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Collection « Les auteur(e)s classiques »

Les Annales de bambou.
Tablettes chronologiques du Livre écrit sur bambou (1841-1842)
Table des matières


Une édition électronique sera réalisée à partir du texte de TCHOU-CHOU-KI-NIEN, Les Annales de bambou. Tablettes chronologiques du Livre écrit sur bambou. Traduits et annotés par Edouard BIOT (1803-1850). Article paru dans le Journal asiatique : 1841, T. 12, pp. 537-578, et  1842, T. 13, pp. 203-206 et 381-431. Reproduit en fac-similé sur le site  Gallica de la B.N.F. Une édition réalisée par Pierre Palpant, bénévole, Paris.

Extraits

B20. — TCHOU-CHOU-KI-NIEN, Annales de bambou,
traduits et annotés par Édouard BIOT. 

L’EMPEREUR CHUN,
PAR SON NOM DE FAMILLE YEOU-YU.
La 1e année fut Ki-oueï, 2042. Le souverain fut reconnu et résida à Ki. — Il fit la musique ou chant musical Ta-chao.

La 3e année, il ordonna à Kao-yao de régler les châti-ments.

La 9e année, Si-wang-mou (littéralement reine-mère d’Occident) vint à la cour.

La 14e année, des nuages d’heureux présage furent vus — Le souverain nomma Yu son suppléant pour la direction des affaires.

La 15e année, il ordonna au prince de Hia (Yu) d’offrir un sacrifice sur le grand mont sacré (Yo central, le mont Soung-kao, au sud-est d’Ho-nan-fou).

La 17e année, à la 2e lune du printemps, il entra dans le Gymnase ; il commença à mettre en usage la danse wan.

La 25e année, la tribu de Si-chin vint rendre hommage à la cour : ils offrirent des arcs, des flèches.

La 29e année, le souverain conféra à son fils Y-kiun la principauté feudataire de Chang.

La 30e année, on ensevelit Heou-yo auprès de la rivière Weï.

La 32e année, le souverain nomma le prince de Hia com­mandant en chef du peuple. Alors il monta sur les monts sacrés Yo des quatre parties.

La 33e année, à la 1e lune du printemps, le prince de Hia reçut la dignité impériale dans la salle Chin-thsoung (des génies et des ancêtres). Alors il rétablit les neuf régions (précédemment déterminées par Yao).

La 35e année, le souverain enjoignit au prince de Hia d’aller combattre Yeou-miao. La tribu de Yeou-miao vint rendre hommage.

La 42e année, la tribu des Hiouen-tou vint rendre hom-rnage. Ils offrirent en tribut des pierres précieuses.

La 47e année, pendant l’hiver, il tomba du givre qui ne détruisit pas les plantes et les arbres.

La 49e  année, le souverain fixa sa résidence à Ming-tiao.

La 50e année, le souverain mourut.

 

L’EMPEREUR KOUEÏ (DERNIER CARACTÈRE DU CYCLE).
ON  L’APPELLE  AUSSI  KIE (LE  CRUEL).
 

La 29e année, les guerriers de Chang soumirent la tribu de Kou. Trois soleils se levèrent ensemble. Le chef (Pe) de Feï (Chan-toung), nommé Tchang, sortit de la cour et s’enfuit vers le chef de Chang. Pendant l’hiver, à la 10e lune, on p.562 perça des montagnes, on creusa des collines pour arriver au fleuve Jaune.

La 30e année, le mont Khiu eut un grand éboulement. Le souverain tua son grand préfet, Kouan-loung-p’eng. L’armée de Chang attaqua Kouen-ou. L’hiver, il y eut un grand désastre à Khin-soui.

La 31e année, le chef de Chang vint de Ji attaquer Hia-y (la résidence de Hia), et défit Kouen-ou. Il y eut de grands coups de tonnerre et de grandes pluies. On combattit à Ming-tiao (près de Ngan-y-hien, Chan-si). L’armée de Hia fut complètement détruite. Kie s’échappa et se réfugia dans le pays des San-tsoung (trois Tsoung). L’armée de Chang attaqua les San-tsoung. On combattit à Tching. On prit Kie dans Tsao-men (la porte brûlée). On l’exila dans le pays de Nan-tchao (Tchao-hien du Kiang-nan, département de Liu-tcheou-fou).

Depuis Yu jusqu’à Kie, il y eut dix-sept règnes. En ajou-tant les années où il y eut des chefs-rois (wang) avec celles où il n’y a pas eu d’exercice de royauté (années de deuil et d’interrègne), la somme forme quatre cent soixante et onze années.

 

TCHING-THANG (DIFFUSION DE JUSTICE).
SON  NOM  PROPRE  ÉTAIT  LI.
 

La 18e année (de son règne, compté depuis l’an 1576) fut Koueï-haï, 1558. Le grand chef ou roi (wang) fut re-connu et résida à Po, (Kiang-nan boréal, département p.563 de Foung-yang-fou). Il commença à bâtir un temple dans le lieu consacré au sacrifice offert aux génies de la terre, protecteurs des Hia.

La 19e année, il y eut une grande sécheresse. La peuplade étrangère Ti-khiang vint rendre hommage.

La 20e année, il y eut une grande sécheresse. Le dernier Hia, Kie, mourut (Tso, B. 1008) au mont Ting. Il fut défendu de chanter gaiment, de danser.

La 21e année, grande sécheresse. On fondit de la monnaie d’or ou de métal (pour la distribuer aux pauvres).

La 22e année, grande sécheresse.

La 23e année, grande sécheresse.

La 24e année, grande sécheresse. Le roi fit des prières pour que les mûriers et les arbres fussent arrosés par la pluie.

La 25e année, il composa la musique ou le chant musical Ta-hou (de la grande pluie qui tombe). Il commença l’inspec­tion générale. Il établit le règlement des offrandes au sou­verain.

La 27e année, il transporta les neuf vases sacrés ting, faits par Yu, à la cité de Chang.

La 29e année, il mourut.


Retour au livre Tchou-Tchou-Ki-Nien Dernière mise à jour de cette page le Mercredi 06 juillet 2005 11:01
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue.
 
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