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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Les dernières potières de Sainte-Anne, Martinique. (1979)
Présentation


Une édition électronique réalisée à partir du livre de Noëlle De Roo Lemos, Les dernières potières de Sainte-Anne, Martinique. Centre de recherches caraïbes, Fonds St-Jacques, Sainte-Marie, Martinique. Université de Montréal 1979, 75 pp. [Autorisation accordée par M. Jean Benoist le 9 octobre 2008 de diffuser cette étude dans Les Classiques des sciences sociales.]

Présentation

La commune de Sainte-Anne est située dans le sud de la Martinique, du côté de la mer des Antilles. La zone est peu pluvieuse, par conséquent pauvre, et ses trois mille habitants (recensement de 1974) vivent principalement de culture et de pêche. Les potières car, comme nous le verrons, il s'agit là d'une occupation essentiellement féminine, sont en nombre infime et tendent à disparaître. La poterie qu'elles confectionnent est la seule dans toute l'île et l'une des rares aux Antilles à faire appel à un procédé de fabrication archaïque c'est-à-dire, essentiellement, au colombin et à la cuisson en plein air [1]. Ceci soulève le double problème des origines et de la survivance.

La découverte de nombreux sites archéologiques témoigne de la présence très ancienne à la Martinique de poteries et tessons dont les derniers en date, au dire de certains auteurs, appartiendraient aux Caraïbes, Indiens que nous ont longuement décrit les chroniqueurs du XVIIe siècle. Refoulés par les Blancs vers d'autres îles ou des régions reculées, ces Indiens, en se mélangeant à la population noire, lui auraient transmis leurs connaissances techniques, en particulier en matière de poterie. La tentation est grande de voir une continuité entre les complexes céramiques préhistoriques et la poterie artisanale actuelle ce qui est, d'ailleurs, très controversé.

Ailleurs, dans le cas de la vannerie, dite caraïbe, du Morne-des-Esses, la richesse de l'environnement végétal alliée à l'isolement qui a fait de ce quartier un îlot culturel, assurent la survivance de la technique (Pharand, 1974). D'autre part, à Choiseul (Sainte-Lucie), où l'on confectionne la poterie selon un procédé analogue à celui trouvé à Sainte-Anne, une conjoncture économique moins favorable (Vérin, 1979), accorde à cette forme. d'artisanat un sursis que le progrès s'est peu à peu chargé d'étouffer dans le cas martiniquais.


[1] Il existe, aux Trois-Ilets, un autre type de poterie faisant appel au tour et au four qui remonte au XVIle siècle. Cette technique n'entre pas dans le cadre de ce travail.



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le samedi 7 mars 2009 15:32
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi.
 
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