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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Les armes à feu en Nouvelle-France. (1999)
Glossaire


Une édition électronique réalisée à partir du livre de Russel Bouchard, Les armes à feu en Nouvelle-France. Montréal: Les Éditions Septentrion, 1999, 177 pp. [Autorisation de rediffusion en libre accès dans Les Classiques des sciences sociales accordée conjointement par l'auteure et l'éditeur le 13 mars 2017.]

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Glossaire

Acérer : terme de taillenderie signifiant garnir d'acier un outil ou une pièce de fer. Se disait également acierrer. Acérer une batterie.

Ame : vide intérieur du canon.

Arme d'apparat : terme qui regroupe les armes blanches, les armures et les armes à feu produites par de célèbres armuriers. Elles sont recherchées plus en qualité d'œuvres d'art représentatives que pour leur utilité. Au Musée du Québec, on conserve le canon du fusil de Montcalm, fabriqué par « Les Laroche », arquebusiers distingués pratiquant leur art au logement de Louvre. (Voir « Le canon du fusil de Montcalm », dans Journal des armes, vol. 1, n° 2, 1979, p. 3-7.)

Armurier : métier qui remonte bien avant l'invention du mousquet et de la poudre à canon. Aux XVe et XVIe siècles, l'armurier fabrique les armes blanches telles les armures, les couteaux, les épées, les arbalètes, etc. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, alors que le mousquet et le fusil s'intègrent complètement à l'activité guerrière, les armuriers sont confondus avec les arquebusiers. Le premier statut des armuriers français date de 1409, sous le règne de Charles VI, et est renouvelé en 1562, sous Charles IX.

Armurier du roi : en France, l'armurier du roi est l'artisan qui travaille à de riches travaux d'armurerie, commandés régulièrement par le roi. Au Canada, l'armurier du roi est nommé par une commission octroyée par l'intendant pour avoir charge des armes dans les magasins du roi à Québec, Trois-Rivières, Montréal et dans d'autres postes.

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Arquebuse à croc : arquebuse dont le canon ou le fût est muni d'un croc de fer ou d'un pivot pour la soutenir au moment du tir. Elle était utilisée anciennement pour garnir les créneaux et les meurtrières. Cette arme est massive et lourde, d'où l'importance du croc.

Arquebusier : artisan qui fabrique les armes à feu. Son art lui permet de forger les canons et les platines pour les monter sur les fûts de bois.

Baguette : tige de bois ou de fer, à tête en forme de poire et au bout taraudé pour visser dans le tire-bourre. La baguette est utilisée pour le refoulement de la poudre, du projectile et de la bourre dans le tonnerre du canon d'une arme à feu ancienne.

Baïonnette : terme originaire de Bayonne, où cette arme fut d'abord fabriquée. Arme blanche, de forme triangulaire, que l'on aboute à la partie avant d'un canon de fusil. Au début, elle est fixée à l'intérieur du canon et, par la suite, à la fin du XVIIe siècle, elle est maintenue à la mire faisant office de tenon.

Balle : projectile de forme sphérique ou ovoïde, en plomb, utilisé dans les armes à feu.

Bassinet : coupelle rapportée à la hauteur de la lumière (mousquet à mèche) ou fixée sur la plaque de platine (fusil à silex) et destinée à recevoir la charge d'amorçage.

Bigorne : espèce d'enclume qui aboutit en pointe, sur laquelle on bat le fer qu'on veut arrondir.

Borax : borate hydraté de sodium, soluble dans l'eau, de couleur blanche et utilisé par l'armurier lors du brasage des métaux.

Bouche : ouverture et extrémité avant de l'âme par laquelle est introduite la charge.

Bourre : morceau de papier placé au-dessus de la charge de poudre et du plomb pour les empêcher de tomber et de se décompresser.

Brasage : assemblage des métaux par soudure.

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Bride de noix : pièce métallique en forme d'étrier, destinée principalement à maintenir en place la noix et son axe.

Calibre : se dit de la dimension de l'âme du canon. Le calibre est déterminé par le nombre de projectiles de la dimension de la bouche du canon devant totaliser une livre. Dans un fusil de calibre 12, il faut autant de projectiles pour totaliser une livre.

