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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Léandre Bergeron et Pierre Landry, Petit manuel d’histoire du Québec 1534-2008. (2008)
Vue d'ensemble


Une édition électronique réalisée à partir du livre de Léandre Bergeron et Pierre Landry, Petit manuel d’histoire du Québec 1534-2008. Trois-Pistoles, Québec: Les Éditions Trois-Pistoles, 2008, 631 pp. Une édition numérique réalisée par Diane Brunet, bénévole, guide de musée retraitée du Musée La Pulperie, Chicoutimi. [L’auteur nous a accordé le 11 mars 2016 son autorisation de diffuser en libre accès à tous ce livre dans Les Classiques des sciences sociales.]

[13]

Petit manuel d’histoire du Québec
1534-2008.

Vue d'ensemble

On peut diviser notre histoire en trois parties :

1. le régime [1]  français qui va des premières explorations françaises au début du 16e siècle à 1760, date de la Conquête de la Nouvelle-France par la puissance britannique ;

2. le régime anglais qui commence avec la Conquête de la Nouvelle-France et se poursuit jusqu'au début du 20e siècle où il cède la place au régime américain ;

3. le régime américain qui commence avec l'invasion des capitaux [2] américains au début du 20e siècle et se continue toujours avec l'emprise de plus en plus grande des capitalistes [3] américains sur notre économie [4]  d'abord, ensuite sur notre politique [5] et enfin sur notre culture. [6]

[14]

On voit qu'il n'y a pas encore eu de régime québécois, c'est-à-dire de régime où les Québécois seraient maîtres de leur destinée. Ça a toujours été le régime des autres. Nous, Québécois, avons toujours subi la domination des autres. Nous avons été colonisés [7] et nous sommes toujours colonisés. Cependant, depuis quelques années on sent qu'il se dessine au Québec un mouvement qui veut que nous entrions dans un régime québécois, que notre économie nous appartienne à nous, peuple québécois, que le Québec soit souverain [8] et que le peuple québécois façonne la politique du Québec.

[15]

L’Abitation, premier établissement de Québec.

A Le magasin
B Colombier
C Corps de logis où font nos armes, & pour loger nos ouvriers.
D Autre corps de logis pour les ouvriers.
E Cadran.
F Autre corps de logis où eft la forge, & artisans logés.
G. Galleries tout autour des logemens.
H Logis du fieur de Champlain.
I La porte de l’habitation, où il y a pont-leuis.
L Promenoir autour de l’habitation contenant 10. pieds de large iufques fur le bort du folie.
M Foffés tout autour de l’habitation.
N Plattes formes, en façon de tenailles pour mettre le canon.
O Jardin du fieur de Champlain.
P La cuifine.
Q Place deuant l’habitation fur le bort de la riuiere.
R La grande riuicre oe fainet & Lorens.

[16]

Les tout débuts de Montréal.



[1] Régime : structure ou organisation de la société et du gouvernement à une époque donnée.

[2] Capitaux: l'argent placé dans un commerce ou une entreprise et qui rapporte des intérêts grâce à l'exploitation de la force de travail des ouvriers

[3] Capitalistes : individus qui ont des capitaux qu’ils placent dans différentes entreprises pour en retire le maximum de profits et sans se préoccuper de l’intérêt des travailleurs.

[4] Économie : l’ensemble des activités qui transforment les ressources matérielles pour satisfaire les besoins du groupe, de la classe ou du peuple qui les contrôlent.

[5] Politique : administration générale d'un pays ; le pouvoir politique est le contrôle qu'exerce sur la société celui ou ceux qui ont en main l'administration d'un pays.

[6] Culture : particularités propres à un peuple de s’exprimer, de se manifester, de voir le monde, La culture d’un peuple dépend de sa situation économique et politique.

[7] Colonisé: état dans lequel se trouve un peuple qui a été conquis par une puissance étrangère et qui est maintenu dans une situation d'infériorité économique, politique et culturelle. Le rapport du colonisé vis à vis le colonisateur est le même que celui de l'esclave vis à vis le maître. Le colonisateur manipule le colonisé pour qu'il serve ses intérêts à lui, le colonisateur. Le colonisé, lui, vaincu, humilié dans sa dignité d'homme, subit son sort d'esclave, cherche à s'en échapper par le rêve, la religion ou des toxiques jusqu'au jour où il se rend compte qu'il a droit à sa liberté d'homme et chasse le colonisateur du pays par les moyens qu'il trouve bon pour le faire.

[8] Souverain: état de liberté et d'indépendance d'un pays qui lui permettent de se gouverner comme il l'entend, de faire les lois qu'il trouve appropriées et de traiter avec les autres pays sur un pied d'égalité.



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le lundi 15 janvier 2018 16:01
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur associé, Université du Québec à Chicoutimi.
 
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