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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

JOURNAL DES ARMES, vol. 2, no 2, 1980
Éditorial


Une édition électronique réalisée à partir du texte de la revue de La Société des collectionneurs d'armes du Québec [SOCAQ] (directeur de l'édition: Russel Bouchard), JOURNAL DES ARMES, vol. 2, no 2, 1980, 24 pp. [Document diffusé avec l'autorisation du directeur de la revue accordée le 22 septembre 2005.]

[1]


Éditorial

LA LOI C-51 N'A PAS EMPÊCHÉ
LA HAUSSE DE LA CRIMINALITÉ



par PAUL-HENRI GOULET

Parmi les nouveaux arguments en faveur de l'arme à feu, signalons que la fameuse loi C-51, en vigueur depuis le 1er janvier et dont le "but", selon Francis Fox, était de "favoriser l'avènement d'une société plus sûre pour tous les Canadiens", a encore une fois prouvé son inefficacité, ce que nous avions d'ailleurs prévu lors de son adoption. En effet, après avoir enregistré une diminution du nombre de meurtres depuis 1975, le Québec a accusé, pour l'année 1979, une hausse dans le domaine de la criminalité avec 175 meurtres, dont 48% ont été commis avec des armes à feu.

Devant ces chiffres, il est inévitable de faire la comparaison avec la ville de New York où, depuis plusieurs décennies, on a imposé les lois les plus sévères sur la possession et la vente d'armes à feu. Ainsi, après une année qui a été la pire en ce qui concerne les meurtres à New York, les crapules ont débuté l'année "en beauté" avec 12 homicides dans cette ville le jour du nouvel an. Selon les statistiques, New York vient de battre son propre record avec le chiffre effarant de 1,733 meurtres au cours de 1979. La criminalité a aussi atteint un sommet sans précédent dans le métro de New York où, entre le 1er janvier et le 19 août 1979 (c'est-à-dire en moins de huit mois), 12 meurtres, 12 viols et 2,339 vols ont été commis dans le métro new-yorkais. Il s'agit là d'une augmentation de 60% par rapport à la même période, en 1978.

Voilà en tout cas des arguments fort convaincants à l'effet que "plus on criminalise l'arme, plus celle-ci est utilisée dans la commission de crimes". Et, au risque de répéter un cliché, l'explication en est fort simple : lorsque vous désarmez les honnêtes citoyens, vous encouragez alors automatiquement la vente illégale d'armes à feu parmi les voyous et les mafiosis. En plus de "l'attrait du fruit défendu", ceux-ci possèdent alors l'énorme avantage de pouvoir attaquer, avec infiniment moins de risques, une population désarmée.

Il est toutefois rassurant de savoir, et de répéter à qui veut l'entendre, que si les québécois possèdent 3,000,000 d'armes à feu et qu'environ 80 de celles-ci ont été utilisées dans 86 meurtres, il en résulte que plus de 99.99% de nos armes n'ont pas servi l'an dernier à la commission d'homicides. En d'autres termes, cela signifie qu'une arme sur 37,500 (1137,500) a servi à commettre un meurtre.

Alors, messieurs les politiciens, face à ces arguments, quels nouveaux "monstres" allez-vous inventer pour vous approprier les votes du "défenseur de Bambi", de l'anti-chasseur et de l'anti-tout et prétendre, encore une fois, être le défenseur de la veuve et de l'orphelin ?

PAUL-HENRI GOULET



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le mardi 11 février 2014 13:45
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur de sociologie retraité du Cégep de Chicoutimi.
 
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