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Collection « Histoire du Saguenay—Lac-Saint-Jean »

Guy Coutu, CHICOUTIMI, 150 ANS D'IMAGES. (1992)
Introduction


Une édition électronique réalisée à partir du livre de Guy Coutu, CHICOUTIMI, 150 ANS D'IMAGES. Chicoutimi, Le Musée du Saguenay—Lac-Saint-Jean, 1992, 317 pp. [Le 5 juin 2014, la direction du Musée de la Pulperie de Chicoutimi, conjointement avec les auteurs, nous a accordé son autorisation de diffuser ce livre, en accès libre à tous, en version numérique, dans Les Classiques des sciences sociales.]

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INTRODUCTION

CHICOUTIMI : UN SITE INCOMPARABLE

Le site de Chicoutimi a toujours été, à des époques successives, un lieu privilégié d'établissement pour différentes communautés humaines : il a d'abord été à l'époque amérindienne un site de campement et d'escale, puis à celle du poste de traite un heu de rassemblement et d'échange, et finalement lors de l’établissement des premiers bûcherons et colons un village permanent, à partir de 1842. Ce choix historique du site de Chicoutimi s'explique d'abord et avant tout par des facteurs géographiques.

Déjà, à l'époque amérindienne, Chicoutimi est un lieu de rassemblement important. Son nom d'origine montagnaise reflète bien sa situation à la limite de la partie navigable du Saguenay. Selon la traduction communément acceptée, "Chekoutimy" signifie en effet 'jusqu'où c'est profond". Pour les nomades amérindiens voyageant sur le Saguenay, Chicoutimi est depuis toujours un lieu d'escale et de campement quasi obligatoire avant d'entreprendre la série de portages, sur la rivière Chicoutimi, qui mène au lac Saint-Jean.

Le choix de Chicoutimi comme site de campement s'explique non seulement par cette localisation géographique, mais également par le mode de vie nomade des Montagnais du Saguenay. Ainsi, au printemps, après le dégel, les différents groupes amérindiens quittent leurs territoires de chasse situés à l'intérieur des terres et redescendent les cours d'eau en canot vers leurs lieux traditionnels de rassemblement. Ce sont des lieux faciles d'accès et très fréquentés, car situés au carrefour de plusieurs voies navigables. Chicoutimi est l'un de ces lieux stratégiques. Ces rassemblements annuels donnent lieu à toutes sortes d'activités : pêche, commerce (troc), mariages et fêtes.

C'est cette identification millénaire du site de "Chekoutimy" comme lieu de rassemblement amérindien qui détermine en 1676 le choix de Chicoutimi pour l'établissement d'un poste de traite, pratiquement sur le même emplacement que le site amérindien les Français ont en effet appris à connaître les habitudes des Amérindiens. De plus, sa situation géographique privilégiée lui confère vite le statut de premier poste du réseau de traite, d'entrepôt principal et de point de départ de la route des fourrures vers les postes de l'intérieur : celui de Métabetchouan sur les bords du lac Saint-Jean, puis ceux de Nicabau et de Chamouchouane, plus au nord, dans le bassin de la rivière Ashuapmushuan. (2)

Plus tard, au début de l'époque de la colonisation, plusieurs autres facteurs géographiques avantageux contribuent au choix de Chicoutimi, en 1842, pour la construction de scieries et l'établissement d'un village permanent. (3) D'abord deux rivières importantes, les rivières Chicoutimi et du Moulin, aboutissent au site de Chicoutimi et offrent à leur embouchure des chûtes capables de fournir l'énergie hydraulique nécessaire pour actionner la machine rie des scieries.  (suite à la page 16)

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Fig. 3. Gravure représentant la deuxième chapelle de Chicoutimi (1726-1856), telle qu'elle apparaît en 1843. La chapelle a été construite par le Père jésuite Pierre Laure, en 1726, pour rétablir de façon permanente la mission du Saguenay. Celle-ci était à l'abandon depuis l'incendie, en 1682, de la première chapelle, construite en 1676 au même endroit.

Bâtie sur le Coteau du Portage, près de l'embouchure de la rivière Chicoutimi, la chapelle mesure 31 pieds de long par 21 pieds de large, et est surmontée d'un clocher terminé par une croix de fer. En attirant les Montagnais, elle facilite non seulement le travail du missionnaire mais également celui des commerçants de fourrures. Elle servira au culte jusqu'en 1849, puis sera démolie en 1856.


Fig. 4. La croix de Lozeau (1726) (4). Cette croix en fer forgé est tout ce qui reste de la deuxième chapelle de Chicoutimi. Elle était à l'origine surmontée d'un coq en fer-blanc.

