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Collection « Les auteur(e)s classiques »

LES ORIGINES DE LA FRANCE CONTEMPORAINE.
Tome I: L'Ancien Régime (1875)
Table des matières


Une édition électronique réalisée à partir du livre d'Hippolyte Taine (1828-1893), Hippolyte Taine (1828-1893), LES ORIGINES DE LA FRANCE CONTEMPORAINE. Tome I: L'Ancien Régime. Paris: Les Éditions Robert Laffont, collection Bouquins, 1986, Tome I, 315 pp sur 839. Édition publiée avec le concours du Centre National des Lettres. Première édition: Hachette, 1875. Une édition numérique réalisée grâce à la générosité de M. Pierre Palpant, retraité et bénévole.

Table des matières

Préface 

Livre premier
La structure de la société

Chapitre I. ORIGINE DES PRIVILÈGES

I.    Services et récompense du clergé.
II.    Services et récompense des nobles.
III.    Services et récompense du roi.

Chapitre II. LES PRIVILÈGES

I.    Nombre des privilégiés.
II.    Leurs biens, capital et revenu.
III.    Leurs immunités.
IV.    Leurs droits féodaux. — Ces avantages sont des débris de la souveraineté primitive.
V.    Ils peuvent être justifiés par des services locaux et généraux.

Chapitre III. SERVICES LOCAUX QUE DOIVENT LES PRIVILÉGIÉS

I.    Exemples en Allemagne et en Angleterre. — Les privilégiés ne rendent pas ces services en France.
II.    Seigneurs qui résident. — Restes du bon esprit féodal. — Ils ne sont point durs avec leurs tenanciers, mais ils n’ont plus le gouvernement local. — Leur isolement. — Petitesse ou médiocrité de leur aisance. — Leurs dépenses. — Ils ne sont pas en état de remettre les redevances. — Sentiments des paysans à leur endroit.
III.    Seigneurs qui ne résident pas. — Enormité de leurs fortunes et de leurs droits. — Ayant des avantages plus grands, ils doivent de plus grands services. — Raisons de leur absence. — Effet de leur éloignement. — Apathie dans les provinces. — Etat de leurs terres. — Ils ne font pas l’aumône. — Misère de leurs tenanciers. — Exactions de leurs fermiers. — Exigences de leurs dettes. — Etat de leurs justices. — Effets de leur droit de chasse. — Sentiments des paysans à leur endroit.

Chapitre IV. SERVICES GÉNÉRAUX QUE DOIVENT LES PRIVILÉGIÉS

I.    Exemple en Angleterre. — Les privilégiés ne rendent pas ces services en France. — Influence et droits qui leur restent. — Ils ne s’en servent que pour eux-mêmes.
II.    Assemblées du clergé. — Elles ne servent que l’intérêt ecclésiastique. — Le clergé exempté de l’impôt. — Sollicitations de ses agents. — Son zèle contre les protestants.
III.    Influence des nobles. — Règlements en leur faveur. – Préférence qu’ils obtiennent dans l’Église. – Distribution des évêchés et des abbayes. – Préférence qu’ils obtiennent dans l’État. – Gouvernements, offices, sinécures, pensions, gratifications. – Au lieu d’être utiles, ils sont à charge.
IV.    Isolement des chefs. – Sentiments des subordonnés. – La noblesse de province. – Les curés.
V.    Le roi. – Son privilège est le plus énorme de tous. – Ayant accaparé tous les pouvoirs, il s’est chargé de toutes les fonctions. – Pesanteur de cette tâche. — Il s’y dérobe, ou n’y suffit pas. – Sécurité de sa conscience. – La France est sa propriété. – Comment il en abuse. – La royauté centre des abus.
VI.    Désorganisation latente de la France.

 

Livre deuxième
Les moeurs et les caractères

 

Chapitre I. PRINCIPE DES MOEURS SOUS L’ANCIEN RÉGIME

La cour et la vie de représentation.

I.    Aspect physique et caractère moral de Versailles.
II.    La maison du roi. – Personnel et dépenses. – Sa maison militaire, son écurie, sa vénerie, sa chapelle, sa faculté, sa bouche, sa chambre, sa garde-robe, ses bâtiments, son garde-meuble, ses voyages.
III.    La société du roi. – Officiers de sa maison. – Invités de son salon.
IV.    Les occupations du roi. – Lever, messe, dîner, promenades, chasse, souper, jeu, soirées. – Il est toujours en représentation et en compagnie.
V.    Divertissements des personnes royales et de la cour. – Louis XV. — Louis XVI.
VI.    Autres vies analogues. – Princes et princesses. — Seigneurs de la cour. – Financiers et parvenus. – Ambassadeurs, ministres, gouverneurs, officiers généraux.
VII.    Prélats, seigneurs et petite noblesse en province. – L’aristocratie féodale est devenue une société de salon. 

