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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

JOURNAL DES ARMES, vol. 2, no 1, 1980
Éditorial


Une édition électronique réalisée à partir du texte de la revue de La Société des collectionneurs d'armes du Québec [SOCAQ] (directeur de l'édition: Russel Bouchard), JOURNAL DES ARMES, vol. 2, no 1, 1980, 28 pp. “Spécial archéologie.” [Document diffusé avec l'autorisation du directeur de la revue accordée le 22 septembre 2005.]

[1]

Éditorial


SOMMES-NOUS PLUS
CATHOLIQUES QUE LE PAPE ?


par Paul-Henri Goulet

On ne se formalise guère de lire dans les journaux ou de voir à la télévision qu'annuellement meurent des centaines de milliers de personnes d'accidents de la route, de l'onde et de l'air puis qu'un nombre incalculable de vies humaines sont perdues à cause des guerres, des hécatombes et des cataclysmes. Ce sont là incidents ou accidents de parcours, nous plaisons-nous à répéter. Et il s'en faut de peu qu'on fasse sienne cette boutade de fonctionnaire "zélé" : "Lorsqu'il y a dix morts ou plus, cela relève du gouvernement !"

L'arme à feu, c'est à travers le temps, l'histoire du Bon, de la Brute et du Truand, le drame du policier et du voleur, la légende de la Justice et du Crime, la chronique du quotidien à laquelle on s'attache avec une incroyable avidité et une fascination toujours soutenue. C'est cela et, comme nous le savons que trop, nous collectionneurs, c'est bien d'autres choses également.

Et c'est justement pour cela, en fait, que nous, collectionneurs, avons cette difficile (mais importante) tâche d'éduquer certaines gens afin que les armes à feu redeviennent aussi des objets nobles et dignes, des inventions ingénieuses ainsi que des créations fantaisistes du passé et du présent.

Aussi, ne serait-il pas grand temps pour certains d'entre nous de cesser de jouer à "plus catholique que le Pape" et de ne plus répéter (comme, malheureusement, je l'ai entendu à quelques reprises lors de récentes expositions d'armes à feu) des idioties du genre : "Je me fous de ce que dit la loi, ce 32 rimfire de 1884 est une arme dangereuse et doit être enregistrée..." ou encore, "Je sais qu'on peut encore trouver quelque part des cartouches pour ce Webley 1880, calibre .476 et il vous faudra donc obtenir un enregistrement d'arme à autorisation restreinte avant d'étaler ce revolver sur votre table !"

Et ce sont ces mêmes "protecteurs de la veuve et de l'orphelin" qui, quelques instants plus tard, sont prêts à élucubrer pendant des heures contre la sévérité et les restrictions du bill C 51, un projet de loi qui effectivement nous complique bien la vie mais qui, il faut non seulement s'en souvenir mais aussi en profiter, nous offre toutefois une option intéressante, celle de vendre, acheter ou échanger (et même "dé-enregistrer" ou "dé-papieriser") des armes à feu historiques, sans certificat d'enregistrement ni d'AAAF. Il s'agit bien sûr, des armes fabriquées avant 1898 et qui n'ont pas été conçues, ni modifiées, pour employer des munitions à percussion centrale disponibles dans le commerce.

Profitons-en !

Paul-Henri Goulet



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le mardi 11 février 2014 13:42
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur de sociologie retraité du Cégep de Chicoutimi.
 
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