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Collection « Les auteur(e)s classiques »

Principes d'économie politique (1930)
Avant-propos


Une édition électronique réalisée à partir du livre de Charles Gide, Principes d'économie politique. Paris Librairie du Recueil Sirey, 1931, 26e édition, 682 pp. Une édition numérique réalisée par Marcelle Bergeron, bénévole, professeure à la retraite de l'École polyvalente Dominique-Racine de Chicoutimi, Province de Québec.

Avant-propos

Le texte de ce livre est le même que celui de la dernière édition du Cours, toutefois avec d'assez nombreuses rectifications et quelques modifications dans l'ordre des chapitres – mais réduit de plus de moitié par la suppression de presque tous les chapitres d'économie appliquée et de la presque totalité des notes, statistiques, historiques, bibliographiques.

Ces suppressions ne touchent pas à l'exposé des principes qui, malgré toutes les révisions, n'a pas changé depuis les premières éditions déjà lointaines.

Si autrefois l'on a pu reprocher à ce livre d'avoir contribué à ébranler la foi en certains principes ou certaines institutions que l'Économie politique, classique nous avait appris à considérer comme intangibles, tels que l'adaptation spontanée des intérêts individuels à l'intérêt général, les vertus de la libre concurrence entre nations comme entre individus, les caractères quasi sacres de la propriété foncière, la pérennité du salariat, la nécessité du profit comme unique moteur de l'activité économique – aujourd'hui ces hérésies se trouvent formulées dans tant de programmes qu'elles sont devenues des lieux communs, et même bon nombre ont été consacrées par les législateurs de divers pays.

Nous nous sommes appliqué à faire connaître les griefs et les revendications des travailleurs, mais en prenant garde cependant de ne pas confondre les intérêts corporatifs de la classe ouvrière, ceux des producteurs quelconques, avec l'intérêt public.

En ceci d'ailleurs nous ne faisons que suivre les grands économistes classiques qui ont fondé notre science, car quoiqu'ils ignorassent encore l'organisation des consommateurs, ils avaient enseigné que le producteur doit être au service du consommateur – dans le sens le plus noble du mot service.

L’Économie politique qui, dès son origine et jusqu'au milieu du siècle dernier, se présentait comme « science naturelle », a bifurqué en deux voies divergentes. Dans l'une, elle a cherché à se constituer en Économie pure, science mathématique de l'échange, ou science hédonistique de l'utilité. Dans l'autre, elle a cherché à concilier la justice avec l'utilité. Cette pénétration – certains même diront : cette contamination – de l'Économie politique par la Morale a été très critiquée. Peut-être, en effet, a-t-elle un peu ébranlé les belles assises du monument classique. Je l'avais comparée autrefois au dégel qui fait fondre la glace, mais qui tout de même est le signe du printemps. Il ne faut pourtant pas oublier que l'Économie politique a été classée parmi les sciences morales et politiques, et que c'est dans les Facultés de Droit, en France du moins, qu'elle est enseignée.

C'est cette Économie politique, disons, si l'on veut, sociale, qui fait plus spécialement l'objet de ce traité.

Charles GIDE.


Retour au texte de l'auteur: Charles Gide Dernière mise à jour de cette page le mardi 7 mars 2006 20:17
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue.
 
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