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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Cahier de l'Atelier du Personnalisme, no 20: “Quand l’Afrique s’éveillera !.” Avril 2002
Éditorial


Une édition électronique réalisée à partir du Numéro 20 de la revue Cahier de l'Atelier du Personnalisme, “Quand l’Afrique s’éveillera !.” Avril 2002. Louvain-la-Neuve, Belgique: Centre d'Action pour un Personnalisme Pluraliste. [Autorisation accordée par la direction du Centre d'Action pour un Personnalisme Pluraliste [C@PP] de diffuser ce document dans Les Classiques des sciences sociales.


Éditorial

Quand l’Afrique s’éveillera !


Merveilleux voyage à travers le temps et les continents, à la rencontre de l’homme africain. C’est ce que Zacharie Habimana, professeur de philosophie et Clément Kuete, doctorant à l’ISP, nous ont proposé le mercredi 6 mars 2002.

Déroulant son long ruban de vie, Zacharie Habimana nous a soufflé que l’Afrique, berceau de l’humanité, et les Égyptiens, sont à l’origine de la pensée, des mathématiques et de la médecine. L’Égypte, dans sa négritude, a construit des pyramides. Dans sa spiritualité et sa scientificité, elle a modulé la pensée et les recherches de Pythagore, d’Hippocrate et de Platon qui ont diffusé ce savoir à l’Occident.

Et depuis la négritude s’est habituée au monde occidental.

L’Afrique a donné le premier homme. Elle peut encore donner le meilleur de l’homme. Si l’Afrique est le commencement de l’homme, elle en représente aussi l’avenir.

On y apprend qu’on ne naît pas homme, on le devient.

Le titre de la conférence interpelle : « l’Afrique, berceau de l’humanité, terreau d’un nouvel humanisme ». Quelle compréhension les Africains ont-ils d’eux-mêmes car comme l’a dit Léopold Senghor : « vingt mille ans, comme si l’Afrique n’avait rien pensé, rien écrit, rien chanté… »

Quel est l’intérêt pour l’homme moderne de la conception africaine de l’humanité ?

C’est en partenariat avec Clément Kuete que le professeur Habimana nous parle de la culture, de la philosophie et de la théologie africaine. Il estime que la modernité adoptée par les africains les appauvrit…

Devenir homme c’est devenir gardien de la vie. Être homme c’est être co-équipier. L’homme est un être de participation. Il est membre d’un clan, de la société. Il est relais. Quelqu’un sur qui on peut compter. L’homme est un noeud de relations. Tourné vers Dieu, en marche vers la plénitude – vers ce Dieu allié de la vie. On devient homme par une ritualisation. Le rite d’initiation africain permet d’apprendre à mourir pour trouver la vie. « Pourvu que Dieu nous garde la tête au cou » disent les Africains.

Les Africains ont une traduction verbale de la conception existentielle de la vie bien différente de celle de l’Occident. Ils utilisent des langues de la réalité, plus que sur la réalité.

L’homme advient après la terre et il est le premier à partir. L’homme, c’est l’expérience de la fugacité. L’homme comme désir de vivre, c’est l’expérience de la vitalité. C’est un noeud de relations. Il est toujours déjà dans le social. Selon la tradition mythique africaine, Dieu a prélevé un morceau des vingt créatures existantes pour créer la vingt et unième : l’homme. Je suis donc une synthèse d’un tout (et pas une partie d’un tout).

Si l’homme en Occident est surtout rationalité, en Afrique il est d’abord « relationalité ». Pour Léopold Senghor, « la raison est occidentale, l’émotion est nègre ». La philosophie, c’est l’amour de la sagesse. C’est le relationnel (amour) du rationnel (sagesse). Et c’est cette approche qui définit la fraternité !

Quand l’Afrique sortira-t-elle de l’Occident ? Quand suivra-t-elle sa conception de l’homme ? Comment va-t-elle évoluer, avec quelles modalités d’« être » humain ?

À cela les deux philosophes présents répondent qu’il faut réfléchir pour se donner des raisons d’espérer.

Quand l’Afrique s’éveillera, un autre monde sera…

Cathérine-M. LEROY, doct. en philosophie

Membre du Carré personnaliste



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le jeudi 26 janvier 2012 19:49
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur de sociologie retraité du Cégep de Chicoutimi.
 
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