Chapitre II. LA VIE DE SALON

I.    Elle n’est parfaite qu’en France. – Raisons tirées du caractère français. Raisons tirées du ton de la cour en France. – Cette vie devient de plus en plus agréable et absorbante.
II.    Subordination des autres intérêts et devoirs. – Indifférence aux affaires publiques. – Elles ne sont qu’une matière à bons mots. – Négligence dans les affaires privées. – Désordre du ménage et abus de l’argent.
III.    Divorce moral des époux. – La galanterie. Séparation des parents et des enfants. – L’éducation, ses lacunes et son objet. – Ton des domestiques et des fournisseurs. – L’empreinte mondaine est universelle.
IV.    Attrait de cette vie. – Le savoir-vivre au dix-huitième siècle. – Sa perfection et ses ressources. – Autorité des femmes pour l’enseigner et le prescrire.
V.    Le bonheur au dix-huitième siècle. Agrément du décor et de l’entourage. – Oisiveté, passe-temps, badi­nage.
VI.    La gaieté au dix-huitième siècle. – Ses causes et ses effets. Tolérance et licence. – Bals, fêtes, chasses, festins, plaisirs. – Libertés des magistrats et des prélats.
VII.    Principal divertissement, la comédie de société. – Parades et excès.

Chapitre III. INCONVÉNIENTS DE LA VIE DE SALON Elle est artificielle et sèche. – Retour à la nature et au sentiment.

I.    Trait final qui achève la physionomie du siècle, la sensibilité de salon. Date de son avènement. – Ses symptômes dans l’art et la littérature. – Son ascendant dans la vie privée. – Ses affectations. – Sa sincérité. – Sa délicatesse.
II. Insuffisance du caractère ainsi formé. – Adapté à une situation, il n’est pas préparé pour la situation contraire. – Lacunes dans l’intelligence. – Lacunes dans la volonté. – Ce caractère est désarmé par le savoir-vivre.

 

Livre troisième
L’esprit et la doctrine

 

Chapitre I. COMPOSITION DE LESPRIT RÉVOLUTIONNAIRE. — PREMIER ÉLÉMENT, LACQUIS SCIENTIFIQUE

Accumulation et progrès des découvertes dans les sciences de la nature. Elles servent de point de départ aux nouveaux philosophes.

I.    Changement du point de vue dans la science de l’homme. — Elle se détache de la théologie et se soude comme un prolongement aux sciences de la nature.
II.    Transformation de l’histoire. — Voltaire. — La critique et les vues d’ensemble. — Montesquieu. — Aperçu des lois sociales.
III.    Transformation de la psychologie. — Condillac. — Théorie de la sensation et des signes.
IV.    Méthode analytique. — Son principe. — Conditions requises pour qu’elle soit fructueuse. — Ces conditions manquent ou sont insuffisantes au dix-huitième siècle. — Vérité et survivance du principe.

Chapitre II. DEUXIÈME ÉLÉMENT, LESPRIT CLASSIQUE

I.    Ses indices, sa durée, sa puissance. — Ses origines et son public. — Son vocabulaire, sa grammaire, son style. — Son procédé, ses mérites, ses défauts.
II.    Sa lacune originelle. — Signes de cette lacune au dix-septième siècle. — Elle s’accroît avec le temps et le succès. — Preuves de cet accroissement au dix-huitième siècle. — Poèmes sérieux, théâtre, histoire, romans. — Conception écourtée de l’homme et de la vie humaine.
III.    Conformité de la méthode philosophique. — L’idéologie. — Abus du procédé mathématique. — Condillac, Rousseau, Mably, Condorcet, Volney, Sieyès, Cabanis, Tracy. — Excès des simplifications et témérité des constructions.

