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Collection « Les auteur(e)s classiques »

Albert Delatour, Adam Smith, sa vie, ses travaux, ses doctrines (1886)
Avant-propos


Une édition électronique réalisée à partir du livre d'Albert Delatour, Adam Smith, sa vie, ses travaux, ses doctrines, ouvrage couronné par l’Académie des Sciences morales et politiques. Paris, Librairie Guillaumin et Cie Éditeurs du journal des Économistes, de la Collection des principaux Économistes, du Dictionnaire de l'Économie Politique, du Dictionnaire universel du Commerce et de la Navigation, etc. 1886, 326 pp. Une édition numérique réalisée par Marcelle Bergeron, bénévole, professeure à la retraite de l'École polyvalente Dominique-Racine de Chicoutimi, Ville de Saguenay.

Table des matières:

Avertissement

Préface

Première partie. La vie d'adam smith.

Chapitre premier.

L'enfance d'Adam Smith. – Sa famille. – Il fait ses études à l'école de Kirkaldy. – Il les continue à l'Université de Glasgow sous la direction d'Hutcheson : influence de cet illustre professeur sur l'esprit du jeune étudiant. – Il est envoyé à Oxford pour se préparer à la carrière ecclésiastique ; il s'y distingue dans toutes les branches des lettres et des sciences. – Il renonce à l'Église. – Son retour à Kirkaldy. –– Il s'établit à Edimbourg et y fait des lectures sur la Rhétorique et les Belles-Lettres ; succès de ces conférences. – Il se lie avec David Hume ; parallèle de ces deux caractères. – Il est nommé professeur de logique, puis de philosophie morale à Glasgow. – Division du cours de philosophie morale en quatre parties : théologie naturelle, éthique ou morale, jurisprudence, économie politique. – Importance relative de ces quatre parties.

Chapitre II.

Les premières publications d'Adam Smith : ses articles dans la Revue d'Edimbourg. – La Théorie des sentiments moraux. – Lettre de félicitations adressée à Smith par David Hume. – Propositions de sir Townsend. – Adam Smith donne une nouvelle direction à son cours ; il accorde une plus large place à l'étude du droit et de l’économie politique. – Influence de ses relations avec les négociants de Glasgow et leur prévôt Cochrane. – Succès croissant de ses leçons, – Ses collègues lui confèrent spontanément le grade de docteur en droit. – Il accepte la mission d'accompagner sur le continent le jeune duc de Buccleugh.

Chapitre III.

Départ pour la France. – Adam Smith donne sa démission de professeur de l'Université de Glasgow. – Son séjour à Toulouse. –Son passage à Genève. – Il arrive à Paris. – La situation du royaume et l'état des esprits à cette époque. Importance du mouvement économique : attitude favorable de la Cour à l'égard des physiocrates. – La querelle de Hume et de Rousseau : intervention d'Adam Smith. – Ses relations avec les économistes. – Son influence sur les doctrines philosophiques de Turgot. – Ses rapports avec le jeune duc de La Rochefoucauld. – Il profite de son séjour en France pour compléter ses études sur les arts imitatifs.

Chapitre IV.

Retour en Angleterre. – Il se retire à Kirkaldy. – Sa solitude de dix années. – Il songe d'abord à préparer une vaste histoire de la Civilisation. Arguments à l'appui de cette hypothèse ; une lettre à lord Hailes. – Comment il renonce à son dessein. – Il résiste aux sollicitations de David Hume qui veut l'arracher à sa retraite et l'attirer à la ville. – Il se livre tout entier à la préparation de ses Recherches sur la Richesse des Nations. – Comment il composait.

Chapitre V.

