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Collection « Les auteur(e)s classiques »

KIAI-TSEU-YUAN HOUA TCHOUAN [Jieziyuan huazhuan],
Les Enseignements de la Peinture du Jardin grand comme un Grain de Moutarde.
Encyclopédie de la peinture chinoise
. (1910)
Table des illustrations (Livres IV à VII)


Une édition électronique réalisée à partir du texte KIAI-TSEU-YUAN HOUA TCHOUAN [Jieziyuan huazhuan], Les Enseignements de la Peinture du Jardin grand comme un Grain de Moutarde. Encyclopédie de la peinture chinoise. Traduction et commentaires par Raphaël PETRUCCI. Augmentés d’un préface, d’un dictionnaire biographique des peintres et d’un vocabulaire des termes techniques. Illustrés d’environ cinq cents gravures. Première édition française : Henri Laurens, Paris, années 1910, 520 pages, Reproduction en facsimilé par Librairie You-Feng, Paris, 2000. Une édition réalisée par Pierre Palpant, bénévole, Paris.


Quand on se promène oisif, les pas mènent facilement au loin.

Dans la montagne d’automne, les mains derrière le dos, il marche.

Quand la chaufferette dégage ses effluves sur les mains enfoncées dans les manches, on ne sent pas le froid.

Debout, seul et pensif, il se récite à lui-même une poésie.

Au clair de lune, il retourne à la maison en portant une houe.

Il a cueilli des chrysanthèmes dans la haie de l’est
et il aperçoit au loin la montagne du sud.

En contemplant la montagne, on trouve des poésies ;
l’une après l’autre, on les écrit sur la paroi.

Par hasard, on rencontre le vieillard voisin ;
on cause et on rit sans penser au retour.

La main appuyée sur un sapin isolé, il flâne.

S’appuyant sur son bâton, il écoute la source murmurante.

Portant des sapèques, il passe le pont rustique.

Il montre du doigt les bandes de corbeaux qui montent dans le ciel.

La canne en bois de li m’aide à accomplir mon chemin.

Quand on contemple dans le désoeuvrement le sentier qui conduit aux bambous, on a naturellement dans son coeur l’envie d’aller vers la montagne.

Le nuage, dans la hauteur, est pareil à mon coeur

Lire, étant couché à terre, le Chan haï king.

Il déroule la natte et se penche sur un long cours d’eau.

Quand on est couché dans les nuages, on sent ses vêtements humides. 

Quand ils ont marché jusqu’à l’endroit où l’eau est épuisée,
ils s’asseyent et regardent les nuages qui montent .

On frotte la pierre avec sa manche en attendant de faire le thé. 

Deux hommes, l’un en face de l’autre, boivent,
assis parmi les fleurs épanouies de la montagne.

De temps en temps, je reviens à mon livre et l’étudie

Aujourd’hui le temps est beau,
nous jouons des instruments à vent et du k’in.

Nous goûtons ensemble, avec plaisir, une belle composition littéraire.

 Le jeu des échecs raccourcit un long après-midi. 

Quand il fait beau, devant la fenêtre,
on arrange le morceau sur les nuages blancs

Le torrent de montagne est clair et peu profond,
je le traverse et m’y lave les pieds.

Ils sont assis et les feuilles de mûrier tombent dans le vin,
on vient pour récolter les tiges de chrysanthèmes.

Calmement assis, il récite des poésies.

Un volume de littérature d’un style pur, afin d’éviter la vulgarité,
on le prend souvent avec soi.

 Les voix des serviteursaffairés se répondent ; le maître seul est oisif.



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le samedi 4 août 2007 13:08
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur au Cegep de Chicoutimi.
 
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