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Collection « Les auteur(e)s classiques »

Wang Che-Fou, Si-Siang-Ki, ou l'Histoire du Pavillon d'Occident (1872).
Présentation


Une édition électronique réalisée à partir du texte de Wang Che-Fou, Si-Siang-Ki, ou l'Histoire du Pavillon d'Occident. Comédie en 16 actes. Traduit du Chinois par Stanislas Julien. Première édition: Atsume Gusa, 1872. Genève: H. Georg.-Th. Mueller. Reproduction en facsimilé par Elibron Classics, 2006, 334 pp. Une édition réalisée par Pierre Palpant, bénévole, Paris.

Présentation

par François Turrettini


Le Si-siang-ki ou l’Histoire du Pavillon d’Occident est une comédie en seize actes, qui fait partie d’une collection de dix ouvrages composés par les Tsai-tseu ou écrivains de génie, dont plusieurs ont déjà passé dans notre langue. Les plus connus du public lettré sont : les Deux cousines (Yu-kiao-li), les Deux jeunes filles lettrées (Ping-chan-ling-yen), l’Histoire du luth (Pi-pa-ki), l’Histoire des trois royaumes (San-koue-tchi) et la Femme accomplie (Hao-kieou-tchouen). Mais le Si-siang-ki passe pour le plus remarquable. C’est le chef-d’œuvre de la poésie lyrique et même du Ciel et de la Terre au dire des Chinois. — « Jamais, s’écrie M. Bazin dans son Siècle des Youen, ouvrage n’obtint à la Chine un succès plus réel et plus brillant ; il le méritait par l’élégance du langage, par la vivacité du dialogue et, d’après tous les critiques, par le charme et l’harmonie des vers.

En 1860 M. Stanislas Julien écrivait dans la préface de sa traduction des Deux jeunes filles lettrées : « Je me propose de publier bientôt une comédie en seize actes, qui est regardée comme le chef-d’œuvre du théâtre chinois. Elle est intitulée Si-siang-ki ou l’Histoire du Pavillon d’Occident. Les ariettes nobles et touchantes de cette gracieuse composition qui expriment tantôt des plaintes mélancoliques, tantôt des sentiments passionnés revêtus de tous les charmes de la poésie, jouissent en Chine d’une si grande faveur qu’elles n’ont cessé de fournir, depuis plus de cinquante ans, les paroles des romances les plus estimées. »

Ce projet ne devait pourtant voir son entier accomplissement que vingt ans plus tard, C’est en 1871 que M. Stanislas Julien a bien voulu, sur notre prière, nous remettre la traduction de cette comédie qu’il avait en portefeuille depuis de longues années, pour la faire paraître dans notre Revue l’Atsume Gusa que nous venions de fonder quelques mois auparavant.

Il est profondément regrettable que la mort de l’illustre sinologue, survenue peu de temps après, nous ait privé de son concours pour lever les difficultés de diverse nature que nous avons rencontrées en imprimant ce manuscrit. Il n’était pas toujours facile, par exemple, de faire concorder avec les vers français des ariettes le texte original chinois que nous avions entrepris de placer en regard.

Nous aurions certainement publié depuis longtemps cet important ouvrage qui fera connaître mieux encore au monde savant, en même temps qu’un chef-d’œuvre de la littérature chinoise, les étonnantes aptitudes philologiques de notre maître à tous, de celui dont les traductions, suivant l’expression si juste de M. Renan, « resteront des modèles de la traduction impersonnelle, où l’auteur se contente d’être le verre transparent à travers lequel passe inaltérée la pensée de l’auteur étranger. » Mais nous attendions toujours pour le faire une préface que deux de nos amis, sinologues d’un mérite incontestable, m’avaient fait, chacun de leur côté, espérer depuis longtemps. — Nous souhaitons de ne rien perdre pour attendre et d’obtenir d’eux dans la suite un véritable mémoire, au lieu des quelques lignes que nous leur demandions.

François TURRETTINI


Retour au livre de l'auteur: Laurence Binyon (1869-1943) Dernière mise à jour de cette page le dimanche 4 mars 2007 11:08
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur au Cegep de Chicoutimi.
 
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