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Collection « Les auteur(e)s classiques »

Franz Fanon, 1925-1961
psychiatre antillais et militant de l'indépendance algérienne dans le FLN



Biographie

Franz Fanon

Psychiatre antillais (1925-1961), militant de l'indépendance algérienne et penseur dénonçant la colonisation, le racisme et la violence

Né en 1925 à Fort-de-France, Franz Fanon a fait des études à la faculté de médecine de Lyon et commencé une à exercer la psychiatrie en France. Préoccupé par le racisme, il écrit en 1952 Peaux noires, masques blancs.

En 1953, Franz Fanon est nommé en Algérie en 1953 comme médecin-chef de l'hôpital psychiatrique de Blida (cet hôpital porte aujourd’hui son nom). « Il plonge dans l’exercice de la psychiatrie et de la pathologie en milieu colonial, fait l’expérience de l’oppression coloniale et de la mise en route d’un mouvement de libération. Cette formation politique "sur le tas" l’amène à opter pour le FLN, au sein duquel il noue des amitiés (dont celle avec Ramdane Abbane) et exerce des responsabilités. » (Correspondance, 23 janvier 2001) Franz Fanon nourrit son analyse du colonisé par sa pratique du clinicien. Ce sont certainement les premiers textes de ce genre, qui tentent de cerner l'impact du déni d'humanité dans le psychisme de l'"indigène". On est frappé par leur modernité, leur intelligence prémonitoire et leur violence lyrique. En 1956, il démissionne de son poste de médecin-chef et rejoint le Front de Libération Nationale (FLN).

En 1957, Franz Fanon est expulsé d’Algérie par les autorités françaises et s'installe à Tunis et s'installe à Tunis où il reste lié avec les dirigeants du GPRA. « Là, ce "drôle d’Algérien, noir de surcroît" devient un des militants les plus actifs du FLN, écrit des articles pour Résistance algérienne puis pour El Moudjahid, où il est membre de l’équipe rédactrice. Durant ses quatre années tunisiennes, ses activités de psychiatre et de militant lui suffisent de moins en moins, celles d’enseigner et d’écrire prennent progressivement plus de place dans sa vie. Son contact avec la psychanalyse se densifie (il introduit l’hospitalisation de jour, prône l’ouverture des portes des asiles psychiatriques, conduit des psychothérapies) en même temps que ses écrits se politisent.

En mars 1960, il est nommé ambassadeur itinérant de l’Algérie en Afrique. Son intérêt pour l’Afrique noire s’affirme dans ce nouveau rôle diplomatique. Il survit à un attentat, mais succombe fin 1961 à une leucémie en laissant une œuvre en gestation - que certains jugent datée-, trop rapidement oubliée avec la décolonisation. » (Correspondance, 23 janvier 2001) Il Meurt à New York en 1961 après avoir publié des ouvrages consacrés à la révolution algérienne et la décolonisation. Il est inhumé au cimetière des Chouhadas de Tunis.

Parmi ses publications

Peau noire, masques blancs. 1952

Les damnés de la terre. 1961

Pour la révolution africaine. 1964

L'an V de la révolution algérienne, réédité en 1966 sous le titre Sociologie d'une révolution.

Source: BiblioMonde. [EN LIGNE] Consulté le 26 janvier 2011.


Retour à l'auteur: Franz Boas (1858-1942) Dernière mise à jour de cette page le jeudi 27 janvier 2011 8:25
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur de sociologie retraité du Cegep de Chicoutimi.
 
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