Publication de la Richesse des Nations. – Causes diverses de son succès. – Parallèle entre l'esprit anglais et l'esprit français au point de vue littéraire. – Mort de Hume. – Lettre d'Adam Smith à Strahan sur les derniers moments de son ami. –Protestations du clergé contre cette apologie de l'historien écossais. – Smith passe deux années à Londres. – Il est nommé commissaire général des douanes en Écosse. – Les attaques dont la mémoire du célèbre économiste a été l'objet de la part de M. Flourens ; réfutation de ces calomnies. Signification véritable de l'acceptation du Dr Smith. – Comment le philosophe était peu préparé cependant à ces sortes de fonctions. – Ses distractions. – Il renonce à achever les ouvrages qu'il avait entrepris, notamment sur le Droit : motifs de sa résolution. – La vie privée d'Adam Smith. Sa manière d'être dans l'intimité. Charmes de sa conversation ; originalité de ses jugements. Comparaison de Smith et de La Fontaine. Son train de maison. Sa bibliothèque. – Les dernières années de sa vie ; il perd sa mère. Il est nommé recteur de l'Université de Glasgow. Destruction de ses manuscrits. Sa mort. – Il est enterré modestement au cimetière de Canongate. – Triste état dans lequel se trouve actuellement sa tombe. Indifférence des Anglais à cet égard.

Deuxième partie. Ses travaux et ses doctrines 

Chapitre premier.

Unité de l'oeuvre d'Adam Smith.

Comment on doit relier entre eux les divers travaux du célèbre philosophe. Opinions de Thomas Buckle et de sir W. Bagehot : discussion de ces hypothèses. – On ne doit voir dans les différents ouvrages du maître que des fragments d'une grande œuvre destinée à mettre en lumière la tendance universelle à l'harmonie. – Comment Smith a choisi pour cadre une histoire générale de la Civilisation.

Chapitre II.

Travaux de Smith sur la littérature, la logique et la morale.

§ 1 – Les articles de la revue d'Edimbourg.

L'examen critique du Dictionnaire de Johnson. Divergence des jugements des auteurs anglais sur cet article. Comment on peut concilier cependant la froideur de Dugald-Stewart et l'enthousiasme de lord Brougham. – Lettre d'Adam Smith aux éditeurs de la Revue sur le mouvement littéraire en Europe. Coup d'œil sur les principales productions de notre pays. Originalité des jugements du jeune professeur.

§ 2. – La théorie des sentiments moraux.

Sur quel point Adam Smith se sépare d'Hutcheson. – Exposé de sa théorie. – Point de départ vrai et conséquences fausses. –Inexactitude de la doctrine. – Mérites de l'ouvrage ; les observations qu'il dénote. – Opinion de Victor Cousin et de Jouffroy. – Originalité des applications. – L'idée de mérite et de démérite. – Le phénomène du remords. – La classification des vertus. – L'idée de Dieu dans l'oeuvre de Smith. – Comparaison de la Théorie des sentiments moraux et des Caractères de La Bruyère. – L'histoire des systèmes de philosophie morale. Esprit dans lequel l'auteur a étudié ces systèmes. Comment il distingue les différentes écoles.

§ 3. – Considérations sur l'origine et la formation des langues.

Comment ce travail se rattache à l'ensemble de l'œuvre d’Adam Smith – Résumé de l'ouvrage. Développement logique du langage chez les nations primitives. Invention successive des adjectifs, des déclinaisons et des conjugaisons. Révolution survenue dans le langage par suite du mélange des peuples ; suppression des déclinaisons ; les langues deviennent plus simples dans leurs principes et plus compliquées dans leur composition.

§ 4. – Essais philosophiques.

Origine de ces Essais. Intérêt qu'ils présentent. Ce sont des fragments de l'Histoire de la civilisation que Smith avait entreprise. – L'Histoire de l'Astronomie, Cette histoire est précédée d'une étude sur les commencements de la philosophie ; originalité de cette étude. Les effets de la surprise sur la formation des idées et sur la marche de l'esprit humain. Comment l'auteur considère les civilisations européennes. Influence des aspects de la nature sur le développement de l'intellect. Rapprochement du travail de Smith et de l'ouvrage de Thomas Buckle. – L'Histoire de la physique ancienne. – L'Histoire de la logique et de la métaphysique des anciens. – L'Essai sur les arts imitatifs ; application curieuse de la théorie de la sympathie. – L'Essai sur les sens externes. – Caractères généraux de ces différents Essais. – Emploi de la méthode déductive.

