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Collection « Les auteur(e)s classiques »

La logique sociale (1895).
Avant-propos de la seconde édition


Une édition électronique réalisée à partir du livre de Gabriel Tarde, La logique sociale (1895). Paris: Félix Alcan, 1895.

LA LOGIQUE SOCIALE Gabriel Tarde

AVANT-PROPOS de la seconde édition

PRÉFACE

PREMIÈRE PARTIE : PRINCIPES

Chapitre I. - LA LOGIQUE INDIVIDUELLE

La croyance, le désir et la sensation brutes, seuls éléments psychologiques. - La croyance et le désir, seules forces et seules quantités de l'âme. - Importance psychologique et sociologique de leur rôle. - La vie sociale considérée comme la distribution changeante d'une certaine somme de croyance et de désir dans les divers canaux de la langue, de la religion, de la science, de l'industrie, du droit, etc. - Distribution réglée par la Logique et la Téléologie. Inventaire des lumières et inventaire des richesses nationales. - Lacune énorme de la Logique des écoles : nul égard aux degrés de la croyance. Autres défauts de la théorie ordinaire du syllogisme. Le jugement universel. - Nouvelle théorie du syllogisme. Quatre types de jugements. Les couples du syllogisme et leurs luttes. Fécondité du syllogisme ainsi rectifié. – Le syllogisme téléo-logique, la logique de l'action. La conclusion-devoir. Une nation, syllogisme complexe, système et plan. Majeures, mineures et conclusions des syllogismes natio-naux. Nécessité des grandes agglomérations. Dualité et mutuel complément des deux logiques, l'individuelle et la sociale. – Le tempérament logique des diverses races humaines. Les inconséquences logiques. - Accord historiquement poursuivi des deux logiques et des deux téléologies. Sa double forme possible.

Chapitre II. - L'ESPRIT SOCIAL

Analogies entre la psychologie des personnes et la psychologie des sociétés. Mêmes voies de formation, même bifurcation fondamentale, même aboutissement à des catégories semblables. L'espace-Temps et la matière-force. La langue et la religion, solutions nécessaires des contradictions senties. Opposition individuelle du plaisir et de la douleur, opposition sociale du bien et du mal. - Nécessité de l'idée divine. Les religions filles de la raison. - La langue, espace social des idées. - Autres analogies du mental et du social. Habitude et coutume. Aboulie sociale. Le devoir, vouloir social. - La conscience collective. La politesse et la gloire. La gloire et l'imitation, la conscience et la mémoire. - Suite désordonnée des états de conscience et des faits historiques, mais caractère harmonieux de leurs produits accumulés : grammaire, code, théologies, sciences, etc. - Critique de l'idée de l'organisme social.

Chapitre III. - LA SÉRIE HISTORIQUE DES ÉTATS LOGIQUES

Tableau schématique de toutes les positions logiques ou téléologiques que comportent, mentalement ou socialement, deux jugements ou deux desseins mis en présence, - et de la suite habituelle de ces diverses positions.

Chapitre IV. - LES LOIS DE L'INVENTION

Problème de l'équilibre des croyances (ou des désirs) et problème du maximum de croyance (ou de désir satisfait). Alternance et conflit de ces deux problèmes : d'où l'air illogique des sociétés. Réponse à une objection. - Déplacement des contradictions. Lutte du Sacerdoce et de l'Empire : embarras logique susceptible de trois solu-tions. - Les Possibles Irréalisés. Caractère positif et incontestable de cette notion. Distinction des divers degrés de possibles. Le développement par l'avortement. - Le champ infini des inventions possibles. Emboîtement des germes d'idées. L'hypothèse de l'évolution unilinéaire, contredite par le darwinisme. Weissmann et Noegeli. - Genèse de l'invention. Le génie. Ses conditions extérieures et intérieures. - Extérieures : vitales ou sociales. Trois formules à ce sujet. La difficulté d'une invention. - Intérieures : duel logique et union logique, travail critique et travail Imaginatif. Différence entre logique de l'imitation et logique de l'invention. Formule de Reuleaux. L'idée de ligne droite appliquée aux séries d'invention successives. - Séries réversibles et séries irréversibles d'inventions linguistiques, mythologiques, scientifiques, etc. Transformation générale du jugement en notion et du but en moyen. Dégénérescence sociale. - Tassement et harmonisation des inventions dans l'esprit collectif. Trois périodes à considérer : chaos, organisation, développement. Les guerres et les révolutions considérées comme méthodes tragiques, non nécessaires ni éternelles, de la dialec-tique sociale. - Analyse de la seconde période : loi du passage de la multi-conscience à l'uni-conscience.

Après les phases et les procédés de la Dialectique, ses issues diverses. Opposition ici entre la logique individuelle, qui exige l'élimination complète des contradictions intra-cérébrales, et la logique sociale qui se concilie fort bien avec des contradictions inter-cérébrales. Trois seuls états possibles d'équilibre des croyances, des intérêts et des orgueils. Issues diverses du duel logique et de l'union logique. Systèmes religieux et systèmes philosophiques. - Essai de classification sommaire des civilisations, systèmes de systèmes.

SECONDE PARTIE : APPLICATIONS

Chapitre V. - LA LANGUE

Langues, chose éminemment imitative et logique. Leur évolution multilinéaire. Qua-tre espèces de similitudes entre langues diverses. Passage, peut-être réversible, de la déclinaison aux procédés analytiques. Grammaires, traités populaires de logique, conformes à la nôtre. Évolution par insertions de petites innovations successives et coordonnées peu à peu. Rôle important de l'accident et lien étroit de l'accidentel et du rationnel. Changements de sons et changements de sens. Lois de Darmesteter. Exemples de duels et d'unions logiques ; flexions fortes et flexions faibles. Pourquoi la perfection compliquée de tant de langues anciennes ? Inventivité linguistique des primitifs. Rapport inverse entre différenciation dans le temps et différenciation dans l'espace.

