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Collection « Les auteur(e)s classiques »
Une édition électronique sera réalisée à partir du texte de Hiao king, le livre de la piété filiale. (1779) *. Traduction de Pierre-Martial CIBOT (1713-1780). Fac-similé de l’édition originale, BNF, Paris. Une édition réalisée par Pierre Palpant, bénévole, Paris. Notice B14. Hiao King, ou Livre canonique sur la Piété Filiale, traduit par le R.P. Pierre-Martial CIBOT. Le Hiao‑king ou Livre Canonique sur la Piété Filiale, est, dit‑on vulgairement, le dernier ouvrage de Confucius, et fut composé l’an 480 avant J.-C. Les Savants ont fait un grand nombre de dissertations pour examiner et constater si ce petit dialogue est véritablement de ce sage. Ce qu’on y voit de plus clair, c’est qu’on le lui a toujours attribué, et qu’il n’est pas historiquement démontré qu’il en soit l’Auteur. Cependant, comme plusieurs Empereurs, quelques anciens historiens et de très célèbres critiques articulent nettement que c’est le Socrate de la Chine qui sa composé, on peut, ce semble, se ranger de leur avis, qui est le plus universellement suivi depuis bien des siècles, et n’a plus eu de contradicteurs dans ces derniers temps. Le Hiao‑king fut enveloppé dans la proscription des anciens livres, sous le règne de Tsin‑chi-hoang. Comment a-t-il été recouvré ? Les exemplaires recouvrés étaient-ils les mêmes ? Lequel de ces exemplaires était le plus authentique ? quel est celui qui a prévalu ? Toutes ces questions mirent aux prises les Savants qui voulurent autrefois en faire une affaire d’État. Nous n’insisterons pas sur cet objet. On s’intéresse trop peu au fond du procès en Europe pour avoir la curiosité d’en lire les pièces. Dès que le Hiao‑king eut paru, il fut expliqué, commenté et paraphrasé de toutes les manières qu’on peut imaginer. Pour comble de gloire, ce petit livre fut mis au nombre des livres canoniques, et décoré du titre de King. Méritait‑il tous ces honneurs ? Le lecteur en jugera. Peut‑être le Hiao‑king doit‑il plus sa gloire à l’intérêt qu’on prend ici à tout ce qui concerne la Piété Filiale, qu’à la manière dont ce grand sujet y est traité ; et ce sera encore une plus grande louange pour Confucius, qu’on sait avoir été le conservateur et l’apôtre de la doctrine de la Piété Filiale. Le P. Noël a traduit autrefois le Hiao‑king en latin. Notre traduction sera nécessairement différente de la sienne. Il a travaillé sur le Kou‑ouen, vieux texte, et nous sur le Sin‑ouen, nouveau texte, qu’ont adopté les Lettrés du Collège Impérial. Outre cela, il s’est jeté dans la paraphrase, et nous, nous avons pris à tâche de présenter le texte en Français tel qu’il est en Chinois. Nous avertissons que le texte auquel nous nous sommes attachés, est celui qui a prévalu au Palais , au Collège Impérial et dans toutes les Provinces.
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