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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Gérard Bergeron, Pratique de l'État au Québec (1984)
Chronologie 1534-1984


Une édition électronique réalisée à partir du livre de Gérard Bergeron, Pratique de l'État au Québec. Montréal: Les Éditions Québec/Amérique, 1984, 442 pp. Collection: Dossiers documents. Une édition numérique réalisée par Marcelle Bergeron, bénévole, professeure à la retraite de l'École polyvalente Dominique-Racine de Chicoutimi, Ville de Saguenay. [Autorisation formelle accordée, le 12 avril 2005, par Mme Suzane Patry-Bergeron, épouse de feu M. Gérard Bergeron, propriétaire des droits d'auteur des ouvres de M. Gérard Bergeron]

Chronologie 1534-1984


Source : GÉRARD BERGERON, Pratique de l’État au Québec, pp. 431-440. Montréal: Les Éditions Québec/Amérique, 1984, 442 pp. Collection: dossiers documents.


I. Régime français

1534

Prise de possession du territoire au nom de François Ier par Jacques Cartier, débarquant à Gaspé.

1608

Fondation de Québec par Samuel de Champlain.

1634

Concession de la première seigneurie en vue de favoriser le peuplement.

1642

Fondation de Ville-Marie (Montréal) par Paul de Chomedey de Maisonneuve.

1663

Octroi d'un statut de colonie royale de la Nouvelle France.

1674

Nomination de Mgr François Montmorency de Laval comme premier évêque de Québec.

1713

Traité d'Utrecht : cession à l'Angleterre de Terre-Neuve, de l'Acadie et des établissements de la baie d'Hudson.

1734

Inauguration du « Chemin du Roy » entre Québec et Montréal.

1755

Déportation des Acadiens.

1759

Victoire de Wolfe sur Montcalm à la bataille des plaines d'Abraham.

1760

Capitulation de Montréal.


II. Régime anglais

1760

Début du régime d'occupation militaire pour une durée de quatre ans.

1763

Traité de Paris : la Nouvelle France ou Canada, dorénavant colonie anglaise sous le nom de Province of Quebec. Proclamation royale de Georges III établissant les lois civiles et criminelles britanniques et abolissant le libre exercice de la religion catholique.

1774

Acte de Québec rétablissant le droit civil français et le libre exercice de la religion catholique, ainsi qu'élargissant les frontières pour englober le Labrador et les pays des Grands Lacs. Déclaration des droits de Philadelphie marquant le début de l'insurrection des colonies américaines.

1776

Déclaration d'indépendance des colonies américaines. Invasion militaire par les Américains, repoussée aux murs de Québec après l'occupation de Montréal et de Trois-Rivières.

1783

Traité de Versailles : fin de la guerre entre les Américains et les Britanniques ; reconnaissance de l'indépendance américaine. Arrivée des « loyalistes » américains. Perte des territoires au sud des Grands Lacs.

1791

Acte constitutionnel : division en deux provinces : Bas Canada (Québec) et Haut Canada (Ontario), ayant chacune une législature.

1792

Premières élections, suivies d'un débat sur la question des langues. Nomination d'un président d'assemblée de langue française : pratique des débats dans les deux langues, mais l'anglais restant la seule langue de la législation.

1812

Guerre entre les États-Unis et l'Angleterre : seconde invasion militaire par les Américains.

1823

Proclamation de la doctrine Monroe sur l'isolationnisme continental des États-Unis.

1837-38

« Troubles » dans le Bas Canada et dans le Haut Canada : répression militaire.

1839

Rapport de lord Durham prônant l'établissement de la responsabilité ministérielle et l'anglicisation des Canadiens français.

1840

Acte d'Union : réunion en une colonie unique du Bas Canada et du Haut Canada ; l'anglais seule langue officielle. Pendant une dizaine d'années, immigration massive des Canadiens français aux États-Unis (environ 40 000 personnes).

1848

Reconnaissance des deux langues, l'anglais et le français ; conquête de la responsabilité ministérielle.

1854

Traité de réciprocité avec les États-Unis, abolissant les droits de douanes sur les produits naturels.

1855

Visite de la frégate La Capricieuse, marquant la reprise des relations avec la France.

1859

Établissement d'un consulat de France à Québec.


