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Collection « Les auteur(e)s classiques »

Essai sur l'inégalité des races humaines. (1853-1855)
Avertissement à l'édition numérique


Une édition électronique sera réalisée à partir du texte de Joseph-Arthur (Comte de) Gobineau (1816-1882), Essai sur l'inégalité des races humaines (1853-1855). Paris: Éditions Pierre Belfond, 1967, 878 pages. Une édition numérique réalisée par mon amie Marcelle Bergeron, bénévole, professeure à la retraite de l'École polyvalente Dominique-Racine, qui a consacré des mois d'un minutieux travail à cette édition numérique. [Thèmes abordés: antisémitisme, civilisation, être humain, histoire, humanité, inégalité, juif, peuple, philosophie, race, société.]

Avertissement à l'édition numérique

Au 19e siècle, les préjugés contre les différentes races, en particulier contre les Noirs, prirent de l’ampleur d’autant plus que certains chercheurs tentèrent de conférer une valeur scientifique à la race. Joseph Arthur (comte de) Gobineau, un théoricien du racisme, fait partie de ce courant idéologique. Dans son Essai sur l’inégalité des races humaines, il décrit différentes caractéristiques telles que couleur de la peau, couleur et texture des cheveux, forme et taille du crâne, qu’il met en concordance avec les caractères psychiques, intellectuels, moraux, etc.; ces théories conduisent à une hiérarchisation de valeur des races ou groupements humains.

On rencontre souvent l’expression « grand-père du racisme » en parlant de Gobineau. Le développement de sa thèse a favorisé la montée du fascisme européen et a servi de référence afin de justifier des massacres épouvantables et ainsi de déculpabiliser la race «supérieure» blanche.

On souhaiterait que ces théories soient révolues, mais elles refont surface encore de nos jours. Les théories avancées par Charles Murray et Richard Herrntein (1994) dans The Bell Curve le démontre (1). Toutes ces thèses racistes sont maintenant démenties par les nouvelles percées de la génétique: «Le projet du génome humain a révélé que ce que les gens considèrent comme des différences raciales ne constitue que 0,01 % des 35 000 gènes estimés qui constituent le corps (2)». «En présentant l'évidence de l'impossibilité de définir les races (...), la génétique a ruiné la justification des nations cherchant à imposer leur domination (3

Le fait de mettre en ligne cet essai ne veut en rien dire que nous appuyons ces thèses. Nous avons pour but de mettre à la disposition de ceux qui s’intéressent au racisme la vison d’un homme du 19e siècle, contemporain de Darwin, de H. S. Chamberlain, Vacher de Lapouge, E. Drumont, P. P. Broca. Les idées exprimées dans cet essai ne reflètent pas celles des Classiques des sciences sociales et n’engagent pas notre responsabilité.

(Marcelle Bergeron, bénévole,
Les Classiques des sciences sociales.)


Notes:

(1) Voir aussi Stephen Jay Gould, La mal-mesure de l’homme (1981) ; il fait le lien entre les théories avancées par les auteurs de The Bell Curve et celles de Gobineau. Le contenu de cet ouvrage est également analysé par Albert Jacquard et Axel Kahn dans: L'avenir n'est pas écrit, Bayard éditions, 2001.

(2) Ricki Lewis, «Race et clinique: bonne science? La découverte du génome humain efface pratiquement l'idée de la race comme étant un facteur biologique», The Scientist, 18 février 2002.

(3) Albert JACQUARD, Les hommes et leurs gènes éd. Flammarion, 1994.

Revenir à l'oeuvre de l'auteur: Joseph-Arthur de Gobineau, 1816-1882 Dernière mise à jour de cette page le jeudi 31 août 2006 8:59
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur au Cegep de Chicoutimi.
 
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