Chapitre VI. - LA RELIGION

Religion, comme langue, chose imitative et logique. Le sentiment générateur. Sa complexité. Sa persistance. Nécessité logique de l'animisme. Les rites nés du raisonnement. Les fétiches nés de la méthode expérimentale. Pourquoi Dieux-bêtes d'abord, puis Dieux-hommes. - Météores et Mythes. - Genèse du temple. - Explication des victimes humaines. - Problème de logique sociale dont le christianisme, sous l'empire romain, a été la solution. Pourquoi il s'est propagé. - Le préjugé anthropocentrique. Origine de l'idée du péché et de la culpabilité. Le prix de l'athlétisme intérieur. - Boud-dhisme et christianisme. – Les mystiques et les prophètes. - Religion de l'avenir.

Chapitre VII. - LE CŒUR

Vraie fin sociale : augmenter la somme des sentiments affectueux, diminuer celle des sentiments haineux. Élargissement graduel du cœur social. – Contradictions et confirmations logiques, contrariétés et concours téléologiques, des sentiments. Il peut arriver qu'ils se contrarient en se confirmant, ou qu'ils s'entraident en se contredisant. Exemples. Sentiments féodaux, monarchiques, démocratiques. – Sentiments réciproques des membres du groupe social, et leurs sentiments à l'égard de l'étranger : distinction fondamentale. Patriotisme. Élargissement parallèle du cercle des amis et du cercle des ennemis, par l'agrandissement des États. Où est le gain dès lors ? Réponse. Adoucissement du patriotisme et des mœurs guerrières. - Comment naissent, grandissent, déclinent les sentiments collectifs. Culture de l'amitié et culture de la haine par les religions. La vendetta. - Les haines nationales : leurs causes, leurs variétés, leurs vicissitudes. Elles vont s'atténuant à mesure que leur objet s'agrandit. Preuves. - Transformations sociales de l'amitié et des autres sentiments sympathiques. Refroidissement du cœur, compensé parfois par son élargissement. Amitiés rurales et amitiés urbaines. La civilisation et l'amour. La coquetterie. - Besoin croissant d'amu-se-ment et surtout de fêtes. Les fêtes criminelles. Variétés nationales et historiques des fêtes.

Évolution des sentiments d'amour-propre et d'orgueil. L'orgueil individuel et l'orgueil collectif. Diverses formes de ce dernier : orgueil confessionnel, professionnel, linguistique même ; orgueil familial, municipal, patriotique. La politesse et la diplomatie.

Chapitre VIII. - L'ÉCONOMIE POLITIQUE

Économistes précurseurs des sociologues. Usurpations de l'Économie politique dans les domaines de la politique, du droit et de la morale. Son caractère propre : envisager l'activité humaine par son côté quantitatif. Notion équivoque de services. - Lacunes de l'Économie politique. Oubli du rôle de l'imitation, qu'elle suppose inconsciemment. Oubli du rôle de l'invention, qu'elle postule aussi. Invention, mère de la croyance et du désir, les deux éléments de l'utilité et de la richesse. Erreur de confondre l'invention dans le travail, qui est tout imitation. Différences radicales entre les deux.

Théorie de la valeur. Critique et exposé. Double sens de la valeur, valeur-prix et valeur-emploi. Examen du premier sens. L'invention comparée à l'association. Rapport inverse entre les deux sens de la valeur.
Le côté croyance et le côté désir de la richesse. Avenir du premier, destiné à grandir aux dépens du second.

Chapitre IX. - L'ART

Les arts et les beaux-arts. L'art, branche importante de la téléologie sociale. Réalisme de la sculpture égyptienne de l'ancien Empire, fautes de dessins voulues, conventions nécessaires ; l'écriture, sorte de dessin ; le dessin, sorte d'écriture. Les tableaux narratifs et historiographiques. - Distinction entre l'industrie et l'art. La beauté, pressen-timent de l'utilité ou de la vérité future, indéfinie et collective. – Nécessité logique des types et des genres traditionnels. Conformisme du beau, soit moral, soit esthétique. - Hiatus, réputé infranchissable, entre les arts dits d'imitation et les autres (musi-que et architecture). Pont jeté par-dessus. Explication de cette différence. Pourquoi les arts réputés libres sont encore plus traditionalistes que les autres.

Autres et plus précises différences entre l'industrie et l'art. Désirs de production et désirs de consommation, dans l'un et dans l'autre. Besoin de nutrition et besoin de génération. L'œuvre d'art, maîtresse artificielle. Répond à un désir né de la découverte de son propre objet. - Côté esthétique de tous les métiers, artisans anciens. Son effacement et son remplacement. L'art industriel. - L'art, comme l'amour, condamné à la vieillesse et à la mort ; non l'industrie. Pourquoi. A quoi tient la durée des œuvres classiques.

L'art pur. Son intérêt caractéristique. Deux sortes d'intérêt. L'un et l'autre nés de la position et de la solution d'un problème logique. Sujet de l'œuvre d'art : luttes ou processions. - Évolution de l'art, de l'épopée au drame, non vice versa. Critique de Spencer. Un livre et non un édifice, à l’origine. - Le théâtre, expression concentrée de la logique de l'histoire.

Caractère encore plus essentiel de l'art : socialise les sensations mêmes, substitue à notre sensibilité naturelle, inculte, incommunicable, une sensibilité collective, semblable pour tous, disciplinée. Harmonise les sensations en les assimilant.

Appendice au chapitre VIII

Retour à l'auteur: Gabriel Tarde Dernière mise à jour de cette page le Mercredi 13 juillet 2005 08:18
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue.
 
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