culturelles, idéologiques et esthétiques marquent-elles leur découverte de l'habitat charlevoisien et comment, enfin, chaque façon d'appréhender un même espace est-elle traduite sur la toile? Une comparaison effectuée entre l'art de ces peintres urbains et celui d'artistes populaires locaux devrait mettre en évidence la différence fondamentale entre la pratique des uns et des autres et l'effet que celle-ci produit sur le tableau, ce dernier étant traité comme un texte qui permet de lire, au-delà de lui-même, le jeu des diverses forces intervenant dans le processus de sa création.

[16]

LA MAISON QUÉBÉCOISE

Un sujet à redécouvrir

Luc Noppen

L'histoire de l'architecture du Québec a produit plusieurs études sur la maison depuis le début de notre siècle. Après avoir identifié les sources françaises d'une architecture devenue traditionnelle selon les auteurs qui se sont succédés, les études ont cherché à démontrer l'adaptation au pays et particulièrement l'adaptation aux conditions climatiques de l'habitat. Or, des hypothèses de recherche nouvelles remettent en question ces interprétations et le cadre évolutif qu'elles ont bâti. Un bref survol de la maison urbaine en Nouvelle-France, de la maison dite «québécoise» des années 1820-1860, du cottage dit «anglo-normand» du XIXe siècle et de quelques autres types d'architecture domestique permet d'entrevoir la richesse d'un sujet qui demeure, pour l'essentiel, encore inexploré et autour duquel on a surtout développé un discours nationaliste, étranger aux problématiques d'une histoire de l'architecture.

MARIE-ALAIN COUTURIER, O.P. ET LE MILIEU DE L'ARCHITECTURE À MONTRÉAL 1939-1946

Raymonde Gauthier

Marie-Alain Couturier, dominicain français, fit un séjour à Montréal durant la seconde guerre mondiale. Appelé à dispenser des cours à l'École des Beaux-Arts de Montréal, il fut vite remercié, les idées qu'il professait suscitant de profondes remises en question de l'art sous toutes ses formes. II adhéra plutôt au groupe de l'École du Meuble formé autour de Jean-Marie Gauvreau. Malheureusement, si ses idées eurent un certain succès dans le milieu de la peinture, le milieu de l'architecture resta imperméable à son action, des architectes issus d'une longue tradition de médiocrité, conservant les faveurs du clergé dans un milieu qui voyait d'un bon œil le retour à l'excellence du XVIIIe siècle.

L'ARCHITECTURE RELIGIEUSE EN VOIE VERS LE MODERNISME INTERNATIONAL 1945-1955

Claude Bergeron

Au cours de la période 1945-55, on assiste à une évolution de la forme, de la structure et du plan des églises qui affranchira l'architecture religieuse québécoise de l'héritage du passé et lui fera joindre les rangs de l'architecture fonctionnaliste internationale. Si l'évolution liturgique est la principale responsable de l'abandon du plan longitudinal, c'est à des influences diverses qu'il faut attribuer les formes nouvelles. Dans certains cas, l'évolution résulta d'une modernisation des formes d'une architecture religieuse courante ou d'une architecture apparue entre les deux guerres, comme le style de Dom Bellot. Dans d'autres cas, l'évolution fut causée par l'emprunt à l'architecture étrangère, notamment l'architecture contemporaine de la Suisse. L'emploi de nouveaux matériaux, surtout les charpentes en bois [17] lamellé-collé, ont également joué un rôle décisif dans une démarche visant à rationaliser le dessin des églises.

POUR UNE COLLINE PARLEMENTAIRE HABITABLE

Jean Cimon

À partir d'une analyse critique du Schéma d'aménagement de la Colline parlementaire de 1978, l'auteur étudie successivement le tissu urbain, l'habitation, les transports, les problèmes des piétons, le stationnement, le Centre administratif «G» et les espaces verts. En comparant le tissu urbain de 1960 avec celui de 1978, l'auteur montre comment la construction de la Cité parlementaire a perturbé le milieu de vie traditionnel d'un quartier historique très attachant: le faubourg Saint-Jean-Baptiste. Pour que la Colline parlementaire devienne habitable, il convient de modifier l'aménagement physique en donnant la priorité aux piétons et d'adapter les lieux de travail aux besoins réels des usagers. L'auteur essaie d'identifier les valeurs culturelles qui sous-tendent le concept d'aménagement et les attitudes des fonctionnaires.

PLAYDOYER POUR UNE ARCHITECTURE CULTURELLE

Jean-Claude Marsan

Au Québec comme ailleurs, il existe un profond malaise face à l'architecture moderne, principalement dans les villes. Cette insatisfaction peut s'expliquer par le fait que cette architecture issue des dogmes du mouvement fonctionnaliste nie l'espace urbain comme réalité socio-physique et qu'elle s'avère un produit abstrait ayant peu à offrir à la sensibilité humaine. La culture, comprise dans son sens anthropologique, peut constituer une voie pour sortir de cette impasse, malgré la réticence des professionnels qui semblent craindre de perdre leur raison d'être en permettant une architecture davantage enracinée dans le vécu.

UN CERTAIN CONTEXTE

Marcel Bélanger

L'examen du rapport entre habitat et culture dans le contexte québécois amène l'auteur à constater, dans un premier temps, que ce rapport est assez lâche. Cependant, dans un deuxième temps, on découvre l'émergence de l'espace mental des Québécois, dont l'explication ouvre la perspective à de nouveaux rapports entre urbanité et territorialité, cette dernière jouant un rôle spécifique dans le développement du Québec



Retour au texte de l'auteur: Fernand Dumont, sociologue, Université Laval Dernière mise à jour de cette page le mardi 18 avril 2017 8:54
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur associé, Université du Québec à Chicoutimi.
 
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