III. Période de la fédération canadienne
(dite « Confédération »)

1867

Acte de l'Amérique du Nord britannique créant le Dominion of Canada avec quatre provinces : Québec, Ontario, Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Écosse. Statut de langue officielle au français au parlement d'Ottawa et devant les tribunaux fédéraux.

1869

Première rébellion des Métis de l'Ouest sous la direction de Louis Riel : formation d'un gouvernement provisoire ; refuge de Louis Riel aux États-Unis.

1870

Entrée du Manitoba dans la fédération, avec un statut bilingue semblable à celui du Québec.

1871

Entrée de la Colombie-Britannique dans la fédération.

1873

Entrée de l'Île-du-Prince-Édouard dans la fédération.

1875

Établissement de la Cour suprême du Canada.

1885

Nouvelle rébellion des Métis : condamnation et exécution de Louis Riel.

1886

Fondation de la chambre de commerce française à l'instigation du consulat français.

1887

Arrivée au pouvoir d'Honoré Mercier s'érigeant contre le centralisme d'Ottawa et affirmant l'autonomie du Québec, à l'instar du premier ministre Mowatt de l'Ontario.

1896

Élection du premier en date des premiers ministres francophones au Canada, Wilfrid Laurier ; suivront Louis Saint-Laurent en 1949 et Pierre Elliott Trudeau en 1968, tous trois à la tête du Parti libéral du Canada.

1899

Participation du Canada à la guerre des Boers.

1905

Entrée de l'Alberta et de la Saskatchewan dans la fédération.

1914

Entrée du Canada dans la guerre aux côtés de l'Angleterre.

1917

Adoption du service militaire obligatoire : troubles à Montréal et à Québec ; intervention de l'armée à Québec l'année suivante.

1927

Attribution du Labrador à Terre-Neuve par le Conseil privé de Londres, annexion jamais reconnue par le Québec.

1931

Statut de Westminster : reconnaissance de la capacité internationale du Canada.

1936

Élection de Maurice Duplessis, chef de l'Union nationale, comme premier ministre de la province de Québec, terminant un long règne libéral de quarante ans au Québec.

1939

Entrée du Canada dans la guerre, en participation distincte de celle de l'Angleterre. Défaite de Maurice Duplessis, remplacé par le chef libéral, Adélard Godbout.

1944

Imposition de la conscription à la suite du « Plébiscite » de 1942. Établissement de la nationalisation partielle de l'hydro-électricité. Retour au pouvoir de Maurice Duplessis ; réélections subséquentes en 1948, 1952, 1956.

1948

Grève de l'amiante entraînant des troubles sociaux et la répression policière. Adoption d'un drapeau québécois (le fleurdelisé).

1949

Après un second référendum, entrée de Terre-Neuve dans la fédération, constituant sa dixième province. Abolition du recours au Comité judiciaire du Conseil privé de Londres comme instance judiciaire suprême au Canada. Victoire des libéraux de Louis Saint-Laurent aux élections fédérales de septembre.

1952

Nomination du premier gouverneur général d'origine canadienne, Vincent Massey. Refus d'accepter les ententes fiscales fédérales-provinciales par le Québec ; également refus d'accepter les subventions fédérales aux universités.

1953

Création de la commission (provinciale) Tremblay sur les problèmes constitutionnels.

1954

Création d'un impôt provincial partiel (15%) sur les revenus des particuliers par le gouvernement Duplessis. Entente temporaire sur la répartition fiscale entre Ottawa et Québec.

1955

Établissement de la Fédération libérale du Québec.

1956

Publication du rapport de la commission Tremblay.


IV. De la « Révolution tranquille » à aujourd'hui

1958

Élection de Jean Lesage, ancien ministre fédéral, comme chef du Parti libéral du Québec.

1959

Mort du premier ministre Duplessis. Son successeur, Paul Sauvé, auteur de la célèbre formule « Désormais ... » pendant la période des Cent Jours (septembre 1959 jusqu'à sa mort le 2 janvier 1960).

1960

À la suite des élections de juin, arrivée au pouvoir des libéraux sous la direction de Jean Lesage, marquant la fin du règne unioniste de seize ans. Création du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN).

1961

Établissement d'un régime d'assurance-hospitalisation au Québec. Création de la commission Parent sur l'enseignement. Établissement du ministère des Affaires culturelles. Inauguration d'une Délégation générale du Québec à Paris.