Après la démolition de la vieille chapelle, en avril 1856, le coq est conservé au Séminaire de Chicoutimi (il brûlera en 1912 dans l'incendie du Séminaire) et la croix est installée dans le cimetière adjacent, dans lequel sont enterrés les Amérindiens. Elle est alors connue comme la croix du cimetière des Jésuites.

En 1879, après l'ouverture au culte de la cathédrale et l'aménagement de l'actuel cimetière du chemin Saint-Thomas, on y enterre, dans une fosse commune, tous les corps exhumés de l'ancien cimetière des Jésuites. Par la même occasion, on y transporte la vieille croix, qui sert désormais à marquer l'emplacement de la fosse commune, appelée "Réserve des Jésuites".

Elle y reste jusqu'à ce qu'on la retrouve, vers 1935. Grâce à la générosité d'un citoyen de Chicoutimi, elle est alors restaurée par un forgeron : les ferrures croches sont redressées et la fleur de lys manquante (celle de droite) est refaite et soudée. Elle est depuis conservée au Musée du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Ornée de dessins en volutes et de fleurs de lys en lame de fer battu, cette croix est un exemple remarquable de ferronnerie ancienne au Canada. Gravées dans le fer de la tige, on y voit les inscriptions suivantes : à l'arrière "Jésus x Maria x Joseph", à l'avant "Fait par Lozen - 1726".

Ce nom de Lozen est en fait une mauvaise lecture : il y a dans le N une petite barre horizontale qui fait qu'il se dédouble en AV. Comme il était usuel à cette époque d'écrire le U comme un V, le nom réel est donc Lozeau. Ce Lozeau est peut-être le forgeron Etienne Lozeau à qui l'on a attribué une croix de fer fabriquée en 1724, conservée chez les Ursulines de Québec et très similaire à celle-ci.

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Fig. 5. Croix-souvenir de la deuxième chapelle de Chicoutimi. Cette croix, entourée d'un enclos de bois, est érigée par la Compagnie Price en 1856 sur le site même de la chapelle qui vient d'être démolie. Elle subsistera jusqu'à la construction, en 1892, au même endroit, de la chapelle en briques devant desservir les habitants du quartier du Bassin.


Fig. 6. Autre vue de la deuxième chapelle, d'après un dessin de Lady Head, vers 1855. Cette gravure reproduit le croquis exécuté par Lady Head, l'épouse du gouverneur-général du Canada, Sir Edmund Head, lors de leur visite au Saguenay en juillet 1855, peu avant la démolition de la vieille chapelle, alors âgée de 130 ans et tombant dangereusement en ruines.

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Fig. 7. Monument du Côteau-du-Portage, érigé en 1937 au coin des rues Price et Dréan. Ce coteau, qui domine la rivière Chicoutimi près de son embouchure, reçoit des premiers explorateurs le nom de "Coteau du Portage". C'est en effet là que commence le long portage, en sept étapes, le long de la rivière Chicoutimi, qui permet d'atteindre le lac Kénogami et par la suite le lac Saint-Jean.

C'est au pied de ce coteau qu'ont campé depuis toujours les Amérindiens, avant de continuer leur trajet en canot vers le nord. C'est tout près de là qu'ont été construits en 1676 le poste de traite et la première chapelle de Chicoutimi. C'est par là que sont passés la plupart des chasseurs, commerçants, missionnaires, explorateurs et colons en route vers le lac Saint-Jean.

C'est à l'instigation de la Société Saint-Jean-Baptiste de Chicoutimi et de la Société historique du Saguenay, que le monument est construit en 1937 sur une parcelle de terrain offerte par la Compagnie Price. Il est dévoilé le 24 juin 1937 ; journée symbolique entre toutes, puisque dès sa construction ce monument historique est devenu un lieu de ralliement et de manifestation patriotique pour les gens de Chicoutimi.

Le monument est en granit rose du Saguenay. Sur sa façade, l'inscription principale, gravée sur une plaque de granit noir du Lac-Saint-Jean, énumère les noms de 36 personnages représentatifs — explorateurs, missionnaires, trafiquants - QUI SONT PASSÉS PAR LÀ de 1647 à 1842 et qui ont joué un rôle majeur dans cette première période de l'histoire régionale. La liste commence avec le Père Jean DeQuen, découvreur du lac Saint-Jean, et se termine avec Peter McLeod, fondateur de Chicoutimi, ce qui est significatif puisque McLeod marque la fin d'une époque et le début d'une autre.


(suite de la page 13)

Le débit rapide de ces deux rivières permet également le flottage jusqu'à ces scieries de billots coupés dans les chantiers de l'arrière-pays. En effet, le bassin de ces rivières donne accès, jusqu'à soixante milles du Saguenay, à un vaste territoire vierge constituant alors une importante réserve forestière. De plus, en face de Chicoutimi, les bassins des rivières Shipshaw et Valin s'ouvrent sur des territoires forestiers tout aussi étendus. L'ensemble de ces facteurs géographiques garantit donc un approvisionnement en bois de longue durée.

