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Collection « Les auteur(e)s classiques »

L'âme américaine. Tome II: L'évolution - À travers la vie américaine. Vers l'avenir (1900)
Appendice


Une édition numérique réalisée à partir de livre de Edmond de Nevers, L'âme américaine. L'évolution - À travers la vie américaine. Vers l'avenir (1946). Tome II. Paris: Jouve et Royer, Éditeurs, 1900, 408 pp. Une édition numérique réalisée par Marcelle Bergeron, bénévole.
Appendice
I
Noms des principales familles huguenotes, émigrées aux États-Unis :

Augustine, Adrain, Ayrault, Badeau, Bard, Bataille, Bayard, Belleau (Ballou), Belleville, Bertrand, Berrien, Béthune, Benoit, Bizé, Blanchard, Bouton, Boucher, Boyer, Boudinot, Beauchamp, Du Bosse, Beaudoin, Béguelin, De Bertaut (Bartow), Chevalier, Cossit (Cossitt), Coutant, Collin, Demarest, Dispeau, Dupré, Dubois, Dupuis (Dupee, Depew), Duval, De Dines (Van Dwyn), Duplessis, Dumaresq, Ellery, De L'Estrange (Strang), L'Enfant, Faneuil, De Forest, Gaul, Gillette, Gervais, Gaston, Guion, Grazillier, Guérard, L'Homme-dieu, Huger, Hamel, Hugues (Hughes), Jouët, Joquelin, Jay, Judevine, Janvier, Lamarre, Laurens, Leduc, La Dow, De Lagrange, De Lanoue (Delano), Lesesne, De Lafontaine, Lemaître (Delamater), Leroy, Lefèvre, De Lancey, Lescuyer, (Lucqner), Lucas, Lambert, Le Baron, L'Anglois (English), Lemoyne (Mowney), Mascarene, Molineux, Marchand, Mollard, Manigault, Marion, Mallet, De Normandie, Ogier, Perrin, Purviance, Pinault (Pineo), Philleo, Pelotte, Pompilie (Pumpelly), Petit, Provost, De Peyster, Papillon, Quillin, Rochon, Raymond, Rousseau (Ruso), Rapalie (Rapeleye), Roy, Robineau, Rivoire (Revere), Rion, Savary, Sayre, De Sainte Croix, Simon, Soulard, Sigourney, Tourgée, Tourtelotte, Valois, Xavier (Sevier), De Vaux (Waldo).
II

EXTRAITS DE LA CORRESPONDANCE DE WASHINGTON.
Dans sa lettre au président du Congrès, en date du 24 septembre 1776, dont j'ai cité quelques lignes, Washington rappelle que l'engagement des soldats qui sont actuellement sous les armes va expirer bientôt. Il ne s'attend pas à ce qu'un grand nombre d'entre eux veuillent se rengager. Si le Congrès s'imagine que ces soldats vont se laisser influencer par d'autres motifs que celui de l'intérêt, le Congrès sera désappointé. « Raisonnez avec un soldat sur la justice de la cause pour laquelle il lutte dit-il, et sur les droits précieux qu'il défend, il vous écoutera avec patience et reconnaîtra la vérité de vos observations, mais il ajoutera que cela n'a pas plus d'importance pour lui que pour les autres. L'officier vous fera la même réponse, il alléguera en outre qu'il ne peut vivre de sa solde et qu'il ne veut pas se ruiner et ruiner sa famille pour servir son pays, alors que chaque citoyen est intéressé au même degré que lui dans le succès de la guerre. Le nombre de ceux qui agissent en vertu de principes désintéressés ne compte pas plus qu'une goutte d'eau dans la mer ».
III
Il demande que les soldats soient engagés pour le temps de la guerre : « Lorsque les enrôlements ont commencé à Cambridge, dit-il, je suis convaincu que nous aurions pu, sans offrir de primes, obtenir des hommes pour toute la guerre. Mais on s'est aperçu ensuite que les hostilités ne finiraient pas aussi tôt qu'on l'avait cru d'abord, etc. »