1962

Réélection du gouvernement Lesage à la suite d'une campagne électorale portant principalement sur la nationalisation complète du réseau hydro-électrique. Fondation du premier parti indépendantiste : le Parti républicain du Québec (PRQ).

1963

Premiers actes de violence du Front de libération du Québec (FLQ). Élection du gouvernement minoritaire de Lester B. Pearson à la suite du renversement du gouvernement conservateur, dirigé par John Diefenbaker. Création de la commission Laurendeau-Dunton sur les problèmes du bilinguisme et du biculturalisme au Canada.

1964

Création du ministère de l'Éducation du Québec. Fondation du parti indépendantiste le Ralliement national (RN). « Samedi de la matraque » lors de la visite de la Reine à Québec. Institution d'un régime des rentes propre au Québec.

1965

Rapport préliminaire de la commission Laurendeau-Dunton. Adoption d'un drapeau canadien (l’unifolié). Signature d'une première entente internationale du Québec portant sur un programme d'échange et de coopération dans le domaine de l'éducation avec la France. Publication d'Égalité ou indépendance de Daniel Johnson, chef de l'Union nationale, parti de l'opposition officielle. Réaffirmation par le ministre de l'Éducation, Paul Gérin-Lajoie, de l'intention du Québec d'exercer au plan international un rôle dans le domaine de ses compétences constitutionnelles.

1966

Refus final du gouvernement Lesage d'appuyer la formule Fulton-Favreau d'amendement à la constitution canadienne. Défaite du gouvernement Lesage aux élections de juin, par le parti de l'Union nationale dirigé par Daniel Johnson, devenant premier ministre.

1967

Année du centenaire du Canada et tenue à Montréal de l'Exposition universelle. Transformation du ministère des Affaires fédérales-provinciales en ministère des Affaires intergouvernementales. L'exclamation célèbre « Vive le Québec libre ! » du général de Gaulle lors de sa visite au Canada. Nouvelles ententes franco-québécoises dans le domaine de la culture et de l'éducation, signées par Daniel Johnson et Alain Peyrefitte. Départ de René Lévesque du Parti libéral du Québec et fondation du Mouvement Souveraineté-Association (MSA). Début des travaux des États-généraux du Canada français. Publication de la première tranche du rapport de la commission Laurendeau-Dunton recommandant la reconnaissance du français comme langue officielle et la création de districts bilingues à travers le Canada.

1968

Élection de Pierre Elliott Trudeau comme chef du Parti libéral du Canada, devenant ainsi premier ministre en succession à Lester B. Pearson démissionnaire ; aux élections générales de juin, confirmation des libéraux au pouvoir mais, cette fois-ci, sur une base majoritaire. À la fin de la campagne, émeutes lors du défilé de la Saint-Jean-Baptiste, les manifestants contestant la présence de Trudeau à la tribune d'honneur. À l'automne, mort subite du premier ministre Johnson et son remplacement par son principal collègue, Jean-Jacques Bertrand. Création du Parti québécois provenant de la fusion du Mouvement Souveraineté-Association et du Ralliement national. Le Rassemblement pour l'indépendance nationale n'étant pas partie à l'entente, adhésion à titre individuel de ses membres au nouveau parti. Établissement d'un ministère de l’Immigration du Québec. Abolition du Conseil législatif ; nouveau nom de l'Assemblée législative devenant l'Assemblée nationale.

1969

Adoption de la loi fédérale sur les langues officielles au Canada. Vives protestations contre le projet de la loi 63 (en matière linguistique) du gouvernement Bertrand, n'empêchant pas l'adoption et la sanction de la loi en novembre. Création d'un ministère fédéral des Communications en mars, et d'un ministère du même nom à Québec en décembre. Établissement de l'Université du Québec.

1970

Création de l'Agence de coopération culturelle et technique des pays francophones lors d'une conférence tenue à Niamey au Niger. Arrivée au pouvoir des libéraux sous la direction de Robert Bourassa à la suite des élections d'avril. Publication du rapport de la commission Castonguay-Nepveu sur la santé et le bien-être social. À l'automne, début de la « crise d'octobre », lancée par les enlèvements du diplomate James R. Cross et du ministre Pierre Laporte (ce dernier finalement trouvé assassiné). Proclamation de la loi fédérale sur les mesures de guerres : un grand nombre d'arrestations et de perquisitions.