Chapitre III.

Recherches sur la nature et les causes
de la Richesse des Nations.

Comment il faut comprendre la Richesse des Nations : importance de cette observation. – Explication des nombreuses digressions historiques qu'on y rencontre. – Cet ouvrage ne doit pas être considéré comme un traité d'économie politique, c’est une étude de l'un des principaux aspects de l'Histoire générale de la civilisation. – Plan suivi par Adam Smith. – Ordre dans lequel il y aura lieu d'exposer les différentes doctrines disséminées dans l’œuvre du maître. Groupement de ces doctrines dans quatre différentes sections, suivant qu'elles ont trait à la production, à la circulation, à la répartition ou à la consommation des richesses

Section I. – Production des Richesses.

Selon Smith, la production des richesses a pour principe le travail. Importance de cette doctrine. Par quels côtés elle diffère de celle des physiocrates. Ses conséquences. L'économie politique se trouve ainsi classée parmi les sciences morales. Réhabilitation du commerce et de l'industrie. – Du travail productif et du travail non productif : véritable sens de cette distinction. Opinions de J.-B. Say et de M. Dunoyer. – De la division du travail. Smith en montre les heureux effets au point de vue économique, mais il en déplore les résultats au point de vue intellectuel et moral. Fausseté de sa doctrine à ce dernier point de vue. Effets de la division du travail sur la situation de l'ouvrier en temps de crise. Invention des machines : leur influence sur la condition matérielle et morale des classes laborieuses. – De la liberté du travail. Critique de l'organisation industrielle au XVIIIe siècle en Angleterre et en France. Fondement de la liberté du travail. Doctrine élevée de Turgot en cette matière.

Du capital. – Distinction du stock, du capital fixe et du capital circulant : justification de cette distinction ; son importance. –Classification des industries. Comment la classification d'Adam Smith a été modifiée. M. Destutt de Tracy et M. Dunoyer. –Solidarité des industries. – Exposé de la doctrine physiocratique. Ce qu'il y a de vrai et de faux dans ce système. Il est réfuté par Condillac en même temps que par Adam Smith : tendances différentes de ces deux philosophes. – Préférences du maître pour l'agriculture. Il recherche les causes qui l’ont découragée : les grands domaines et les lois de substitution ; le mode de tenure des terres (servage et métayage) ; l'organisation industrielle et commerciale.

Section II. – Circulation des Richesses. 

L'échange et la valeur. – Valeur en usage et valeur en échange : importance de cette distinction. – Selon Smith, le travail est la commune mesure des valeurs. Critique de cette doctrine. Il n'y a pas de commune mesure des valeurs. La valeur se règle sur les frais de production, mais elle est déterminée par la seule loi de l'offre et de la demande

Les prix : prix de marché et prix naturel. –Théorie de la monnaie. Ses origines, son rôle, ses caractères essentiels. Ce n'est pas un pur signe ; c'est une marchandise qui porte sa valeur en elle-même. – Intervention de l'État dans la frappe des monnaies et dans le choix de l'étalon. – Causes des variations de la valeur de l'argent. – Rapidité croissante de la circulation monétaire. –Substitution du papier aux espèces métalliques : avantages de cette substitution partielle. – Théorie de la circulation fiduciaire. Banques de circulation. Liberté des banques. Les émissions de billets sont contenues dans des limites infranchissables. – Inconvénients d'une réduction excessive du stock métallique : les crises monétaires

Le système mercantile. Son point de départ. Craintes de voir diminuer le numéraire dans le pays. – Théorie de la balance du commerce. Réfutation de ce système. – Solidarité commerciale des nations. – Avantages de la liberté du commerce. – Les procédés du système mercantile. – Entraves à l'importation des marchandises étrangères : protection des industries nécessaires à la défense du pays ; compensation ; représailles. – Encouragements à l'exportation des produits manufacturés au moyen de drawbacks, primes, traités de commerce, établissements coloniaux. – Mesures destinées à favoriser l'importation et à empêcher l'exportation des matières premières et des instruments de travail. – Condamnation de ces divers règlements.