Canon : tube en fer obturé à son extrémité postérieure et dont la paroi antérieure est lisse ou rayée. En principe, le canon est destiné à guider dans sa propulsion le projectile vers un point déterminé. Les rayures peuvent être droites ou hélicoïdales.

Canonnier : distinct du soldat attaché à l'artillerie, l'artisan canonnier est un armurier qui travaille exclusivement à la fabrication des canons de fusils.

Cartouche : en termes de guerre, charge d'arme à feu enveloppée dans un gros papier faisant office de bourre. La cartouche réunit la poudre, le ou les projectiles et la bourre.

Chambre : partie arrière du canon contenant la charge et le projectile. La chambre est plus épaisse et plus solide pour être capable de supporter les pressions dues à la mise à feu.

Chien : pièce métallique mobile, généralement en forme de « S » et qui pivote autour d'un axe sous l'action d'un ressort. Il porte deux mâchoires serrant l'élément pyromanque destiné à allumer l'amorce.

Contre-platine : plaque métallique destinée à protéger la monture des vis de fixation de la platine.

Corne à poudre : récipient de corne utilisé pour la conservation et le transport individuel de la poudre.

Couleuvrine : arme d'épaule à l'origine, assimilable à l'arquebuse et au mousquet. Elle désigne également un petit canon, à volée relativement longue par rapport au calibre.

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Couvre-bassinet : plaquette métallique mobile protégeant la charge d'amorce avant le départ du coup sur les armes à mèche ou à rouet. Sur le fusil à silex, la batterie sert également de couvre-bassinet.

Crosse : partie postérieure de la monture destinée à maintenir l'arme au moment du tir.

Culasse : partie postérieure du canon servant à l'obturer. Généralement fixée grâce à de solides filets, elle sert aussi à joindre cette partie du canon à la monture.

Détente : pièce métallique actionnée par le tireur et qui agit sur la gâchette pour que cette dernière libère le chien.

Dragée : chacun des petits plombs dont on charge un fusil de chasse pour tirer sur du petit gibier. En Nouvelle-France, on retrouve du plomb à giboyer, à castor, à oie, à tourte, etc.

Escopette : tromblon muni d'une crosse de fusil très courte.

Espingole : tromblon appuyé sur un pivot.

Fourquine : tige terminée en « U », sur laquelle était posé le fût du mousquet et de l'arquebuse pour rendre plus facile l'action du tir.

Fusil réglementaire : les armes réglementaires sont celles qui, pour les besoins militaires à partir de 1717 en France, sont fabriquées selon des normes et des critères prescrits par un « Règlement du Conseil de la Guerre ».

Fût : partie supérieure de la monture destinée à maintenir solidement le canon. Il sert également à maintenir l'avant de l'arme lors du tir.

Gâchette : baguette de fer destinée à libérer la noix tendue par le grand ressort au moment du tir. La gâchette est la pièce de transition entre la détente et la noix.

Garnitures : terme qui comprend toutes les pièces métalliques de l'arme outre le canon et la platine. La contre-platine, les [159] supports à baguette, le pontet, la pièce de pouce, les grenadières et la plaque de couche font partie des garnitures.

Goupille : petite tige de fer destinée à maintenir le canon au fût et qui sert également d'axe à la détente. Sur certains types de fusils, la sous-garde et le retour de la plaque de couche peuvent être fixés par des goupilles.

Grenadière ou Bouche du milieu : pièce placée à une distance fixe de l'embouchure ou encore du support de la baguette avant. Elle porte un battant maintenu par un clou rivé.

Lumière : petit canal étroit percé dans la chambre pour rendre possible la communication du feu de l'amorce à la charge de poudre propulsive. La lumière est percée au niveau du bassinet.

Mâchoires du chien : deux pièces métalliques, généralement de forme ovoïde et plate, dont celle du haut est mobile et l'autre fixe. Leur fonction est de serrer le silex.

Maître armurier : au Canada, le maître armurier méritait ce titre de façon simple, soit en ayant démontré son habileté, soit encore par son expérience et, surtout, en possédant sa propre boutique.

