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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Révolutions tranquilles à la fin du XIXe siècle. Honoré Mercier, Félix-Gabriel Marchand (1997)
Avant-propos


Une édition électronique réalisée à partir de l'article de M. Gérard Bergeron (1922-2002), Révolutions tranquilles à la fin du XIXe siècle. Honoré Mercier, Félix-Gabriel Marchand. Montréal: Les Éditions Fides, 1997, 232 pp. Une édition numérique réalisée par Marcelle Bergeron, bénévole, professeure à la retraite de l'École polyvalente Dominique-Racine de Chicoutimi, Ville de Saguenay. Autorisation formelle accordée, le 12 avril 2005, par Mme Suzane Patry-Bergeron, épouse de feu M. Gérard Bergeron, propriétaire des droits d'auteur des oeuvres de M. Gérard Bergeron]
Avant-propos

De toute la liste des premiers ministres du Québec que nous avons eus jusqu'en 1900, à notre avis deux noms se dégagent par l'action objective et globale de leur gouvernement. Selon l'ordre chronologique, Honoré Mercier apparaît au neuvième rang de cette liste (du 29 janvier 1887 à décembre 1891, ayant été réélu en 1890, puis destitué l'année suivante) et Félix-Gabriel Marchand, au treizième rang (du 24 mai 1897 au 25 septembre 1900, date de son décès). Entre ces courts règnes libéraux, s'intercalent les administrations conservatrices, plus grises, de Charles Boucher de Boucherville, Laurent-Olivier Taillon et Edmund J. Flynn. Tandis que le premier et le troisième ne restèrent qu'environ une année au pouvoir, le terme de Taillon dura quatre ans. 

D'Honoré Mercier, un dictionnaire biographique disait qu'« il demeure l'un des hommes politiques les plus intéressants du XIXe siècle ». Cette qualification nous paraît tirer quelque peu sur l'euphémisme. Quant à Félix-Gabriel Marchand, le même dictionnaire nous apprend qu'il mourut « au comble de la gloire [1] ». À l'inverse, cette seconde formule en disait peut-être un peu trop. 

Si ce travail réunit les deux hommes, c'est pour plusieurs raisons dont la principale est certes qu'ils ont été des instigateurs efficaces de ce qu'on n'appelait pas encore une « révolution tranquille ». 

Une autre explication de ce rapprochement est la proximité dans le temps, les deux hommes d'État ayant l'un et l'autre gouverné peu de temps pendant la période fermant le XIXe siècle. Les deux hommes, qu'on qualifierait assez correctement de libéraux progressifs, sont, par ailleurs, en matière de tempérament et de caractère, aussi différents qu'il se peut. Ce qui les réunit pourtant, c'est qu'ils ont tenté de mettre en œuvre des politiques de nécessité pour leur société. L’effort était beau, et l'audace, impressionnante. Peut-être l'un et l'autre ont-ils trop osé, ou osé trop tôt ? Si l'un est un grand nom de notre histoire politique, l'autre, pour sa manière générale moins voyante, est à peine connu que de spécialistes ou d'initiés. Mais cette petite étude en duo pourrait peut-être comporter une certaine part de rééquilibration des mérites respectifs. Enfin il ne sera certes pas question que de ces deux-là. D'autres célébrités rôdent ici et là, qui font partie de la même histoire : en plus de Mercier lui-même, un Adolphe Chapleau, un Wilfrid Laurier... 

*** 

Nous n’avons pas fait mystère de nos sources. Il convient d'en dire un mot car, d'emblée, on n’évite pas le cas de Robert Rumilly. Les neuf premiers des quarante-et-un volumes de son Histoire de la province de Québec traitent de nos deux héros, ainsi que sa monumentale œuvre, en deux volumes et 800 pages, consacrée à Honoré Mercier et son temps, publiée en 1975 et qui reprenait une première version de 1936. Cette abondance est « incontournable », selon le lieu commun aujourd'hui en vogue... Songez seulement au nombre d'heures sauvées par un chercheur en début de travail, s'il peut disposer d'un premier déblaiement du terrain par Rumilly ! Au delà, tout reste encore à faire ou, si l'on y tient, à refaire, bien entendu !


[1]     Réginald HAMEL, John HARE, Paul WYCZYNSKI, Dictionnaire pratique des auteurs québécois, Montréal, Fides, pp. 496-497, 478-479.


Retour au texte de l'auteur: Gérard Bergeron, politologue, Université Laval Dernière mise à jour de cette page le samedi 20 janvier 2007 12:00
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi.
 
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