RECHERCHE SUR LE SITE

Références
bibliographiques
avec le catalogue


En plein texte
avec Google

Recherche avancée
 

Tous les ouvrages
numérisés de cette
bibliothèque sont
disponibles en trois
formats de fichiers :
Word (.doc),
PDF et RTF

Pour une liste
complète des auteurs
de la bibliothèque,
en fichier Excel,
cliquer ici.
 

Collection « Les auteur(e)s classiques »

ANDRÉ LORULOT, L’ÉGLISE ET LA GUERRE (1932)
Lettre inédite du Général Percin


Une édition électronique réalisée à partir du texte d'ANDRÉ LORULOT, L’ÉGLISE ET LA GUERRE. Paris: Les Éditions L’idée libre, 1932. Collection: La Bibliothèque du Libre Penseur. [À propos de la Guerre 1914-1918.] Une édition numérique réalisée par Claude Ovtcharenko, bénévole, journaliste à la retraite.

Lettre inédite du Général Percin
29 janvier 1920

Cher citoyen Lorulot, 

Je crois être le premier militaire qui ose dire que la guerre est un moyen stupide de régler les différends qui peuvent s’élever entre les peuples. Plus stupide encore que le duel entre particuliers. Dans le duel, en effet, l’adresse et la bravoure jouent encore un certain rôle. À la guerre, au contraire, c’est souvent le plus bête et le moins brave qui réussit. Le hasard a une influence prépondérante.

Cela n’empêche pas qu’on puisse, par un certain savoir-faire, mettre la chance de son côté. C’est ce que n’ont pas su faire les préparateurs de la guerre de 1914-1918.

Dans « Lille » et dans « 1914 », je fais ressortir leur insuffisance. Je dis que Joffre, l’incapable, est plus à plaindre qu’à blâmer. On l’a pris presque malgré lui. On l’a choisi, non pas malgré son incompétence, mais en raison même de cette incompétence, qui devait assurer la suprématie du général de Castelnau. Ce fut le crime de Messimy et du général Pau.

Ce fut le crime du général Buat, un des préparateurs du « Plan 17 », que, pour le récompenser de son exploit, on vient de nommer chef d’État-Major de l’armée — où il nous prépare la loi de deux ans.

Veuillez agréer, etc…

Général Percin

 


Je reproduis cette lettre du général Percin (datée du 29 janvier 1920). On y aperçoit clairement la machination cléricale contre la Paix et contre la République. L’importante correspondance que j’ai échangée avec le courageux « général républicain » serait à publier toute entière. Je recommande vivement la lecture de ses livres, ainsi que celle des ouvrages de Victor Margueritte : Au bord du gouffre et Les Criminels.

A. L.

Retour au livre de l'auteur: Jacques Bainville, historien Dernière mise à jour de cette page le samedi 20 mai 2006 10:22
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur au Cegep de Chicoutimi.
 
Commanditaires




Saguenay - Lac-Saint-Jean, Québec
La vie des Classiques des sciences sociales
dans Facebook.
Membre Crossref