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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Bilan du nationalisme au Québec (1986)
Introduction


Une édition électronique réalisée à partir de l'article de Louis Balthazar, Bilan du nationalisme au Québec. Montréal: Éditions de L’Hexagone, 1986, 217 pp. Collection: Politique et société. [Le 9 octobre 2004, M. Louis Balthazar nous a autorisé à diffuser toutes ses publications]

Introduction

Il est difficile de penser au Québec sans penser au nationalisme. C'est donc un sujet dont on a beaucoup traité dans la multitude de livres consacrés au Québec d'hier et d'aujourd'hui. Mais, chose étrange, aucun ouvrage n'a encore été consacré à une synthèse du phénomène nationaliste comme tel en terre québécoise. L'excellente étude de Léon Dion, publiée en 1975 sous le titre Nationalismes et politiques au Québec (1), visait surtout à éclairer les différents visages idéologiques du nationalisme des Québécois et se souciait assez peu de la dimension historique du phénomène. D'autres études s'arrêtent à la « question nationale » dans une perspective marxiste, ce qui peut être éclairant à certains égards mais souvent fort décevant pour ceux qui n'acceptent pas ce cadre d'analyse.

Au cours de recherches sur l'évolution du nationalisme en Amérique du Nord, j'ai longtemps rêvé de produire une synthèse historique de grande envergure sur le sujet. À mesure que les années passent et sans cesser de rêver, la complexité d'un tel projet m'apparaît de plus en plus grande. J'ai cru bon pour le moment de coucher sur le papier un certain nombre de considérations relatives à l'évolution du nationalisme au Québec, de traiter le sujet dans toute son ampleur historique mais sans m'arrêter à toutes ses manifestations et sans la moindre prétention à être complet. Inutile de dire que je ne fais pas oeuvre d'historien. Les relations historiques faites dans ce livre se veulent exactes. D'autre part, des événements importants relatifs au sujet ont pu être omis. Les pages qui suivent comportent un survol historique, non pas une étude détaillée.

L'objectif est de dégager les grandes tendances, les grandes orientations du nationalisme au Québec à la lumière de quelques propositions théoriques énoncées au premier chapitre. Le second chapitre s'attache à établir les fondements et les origines du phénomène en fonction des notions élaborées précédemment. Distinguant ensuite entre trois conceptions différentes de l'appartenance nationale, un chapitre est consacré aux manifestations du nationalisme au Bas-Canada, au début du 19e siècle, puis deux autres au nationalisme canadien-français au cours du siècle qui suivit. Le chapitre sixième s'arrête à la période de transition entre l'ancienne et la nouvelle société québécoise de 1945 à 1960.

Le reste de l'ouvrage porte sur le nationalisme québécois des vingt-cinq dernières années. Le chapitre septième s'emploie à décrire la dynamique de ce nationalisme (2), le suivant, à relever les ambiguïtés découlant de la polarisation des orientations au cours des années soixante-dix. Le chapitre neuvième porte sur le référendum relatif à la souveraineté-association et sur ses suites. Enfin, un dernier chapitre cherche à établir une sorte de bilan des vingt-cinq années et a projeter quelques idées sur l'avenir.

L'ouvrage de Léon Dion cité plus haut découpait, de façon fort éclairante, le nationalisme des Québécois en quatre grandes orientations socio-économiques (conservatiste, libérale, social-démocrate et socialiste). Sans le moins du monde rejeter la pertinence de ces distinctions surtout dans l'univers de 1975, j'ai cru plus opportun, par choix personnel autant qu'en fonction de la conjoncture de 1986, d'insister sur le dénominateur commun à toutes les tendances nationalistes, sur ce qui apparaît comme le nationalisme propre a une majorité de Québécois, le mouvement qui tend à rassembler plutôt qu'à diviser.

La période présente, alors que les grandes clameurs nationalistes se sont tues, paraît être, plus qu'aucune autre, propice à la réflexion sur un phénomène qui a occupé une si grande place dans notre vie collective, pour le meilleur et Pour le pire.

Aussi bien en avertir le lecteur dès le départ. Tout en visant à la plus gran-de objectivité sans jamais l'atteindre, j'éprouve une certaine empathie pour le mouvement nationaliste québécois sous ses formes les plus modérées et une profonde aversion pour les fanatismes de toutes couleurs.


Notes:

(1) Montréal, Hurtubise HMH, 1975.
(2) Ce chapitre reprend, avec quelques modifications, un texte déjà paru dans un ouvrage publié sous la direction de Gérard Bergeron et Réjean Pelletier, L'État du Québec en devenir, Montréal, Boréal Express, 1980, pp. 37-58.


Retour au texte de l'auteur: Louis Balthazar, politologue, Université Laval. Dernière mise à jour de cette page le Samedi 23 octobre 2004 19:09
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue.
 
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