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Collection « Les auteur(e)s classiques »
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L'unique et sa propriété (1845)
Voir la table des matières du livre Préface du Traducteur: M. Robert L. Leclaire, 1899 Je n'ai basé ma cause sur rien, Max Stirner.
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Une édition électronique réalisée à partir du livre de Max Stirner, L'Unique et sa propriété (1845). Traduction française de l'Allemand par Robert L. Reclaire. Paris: P.V. Stock, Éditeur, 1899, 438 pages.
Une édition électronique en voie de réalisation par notre précieuse collaboratrice, maintenant à la retraite, Mme Marcelle Bergeron, enseignante à l'École Dominique-Racine de Chicoutimi, Province de Québec.
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- Présentation de Pierre Campion:
- http://pierre.campion2.free.fr/mornejtextes.htm
Max STIRNER : LUnique et sa propriété.
Combien na-t-on pas vanté chez Socrate le scrupule de probité qui lui fit repousser le conseil de senfuir de son cachot ! Ce fut de sa part une pure folie de donner aux Athéniens le droit de le condamner. Aussi na-t-il été traité que comme il le méritait ; pourquoi se laissa-t-il entraîner par les Athéniens à engager la lutte sur le terrain où ils sétaient placés ? Pourquoi ne pas rompre avec eux ? Sil avait su, sil avait pu savoir ce quil était, il neût reconnu à de tels juges aucune autorité, aucun droit. Sil fut faible, ce fut précisément en ne fuyant pas, en gardant cette illusion quil avait encore quelque chose de commun avec les Athéniens, et en simaginant nêtre quun membre, un simple membre de ce peuple. Il était bien plutôt ce peuple même en personne, et seul il pouvait être son juge. Il ny avait point de juge au-dessus de lui : navait-il pas dailleurs prononcé la sentence ? Il sétait, lui, jugé digne du Prytanée. Il aurait dû sen tenir là, et nayant prononcé contre lui aucune sentence de mort, il aurait dû mépriser celle des Athéniens et senfuir. Mais il se subordonna, et accepta le Peuple pour juge : il se sentait petit devant la majesté du Peuple. Sincliner comme devant un " droit " devant la force quil naurait dû reconnaître quen y succombant, cétait se trahir soi-même, et cétait de la vertu. La légende attribue les mêmes scrupules au Christ, qui dit-on, ne voulut pas se servir de sa puissance sur les légions célestes. Luther fut plus sage ; il eut raison de se faire délivrer un sauf-conduit en bonne forme avant de se hasarder à la diète de Worms, et Socrate aurait dû savoir que les Athéniens nétaient que ses ennemis et que lui seul était son juge. Lillusion dune « justice », dune « légalité », etc., devait se dissiper devant cette considération que toute relation est un rapport de force, une lutte de puissance à puissance.
(Tr. R-L. Leclaire. Stock éd.)
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Dernière mise à jour de cette page le samedi 22 novembre 2008 7:05
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi. |
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