Maître-ressort : ressort en forme de « V ». En se détendant le maître-ressort actionne la noix et le chien.

Mèche : cordon de chanvre ou de coton imprégné d'une composition à combustion lente (à base de salpêtre, par exemple) et destiné à enflammer la charge de poudre dans le bassinet d'un mousquet.

Monteur sur bois : artisan de la famille des armuriers qui travaille principalement à la confection des montures de fusils.

Monture : pièce de bois, généralement de noyer, formant le fût et la crosse. La monture sert à fixer le canon, la platine et les garnitures de l'arme à feu.

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Noix : pièce d'acier comportant une série d'encoches, liée au chien et pivotant avec celui-ci. Sa fonction est de transmettre l'énergie du ressort principal au chien, ou de le maintenir à l'armé sous l'action de la gâchette et de son ressort.

Pièce de pouce : petite pièce métallique, de laiton, de tombac, d'argent, d'or ou de platine, destinée surtout à des fonctions ornementales sur les armes à feu. Elle est disposée sur le dessus de la poignée de la crosse, là où passe généralement le pouce.

Pistolet de Couche : pièce métallique garnissant et protégeant l'arrière de la crosse.

Plaque de platine ou Corps de la platine : pièce de fer ou d'acier, parfois de fonte, destinée à recevoir toutes les pièces du mécanisme nécessaires à la mise à feu. Elle est fixée à la monture par deux ou trois grandes vis.

Platine : terme comprenant la plaque de platine et la réunion des pièces constituant le mécanisme de mise à feu. Par l'extension, désigne l'ensemble de ces pièces.

Pontet : voir Sous-garde.

Porte-vis : voir Contre-platine.

Poudre à canon : terme qui désigne l'ensemble des poudres utilisées pour la propulsion des projectiles d'armes à feu. Elle est constituée d'un mélange de salpêtre, de charbon et de soufre, facile à s'enflammer. Il existe de la poudre à giboyer, de la poudre de traite, de la poudre de guerre, de la poudre de mine, de la poudre de chasse et de la poudre fulminante.

Projectile : voir Balle.

Rebutage : en termes d'armurerie, action de déclarer une arme impropre au tir. Le rebutage consiste à mettre au rebut et à retourner au fabricant les armes défectueuses ou ne répondant pas aux critères de l'acheteur.

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Ressort de batterie : lame d'acier fixée à l'extérieur de la platine et destinée à maintenir la batterie dans l'une des deux positions.

Rouet : cylindre cannelé et dentelé en acier trempé dont le frottement de la pyrite provoque des étincelles allumant la charge d'amorçage servant à retenir le bassinet.

Serpentin : pièce de métal en forme de « S » fixée à la platine et à la noix par un axe. L'autre extrémité du serpentin comporte deux mâchoires servant à retenir la mèche.

Serrurier : artisan qui fabriquait différents ouvrages de fer et plus particulièrement les serrures d'où il tire son nom. Leur premier statut remonte en France au mois de novembre 1411.

Silex : sorte de pierre pyromanque qui, lorsque frappée violemment contre la batterie, produit des étincelles provoquant la mise à feu de la charge d'amorçage contenue dans le bassinet.

Sous-garde : pièce en métal destinée à protéger la détente.

Support à baguette : petit tuyau de métal fixé sur le fût et servant au maintien ferme de la baguette.

Taillandier : la taillanderie est l'art de travailler le fer ouvré, particulièrement les outils et les instruments.

Tenon : en termes d'arme à feu, partie saillante mâle du canon et des garnitures s'insérant dans une partie creuse de la monture pour les maintenir en place solidement.

Tire-bourre : pièce d'acier à deux ou trois branches en spirale qui sert à retirer la charge du canon.

Tromblon : arme à feu d'épaule moins longue que le fusil, dont la bouche évasée facilitait la dispersion des projectiles.

Vis de chien : tige filetée destinée à serrer les mâchoires et servant aussi de levier lors de l'armement.



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le mercredi 4 octobre 2017 19:08
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur associé, Université du Québec à Chicoutimi.
 
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