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Collection « Les auteur(e)s classiques »

Préface.
ou «Introduction à l'analyse de quelques phénomènes religieux» (1906)

Table des matières


Une édition électronique réalisée à partir du livre d’Henri Hubert et Marcel Mauss, Mélanges d’histoire des religions. De quelques résultats de la sociologie religieuse; Le sacrifice; L’origine des pouvoirs magiques; La représentation du temps. « Préface » ou « Introduction à l'analyse de quelques phénomènes religieux » (1906), (pages I à XLII) Collection : Travaux de l’Année sociologique. Paris : Librairie Félix Alcan, 1929, 2e édition, 236 pages. Un article originalement publié dans la Revue d’histoire des religions, 58, 1906, pages 163 à 203.

TABLE DES MATIÈRES

« Préface »
ou « Introduction à l'analyse de quelques phénomènes religieux » (1906)

(par Henri Hubert et Marcel Mauss)


Préface. - Lien des mémoires publiés

I. Le sacrifice
. - Raisons qui nous obligeaient à poser le problème : relations du sacrifice et de la prière; les mythes sacrificiels. Les rectifications que nous avons à apporter aujourd'hui à notre théorie des rapports du sacrifice et du totémisme. - 1. La découverte des sacrements totémiques nous oblige à considérer la communion totémique comme ayant pu constituer une des conditions nécessaires du sacrifice. - Mais elle ne nous oblige pas à voir dans le totémisme une condition suffisante à la naissance du sacrifice. Les cas de sacrifices totémiques sont rares. Discussion du sacrifice de la tortue, confrérie des korkokski chez les Zuñi du Nouveau-Mexique : le sacrifice du daim chez les mêmes Zuñi est, par contre, un sacrifice totémique. Mais ce sacrifice est un effet du mélange du rituel sacrificiel et du rituel totémique. - 2. La découverte du sacrement totémique ne nous fait pas changer notre théorie du sacrifice du dieu. - Nous ne déduisons pas le sacrifice du dieu des seuls rites agraires. Mais si nous donnons au sacrifice du dieu une base plus large que le sacrifice aux champs, nous ne pouvons admettre que tous les dieux morts ou tués soient originairement des totems sacrifiés. Les mythes des victimes typhoniennes en Égypte prouvent simplement que le rituel osirien du dieu sacrifié a pu s'assimiler des rituels étrangers, imposer sa forme à des cultes qui peuvent avoir été autrefois totémiques. Le sacrifice est un rite secondaire. -Il suppose donnés et le système de la consécration, et l'existence d'esprits purs. - Le sacrifice dépend de la notion du sacré, et de l'action de la société. Double problème que son étude posait

II. Théorie de la magie
. - Nécessité où nous étions d'étudier la magie. - Comment dans la magie n'apparaissent évidentes ni la notion du sacré ni la présence de la société. - La magie se sert de la notion de mana ou de sacré ; les choses, les idées et les actes qui la composent sont qualifiés par la société; place du mémoire publié sur l' « Origine des pouvoirs magiques ». - Rectifications à apporter à nos travaux sur la magie. Il existe de très nombreux exemplaires complets de la notion de mana. Au surplus, il n'est pas nécessaire qu'une représentation collective soit nommée d'un seul mot pour qu'elle existe dans la conscience des hommes. - L'étude des rapports de la magie et de la religion. - Nous n'avons nullement dit que tous les tabous fussent magiques, mais que la magie contenait des interdictions à elle, des rites négatifs et non pas seulement des rites positifs. -Discussion des objections de M. Huvelin : la force des rites n'est pas nécessairement magique : un certain nombre de rites, magiques selon M. Huvelin, font partie, selon nous, de la religion : la magie peut être illicite sans cesser d'être sociale ; le phénomène social ne se définit pas par l'obligation. - Gain de notre travail sur la magie. Il nous permet tait de nous figurer comment un phénomène social existait dans la conscience de l'individu

III. Le problème de la raison
. - Mais nous déplacions ainsi notre champ d'études : substitution de l'analyse de la conscience de l'individu à l'analyse des institutions. - Les jugements de valeur et les raisonnements qui constituent la magie. - Caractère à priori, sentimental, mais aussi, à quelque degré, rationnel et empirique de ces jugements. - La notion de mana comme catégorie de l'entendement, comme condition de l'expérience en magie et en religion. - Travail de MM. Durkheim et Mauss sur la notion de genre. - Place du travail publié plus loin sur l'Idée de temps. Relations de la notion de temps : avec les phénomènes de la vie religieuse et de l'activité collective, avec l'idée de sacré. - Position de la sociologie vis-à-vis de la philosophie soit empiriste, soit rationaliste

IV. Rapports de l'idée générale et du mythe. - L'étude des idées générales fait partie de la science comparée des religions ; celle-ci ne doit pas être restreinte à l'analyse des mythes. - Discussion des objections de M. Jevons et de M. Wundt : la notion d'âme suppose celle de mana, et non pas inversement : l'âme n'est qu'une façon de se représenter le mana. Au surplus, la notion de mana est riche de concret. Instabilité naturelle de la pensée religieuse : l'idée abstraite est à l'idée d'un être personnel comme un temps marqué est à un temps faible dans un rythme. - Le mythe est aussi nécessaire que la représentation générale

V. Psychologie religieuse et sentiment religieux
. - L'étude des phénomènes mentaux dans les religions appartient en propre à la sociologie. - Une idée est tout aussi collectivement instituée qu'un rite. - Raisons que nous avons de ne pas donner à cette partie de notre travail le nom de « psychologie sociale ». - Discussion des objections de M. Marrett : nécessité de faire leur place aux études de morphologie sociale. - Le travail de M. Mauss sur les « Variations saisonnières des sociétés eskimos. » - Les phénomènes de structure sociale ne sont pas doués d'une prééminence particulière sur les phénomènes de la vie mentale des sociétés. - Nécessité de saisir le concret, les différences entre chaque peuple, entre les idées et les pratiques des divers peuples ; c'est le seul moyen d'entrevoir les lois générales des phénomènes sociaux.

Existe-t-il une psychologie religieuse distincte de la psychologie ou de la sociologie ? - Les raisons données en faveur de cette thèse tiennent toutes à ce que l'on attribue une valeur spécifique au sentiment religieux. - Mais il n'existe rien de ce genre : il y a seulement des sentiments nombreux, mais normaux, ordinaires, dont est objet la religion, comme tout autre phénomène social. -Caractère théologique des théories de l' « expérience religieuse »

Retour au texte d'Henri Hubert et Marcel Mauss Dernière mise à jour de cette page le Samedi 29 juin 2002 16:56
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue.
 



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