Un autre avantage non négligeable du site de Chicoutimi consiste en la présence d'une petite plaine littorale qui relie l'embouchure de ces deux rivières. Car presque partout ailleurs le long du Saguenay l'absence de terrain plat et le caractère abrupt des rives vont grandement ralentir, sinon empêcher, l'implantation humaine.

La présence conjuguée de deux rivières et d'une plaine rend donc possible, en 1842, l'établissement d'un port, essentiel à l'époque à la création et au développement d'une ville. De fait, les différents sites portuaires de Chicoutimi vont permettre d'utiliser à de nombreuses fins cette voie navigable de toute première importance qu'est le Saguenay.

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Fig. 8. Esquisse du site de Chicoutimi vers 1840. Cette aquarelle anonyme est datée approximativement de 1840, soit deux ans avant l'arrivée de l'équipe de McLeod. On y voit la silhouette de la chapelle du Père Laure, campée au bord du Saguenay, entourée d'une forêt omniprésente, en grande partie formée de pins.

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PETER McLEOD : SA VIE ET SON TEMPS (6)

L'on ne peut être insensible à la légende qui s'est créée autour du personnage de Peter McLeod jr et qui l'enveloppe encore aujourd'hui. Légende axée autour de sa naissance, dont le lieu et la date sont inconnues, son tempérament vif, ses excès légendaires et les circonstances obscures de sa mort. Elle reflète bien la forte personnalité de l'homme et le rôle prédominant qu'il a joué dans la fondation de Chicoutimi et au cours des dix années suivantes.

Peter McLeod jr est le premier enfant de la première femme de Peter McLeod sr — il en eut trois qui lui donnèrent 18 enfants. Son père, Ecossais d'origine, est d'abord, à partir de 1809, au service de la Compagnie du Nord-Ouest, puis à celui de la Compagnie de la Baie d'Hudson, lors de la fusion des deux compagnies en 1821. Il a toujours été en poste au Saguenay : entre autres, à Chicoutimi vers 1809-1810, à Portneuf jusqu'en 1825, aux Ilets-Jérémie vers 1835.

Aucun document ne confirme la date et le lieu de sa naissance. Même si sa mère est la fille d'un chef montagnais des Ilets-Jérémie, à douze milles de Bersimis, la légende rapporte — et lui-même se plaît à l'affirmer — qu'il serait né au poste de Chicoutimi, vraisemblablement vers 1807 ou 1808. En tout cas, il est natif du Saguenay.

Il est aussi dit que son père l'envoie dans les "grandes écoles", en Angleterre, pour y faire ses études secondaires et devenir ingénieur, tout comme lui. Une chose est certaine, c'est que McLeod jr entre au service de la Compagnie de la Baie d'Hudson au début des années 1830. On ne connaît guère ses états de service. Tout au plus sait-on, grâce à un contrat passé en octobre 1836 à La Malbaie, que son père, alors en charge du poste des Ilets-Jérémie, se l'associe comme commis et aussi comme "procureur général" en rapport avec ses affaires forestières.

En 1838, une accusation de vol — qui se révélera par la suite non fondée — est portée par la Compagnie contre Peter McLeod jr. Celui-ci quitte alors la Compagnie, suivi par son père, indigné de cet affront. Le père vient s'établir aux Terres-Rompues (non loin du site de l'ancien village de St-Jean-Vianney), près de l'embouchure de la rivière aux Vases, et construit un petit moulin à scie sur la rivière Shipshaw. Il est probable que son fils l'accompagne et est alors témoin des débuts des ' ' Vingt-et-Un" dans la région, débuts qui lui confirment ce qu'il a sûrement compris, c'est-à-dire les immenses possibilités offertes par les riches pinières encore inexploitées du Saguenay. Il faut dire que ce n'est pas son premier contact avec la région de Chicoutimi ou avec l'exploitation forestière.

À l'instar de son père, il s'est déjà lancé depuis quelques années dans le commerce du bois et possède à la rivière Noire (aujourd'hui St-Siméon) un petit moulin à scie équipé de deux scies circulaires. C'est de ce temps que date sa première association avec William Price. Déjà à ce


Fig. 9. Peter McLeod jr. (c. 1810-1852). Cette photo de McLeod provient du fonds J.E. Livernois, photographe de Québec. C'est en 1865 que Jules-Ernest Livernois devient propriétaire du studio ouvert par son père à Québec en 1845. Que McLeod semble dans la trentaine sur la photo peut s'expliquer par le fait que cette photo serait une reproduction faite par J.-E. Livernois d'une photo plus ancienne, genre daguerréotype, faite par son père vers 1845.


