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Collection « Les auteur(e)s classiques »

PHÉNOMÉNOLOGIE DE LA PERCEPTION. (1945)
Table des matières


Une édition électronique réalisée à partir du livre de Maurice MERLEAU-PONTY, PHÉNOMÉNOLOGIE DE LA PERCEPTION. Paris: La Librairie Gallimard, NRF, 1945, 531 pp. Collection Bibliothèque des idées. Une édition numérique réalisée par Réjeanne Toussaint, bénévole, Chomedey, Ville Laval, Québec.

[527]

Table des matières


AVANT-PROPOS [1]

INTRODUCTION

LES PRÉJUGÉS CLASSIQUES
ET LE RETOUR AUX PHÉNOMÈNES
[7]

I. LA « SENSATION » [9]

Comme impression. Comme qualité. Comme la conséquence immédiate d'une excitation. Qu'est-ce que le sentir ?

II. L'« ASSOCIATION « ET LA « PROJECTION DES SOUVENIRS » [20]

Si j'ai des sensations, toute l'expérience est sensation. La ségrégation du champ. Il n'y a pas de « force associative ». Il n'y a pas de « projection de souvenirs ». L'empirisme et la réflexion.

III. L'« ATTENTION » ET LE JUGEMENT [34]

L'attention et le préjugé du monde en soi. Le jugement et l'analyse réflexive. Analyse réflexive et réflexion phénoménologique. La « motivation ».

IV. LE CHAMP PHÉNOMÉNAL [64]

Le champ phénoménal et la science. Phénomènes et « faits de conscience ». Champ phénoménal et philosophie transcendantale.

PREMIÈRE PARTIE

LE CORPS [79]

L'expérience et la pensée objective. Le problème du corps [81]

I. LE CORPS COMME OBJET ET LA PHYSIOLOGIE MÉCANISTE [87]

La physiologie nerveuse dépasse elle-même la pensée causale. Le phénomène du membre fantôme : explication physiologique et explication psychologique égaiement insuffisantes. L'existence entre le « psychique » et le « physiologique ». Ambiguïté du membre fantôme. Le « refoulement organique » et le corps comme complexe inné.

II. L'EXPÉRIENCE DU CORPS ET LA PSYCHOLOGIE CLASSIQUE [106]

Permanence » du corps propre. Les « sensations doubles ». Le corps comme objet affectif. Les sensations kinesthésiques ». La psychologie nécessairement ramenée aux phénomènes,

III. LA SPATIALITÉ DU CORPS PROPRE ET LA MOTRICITÉ [114]

Spatialité de position et spatialité de situation : le schéma corporel. Analyse de la motricité d'après le cas Schn. de Gelb el Goldslein. Le « mouvement concret ». L'orientation vers le possible, le « mouvement abstrait ». Le projet moteur et l'intentionnalité motrice. La « fonction de projection ». Impossible de comprendre ces phénomènes par une explication causale et en les rattachant au déficit visuel, ni par une analyse réflexive et en les rattachant à la « fonction symbolique ». Le fond existentiel de la « fonction symbolique » et la structure de la maladie. Analyse existentielle des troubles de la perception » et des « troubles de l'intelligence ». L'« arc intentionnel ». L'intentionnalité du corps. Le corps n'est pas dans l'espace, il habite l'espace. L'habitude comme acquisition motrice d'une nouvelle signification.

IV. LA SYNTHÈSE DU CORPS PROPRE [173]

Spatialité et corporéité. L'unité du corps et celle de l'œuvre d'art. L'habitude perceptive comme acquisition d'un monde.

V. LE CORPS COMME ÈTRE SEXUÉ [180]

La sexualité n'est pas un mélange de « représentations », et de réflexes, mais une intentionnalité. L'être en situation sexuelle. La psychanalyse. Une psychanalyse existentielle n'est pas un retour au - spiritualisme ». En quel sens la sexualité exprime l'existence : en la réalisant. Le « drame » sexuel ne se réduit pas au « drame » métaphysique, mais la sexualité est métaphysique. Elle ne peut être a dépassée ». Note sur l'interprétation existentielle du matérialisme dialectique.

VI. LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE [203]

L'empirisme et l'intellectualisme dans la théorie de l'aphasie, également insuffisants Le langage a un sens. Il ne présuppose pas la pensée, mais l’accomplit. La pensée dans les mots. La pensée est l'expression. La compréhension des gestes Le geste linguistique. Il n'y a ni signes naturels ni signes purement conventionnels. La transcendance dans le langage. Confirmation par la théorie moderne de l'aphasie. Le miracle de l'expression dans le langage et dans le monde. Le corps et l'analyse cartésienne.

DEUXIÈME PARTIE

LE MONDE PERÇU [233]

La théorie du corps est déjà une théorie de la perception [235]

I. LE SENTIR [240]

Quel est le sujet de la perception ? Rapports du sentir et des conduites : la qualité comme concrétion d'un mode d'existence, le sentir comme coexistence. La conscience engluée dans le sensible. Généralité et particularité des « sens ». Les sens sont des « champs ». La pluralité des sens. Comment l'intellectualisme la dépasse et comment il a raison contre l'empirisme. Comment cependant l'analyse réflexive reste abstraite. La priori et l'empirique. Chaque sens a son « monde ». La communication des sens. Le sentir « avant » les sens. Les synesthésies. Les sens distincts et indiscernables comme les images monoculaires dans la vision binoculaire. Unité des sens par le corps. Le corps comme symbolique générale du monde. L'homme est un sensorium commune. La synthèse perceptive est temporelle. Réfléchir, c'est retrouver l'irréfléchi.