Chapitre III. COMBINAISON DES DEUX ÉLÉMENTS

I.    La doctrine, ses prétentions et son caractère. — Autorité nouvelle de la raison dans le gouvernement des choses humaines. — Jusqu’ici ce gouvernement appartenait à la tradition.
II.    Origine, nature et valeur du préjugé héréditaire. — En quoi la coutume, la religion et l’État sont légitimes.
III.    La raison classique ne peut se mettre à ce point de vue. — Les titres passés et présents de la tradition sont méconnus. — La raison entreprend de la détruire.
IV.    Deux stades dans cette opération. — Premier stade, Voltaire, Montesquieu, les déistes et les réformateurs. — Ce qu’ils détruisent et ce qu’ils respectent.
V.    Deuxième stade, le retour à la nature. — Diderot, d’Holbach et les matérialistes. — Théorie de la matière vivante et de l’organisation spontanée. — Morale de l’instinct animal et de l’intérêt bien entendu.
VI.    Rousseau et les spiritualistes. — Bonté originelle de l’homme. — Erreur de la civilisation. — Injustice de la propriété et de la société.
VII.    Les enfants perdus du parti philosophique. — Naigeon, Sylvain Maréchal, Mably, Morelly. — Discrédit complet de la tradition et des institutions qui en dérivent.

Chapitre IV. CONSTRUCTION DE LA SOCIÉTÉ FUTURE

I.    Méthode mathématique. — Définition de l’homme abstrait. — Contrat social. — Indépendance et égalité des contractants. — Tous seront égaux devant la loi, et chacun aura une part dans la souveraineté.
II.    Premières conséquences. — L’application de cette théorie est aisée. Motifs de confiance, persuasion que l’homme est par essence raisonnable et bon.
III.    Insuffisance et fragilité de la raison dans l’humanité. Insuffisance et rareté de la raison dans l’humanité. — Rôle subalterne de la raison dans la conduite de l’homme. — Les puissances brutes et dangereuses. — Nature et utilité du gouvernement. — Par la théorie nouvelle le gouvernement devient impossible.
IV.    Secondes conséquences. — Par la théorie nouvelle l’État devient despote. — Précédents de cette théorie. — La centralisation administrative. — L’utopie des économistes. — Nul droit antérieur n’est valable. — Nulle association collatérale n’est tolérée. — Aliénation totale de l’individu à la communauté. Droits de l’État sur la propriété, l’éducation et la religion. — L’État, couvent spartiate.
V.    Triomphe complet et derniers excès de la raison classique. — Comment elle devient une monomanie. — Pourquoi son œuvre n’est pas viable.

 

Livre quatrième
La propagation de la doctrine

 

Chapitre I. SUCCÈS DE CETTE PHILOSOPHIE EN FRANCE. — INSUCCÈS DE LA MÊME PHILOSOPHIE EN ANGLETERRE

I.    Causes de cette différence. — L’art d’écrire en France. A cette époque il est supérieur. — Il sert de véhicule aux idées nouvelles. Les livres sont écrits pour les gens du monde.— Les philosophes sont gens du monde et par suite écrivains. — C’est pourquoi la philosophie descend dans les salons.
II.    Grâce à la méthode, elle devient populaire.
III.    Grâce au style, elle devient agréable. — Deux assaisonnements particuliers au XVIIIe siècle, la gravelure et la plaisanterie.
IV.    Art et procédés des maîtres. Montesquieu. — Voltaire. — Diderot.— Rousseau. — Le Mariage de Figaro.

Chapitre II. LE PUBLIC EN FRANCE

I.    L’aristocratie. — Ordinairement elle répugne aux nouveautés. — Condi­tions de cette répugnance. — Exemple en Angleterre.
II.    Les conditions contraires se rencontrent en France. — Désœuvrement de la haute classe. — La philosophie semble un exercice d’esprit. — De plus, elle est l’aliment de la conversation. — La conversation philosophique au XVIIIe siècle. — Sa supériorité et son charme. — Attrait qu’elle exerce.
III.    Autre effet du désœuvrement. — L’esprit sceptique, libertin et frondeur. — Anciens ressentiments et mécontentements nouveaux contre l’ordre établi. — Sympathies pour les théories qui l’attaquent. — Jusqu’à quel point elles sont adoptées.
IV.    Leur propagation dans la haute classe. — Progrès de l’incrédulité en religion. Ses origines. — Elle éclate sous la Régence. — Irritation croissante contre le clergé. — Le matérialisme dans les salons. — Vogue des sciences. Opinion finale sur la religion. — Scepticisme du haut clergé.
V.    Progrès de lopposition en politique. — Ses origines. — Les économistes et les parlementaires. — Ils frayent la voie aux philosophes. Fronde des salons. — Libéralisme des femmes.
VI.    Espérances infinies et vagues. — Générosité des sentiments et de la conduite. Douceur et bonnes intentions du gouvernement. — Aveuglement et optimisme.