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moment, McLeod vend son bois scié à Price, dont la Compagnie est fort bien organisée pour le transporter et l'exporter.

Au début des années 1840, en prévision de l'ouverture prochaine du Saguenay à la colonisation —prévue pour octobre 1842 — McLeod se fait concéder par le gouvernement de grandes "limites forestières" entre la rivière-à-Mars (Grande-Baie) et la rivière Péribonka. C'est la possession de ces lots forestiers qui lui permettra d'ouvrir des chantiers de coupe à Chicoutimi en 1842, à Jonquière dès 1846, puis au sud du lac Saint-Jean à partir de 1848.

C'est probablement en faisant jouer ses droits naturels d'Indien, par sa mère, et de natif de Chicoutimi —droits qui lui permettent de s'installer librement partout dans la région — que McLeod obtient la concession de ces limites qui se révéleront par la suite essentielles dans la réussite de son entreprise avec Price.

Le contrat passé entre Price et McLeod en novembre 1842 va s'avérer profitable pour les deux partenaires. D'une part il permet à Price de s'établir solidement au Saguenay et de tirer profit des "limites forestières" de McLeod. D'autre part il libère McLeod de ses dettes antérieures avec Price et lui donne les moyens financiers d'augmenter son entreprise, car Price fournit le gros du capital : il avance à McLeod l'argent pour l'amélioration de son moulin à la rivière du Moulin et pour la construction d'un deuxième moulin, plus important avec six scies circulaires, au pied de la première chute de la rivière Chicoutimi.

La propriété et les profits de l'entreprise McLeod - Price à Chicoutimi sont partagés de façon "indivise et égale" entre les deux associés. Toutefois McLeod reçoit une commission de 5% sur la vente des madriers, à titre de responsable de toutes les opérations, depuis le choix des chantiers jusqu'au chargement des bateaux.

Peter McLeod meurt le 12 septembre 1852, à l'âge d'environ 44 ans, dans des circonstances mystérieuses et non encore éclaircies. La légende a entretenu plusieurs versions sur la cause de cette mort subite. D'abord inhumé dans le "cimetière des Sauvages", près de la vieille chapelle du Bassin, son corps est exhumé le 24 octobre 1879, lors du déplacement du vieux cimetière, pour être réenterré avec les autres restes dans une fosse commune du nouveau cimetière de la cathédrale.

McLeod étant mort sans laisser de testament, c'est William Price qui, à titre d'associé et de créancier, prend possession de tous ses biens (forêts, moulins et propriétés) et s'en fait reconnaître curateur et administrateur jusqu'à leur acquisition par son fils David-Edward en 1861.

En cette année du cent cinquantième anniversaire de la fondation de Chicoutimi par Peter McLeod, son nom et son souvenir demeurent bien vivants en notre mémoire.


Fig. 10. Peter McLeod jr. (5) Portrait peint par Théophile Hamel en 1854. La peinture à l'huile originale mesure 102 cm x 76 cm. Elle a été découverte en 1938 chez le notaire Michaud, de Rivière-du-Loup, par le romancier saguenéen Damase Potvin. Elle est actuellement conservée aux Archives publiques du Canada, à Ottawa. Théophile Hamel a peint ce portrait d'après la photographie ci-contre, puisqu'en 1854 McLeod était mort depuis deux ans. Cette pratique n'était pas rare à l'époque et Hamel l'a beaucoup utilisée.


2. Camille Lapointe, Chicoutimi : une étape au coeur d'une forêt habitée, Chicoutimi, Ville de Chicoutimi, 1987, 48 p.

3. Louis-Marie Bouchard, Les villes du Saguenay, Montréal-Chicoutimi, Léméac et la Fondation de l'UQAC, 1973, pp. 105-114.

4. "Croix de Lozen, 1726", Bulletin des Recherches historiques, 1932, p. 741.

5. Sur ce sujet, voir l'ouvrage de Raymond Vézina, Théophile Hamel, pp. 114-124 ; ainsi que Peinture et photographie canadiennes 1860-1900, par Ann Thomas (catalogue d'exposition du Musée McCord), Montréal, 1979, pp. 68-69.

6. Nous reprenons dans ce texte une grande partie du texte du dépliant publié en février 1978 par le Musée du Saguenay, à l'occasion de la présentation au Musée d'une exposition temporaire consacrée à Peter McLeod et son temps. La recherche sur le sujet a été effectuée à l'automne 1977 par Guy Coutu, alors recherchiste au Musée et responsable de la préparation de l'exposition.



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le mardi 7 avril 2015 19:02
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur associé, Université du Québec à Chicoutimi.
 
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