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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Terrains en Guyane française et sur les hauts plateaux du Nigéria.” (1985)
Introduction


Une édition électronique réalisée à partir de l'article de Jean-Jacques Chalifoux, “Terrains en Guyane française et sur les hauts plateaux du Nigéria.” (1985). Un chapitre publié dans l’ouvrage sous la direction de Serge Genest, La passion de l’échange: terrains d’anthropologues du Québec, chapitre 6, pp. 109-134. Montréal: Gaetan Morin, Éditeur, 1985, 309 pp. [Autorisation formelle accordée par l’auteur le 17 septembre 2007 de diffuser cette oeuvre dans Les Classiques des sciences sociales.]

Introduction

L'objet de ce texte est de faire état du vécu de deux expériences de recherche sur le terrain, l'une en Amérique du Sud et l'autre en Afrique. Il s'agit d'un exercice à caractère autobiographique dont l'analyse déborde l'énonciation de faits. Quand un informateur se remémore son passé, il raconte son vécu tel qu'il le perçoit et le conçoit au moment actuel et le réaménage de façon à lui donner un sens aujourd'hui. L'exposé qui suit n'échappe pas à ce mélange de réalisme et d'interprétation. 

Dans un premier temps, les différences dans la préparation des terrains seront présentées de manière à montrer comment la flexibilité est souvent une condition de réussite. Ensuite, après avoir exposé certains éléments relatifs à la vie quotidienne de chaque endroit, seront expliquées les conditions mêmes des enquêtes. 

Le principal contraste qui se dégage de ces deux terrains peut se résumer ainsi : le premier est dominé par une expérience mystique personnelle créée par une relation directe entre deux personnes, alors que le second est caractérisé par une démarche plus positiviste et impersonnelle.

 

Ces femmes qui ont plusieurs maris.

 

 

On peut reconnaître plusieurs genres de relations ethnologiques. L'une concerne les informateurs clés qui sont des personnes avec lesquelles l'ethnographe poursuit une relation privilégiée à long terme et dont les connaissances permettent d'établir un dialogue critique et relativiste. Dans les meilleurs cas, l'informateur ou l'informatrice possède une expérience pédagogique au sein de sa propre culture ; sa position sociale et son rang comportent des devoirs dans la transmission du savoir de sa société. Cette personne peut être un-e meneur ou meneuse ou un-e marginal-e, mais dans les deux cas, elle maîtrise un discours global sur sa société et accepte d'enseigner ce savoir à l'ethnologue. La première expérience dont il s'agit concerne une catégorie particulière d'informateur clé appelée gourou dans plusieurs civilisations orientales. Dans ce cas, il s'agit d'un gourou d'origine javanaise ayant émigré en Guyane française (Amérique du Sud), avec qui j'ai vécu quatre mois en 1968 et que j'ai visité par la suite, en 1981 et 1982. L'autre recherche s'est déroulée au Nigéria au cours de l'année 1973. Là aussi, il y eut quelques informateurs clés, mais les informations furent davantage diversifiées et résultèrent surtout d'enquêtes systématiques : questionnaires, recensements, observations, compilations.



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le vendredi 29 février 2008 16:24
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi.
 
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