Les chirurgiens des régiments sont loin d'être désintéressés : « Dans un très grand nombre de cas ils se font remettre des remèdes en énormes quantités, pour être utilisés en dehors de l'armée, et dans leur intérêt particulier »... « Si des châtiments sévères ne sont pas introduits dans l'armée autant vaudrait la congédier. Les offenses les plus atroces, à l'exception d'une ou de deux, ne sont punies que de trente-neuf coups de fouet et il arrive peut-être que grâce à la connivence de l'officier qui les fait appliquer, ils constituent plutôt un amusement qu'une punition ; mais alors même qu'ils sont appliqués comme ils doivent l'être, plusieurs individus endurcis ont déclaré que pour une bouteille de rhum ils se soumettraient à une seconde opération. Il est donc évident que la punition n'est pas adéquate aux crimes pour lesquels on l'inflige. Et la preuve c'est que trente ou quarante soldats désertent à la fois et que depuis quelque temps, une pratique du caractère le plus alarmant se généralise, qui si on n'y met pas bon ordre sera fatale et au pays et à l'armée, je veux parler de l'infâme pratique du pillage. Sous le prétexte de propriété tory ou de propriété qui pourrait tomber entre les mains de l’ennemi, personne aujourd'hui n'est sûr de son bien ou même de sa personne. Nous avons vu plusieurs exemples de personnes qu'on a effrayées et fait sortir de leurs maisons, en leur disant qu'ordre avait été donné de brûler ces maisons et cela dans le seul but de s'emparer de ce qu'elles contenaient On les brûlait quelquefois d'ailleurs pour couvrir le vol. Essayer de réprimer ces pratiques est aussi facile que de soulever le mont Atlas.... Je connais un autre exemple d'un officier qui avec ses hommes a pillé une maison et enlevé même les glaces et les vêtements de femmes. Un major de brigade le rencontra et voulut le faire restituer ; l'officier non seulement s'y refusa, mais il jura qu'il défendrait son butin au péril de sa vie ».

Ordre du jour du 20 septembre 1876.

... Tout soldat qui à l'approche de l'ennemi tournera le dos et s'enfuira, sera immédiatement fusillé. Les officiers sont autorisés à voir à ce qu'il soit ainsi fait.
IV

LA CABALE CONWAY.
Le général irlandais Conway avait cherché à soulever un certain nombre d'officiers contre Washington qu'il taxait d'in capacité. Mais Washington méprisant les intrigues de son subordonné s'était contenté de lui remettre la lettre dans laquelle on dénonçait sa manière d'agir. Conway blessé dans un duel par le général Caldwalader, écrivit au général en chef la lettre suivante :

Philadelphie, 23 juillet 1778.
Monsieur,

Je me sens la force de tenir une plume quelques minutes encore et j'en profite pour exprimer mes sincères regrets de tout ce que j'ai dit ou fait qui a pu être désagréable à Votre Excellence. Ma carrière sera bientôt à sa fin. Je dois à la justice et à la vérité de déclarer mes derniers sentiments. Vous êtes à mes yeux l'homme grand et bon. Puissiez-vous jouir longtemps encore de l'amour, de la vénération et de l'estime de ces États dont vous avez assuré les libertés par vos vertus. Je suis avec le plus grand respect.

THOMAS CONWAY.
V
Le Congrès avait décidé d'envoyer 5000 hommes de troupes françaises sous les ordres de La Fayette pour s'emparer du Canada. Le plan fut soumis à Washington qui y répondit publiquement, exprimant sa désapprobation. Il écrivit ensuite au président du Congrès le 14 novembre 1778 :

« Il y a une autre objection à laquelle je n'ai pas touché dans ma lettre publique, qui, d'après moi, est insurmontable, et qui alarme tous mes sentiments pour les intérêts réels et permanents de mon pays. C'est le fait d'introduire au Canada un corps considérable de troupes françaises et de les mettre en possession de la capitale de cette province, qui leur est attachée par tous les liens du sang, de la religion, des habitudes, des usages et d'une ancienne connexion politique. Il y aurait là, je le crains, une tentation trop grande, pour qu'une puissance inspirée par les maximes qui règlent d'ordinaire les relations internationales pût y résister. Calculons un instant les avantages évidents que la France retirerait de la possession du Canada.

