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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Programmes des séminaires donnés au Collège international de philosophie
de l’hiver 2004 au début de l’année 2007.
Table des matières



Programmes des séminaires donnés au Collège international de philosophie de l’hiver 2004 au début de l’année 2007.

Georges-Arthur Goldschmidt

Hiver 2004
Heidegger et la langue allemande,
de la philosophie au nazisme

Il s’agit de montrer comment la pensée de Heidegger s’organise toute entière autour de la mise en place spatiale de la langue allemande ; celle-ci, en effet, repose entièrement sur un découpage spatial autour duquel elle est disposée. L’essentiel du vocabulaire prend place dans l’espace et cette spatialité qui, bien entendu, n’est pas propre à la seule langue allemande, s’y révèle pourtant avec une netteté et une précision exceptionnelle qui ont conduit des philosophes tels que Fichte à revendiquer pour l’allemand une proximité particulière avec la pensée philosophique. Il se trouve que la structure interne de la langue infléchit nécessairement la pensée philosophique. Dès lors, à partir de 1806, se mettra en place une philosophie qui se germanisera de plus en plus et que Heinrich Heine a analysée dans son texte majeur Histoire de la Religion et de la philosophie en Allemagne. La langue de Heidegger porte cette orientation à ses extrêmes jusqu’à le conduire à confondre, ne fût-ce qu’un temps, sa pensée avec le national-socialisme.

Georges-Arthur Goldschmidt et Patrice Loraux

Hiver 2005
Traduire l’allemand philosophique
de Martin Heidegger

Il s’agit de savoir ce que fait apparaître la traduction d’un texte philosophique, comment se transmet-il de l’identique sous les apparences à ce point différentes des langues ? Que se passe-t-il lorsqu’on traduit un texte philosophique qui recourt à ce qui dans la langue allemande est le plus propre, le plus particulier, où on reconnaît le plus le philosophique et où il est le moins transmissible ? Mais qu’en est-il lorsque le philosophique malgré sa puissance et sa netteté ne passe pas d’une langue à l’autre comme c’est souvent le cas pour nombre de textes philosophiques du XXe siècle. Comment peut-on transmettre le philosophique lorsqu’il y a basculement sur un vide de langage ? Est-ce alors l’expression du philosophique ou la langue qui est défaillante au point de sombrer dans la LTI (la langue du IIIe Reich) ?

Ainsi se posera aussi la question de savoir si la traduction n’est pas par essence un acte linguistique à l’intérieur duquel le philosophique se manifeste sans qu’il reste forcément de traces perceptibles de cet acte autres que la traduction elle-même. Le problème sera posé à travers des essais de traduction orale de quelques passages entre autres de Sein und Zeit de Heidegger pour tenter d’en repérer les modalités et les éléments difficilement transmissibles.

Georges-Arthur Goldschmidt et Patrice Loraux

Automne 2006
Fichte et « Les discours
à la nation allemande »


Le 13 décembre 1807 Johann Gottlieb Fichte commence à prononcer à Berlin encore occupé par les troupes de Napoléon ses fameux Discours à la nation allemande au moment précis où une Allemagne qui n’a jamais existé est en train de s’écrouler définitivement, Napoléon en effet met « d’un trait de plume » fin au Saint Empire Romain Germanique qui avait regroupé en un conglomérat extravagant les 366 principautés qui se partageaient l’Allemagne. Mais c’est précisément à partir de ce point ultime de décomposition (ce que Fichte appelle le quatrième âge dans les Fondements de l’ère contemporaine) que tout devient possible pour l’Allemagne en tant que, jusque-là exclue du devenir politique, elle peut parachever l’œuvre inaccomplie de la Révolution Française et être le siège de la raison en laquelle comme aux premiers temps de l’humanité se conjuguent en une même unité le philosophique et le politique. Le philosophique ne peut s’exprimer qu’en allemand parce que l’allemand est resté la seule langue originelle en prise sur l’être et que rien d’étranger n’est venu l’entraver. L’Allemagne dans la mesure où elle est restée en dehors de l’histoire peut incarner le philosophique comme sa propre réalisation : cette confusion entre l’intensité du ressenti philosophique et le « Ich » (moi-Je) de Fichte déjà très bien située par Heinrich Heine dans son livre Histoire de la religion et de la Philosophie en Allemagne, mènera aux dérives que l’on sait.



Dernière mise à jour de cette page le lundi 25 mars 2013 18:38
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur de sociologie retraité du Cégep de Chicoutimi.
 
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