Section III. – Distribution et répartition des Richesses. 

Parties constituantes du prix des marchandises. – Le salaire. – Constitution du salariat. – Le taux des salaires. La hausse des salaires est liée à l'accroissement des capitaux. Du salaire naturel et du salaire minimum. – Opinion d'Adam Smith sur les grèves et les coalitions. – De l'inégalité des salaires dans les diverses industries.

Le profit, l'intérêt et le loyer. – Ce que l’auteur entend par profit. – Caractères communs de l'intérêt et du loyer. – Légitimité de l'intérêt. – Causes des variations du taux de 1'intérêt – Quelle à été l'influence de la découverte des mines d'or de l'Amérique ? – La baisse de l’intérêt est-elle un bien dans tous les cas ? Opinions opposées de Turgot et d'Adam Smith. – De la limitation légale du taux de l'intérêt

De la rente de la terre. – Inexactitude de la théorie de Smith. – Légitimité de cette rémunération du propriétaire. – Comment la suppression de la rente ne diminuerait en rien le prix des subsistances. – Le taux de la rente a une tendance générale à la hausse. – En quoi la doctrine d'Adam Smith diffère de celle de Ricardo.

Section IV – Consommation des Richesses.

L'épargne. Son rôle puissant. – Est-elle toujours un bien ? – Consommations improductives et consommations reproductives. –Rôle négatif de l'État dans la formation de l'épargne.

Consommations publiques. – Limites étroites dans lesquelles Adam Smith a restreint les dépenses de l'État : défense du pays ; police ; administration de la justice ; travaux publics ; protection du commerce des nationaux à l'étranger ; instruction publique ; cultes. – Exposition et discussion des idées de Smith sur ces différentes fonctions de l'État. – Victor Cousin reproche à l'auteur d'avoir banni la bienfaisance du domaine de l'État, – Justification de la doctrine gouvernementale des Recherches : dangers de la charité légale. – L'État et le commerce étranger : la politique coloniale.

Les sources du revenu de l’État. – Le domaine privé. – Comment Smith le comprenait. Domaine industriel, domaine agricole, domaine forestier. – L'impôt. – Les principales règles de l'impôt : égalité, certitude, commodité et économie. –Influence de ces maximes sur notre législation fiscale. – Proportionnalité ou progression : opinion d'Adam Smith. –Examen des divers impôts : leur incidence. – Impôt sur la rente des terres ; critique de la dîme ; la question de l'impôt de quotité et de l'impôt de répartition. – Impôt sur le loyer des maisons ; taxe sur les feux ; taxe sur les portes et fenêtres. – Impôts sur le profit ou sur le revenu provenant des capitaux. Erreur de Smith en ce qui concerne l'incidence des impôts sur les profits. – Droits de timbre et droits d'enregistrement. – Impôts sur les salaires ; sont-ils efficaces ? – Capitations. – Impôts de consommation ; conclusions différentes d'Adam Smith suivant que ces taxes atteignent les objets de première nécessité ou seulement les objets de luxe. – Droits de douane.

Les emprunts. – Origine des dettes publiques. – Les trésors de guerre. – Comparaison de l’impôt et de l'emprunt. – Préférences d'Adam Smith pour le recours à l'impôt dans le plus grand nombre des cas. – Réfutation des erreurs de Pinto et de Melon. –De l'amortissement ; dans quelles circonstances il est réellement efficace. 

Conclusion


Retour au livre de l'auteur: Jacques Bainville, historien (1879-1936) Dernière mise à jour de cette page le mercredi 15 février 2006 13:45
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue.
 
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