1971

Rejet par le Québec de la formule mise au point dans la « Charte de Victoria » portant sur le processus d'amendement constitutionnel au Canada. Entente Ottawa-Québec sur la place du Québec dans l’Agence de coopération culturelle et technique. Début du projet de développement intégré de la Baie James.

1972

Réélection du gouvernement Trudeau mais sans une majorité des sièges. Au Québec, grève générale de 200,000 fonctionnaires des secteurs public et parapublic. Condamnation et emprisonnement des présidents des trois principales organisations syndicales. Publication du rapport de la commission Gendron recommandant que l'anglais et le français soient considérés comme langues nationales.

1973

Aux élections d'octobre, retour au pouvoir des libéraux de Robert Bourassa avec une écrasante majorité de sièges (102 sur 110), faisant du Parti québécois le parti de l'opposition officielle.

1974

Adoption du projet de loi 22 faisant du français la langue officielle du Québec. Aux élections de juillet, confirmation au pouvoir des libéraux de Pierre Elliott Trudeau mais, cette fois-ci, avec une majorité absolue des sièges.

1975

Adoption à l'unanimité de l'Assemblée nationale de la Charte des droits et libertés de la personne.

1976

À la suite des élections de novembre, arrivée au pouvoir du Parti québécois sous la direction de René Lévesque. Démission de Robert Bourassa comme chef du Parti libéral.

1977

Création par le gouvernement central de la commission Pépin-Robarts (groupe de travail sur l'unité canadienne). Adoption de la loi 101 (Charte de la langue française) faisant du français la seule langue officielle au Québec. Premier « sommet économique » à Québec en mai. Adoption des lois sur l'assurance-automobile et le financement des partis politiques.

1978

Élection de Claude Ryan comme chef du Parti libéral du Québec. Déclaration du premier ministre du Québec sur les grandes lignes du projet de la « souveraineté-association ». Conférence fédérale-provinciale sur la constitution à Ottawa.

1979

Publication du rapport de la commission Pépin-Robarts. Aux élections générales de mai, arrivée au pouvoir du Parti conservateur sous la direction de Joseph Clark, ne réussissant à faire élire que deux députés conservateurs au Québec. Dernier congrès général du Parti québécois avant l'échéance référendaire prévue pour le printemps 1980. Publication du Livre blanc sur la souveraineté-association par le gouvernement du Québec. Défaite aux Communes du gouvernement Clark après un vote de non-confiance sur une question budgétaire.

1980

Retour au pouvoir des libéraux de Pierre Elliott Trudeau à la suite des élections de février. Débat à l'Assemblée nationale sur l'avenir constitutionnel du Québec, précédant la campagne référendaire se terminant par la consultation du 20 mai 1980. Résultat négatif : 60% de Non pour 40% de Oui sur la question d'accorder au gouvernement du Québec un « mandat » pour négocier une nouvelle entente. Pression par le premier ministre du Canada pour une réforme constitutionnelle. Alliance du gouvernement du Québec avec sept autres provinces pour résister à l'offensive constitutionnelle d'Ottawa.

1981

Réélection, contre toute attente, du Parti québécois lors des élections générales d'avril. Poursuite des travaux de la réforme constitutionnelle : le gouvernement du Québec finalement isolé au bout du processus. Crise de leadership au PQ à la suite des déboires constitutionnels : annonce de la tenue d'un « référendum-maison » chez les péquistes pour confirmer la doctrine du parti et l'autorité du leader.

1982

Crise de leadership au PLQ, menant finalement à la démission de Claude Ryan. Effets de la crise économique durement ressentis au Québec ; compressions budgétaires. Graves difficultés des négociations entre le gouvernement et les syndicats des secteurs publics.

1983

Très dur affrontement entre le gouvernement et les syndicats des secteurs publics, menant à des lois spéciales très sévères. Lancement d'un plan de relance à l'automne. Élection de l'ancien chef Robert Bourassa comme nouveau chef du PLQ. Auparavant, élection de Bryan Mulroney comme nouveau chef des conservateurs fédéraux. À la fin de l'année, discussions de plus en plus fournies au sujet du départ éventuel des deux chefs de parti et premiers ministres, Pierre Elliott Trudeau et René Lévesque.



Retour au texte de l'auteur: Gérard Bergeron, politologue, Université Laval Dernière mise à jour de cette page le lundi 3 août 2009 9:14
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi.
 
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