II. L'ESPACE [281]

L'espace est-il une « forme » de la connaissance ?

A) Le haut et le bas. L'orientation n'est pas donnée avec les « contenus ». Pas davantage constitué par l'activité de l'esprit. Le niveau spatial, les points d'ancrage et l'espace existentiel. L'être n'a de sens que par son orientation.

B) La profondeur. La profondeur et la largeur. Les prétendus signes de la profondeur sont des motifs. Analyse de la grandeur apparente. Les illusions ne sont pas des constructions, le sens du perçu est motivé. La profondeur et la « synthèse de transition ». Elle est une relation de moi aux choses. Il en va de même de hauteur et largeur.

C) Le mouvement. La pensée du mouvement détruit le mouvement. Description du mouvement chez les psychologues. Mais que veut dire la description ? Le phénomène du mouvement ou le mouvement avant la thématisation. Mouvement et mobile. La « relativité » du mouvement.

D) L'espace vécu. L'expérience de la spatialité exprime notre fixation dans le monde. La spatialité de la nuit. L'espace sexuel. L'espace mythique. L'espace vécu. Ces espaces présupposent-ils l'espace géométrique ? Il faut les reconnaître comme originaux. Ils sont cependant construits sur un espace naturel.

L’ambiguïté de la conscience.

III. LA CHOSE ET LE MONDE NATUREL [345]

A) Les constances perceptives. Constance de la forme et de la grandeur. Constance : de la couleur : les « modes d'apparition » de la couleur et l'éclairage. Constance des sons, des températures, des poids. La constance des expériences tactiles et le mouvement.

B) La chose ou le réel. La chose comme norme de la perception. Unité existentielle de la chose. La chose n'est pas nécessairement objet. Le réel comme identité de toutes les données entre elles, comme identité de données et de leur sens. La chose « avant » l'homme. La chose au delà des prédicats anthropologiques parce que je suis au monde.

C) Le Monde naturel. Le monde comme typique. Comme style. Comme individu. Le monde se profile, mais n'est pas posé par une synthèse d'entendement. La synthèse de transition. Réalité et inachèvement du monde : le monde est ouvert. Le monde comme noyau du temps.

D) Contre-épreuve par l'analyse de l'hallucination. L'hallucination incompréhensible pour la pensée objective. Revenir au phénomène hallucinatoire. La chose hallucinatoire et la chose perçue. L'une et l’autre naissent d'une fonction plus profonde que la connaissance. L’« opinion originaire ».

IV. AUTRUI ET LE MONDE HUMAIN [398]

Entrelacement du temps naturel el du temps historique. Comment les actes personnels se sédimentent-ils ? Comment autrui est-il possible ? La coexistence rendue possible par la découverte de la conscience perceptive. Coexistence des sujets psychophysiques dans un monde naturel et des hommes dans un monde culturel. Mais y a-t-il une coexistence des libertés et des Je ? Vérité permanente du solipsisme. Elle ne peut être surmontée « en Dieu ». Mais solitude et communication sont deux faces du même phénomène. Sujet absolu et sujet engagé la naissance. La communication suspendue, non rompue. Le social non comme objet mais comme dimension de mon être. L'événement social au dehors et au dedans. Les problèmes de transcendance. Le vrai transcendantal est l'Ur-Sorung des transcendances

TROISIÈME PARTIE

L'ÊTRE-POUR-SOI ET L'ÊTRE-AU-MONDE [421]

I. LE COGITO [423]

Interprétation éternitaire du cogito. Conséquences : impossibilité de la finitude et d'autrui. Retour au cogito. Le cogito et la perception. Le cogito et l'intentionnalité affective. Les sentiments faux ou illusoires. Le sentiment comme engagement. Je sais que je pense parce que je pense d'abord. Le cogito et l'idée : l'idée géométrique et la conscience perceptive. L'idée et la parole, l'exprimé dans l'expression. L'intemporel, c'est l'acquis. L'évidence comme la perception est un fait. Évidence apodictique et évidence historique. Contre le psychologisme ou le scepticisme. Le sujet dépendant et indéclinable. Cogito tacite et cogito parlé. La conscience ne constitue pas le langage, elle l'assume. Le sujet comme projet du monde, champ, temporalité, cohésion d'une vie.

II. LA TEMPORALITÉ [469]

Pas de temps dans les choses. Ni dans les « états de conscience ». Idéalité du temps ? Le temps est un rapport d'être. Le « champ de présence », les horizons de passé et d'avenir. L'intentionnalité opérante. Cohésion du temps par le passage même du temps. Le temps comme sujet et le sujet comme temps. Temps constituant et éternité. La conscience dernière est présence au monde. La temporalité affection de soi par soi. Passivité et activité. Le monde comme lieu des significations. La présence au monde.

III. LA LIBERTÉ [496]

La liberté totale ou nulle. Alors il n'y a ni action, ni choix, ni « faire ». Qui donne sens aux mobiles ? Valorisation implicite du monde sensible. Sédimentation de l'être au monde. Valorisation des situations historiques : la classe avant la conscience de classe. Projet intellectuel et projet existentiel. Le Pour Soi et le Pour Autrui, l'intersubjectivité. Il y a du sens dans l'histoire. L'Égo et son halo de généralité. Le flux absolu est pour lui-même une conscience. Je ne me choisis pas à partir de rien. La liberté conditionnée. Synthèse provisoire de l'en soi et du pour soi dans la présence. Ma signification est hors de moi.

Travaux cités [521]


Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le jeudi 7 mai 2015 10:48
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur associé, Université du Québec à Chicoutimi.
 
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