La France reconnue depuis quelque temps comme la plus puissante monarchie de l'Europe sur terre, capable de disputer l'empire des mers à l'Angleterre et, unie avec l'Espagne, de le lui enlever ; possédant la Nouvelle-Orléans au sud de notre territoire, le Canada au nord et secondée à l'ouest, du nord au sud, par les nombreuses tribus d'Indiens qui lui sont si généralement sympathiques et dont elle sait si bien gagner l'affection, la France serait en état, je le crains de dicter sa loi aux États-Unis... Les hommes sont très disposés à adopter des opinions extrêmes. La haine de l'Angleterre peut en entraîner quelques-uns à un excès de confiance envers la France, surtout lorsque des motifs de reconnaissance pèsent dans un des plateaux de la balance. Et ceux-là ne voudront pas croire la France capable de jouer un rôle si peu généreux. Je suis tout disposé moi-même à entretenir les sentiments les plus favorables pour notre nouvelle alliée et à apprécier ces sentiments chez les autres, jusqu'à un certain point. Mais c'est une maxime fondée sur l'expérience universelle de l'humanité qu'il faut se régler dans le degré de confiance que l'on accorde à une nation sur la mesure de ses intérêts. Aucun homme d'État prudent ne se départira de cette manière de voir. »
*
**

VI
Dans une lettre-circulaire adressée aux gouverneurs des États, au moment où l'armée est congédiée, le 8 juin 1783, Washington rappelle l’œuvre accomplie en commun, les circonstances favorables dans lesquelles la nation a conquis son indépendance et fait entrevoir les perspectives heureuses qui s'ouvrent pour l'avenir. « Nous n'avons pas jeté les fondations de notre empire, dit-il, aux âges ténébreux de l'ignorance et de la superstition, mais à une époque où les droits de l'humanité sont mieux compris et plus clairement définis qu'à aucune époque précédente. L'esprit humain a consacré de longs efforts à la recherche du bonheur social ; les trésors de science accumulés par les travaux des philosophes, des sages et des législateurs à travers une longue succession d'années nous sont ouverts, et nous pouvons appliquer leur sagesse collective à l'établissement de notre système de gouvernement...

Les États-Unis vont faire leur noviciat politique ; les regards du monde entier sont tournés vers eux, voici le moment d'établir ou de ruiner irrévocablement leur caractère national. Il y a quatre conditions qui, dans mon humble opinion, sont indispensables au bien-être et je dirai même à l'existence des États-Unis comme puissance indépendante. Ce sont : 1° une union indissoluble des États sous un gouvernement fédéral ; 2° un respect absolu des droits publics ; 3° l'adoption d'une armée sur le pied de paix ; 4° le développement entre les citoyens des États de sentiments amicaux et pacifiques qui leur feront oublier leurs préjugés et leurs rivalités locales. »

Washington traite ensuite en détail plusieurs de ces points et il appuie fortement sur l'obligation de faire honneur aux engagements contractés par la nation. « Notre chemin est tout tracé, l'honnêteté est la meilleure et la seule vraie politique. Nous pourrons nous en rendre compte dans toutes les circonstances. En tant que nation soyons justes, exécutons les contrats publics que le Congrès avait certainement le droit de passer dans le but de soutenir la guerre, avec la même bonne foi avec laquelle nous nous croyons tenus de remplir nos obligations particulières. »

Retour au texte de l'auteur: Edmond de Nevers Dernière mise à jour de cette page le Samedi 17 mai 2003 12:51
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue.
 
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