Chapitre III

I.    La classe moyenne. — Ancien esprit du Tiers. — Les affaires publiques ne regardaient que le roi. — Limites de l’opposition janséniste et parlementaire.
II.    Changement dans la condition du bourgeois. — Il s’enrichit. — Il prête à l’État. — Danger de sa créance. — Il s’intéresse aux affaires publiques.
III.    Il monte dans l’échelle sociale. — Le noble se rapproche de lui. — Il se rapproche du noble. — Il se cultive. Il est du monde. — Il se sent l’égal du noble. — Il est gêné par les privilèges.
IV.    Entrée de la philosophie dans les esprits ainsi préparés. — A ce moment celle de Rousseau est en vogue. — Concordance de cette philosophie et des besoins nouveaux. – Elle est adoptée par le Tiers.
V.    Effet qu’elle produit sur lui. – Formation des passions révolutionnaires. – Instincts de nivellement. – Besoin de domination. Le Tiers décide qu’il est la nation. – Chimères, ignorance, exaltation.
VI.    Résumé.

 

Livre cinquième
Le peuple

Chapitre I

I.    La misère. – Sous Louis XIV. – Sous Louis XV. – Sous Louis XVI.
II.    Condition du paysan pendant les trente dernières années de l’ancien régime. – Combien sa subsistance est précaire. – Etat de l’agriculture. – Terres incultes. – Mauvaise culture. – Salaires insuffisants. – Manque de bien-être.
III.    Aspect de la campagne et du paysan.
IV.    Comment le paysan devient propriétaire. – Il n’en est pas plus à l’aise. – Aggravation de ses charges. – Dans l’ancien régime il est le « mulet ».

Chapitre II. PRINCIPALE CAUSE DE LA MISÈRE. LIMPÔT

I.    Impôts directs. – Etat de divers domaines à la fin de Louis XV. Prélèvements du décimateur et du fisc. – Ce qui reste au propriétaire.
II.    Etat de plusieurs provinces au moment de la Révolution. – Taille, accessoires, capitations, vingtièmes, impôt des corvées. – Ce que chacune de ces taxes prélève sur le revenu. – Enormité du prélèvement total.
III.    Quatre impôts directs sur le taillable, qui n’a que ses bras.
IV.    La collecte et les saisies.
V.    Impôts indirects. – Les gabelles et les aides.
VI.    Pourquoi l’impôt est si pesant. – Les exemptions et les privilèges.
VII.    Octrois des villes. – La charge retombe partout sur les plus pauvres.
VIII.    Plaintes des cahiers.

Chapitre III

I.    État des cerveaux populaires. – Incapacité mentale. – Comment les idées se transforment en légendes.
II.    Incapacité politique. – Comment les nouvelles politiques et les actes du gouvernement sont interprétés.
III.    Impulsions destructives. – A quoi s’acharne la colère aveugle. – Méfiance contre les chefs naturels. – De suspects ils deviennent haïs. – Dispositions du peuple en 1789.
IV.    Recrues et chefs d’émeute. – Braconniers. – Contrebandiers et faux-sauniers. – Bandits. – Mendiants et vagabonds. – Apparition des brigands. – Le peuple de Paris.

Chapitre IV

I.    La force armée se dissout. – Comment l’armée est recrutée. – Comment le soldat est traité.
II.    L’organisation sociale est dissoute. – Nul centre de ralliement. – Inertie de la province. – Ascendant de Paris.
III.    Direction du courant. – L’homme du peuple conduit par l’avocat. Les seuls pouvoirs survivants sont la théorie et les piques. – Suicide de l’ancien régime.

Chapitre V. RÉSUMÉ 

Notes sur l’ancien régime

Note I. Sur le nombre des ecclésiastiques et des nobles.
Note 2. Sur les droits féodaux et sur l’état d’un domaine féodal en 1783.
Note 3. Différence du revenu réel et du revenu nominal des dignités et bénéfices ecclésiastiques.
Note 4. Sur l’éducation des princes et princesses.
Note 5. Sur le chiffre de l’impôt direct.

Retour à l'oeuvre de l'auteur: Hippolyte Taine (1828-1893) Dernière mise à jour de cette page le mardi 14 novembre 2006 8:19
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur au Cegep de Chicoutimi.
 



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